Samedi 12 octobre 2019 s’est tenue la première Assemblée des groupes d’action de La France insoumise. Cette Assemblée est issue des travaux de la dernière Assemblée représentative. Quatre insoumis·es, à parité de genre, par ancienne région de France en veillant à la représentation de tous les territoires, ont été tiré·es au sort parmi l’ensemble des animateurs et animatrices de groupes d’action certifiés avec pour mandat de porter la parole des membres desdits groupes précédemment consultés. Ils et elles se sont réuni·es en assemblée, en présence de l’espace opérationnel, avec pour objectif :

  • de remonter les problèmes rencontrés dans l’action,
  • de partager les bonnes pratiques,
  • de proposer des actions déployables à l’échelle du mouvement.

Résumé de la journée

Comme annoncé dans le programme prévisionnel de l’Assemblée des groupes d’action publié et envoyé aux insoumis·es, la journée a été divisée en trois séquences. Elle a commencé par un mot d’accueil d’Alexis Corbière suivi par une introduction politique à deux voix animée par Mathilde Panot et Adrien Quatennens.

Le matin, lors de la première séquence, un point d’étape a été fait sur les différents espaces de La France insoumise issus des évolutions annoncées pendant la dernière Assemblée représentative. Cette séquence s’est conclue par un temps d’échange en plénière entre l’espace opérationnel et les participant·es.

Cette première séquence a été suivie d’un temps de travail en ruches sur le fonctionnement des groupes d’actions. 

Il était demandé aux participant·es de faire remonter les bonnes pratiques des groupes d’action qu’elles et ils souhaitaient partager, ainsi que les besoins pour améliorer le fonctionnement des groupes d’action. 

Les participant·es ont également eu l’occasion d’être consulté·es sur le contenu des newsletters hebdomadaires et la manière dont elles et ils souhaiteraient peut-être les voir évoluer. Un temps de restitution des travaux de chaque table en plénière a conclu cette séquence.

Les travaux de l’après-midi se sont centrés sur l’implication des groupes d’action dans les municipales. Il était demandé aux participant·es de faire l’état des idées innovantes, des bonnes pratiques qui ont été entreprises dans les communes de leur région et leurs besoins logistiques ou de formations pour entrer dans la campagne des municipales.

La journée s’est conclue sur une intervention de Jean-Luc Mélenchon, précédée par le tirage au sort des quatre participant·es à la prochaine réunion de coordination des espaces du mouvement.

Synthèses des travaux en ruche de la journée

Ces synthèses essaient d’être exhaustives. Elles contiennent déjà un certain nombre de réponses aux questions posées et mentionnent des évolutions en cours de réalisation.

Nous remercions l’ensemble des insoumis·es qui se sont déplacé·es (parfois de très loin) pour participer à cette première Assemblée des groupes d’action.

Nous tenons à souligner le sérieux de tou·tes les participant·es qui ont pris très au sérieux leur travail de communication et de synthèse des remontées des membres des groupes d’action.

Les travaux en ruche s’articulaient autour de trois questions :

  • Quelles sont les bonnes pratiques de votre groupe d’action que vous souhaiteriez partager avec tout le monde ?
  • Quels sont vos besoins pour améliorer le fonctionnement de votre groupe d’action ?
  • Concernant la newsletter de La France insoumise, quelles informations souhaiteriez-vous recevoir ? Pour chaque information, précisez la fréquence.
Un mouvement à l’écoute

La plupart des participant·es ont déclaré qu’ils et elles souhaitaient créer localement des espaces de convivialité, de partage et d’auto-organisation. Beaucoup ont insisté sur l’importance d’organiser des ciné-débats, festivals, fêtes annuelles, apéros et barbecues insoumis. Les insoumis·es ont également souligné qu’elles et ils entreprenaient des actions qui permettent de « lister les colères » et de « se mettre à l’écoute du pays » sans imposer une vision. Le porte-à-porte régulier, les porteurs de paroles et les caravanes une fois par mois sont apparus comme les actions qui permettent de mobiliser au mieux car, elles partent et parlent du quotidien des gens. Les méthodes issues de l’éducation populaire, comme la méthode Alinski, sont plusieurs fois revenues dans les discussions comme étant des bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves. Ce besoin émerge quand tout ce qui permettait de faire du lien finit par être détruit par les conséquences des politiques d’austérité (destruction des petits commerces…). C’est pourquoi l’idée de recréer ces petits espaces sur les places avec quelques tables et du café, voire par des petites pièces de théâtre, est souvent évoquée. Certain·es ont également raconté les actions de nettoyage qu’elles et ils ont entreprises avec les habitant·es des quartiers délaissés de la République. D’autres ont parlé des cafés littéraires et des bibliothèques de rue qu’elles et ils mettaient en place dans leur commune pour créer des espaces de discussions et de débats citoyens. Le consensus général de l’Assemblée était de dire qu’il fallait aller vers les citoyen·nes par des activités ou lors de moments qui ne sont pas premièrement politiques. Ainsi, un insoumis a parlé des ateliers d’artisanat que son groupe organisait avec les habitant·es d’un quartier défavorisé. D’autres insoumis·es ont souligné qu’il était également important de se tourner vers l’extérieur en intégrant et en soutenant des associations, projets locaux… qui permettent également de rencontrer les actrices et acteurs locales·aux et d’identifier les colères. Enfin, beaucoup de monde a souligné l’importance de participer aux différents collectifs syndicaux, écologistes ou citoyens, tels que ceux pour le référendum pour sauver les Aéroports de Paris. Afin de visibiliser leur activité, certain·es insoumis·es ont parlé de rédiger des petits journaux locaux qui reprendraient l’actualité et les initiatives locales.

Un mouvement qui évolue

Les participant·es ont également partagé leurs bonnes pratiques « plus organisationnelles ». La régularité des réunions, fixées à l’avance et indiquées sur la carte des événements a été soulignée comme importante, tout comme l’organisation de réunions entre groupes d’action d’un même bassin de vie pour planifier et se répartir les actions en commun. Beaucoup ont dit qu’ils et elles tentaient de faire parler le plus de monde possible dans leurs réunions, en tentant d’alterner les prises de parole par genre, ce qui favorise la parole des femmes. Les réunions de groupe d’action commencent souvent par un point d’actualités politiques, en général préparé par un membre du groupe puis ouvert à la discussion. Beaucoup de participant·es ont indiqué qu’ils finissaient leur réunion par un moment de convivialité commun où chacun·e apporte quelque chose à partager. La rédaction systématique d’un compte-rendu envoyé aux membres des groupes d’action est considérée comme nécessaire (il est, pour rappel, possible d’en publier des publics sur le site de La France insoumise). La plupart des insoumis·es ont déclaré qu’elles et ils listaient les horaires de marché, vide-greniers, etc. dans leur commune afin d’être présent·es. Afin de visibiliser cette présence importante, poster des photos et organiser des événements sur les réseaux sociaux est considérée comme une bonne pratique. Par ailleurs, beaucoup d’insoumis·es ont décidé de faire passer leurs informations et actualités par des boucles d’échanges de messages téléphoniques (comme WhatsApp, Telegram…) qui permettent d’être plus réactif·ves et plus clair·es que sur les listes de diffusions d’e-mails. Quand le besoin se fait ressentir, afin de travailler plus spécifiquement sur des sujets thématiques, certains groupes ont décidé de créer des  groupes thématiques sur chaque campagne pour que chacun·e s’implique sur ce qu’il ou elle a envie de faire. De même, certains groupes choisissent de créer des groupes fonctionnels qui mutualisent des besoins pour un bassin de vie (commande de matériel, gestion d’un local, etc.).

Des besoins pour s’organiser localement

Plusieurs idées ont été échangées. Un des besoins qui est souvent revenu avait trait à la création de « maisons des insoumis·es » ou de locaux qui permettraient de disposer d’un lieu commun dans les grandes villes ou dans des endroits clefs du département. (Afin d’aider les insoumis·es, l’espace opérationnel publiera une fiche pratique qui expliquera comment mettre en place,  avec l’équipe de suivi des questions financières, des dons fléchés mensuels vers des groupes d’action certifiés permettant de co-financer des locaux). Une autre thématique récurrente des discussions était celle des financements des actions locales. Il a été rappelé que La France insoumise, n’étant pas un parti mais un mouvement, n’avait pas de cotisations. Elle vit principalement des reversions de l’État – en fonction de ses résultats électoraux – qui permettent d’organiser un certain nombre d’événements, mais pas de financer toutes les actions. Afin de stabiliser notre budget et de mettre en place une forme de récurrence, l’espace opérationnel a développé les dons mensuels. Ces derniers nous permettent de prévoir plus facilement nos recettes. Ils peuvent être fléchés vers des groupes d’action certifiés qui disposent dès lors d’une certaine somme allouée permettant aux groupes d’action de financer leurs actions. Cette fonctionnalité a justement été mise en place pour respecter les contraintes strictes de la nouvelle loi sur le financement de la vie politique.

Par ailleurs, les insoumis·es ont beaucoup discuté du matériel militant. Beaucoup souhaitent que plus d’affiches et de tracts, notamment programmatiques, de longue durée soient édités. D’autres ont fait remarqué qu’il fallait augmenter le contraste de nos affiches, afin qu’elles soient lisibles de plus loin, et moins faire figurer le nom de Macron pour ne pas créer des confusions inutiles. Certain·es ont également soulevé la possibilité de faire figurer un espace blanc sur les tracts afin de pouvoir y mettre les coordonnées des groupes d’action locaux. Concernant l’édition de tracts plus locaux, il est déjà possible d’en créer et d’en demander le financement par dons fléchés (La France insoumise ne peut, en effet, pas financer sur ses fonds tous les tracts et affiches locales). Nous pouvons toutefois réfléchir à l’élaboration d’un outil de construction de tract sur le moyen terme et sans connaître les possibles difficultés techniques.

Enfin, des participant·es ont également demandé s’il était possible d’être en contact avec un pôle militant d’aide juridique.

Des solutions déjà disponibles

Les discussions entre l’espace opérationnel et les participant·es ont permis d’évoquer un certain nombre de solutions pour aider au développement des groupes d’action.

L’espace opérationnel réfléchira donc à la manière de pouvoir simplifier les formulaires de demande de dépenses et les pages de dons (en permettant notamment aux groupes de partager plus facilement un appel aux dons pour financer leur groupe et de savoir qui a donné si la personne donatrice consent à révéler son identité). Une réflexion sur la faisabilité technique et financière de modifier ou de cumuler les codes promos afin de commander des barnums, sono, etc. va être faite. Plus généralement, le pôle outils numériques travaillera pour simplifier et développer la page de gestion des groupes d’action afin de la rendre plus accessible aux gestionnaires et animateurs·rices. L’équipe y ajoutera notamment des documents ressources (comme l’attestation d’assurance responsabilité civile de l’année en cours, etc.). À l’outil d’invitation des personnes à rejoindre un groupe d’action par e-mail en un clic, sera ajouté la possibilité de demander plus facilement un changement du binôme d’animation partiaire ou de supprimer d’un groupe des personnes ayant souhaité l’être. De même, le pôle réfléchira à la manière de simplifier l’outil de création des événements et de permettre une co-animation plus facile entre plusieurs groupes d’un même événement.

Il est désormais plus facile de connaître les prochains événements et groupes atour de soi grâce à l’outil de recherche par adresse ajouté sur la carte des événements et des groupes d’action. Afin que celui-ci marche, il ne faut donc pas oublier de créer ses événements sur la plateforme. L’espace opérationnel est toutefois conscient des difficultés que peuvent rencontrer certaines personnes à l’utilisation du site (notamment pour se connecter). C’est pourquoi, des formations régionales animées par l’espace opérationnel seront organisées dans le pays. Ces formations aborderont également d’autres thématiques (formations à la presse, à la communication sur les réseaux sociaux, à la gestion des groupes d’action, à la manière d’arriver au consensus au sein d’un groupe, à la manière dont fonctionnent les différents espaces du mouvement, etc.). Ces moments seront aussi l’occasion de rencontrer l’espace opérationnel et d’avancer sur certaines thématiques (médiation entre groupes, etc.). Ces temps de formations en présentiel complètent les nombreuses fiches pratiques déjà disponibles ainsi que les vidéos de l’école de formation. Elles permettront par ailleurs de favoriser la communication entre l’espace opérationnel et les groupes locaux, ce qui complétera le travail des volontaires du groupe de rappel. Ces derniers sont coordonnés par le pôle des groupes d’action et font remontrer les actualités et besoins locaux autrement que par e-mail. Ces échanges nous permettent souvent de réfléchir à des solutions. Lors des réunions du groupe de rappel, il arrive souvent que les membres des outils numériques participent pour réfléchir aux moyens de faciliter l’utilisation de la plateforme et de créer de nouveaux outils. À cet égard, nous vous invitons à consulter les outils collaboratifs hébergés sur les serveurs de La France insoumise. Chacune des évolutions met beaucoup de temps à être pensée puis développée. Par exemple, les outils numériques ont réussi à mettre en place un système de notifications sur la plateforme qui vous informe des événements organisés par votre groupe ou des grands événements. Ils réfléchissent également à la manière de pouvoir automatiser l’envoi des événements des groupes d’un bassin de vie aux insoumis·es. Cela pose toutefois des problèmes techniques sur lesquels il faut consacrer du temps pour pouvoir les résoudre. Par ailleurs, une attention toute particulière a été portée sur les militant·es qui n’ont pas internet ou ne savent pas bien l’utiliser. L’espace opérationnel tentera de trouver des solutions concrètes pour pouvoir mieux intégrer ces personnes.

Les discussions ont également soulevé le problème qu’il était parfois difficile de trouver qui contacter. Depuis l’Assemblée représentative de juin 2019, la page « La France insoumise : comment ça marche ? » fournit un certain nombre de réponses et d’adresses. Cette page vous permet également de rejoindre certains espaces et pôles. Quand vous avez un doute, il est parfois préférable d’utiliser le formulaire de contact de La France insoumise qui permettra de vous orienter plus facilement vers la bonne personne. Il est également possible de téléphoner au standard du siège (01 42 81 02 92) ouvert de 10h à 18h en semaine. Attention : pour inviter un·e élu·e de La France insoumise (député·e, eurodéputé·e…), nous vous conseillons de le ou la contacter directement via son adresse professionnelle. L’espace opérationnel ne s’occupe pas des agendas (très chargés) de nos parlementaires.

Une autre question avait attrait à l’envoi d’e-mails aux insoumis·es lorsqu’un grand événement est organisé. Comment faire envoyer un e-mail aux insoumis·es d’une ville, d’un département… ? Afin que cela se fasse, il vous faut faire la demande par e-mail à [email protected] au moins 15 jours en amont : le lien vers l’événement sur la plateforme (éventuellement celui Facebook), le texte court à envoyer et le destinataire souhaité. Pour rappel : plus un texte est court et descriptif, plus il est lu. Par ailleurs, le pôle des groupes d’action n’enverra l’information que si elle est conforme aux valeurs, orientations et décisions, etc. de La France insoumise et qu’elle a été formulée suffisamment en amont.

L’espace opérationnel tient à souligner que certains outils parfois encore peu connus sont déjà à la disposition de tou·tes les insoumis·es. En vous rendant sur la page des Outils collaboratifs dans l’onglet « Agir », vous pourrez par exemple créer des visioconférences, des documents de travail ou des Framadate hébergés sur les serveurs de La France insoumise. Autre petit ajout effectué récemment par les outils numériques : le temps de lecture sur chaque article.

Une newsletter qui évolue

Pendant la séquence consacrée au fonctionnement des groupes d’action, une partie des échanges s’est intéressée à la newsletter de La France insoumise. Il était demandé quelles informations les participant·es souhaitaient plutôt recevoir et à quelle fréquence.

La plupart des participant·es ont souligné que le contenu des newsletters leur allait. Le rythme d’une fois par semaine semble faire consensus. Certain·es participant·es mettent en garde contre une tendance à envoyer trop de courriels qui peuvent noyer l’information, notamment quand du nouveau matériel est annoncé dans une newsletter.

Beaucoup de participant·es ont demandé à ce que des informations sur des actions locales ou régionales d’envergure soient plus fréquemment communiquées aux insoumis·es d’autres régions pour donner des idées. En ce qui concerne la remontée d’informations sur les actions locales d’envergure (type : fête insoumise, etc.), il est déjà tout à fait possible d’écrire un article à [email protected] après un événement de ce type pour qu’un article soit publié sur le site de La France insoumise après l’action. Attention : cet article doit être court, factuel, décrire l’action et être complété avec des photos qui mettent en valeur l’action et de donner des idées.

Certain·es insoumis·es ont également demandé s’il était possible que les newsletters soient « plus régionalisées ». Malheureusement, cela n’est possible qu’épisodiquement, même s’il arrive déjà que les équipes de l’espace opérationnel régionalisent certaines informations (notamment quand une importante manifestation régionale a lieu dans la semaine). Attention, pour faciliter la régionalisation des informations, l’espace opérationnel a souvent besoin qu’elles nous soient communiquées. Créer l’événement sur la plateforme du site et envoyer au pôle des groupes d’action l’information longtemps en amont est, par exemple, nécessaire pour pouvoir s’organiser.

Lors des travaux en ruche de l’après-midi, les insoumis·es ont parlé des idées innovantes et bonnes pratiques qu’ils et elles avaient entreprises dans leur commune pour les municipales 2020, ainsi que des besoins logistiques et de formations qu’elles et ils avaient relevés.

Créer les conditions d’une campagne citoyenne
Beaucoup ont souligné l’importance de créer des collectifs citoyens qui agrègent les revendications des associations, des habitant·es… à l’échelle des quartiers et des villes. Pour aller chercher les colères du quotidien, les insoumis·es pratiquent le porte-à-porte, quartier par quartier, avec des questionnaires. Ils et elles organisent également des caravanes et porteur de paroles qui permettent d’engager la conversation autour de questions qui attirent le regard comme « qu’est-ce qui vous met en colère ? », « qu’est-ce que serait votre ville idéale ? »… Cela permet d’inviter à des réunions citoyennes de quartier des gens qui ne seraient pas forcément venus dans des réunions politiques traditionnelles. Rendre ces réunions conviviales en finissant par un repas façon auberge espagnole est un point positif. L’idée est aussi d’entreprendre des actions là où les politiques ne vont plus avec les citoyen·nes des quartiers (action de nettoyage, aider les locataires, etc.) et les collectifs locaux existants. Pour la plupart des participant·es, aller à l’écoute des mouvements citoyens locaux et les chercher pour construire le programme des municipales est central. Majoritairement, les insoumis·es co-construisent le programme dans des ateliers participatifs où les associations, collectifs, etc. sont invités et où les méthodes d’éducation populaire sont parfois essayées (débat mouvant…). Mais ce travail ne peut se faire qu’après avoir consulté les habitant·es sur le terrain. Certain·es insoumis·es ont également décidé d’ouvrir des sites internet collaboratifs sur lesquels ils et elles convient les citoyen·nes à s’exprimer autour des urgences sociales, écologiques et démocratiques. L’idée est de proposer un fonctionnement municipal différent qui devra se refléter dans la pratique éthique des futur·es élu·es insoumis·es.
Des besoins logistiques et de formation
En termes de besoins logistiques, plusieurs personnes ont mentionné qu’elles avaient besoin de disposer de modèle de matériels types pour les municipales qui pourraient les aider à faire leurs tracts et affiches. Certain·es ont demandé à ce que plus de questionnaires-types d’auto-organisation soient disponibles sur le site (notamment sur la santé).
 
Par ailleurs, l’espace opérationnel réfléchit à mettre en place un outil de communication entre les mandataires, les équipes presse, directeurs de campagne et candidat·es avec l’équipe du siège.
 
En termes de formations, beaucoup d’insoumis·es ont demandé des formations à destination des mandataires financier·es. La plupart de celles-ci sont d’ores et déjà en ligne et peuvent être retrouvées sur la page des Municipales 2020 dans la partie « Tenir un compte de campagne » de « Documents ressources ». Elles sont régulièrement complétées. Une des questions récurrentes avait attrait aux locaux de campagne. Le Comité de pilotage des municipales ainsi que l’espace opérationnel réfléchiront à produire une fiche sur cette question qui sera mise en ligne.
 
Un certain nombre de formations aux municipales en ligne sont d’ailleurs réalisées et diffusées chaque mardi soir sur les réseaux de La France insoumise. Elles sont également disponibles sur la page des Municipales 2020 sous « Les formations municipales » des documents ressources. Elles sont complétées par des fiches de formations et de conseils régulièrement mises à jour. Toutes ces formations sont autant destinées aux insoumis·es, qu’aux futur·es candidat·es ou mandataires. Elles concernent des thématiques diverses : faire un site, etc. Attention, à ce sujet, nous tenons à rappeler que la création d’un site est longue, coûteuse en temps et résulte souvent en un abandon à mesure que l’échéance électorale arrive. Sur les questions programmatiques, il est possible de s’appuyer sur l’espace programme en écrivant à [email protected]
 
Par ailleurs, des formations municipales sont organisées dans chaque région de France. Une information par e-mail est envoyée dans chaque région quand cette dernière a lieu.
 
Beaucoup d’insoumis·es nous ont également demandé des formations sur le fonctionnement des municipalités, sur leurs compétences, sur la manière de gérer financièrement des villes. Nous y travaillerons. D’autres ont demandé à être formé·es sur la manière d’aborder les associations et autres mouvements.
 
Pour toutes questions, n’hésitez pas à écrire à [email protected]
 
Pour information : dans les prochaines semaines (en dehors des questions municipales et conformément aux annonces faites à la dernière Assemblée représentative), des formations générales dispensées en région par les membres de l’espace opérationnel vous permettront peut-être de plus vous familiariser avec nos outils numériques. N’hésitez pas à également y participer !

Pour aller plus loin…

À la fin de la journée, ont été tiré·es au sort, sur la base du volontariat, quatre représentant·es, à parité, qui participeront à la réunion de coordination des espaces du mouvement du lundi 28 octobre.
 
Les personnes tirées au sort sont Farida Majdoub (Seine-Maritime), Mickael Eeckhoudt (Landes), Marie-Suzelle Vitry (La Réunion) et Didier Pourre (Val-de-Marne).
Synthèses de la boîte à idées
Une boîte à idées était mise à disposition des participant·es afin de faire remonter à l’espace opérationnel les éléments qu’elles et ils avaient apprécié dans l’organisation et le déroulé de la journée. Cette boîte à idées servait également à répertorier les éléments que les participant·es pensaient manquer ou qui pourraient être améliorés.
 
Dans l’ensemble, les participant·es ont largement souligné le bon accueil, l’organisation rodée et l’ambiance conviviale de l’Assemblée. La présence et la disponibilité des député·es et de l’espace opérationnel ont beaucoup été appréciées. Les temps de rencontres entre insoumis·es des différentes régions et d’échanges des bonnes pratiques a été jugé particulièrement utile. La courte durée de l’événement (un jour) et son format en petite table ont permis de balayer plusieurs sujets. Cela semble fonctionner et être propice aux discussions concrètes et au partage d’expériences sur les réalités de terrains différents. La première séquence de présentation des espaces et des personnes composant l’espace opérationnel a été jugée utile tout comme la présence tournante des membres de l’espace opérationnel à chaque table. La plupart des participant·es ont apprécié le mélange des régions à chaque table qui permet une discussion avec des apports d’expériences différentes. Une petite partie de l’Assemblée a indiqué qu’il aurait été plus judicieux de regrouper les personnes par région lors des discussions. Le système de remontées en amont est jugé utile.
 
Dans les points à améliorer ou qui semblaient manquer, les insoumis·es ont émis l’idée de préparer des étiquettes avec le nom des participant·es, leur ville et leur région pour permettre à chacun·e de mieux faire connaissance. Si beaucoup de monde a jugé la salle adaptée à ce type de réunion, certains ont noté quelques problèmes de sonorisation. Si, dans l’ensemble, les horaires ont globalement été respectés, un petit retard s’est installé au fil des interventions. Certains ont donc émis l’idée de réduire le temps de discours introductif ou de plus limiter le temps de parole par intervention. Une table a demandé si les Assemblées des groupes d’action auront toujours lieu à Paris. Pour des questions d’organisation et de simplification des temps de transports pour chacun·e, il est fort probable que ces Assemblées aient le plus souvent lieu en région parisienne mais l’espace opérationnel est preneur de propositions alternatives concrètes ! Par ailleurs, il a été demandé de pouvoir commencer plus tôt le tirage au sort des participant·es et l’ouverture aux remontées. Certains ont également souhaité que soit allongé le temps de discussions et d’exposition des remontées.
 
Dans l’ensemble, la plupart des participant·es trouvent que l’Assemblée des groupes d’actions s’est bien passée et saluent l’initiative. Pour l’espace opérationnel, c’était une première expérience très motivante. Il y a certainement des améliorations à apporter pour mieux préparer la prochaine séance, mais les retours des participant·es nous ont été très utiles.
Etat d’avancement des réflexions
Il a été proposé à tou·tes les participant·es qui n’auraient pas eu le temps de faire part de certaines remontées à l’espace opérationnel de les envoyer par e-mail.
 
Depuis l’Assemblée des groupes d’action, les pôles de l’espace opérationnel ont commencé à étudier les solutions possibles pour répondre à un maximum de vos demandes. Par exemple, retrouver plus facilement les événements ou les groupes d’action autour de soi a notamment avancé. Sur la page des événements et des groupes d’action, vous pouvez d’ores et déjà « Rechercher par adresse » les événements et groupes indiqués sur la carte. Une réflexion sur la manière de rendre moins contraignante la classification entre les groupes d’action les plus actifs et les moins actifs s’est engagée. Cette classification permet de diriger plus facilement les nouveaux insoumis·es vers des groupes plus actifs. Nous recommandons toutefois aux insoumis·es d’indiquer tous les événements qu’ils et elles organisent sur la carte. Un chantier de réactualisation de la liste des groupes d’action est envisagé sur le long terme, en France métropolitaine, comme à l’étranger.
 
Un article sur les avancées déjà réalisées ou en cours de réalisation sera publié prochainement sur la page de l’Assemblée des groupes d’action.
 

D’autres espaces ont été sollicités afin de répondre rapidement à certaines des demandes exprimées, notamment en matière d’auto-organisation.

Prochaine Assemblée

Une nouvelle Assemblée des groupes d’action sera organisée fin janvier / début février.

La date et un calendrier précis seront communiqués ultérieurement.