Audition de Florence Parly par la commission de la défense

Communiqué de Bastien Lachaud et Alexis Corbière, députés La France insoumise membres de la commission Défense à l’Assemblée nationale. La ministre des Armées, Florence Parly est auditionnée ce jour par la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale pour la première fois depuis le 6 octobre dernier. D’ores et déjà, il est … Lire plus

Loi sécurité : Macron renforce son autoritarisme

Le 3 novembre 2020, Bastien Lachaud a critiqué la proposition de loi de « sécurité globale » proposé par la majorité, qui va encore renforcer son autoritarisme.
En réalité, le gouvernement en profite pour faire passer ses mesures autoritaires, sans avoir à passer par une étude d’impact qui est obligatoire pour lui.
La commission de la Défense nationale et des forces armées est saisie sur 2 articles : un relatif aux drones, et l’autre relatif à l’opération Sentinelle.
Bastien Lachaud a alerté contre l’autoritarisme du gouvernement : 20 lois sécurité ont été mises en œuvre, et elles ont acté toujours plus de reculs dans les libertés publics, sans amélioration de la sécurité.
Elles donnent, en revanche, toujours plus de pouvoir à une administration autoritaire de contrôler les gens.
Bastien Lachaud a également alerté contre la confusion des rôles entre police et armée. Les militaires et les policiers n’ont pas le même métier, pas la même formation, pas les mêmes fonctions, et les uns ne sauraient prendre le rôle des autres. Une telle confusion est dangereuse non seulement pour l’efficacité des politiques de sécurité, mais aussi pour les libertés publiques. L’armée ne doit pas être le service public de remplacement des services publics qu’on a détruit.

Rentrée scolaire : pas de gestes barrière sans sanitaires !

La situation des toilettes scolaires est un sujet de préoccupation à l’école : insuffisantes, sales, dégradées, sans papier ni savon. Mais en temps de pandémie, cette situation est d’autant plus problématique que les gestes barrière contre la maladie demandent de se laver fréquemment les mains. Mais comment faire sans sanitaires suffisants et propres ? Les enfants sont donc … Lire plus

Macron organise la pagaille sanitaire

Alors que la « deuxième vague » prend de l’ampleur en France, l’incapacité manifeste du gouvernement à gérer la crise sanitaire est une catastrophe à tout point de vue. D’abord pour les malades et leurs proches, ensuite pour la crise économique et sociale que la crise sanitaire engendre, et fait plonger des milliers de personnes dans la pauvreté. Mais … Lire plus

Il faut interdire la maltraitance des animaux

Bastien Lachaud a défendu la loi qui vise à interdire la maltraitance des animaux. Elle propose des mesures symboliques, mais fortes :

  • un plan de transition des acteurs professionnels
  • l’interdiction de l’élevage des animaux pour leur fourrure
  • l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages
  • l’interdiction de la chasse à courre, vénerie sous terre, chasse à la glu
  • la transition vers un modèle d’élevage sans cage


La majorité LREM a tout détricoté, supprimé le fonds de transition, interdit toute modification des pratiques d’élevage intensif, refusé l’interdiction de la chasse à courre, minimisé l’interdiction de l’élevage pour la fourrure, rechigné sur l’interdiction des spectacles d’animaux vivants.
La proposition de loi sera examinée en séance publique le 8 octobre.

Voir les autres actions de Bastien Lachaud en faveur des animaux :

La réforme de l’assurance chômage est une catastrophe sociale

Avec Mathilde Panot, Bastien Lachaud a participé à la manifestation devant l’Assemblée nationale organisée par le collectif des précaires de l’hôtellerie et la restauration pour dénoncer la mort sociale les menaçant.

2,2 millions de personnes sont abandonnées par le gouvernement : du fait du confinement, ils n’ont eu aucune activité pendant des mois, et se retrouvent en grande précarité. L’activité reprend doucement, et les faillites dans le domaine sont nombreuses.
La réforme de l’assurance chômage de Pénicaud est seulement reportée : son application sera catastrophique pour ces intermittents de l’emploi. La baisse de l’indemnisation fera qu’ils perçevront parfois moins que le RSA !

Il faut abandonner cette réforme injuste et qui prépare une catastrophe sociale en plus de la crise sanitaire
Il faut une année blanche pour les intermittents de l’emploi.

Question écrite sur l’ouverture anticipée de la chasse

Le 23 juin 2020, Bastien Lachaud demandait au gouvernement les raisons qui l’ont poussées à faciliter l’ouverture de la chasse cette année, malgré le Covid-19. M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’adoption du décret n° 2020-583 du 18 mai 2020 portant adaptation temporaire de dispositions réglementaires relatives à la … Lire plus

Question écrite sur l’éducation à la sexualité

Le 23 juin 2020, Bastien Lachaud questionnait le gouvernement sur la bonne mise en œuvre de l’éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées. M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la bonne mise en œuvre de l’éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées, … Lire plus

Avec les soignants dans la rue : la santé n’a pas de prix

✊ Bastien Lachaud a participé à la manifestation du 16 juin, avec les soignants et soignantes mobilisés.

👩‍⚕️👨‍⚕️Nous les avons applaudis pendant le confinement. Mais les applaudissements ne suffisent pas. Il est grand temps de donner à l’hôpital public les moyens dont il a besoin, comme les soignants le demandaient depuis des mois, avant la crise du COVID_19, comme nous n’avons cessé de le demander au gouvernement.

😡 La santé n’a pas de prix. Qu’attendent Macron, Philippe, Véran ? Qu’attendent-ils pour entendre l’appel des soignants ?

Avec Mathilde Panot et Adrien Quatennens, à la manifestation des soignants.

Question écrite sur le plan d’aide à la filière aéronautique

Le confinement a eu un fort impact sur toute la vie économique. La filière aéronautique a été particulièrement touchée, les avions cloués au sol, les constructeurs et compagnies aériennes en grande difficulté. Le gouvernement a annoncé un plan de soutien, mais au lien de prévoir une logique de long terme, une rationalisation d’une filière polluante, il verse de … Lire plus

Faire face au Covid-19 – Une pandémie à l’ère du peuple : le nouveau livre de Bastien Lachaud et Lucie Kirchner

Bastien Lachaud, député insoumis de Seine-Saint-Denis et Lucie Kirchner, agrégée de philosophie et cheffe de cabinet de Bastien Lachaud, publient un livre intitulé Faire face au Covid-19 – Une pandémie à l’ère du peuple. Vous pouvez vous le procurer sur le site des Editions 2031. Retrouvez ci-dessous un résumé de l’ouvrage. Ce livre cherche à expliquer pourquoi … Lire plus

VIDEO – Travailler moins, travailler tous !

Le 16 juin 2020, Bastien Lachaud a interrogé le Premier ministre sur la question de la baisse du temps de travail.

Les français n’ont jamais été aussi productifs, et la France n’a jamais été aussi riche. S’il y a une crise, c’est parce que la richesse est accaparée par les plus riches. Il faut baisser le temps de travail pour travailler tous, au lieu de s’enfermer dans une fuite en avant productiviste du travailler toujours plus. Cela ruine la vie des hommes, empêche de nombreuses personnes d’avoir un emploi, car certains travaillent trop, et d’autres pas du tout, et surtout participe à la destruction du seul écosystème compatible avec la vie humaine.

Lire ici le texte de la question :

Monsieur le Premier ministre,

« Travailler et produire davantage », voilà le monde d’après que le président de la République nous a proposé dimanche soir, dans un océan d’autosatisfaction mielleuse.

Il promettait le monde d’après. Tout devait changer. Et voilà que rien ne change !

Il disait : « l’économie sera sauvée quoi qu’il en coûte ». Mais il fallait comprendre :  « je vous ferai payer ! » les plans de soutien, je vous ferai rembourser la dette.

Ce n’est même plus « travailler plus pour gagner plus ». C’est « travailler plus pour rembourser plus ».

Travailler encore plus longtemps : rallonger le temps de travail, raccourcir les congés payés, repousser le départ à la retraite !

Voilà ce que le Président a annoncé dimanche soir !

Absurde ! Augmenter la durée du travail, c’est baisser les salaires et maintenir des millions de français au chômage. C’est affaiblir la demande intérieure et alimenter la récession.

Absurde ! Produire davantage, c’est nous envoyer dans le mur de la crise écologique. Produire toujours plus pour alimenter le grand déménagement du monde.

Le productivisme épuise la  nature et les travailleurs.

Il faut faire tout l’inverse !

Il faut engager la bifurcation écologique. Planifier la relocalisation des activités. Produire ce dont nous avons vraiment besoin.

Il faut partager le temps de travail, pour que chacun ait un emploi.

Il faut partager la richesse produite, pour que chacun puisse vivre dignement de son travail.

Jamais les français n’ont été aussi productifs. Jamais la France n’a été aussi riche. C’est donc possible !

Mais vous encouragez les ultra-riches à s’accaparer toute la richesse, laissant des miettes à celles et ceux qui l’ont produite.

Arrêtez de sous-entendre que les Français s’abandonneraient la mollesse et devraient retrouver le sens de l’effort. Mais c’est vous qui organisez le déclin de la France !

Les français ont le sens de l’effort et du travail bien fait. La bifurcation écologique leur redonnera un objectif à la hauteur des enjeux de notre temps. Le partage du travail et des richesses leur rendra le goût du bonheur. Qu’attendez-vous ?

Traitement de faveur pour les racistes de Génération Identitaire ? j’interpelle Nicole Belloubet

Le 13 juin, alors que le comité Adama appelait à un rassemblement place de la République à Paris contre les violences policières et le racisme, des membres du groupuscule d’extrême-droite Génération Identitaire déployaient une banderole haineuse sur le toit d’un immeuble attenant à la place. La police a arrêté douze d’entre eux, avant de les relâcher sans garde à vue ni poursuite judiciaire. Une telle clémence à l’égard de membres d’un groupe raciste bien connu interroge. Si on la compare avec la répression impitoyable qui a frappé le mouvement des Gilets Jaunes, elle ressemble à un traitement de faveur. J’interpelle la ministre de la justice Nicole Belloubet.

Monsieur le député Bastien interroge Madame la Garde des Sceaux, Ministre de la justice, sur les circonstances de l’interpellation et de la remise en liberté sans suites judiciaires des militants du mouvement d’extrême-droite « Génération Identitaire », appréhendés Place de la République à Paris, ce samedi 13 juin 2020.

Le groupe « Génération identitaire » est depuis longtemps connu des chercheurs et des autorités pour ses positions qui l’apparentent à la frange la plus radicale de l’extrême-droite, professant une idéologie ouvertement xénophobe, raciste et homophobe. Les actions du groupe représentent une menace pour l’ordre public d’une gravité suffisante pour que le gouvernement ait annoncé, en avril 2019, son intention d’étudier les moyens de prononcer sa dissolution – finalement abandonnée. Il s’est fait connaître du grand public pour ses actions coup de poing souvent violentes et fortement médiatisées, à l’image de l’occupation du toit du bâtiment de la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis en avril 2019, du blocage du col de l’échelle (Alpes) en avril 2018, qui a valu à trois responsables du groupe une condamnation à six mois de prison ferme, ou de l’invasion des locaux de l’association SOS méditerranée en octobre 2018, qui s’est soldée par la mise en examen de 22 personnes pour violences en réunion, séquestration, participation à un groupement en vue de commettre des violences et enregistrement et diffusion d’images de violence.

Le samedi 13 juin 2020 dans l’après-midi, une douzaine de membres de « Génération Identitaire » a saisi l’occasion de la manifestation antiraciste qui s’est déroulée Place de la République à Paris pour déployer sur le toit d’un immeuble surplombant la place une banderole où figurait l’inscription : « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc. White lives matter ». Après être restés sur le toit en question pendant plusieurs dizaines de minutes, les personnes impliquées – neuf membres du groupe au moins, à en juger des photographies que ces individus ont eux-mêmes publiées sur les réseaux sociaux ; douze selon la préfecture de police de Paris –  ont été appréhendées par les forces de police.

Des questions entourent cependant les circonstances de cette interpellation et de son absence de suite. Le caractère tardif de l’intervention des forces de police interroge : les individus en question ont pu pénétrer sur la Place de la République, s’introduire dans un immeuble et déployer une banderole sans être identifiés ou empêchés par les forces de police, qui ne sont intervenues que tardivement, après que des personnes privées aient elles-mêmes démantelé la banderole. Surtout, les suites de l’interpellation – ou plutôt son absence de suites – suscitent des interrogations légitimes : en effet, le parquet de Paris a indiqué que les membres de « Génération identitaire » n’avaient pas été placés en garde à vue et qu’aucune suite judiciaire n’avait été donné.

Ces faits posent la question du dispositif de sécurité et de la capacité – ou de la volonté – des forces de police à intervenir. Ils posent surtout la question de la réponse judiciaire à une action illicite menée par un groupuscule d’extrême-droite connu pour son implication dans la propagation de la parole raciste. Les actes commis par les membres de « Génération Identitaire » semblent relever de plusieurs qualifications pour des poursuites : « trouble à l’ordre public », « incitation à la haine raciale », voire « apologie de crime contre l’humanité » si l’on en juge des images montrant au moins l’une des personnes impliquées qui effectuerait un salut nazi. L’on ne peut que s’étonner que ces faits aussi graves, commis par un groupe d’extrême-droite dont le gouvernement lui-même envisageait il y a un an la dissolution, ne donnent lieu à aucune poursuite.

L’absence de garde à vue et de suites judiciaires contre les membres du groupe d’extrême-droite interroge d’autant plus au regard de la fermeté dont les autorités ont fait la preuve à l’égard de manifestation d’une autre nature : un bilan provisoire établi en novembre 2019 établissait que plus de 10 000 gardes à vue avaient été prononcées contre des personnes impliquées dans les manifestations liées au mouvement dit des « Gilets jaunes », plus de 5000 ayant donné lieu à des poursuites judiciaires. Des personnes chez qui des fouilles préalables avaient attesté la présence d’un simple gilet jaune ou de lunettes de plongée visant à la protection du visage et des yeux ont parfois été placées en garde à vue à titre préventif et poursuivies au motif de la participation à un groupement, en vue de la préparation de violences volontaires, sans qu’aucun fait avéré n’ait corroboré l’intention supposée. Une telle différence de traitement ne peut que susciter des interrogations légitimes, et risque d’éveiller chez nos concitoyens l’impression fâcheuse d’un double standard, tendant à discréditer les forces de police et l’institution judiciaire.

C’est pourquoi M. Bastien Lachaud souhaite apprendre de Madame la Ministre les circonstances exactes qui ont entouré l’interpellation des membres de « Génération Identitaire » et les motifs qui ont conduit à leur remise en liberté sans garde à vue ni suite judiciaire.

Manifestations contre le racisme et les violences policières

Les Etats-Unis ont connu un regain du mouvement pour l’égalité des droits, suite à la mort de George Floyd. Cet homme noir a été tué par un policier blanc, après 8 longues minutes où il disait qu’il ne pouvait plus respirer. Ce mouvement a trouvé un écho dans de nombreux pays, comme en France, où de nombreuses manifestations contre … Lire plus

VIDEO – Honteux mensonge de Macron sur la pénurie de masques

Le 29 avril dernier, Bastien Lachaud posait la question de la réquisition de la filière textile, pour produire des masques en quantité suffisante, et les distribuer gratuitement aux personnes. Le ministre a fait de l’ironie en disant que ça ne nous arrangeait pas qu’on ne puisse pas réquisitionner le savonnage des mains.

Aujourd’hui, il y a une surproduction de masques fait en France, invendus, car non réquisitionnés. Les gens se sont débrouillés comme ils ont pu pour s’en procurer. Il y a eu pénurie parce que le gouvernement a refusé de réquisitionner.

Il y a surproduction parce que le gouvernement a refusé de planifier.

Les couturières professionnelles ou même bénévoles ont été exploitées sans reconnaissance de leur savoir-faire ni de leur travail.

Revoir la question du 29 avril et la réponse d’Olivier Véran : 

Revoir la question de contrôle du gouvernement sur les masques : 

Lire le texte intégral  de la déclaration :

Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, mes chers collègues,

Nous sommes invités par le groupe socialiste à débattre de la gestion des masques entre 2017 et 2020. Belle opération, mais le désarmement sanitaire de la France n’a pas commencé en 2017. Il a commencé bien avant, sous une majorité dite socialiste, avec la fumeuse doctrine des « sleeping contracts », importée en France par Marisol Touraine, qui prévoyait de pouvoir faire de grosse commandes au moment venu, sans avoir à stocker préalablement.

Aveuglement funeste de l’idéologie de marché ! Ce dogme n’a aucunement été remis en cause depuis.

Nous avons bien vu le résultat, lorsque la crise sanitaire du Covid-19 commence en France, notre pays dispose d’à peine plus de 100 millions de masques chirurgicaux en stock, et aucun stock central de FFP2. Ce sont de misérables restes de ce qui fut un stock stratégique de plus d’un milliard de masques chirurgicaux, et plusieurs centaines de millions de masques FFP2. La responsabilité diluée « au plus près » des besoins, combinée à une politique d’austérité sans moyen de contrôle a eu les mêmes effets dévastateurs qu’ailleurs : déresponsabilisation à tous les échelons, l’échec de la politique de prévention. La volonté de faire des économies de bouts de chandelles a eu pour conséquence une pénurie de masques les mois derniers. Le Premier ministre a beau dire qu’il ne laissera personne dire qu’il y a eu pénurie : c’est un mensonge. Macron prétend que nous n’avons jamais été en rupture de masques : c’est un mensonge ! Dans ma circonscription, à Pantin, il est même allé féliciter les soignants de leur débrouillardise face à la pénurie !

Les mots martiaux grandiloquents ont servi à cacher une impréparation totale de l’Etat

et une incapacité totale du gouvernement à réagir à temps. Les soignants ont été exposés comme des soldats au front, au lieu de leur donner les protections contre le virus et de les reconnaître comme des professionnels de la santé qui ont besoin de matériel pour travailler correctement.

Pendant le confinement, les articles de presse se sont enchaînés pour montrer que les masques manquaient partout. Que les industriels qui ne produisaient pourtant pas des matériels prioritaires pour contenir l’épidémie étaient mieux servis que les hôpitaux.

Le Président du conseil scientifique l’a dit : « le confinement n’était pas la bonne décision, c’était la moins mauvaise ». Oui, compte tenu de l’impossibilité de distribuer des masques suffisamment même aux soignants ! Les soignants hospitaliers ont été rationnés, la médecine de ville insuffisamment dotée, et que dire des recommandations au grand public de la part du gouvernement ? On nous a d’abord pris pour des imbéciles en disant que ça ne servait à rien, puis qu’on était incapables d’apprendre à s’en servir… avant de se raviser.

Je le dis sans détour : si nous avions eu suffisamment de masques pour protéger les soignants, et l’ensemble de la population, nous n’aurions sans doute pas eu besoin de confiner le pays. Nous ne subirions pas une crise économique d’une telle ampleur. Nous n’aurions pas à subir une crise sociale d’une telle violence.

J’ai posé moi-même la question au ministre / Je vous ai posé la question le 29 avril, sur les mesures de planification de la production et de la distribution des masques, et il m’a répondu / vous m’avez répondu ;

je vous cite « il n’y a pas eu besoin de faire une réquisition, il y a une mobilisation générale dans notre pays pour produire ces masques », en croyant balayer le sujet.

Funeste croyance dans la main invisible du marché ! Oui, la filière textile s’est mobilisée, car les gens sont désireux d’aider quand ils le peuvent. Des entreprises ont investi et embauché pour répondre à l’appel. Résultat ? Comme vous avez refusé de réquisitionner, c’est-à-dire que l’Etat achète la production, et planifie la distribution, ces entreprises se retrouvent maintenant avec des stocks invendus.

Comble de l’ironie : après la pénurie, la surproduction ! La main invisible du marché ne produit que des catastrophes.

Les masques jetables importés se vendent davantage, alors qu’ils posent un gros problème de traitement des déchets, et se répandent un peu partout. Le made in France sans planification est un échec cuisant. Sans protectionnisme solidaire, les masques importés coûtent moins cher. Le voilà le monde d’après ! La prime, comme toujours, au grand déménagement du monde et aux solutions polluantes.

Combien d’entreprises voulant bien faire, voulant aider, vont couler, à cause de votre incapacité à planifier quoi que ce soit ?

Les couturières qui se sont organisées dans l’urgence pour fournir des masques aux soignants qui n’en avaient pas ont d’abord été sommées de donner leurs masques, comme si leurs matières premières, leur temps de travail et leurs savoir-faire étaient gratuits. Même en temps de guerre, on paie les ouvriers ! Encore une fois, ce sont des professions majoritairement féminines, qui ont été dévalorisées.

Alors qu’elles sont absolument indispensables, on proclamerait qu’elles ne vaudraient rien, et on ne le payerait pas ? C’est une honte ! Les bonnes volontés qui se sont mobilisées pendant le confinement ont été sèchement remerciées, au motif que la solidarité était une entrave à la concurrence libre et non faussée. Le coût du test d’homologation des masques étant de 1 100€ minimum, il est inaccessible pour une couturière professionnelle à son compte, réservant de fait la certification aux industriels.

Voilà la solidarité et l’auto-organisation du peuple foulés au pieds !

Vous voulez tirer les leçons de cette crise sanitaire ? Oui, il faut en finir avec la concurrence libre et non faussée, le règne du tout marché, et le démantèlement de l’Etat. Oui, il faut anticiper et prévoir la prochaine épidémie possible, oui, il faut planifier et préparer la production et la distribution des masques en cas de besoin, oui, il faut reconstituer un stock stratégique d’Etat de masques.

VIDEO – La crise du Covid-19 a menacé le droit à l’avortement

Le 9 juin 2020 , Bastien Lachaud est intervenu dans l’hémicycle pour dénoncer le recul du droit à l’IVG durant la pandémie du coronavirus. Il est inacceptable qu’en France, des femmes soient entravées dans leur accès à l’IVG face à une grossesse non-désirée.

L’accès effectif à l’avortement était déjà menacé avant la crise, du fait de la fermeture des centres IVG, et l’éloignement du service public hospitalier. Pèsent encore sur les femmes de lourds préjugés sociaux, quand elles ne doivent pas affronter des prières de rues illégales devant les centre où elles se rendent pour mettre un terme à leur grossesse.

Le gouvernement doit garantir la liberté de disposer de son corps pour toutes les femmes, y compris en tant de crise.

Lire le texte intégral :

Madame la Présidente, Madame la Ministre, mes chers collègues,

Toujours, quand la société perd le contrôle de son avenir, réaffirme son contrôle sur ce qu’elle peut contrôler. Et celui-ci porte toujours en premier lieu sur le corps des femmes. Cela n’a pas manqué, avec la crise du Covid-19, le droit à l’avortement a reculé, y compris en France.

La situation avant le confinement n’était pas brillante : le droit à l’avortement est effectif depuis 1975, mais son accès effectif n’est toujours pas garanti à toutes les femmes.

Car encore faut-il trouver une structure capable de faire une IVG, trouver un médecin qui accepte de le faire. Ils ne sont pas si nombreux, et il existe une double clause de conscience permettant de s’y soustraire. 130 structures pratiquant l’IVG ont fermé entre 2001 et 2011, et sur les 10 dernières années, 8% des centres ont fermé. Une femme a plus de difficultés à avorter si elle vit en zone rurale ou périurbaine, qu’en grande ville, si une grossesse non désirée advient en été, plutôt qu’à une autre saison. D’une région à l’autre, les taux de recours varient du simple au double. 9% des IVG sont faits hors du département de résidence.

Il faut parfois faire plus de 100 km pour faire une IVG, ce qui la rend d’autant plus complexe pour les jeunes femmes, les femmes victimes de violences conjugales, ou qui subissent une surveillance au quotidien de leur entourage.

Il faut ensuite affronter le regard de la société, y compris des praticiens, qui tentent de dissuader les femmes d’avorter, se mêlent de leur vie privée ou de leurs aspirations personnelles.

Certaines doivent même subir les pressions terribles des fous de dieux qui se rendent devant les centres d’avortement, pour s’adonner à des prières de rue illégales, et tenter d’empêcher des femmes d’user librement de leurs corps.

Pendant le confinement, la situation s’est aggravée. De nombreuses femmes ont dépassé le délai légal pour pratiquer un avortement, malgré l’allongement de 2 semaines pour une IVG médicamenteuse. Des témoignages terribles sont publiés dans la presse. C’est cette trentenaire, qui s’était juré de ne jamais avoir d’enfant. Quand elle découvre sa grossesse au début du confinement, elle consulte un gynécologue pour une IVG. Il la décourage, la renvoie en lui conseillant de réfléchir, « à son âge ».

« Elle est rentrée chez elle, a pleuré tous les jours et, quand elle est venue nous voir, c’était trop tard ». C’est aussi cette jeune femme qui désirait, elle, avoir un enfant et s’est au départ réjouie de la nouvelle. Sauf qu’avec la grossesse sont arrivés les premiers coups de son conjoint. « Elle décide alors de le quitter et d’avorter, mais ils sont enfermés ensemble. A son arrivée chez nous, elle découvre qu’elle a dépassé le terme. » Voilà des personnes qui sont arrivées à la Maison des Femmes à Saint-Denis.

Mais il y a aussi des mineures, qui n’avaient pas d’autre prétexte pour sortir de chez elles

pendant le confinement, se sont retrouvées dans l’impossibilité d’en parler à leur familles, ni à qui que ce soit, et qui ont laissé passer le délai. Les frontières fermées ne permettent même pas à celles qui auraient les moyens de se rendre en Belgique ou en Espagne pour pratiquer un avortement. Reste alors le terrible choix entre garder un enfant non-désiré, avec toutes les conséquences que cela aura sur sa vie et celle de l’enfant, ou recourir à un avortement clandestin.

 Si nous ne faisons rien, nous préparons un retour des faiseuses d’ange, avec leurs cortèges de malheurs, de mortes, de stériles à vie,

de traumatisées et les souffrances impensables qui étaient celles des femmes avant l’autorisation de l’avortement.

Face à cette situation, nous devons garantir l’effectivité du droit à l’avortement, et adapter les délais à la période de confinement qui a empêché les femmes d’y recourir.

Il faut augmenter le délai de 12 à 14 semaines. Mais plus généralement, il faut suppression de la double clause de conscience des professionnels de santé ; un moratoire sur la fermeture des centres IVG ; le développement de l’offre de proximité ;

l’attribution de moyens conséquents pour l’activité d’IVG avec la garantie de moyens nécessaires pour accéder à des locaux. Le groupe de la France insoumise avait proposé d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, afin qu’aucune crise ne puisse le remettre en cause. Ces mesures sont indispensables pour garantir que les femmes puissent librement disposer de leur corps.

VIDEO – Pour une bifurcation écologique : la planification !

Le 9 juin 2020, Bastien Lachaud a interrogé le gouvernement sur la planification du déconfinement de l’économie : au lieu de saupoudrer sans ordre des subventions, notamment aux industries polluantes, il ferait mieux de planifier les travaux utiles écologiquement pour relancer l’économie par la bifurcation écologique.

En réponse, LREM fait semblant de tout savoir et tout avoir déjà fait.

Lire le texte intégral de la question :

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,

10% de récession. 1 million de chômeurs en plus. Sixième extinction de masse des espèces vivantes. Après l’Australie, des incendies gigantesques en Sibérie. L’effondrement menace. Nous ne pouvons pas continuer comme avant, et pourtant c’est ce que vous faites. Il ne s’agit pas de relancer mais de bifurquer. Des milliards pour Air France, Renault, Derichebourg : des milliards sans contrepartie, ni sociale, ni écologique.

Vous subventionnez des licenciements pour satisfaire vos amis du CAC 40. Vous n’avez aucune vision, ni pour la France, ni pour l’intérêt général. Vous laissez perdre des savoir-faire indispensables à la souveraineté du pays et à la transition écologique.

Tout cela par pure idéologie : parce que vous refusez la simple idée de planifier. Mais la planification n’est pas une idée neuve en France. Le général de Gaulle lui-même l’a voulue. En 1946, elle a permis le redressement de la Patrie.

Alors aujourd’hui évidemment, il ne s’agit plus d’électrifier le pays, de construire des autoroutes, d’apporter le téléphone dans tous les foyers.

Aujourd’hui, il s’agit de planifier la bifurcation écologique.

La France insoumise vous fait quatre propositions pour sortir notre pays de l’ornière :

1. Parez à l’urgence, avec de grands travaux écologiquement utiles, la rénovation thermique des bâtiments, la rénovation des canalisations qui laissent échapper 20% d’eau, la remise en route d’un réseau ferré dense dans tout le territoire, le développement des énergies propres, y compris pour le transport.

2. Relocalisez grâce à un protectionnisme solidaire.

3. Mettez la France aux avant-postes face aux nouvelles frontières de l’humanité que sont la mer, l’espace et le numérique. Ne laissez pas ces secteurs devenir des zones de non-droit et d’exploitation aveugle des ressources.

4. Enfin, agissez de manière coordonnée en rétablissant le Commissariat général au Plan.

Ces propositions sont faites de bonne foi. Êtes-vous prêts à vous en saisir ?