Élaboration du programme européen

dans Actualités du mouvement, Élections européennes 2019

L’Assemblée représentative de la France insoumise a discuté d’une proposition de trame programmatique et a décidé après ces échanges de le transmettre à l’ensemble des insoumis·es. Ce texte est donc ouvert à discussion auprès de l’ensemble des insoumis·es sur cette page par les mêmes procédures que le fût l’Avenir En Commun lors de l’élection présidentielle. 

La première phase de contributions se terminera le 20 mai et donnera lieu à des synthèses qui seront ouvertes à nouveau aux contributions entre le 4 juin et le 14 juin. 

Des auditions seront organisées et un comité du programme ouvert aux volontaires sera chargé de proposer une version définitive de ce texte qui sera soumis au vote de l’ensemble des insoumis·es.

Première base de travail pour l’élaboration d’un programme pour les élections européennes

L’Europe insoumise

C’est la saison des tempêtes en Europe. La voix des peuples est toujours ignorée et méprisée. La crise financière n’a pas été réglée. Sous la houlette de l’Allemagne de Merkel, l’Europe devient de plus en plus austéritaire : toujours plus d’austérité de façon toujours plus autoritaire. Le libre-échange, les délocalisations et la concurrence déloyale suppriment les emplois en France. Les droits sociaux et les services publics sont attaqués par l’Union européenne. Le dérèglement climatique s’accélère, mais les lobbys productivistes continuent de faire la loi. L’extrême-droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. La guerre menace à nos portes.

En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. C’est la même politique qui est menée. Macron applique avec zèle les contre-réformes voulues par la Commission et les libéraux européens : destruction du service public de la SNCF, coupes budgétaires massives, démantèlement du code du travail etc.

Heureusement, une alternative existe ! Nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter. La France insoumise et ses alliés européens sont l’opposition populaire à cette Europe du fric. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !

Pour cela, il faut sortir des traités européens. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B.

Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France et contre son alliance avec Merkel en Europe. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.

Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe. Nous nous engageons à :

1) FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES PEUPLES EN DÉGAGEANT LA CASTE EN EUROPE

  • Défendre la souveraineté populaire et le droit à la désobéissance aux règles européennes
  • Combattre les traités européens et leur application
  • Refuser le gouvernement austéritaire de la zone euro et l’indépendance de la BCE
  • Lutter contre le commerce des données personnelles et l’impunité des GAFAM
  • Restaurer la souveraineté populaire sur les budgets, la fiscalité…

2) DÉFENDRE LE PROGRÈS HUMAIN EN DÉGAGEANT LA FINANCE EN EUROPE

  • Mettre fin au dumping et agir pour l’égalisation sociale et fiscale
  • Abolir la directive de détachement de travailleurs
  • Abolir toute directive de libéralisation des services publics
  • Organiser une conférence européenne sur les dettes souveraines sur la base d’audits citoyens
  • Taxer enfin les transactions financières
  • Obliger les paradis fiscaux européens à mettre fin à leurs pratiques déloyales
  • Obliger les multinationales à déclarer publiquement leur activité pays par pays pour taxer vraiment leurs bénéfices
  • Refuser la guerre économique qu’est le libre-échange : imposer un protectionnisme solidaire pour lutter contre la concurrence déloyale et refuser tout nouvel accord de libre-échange européen (Canada, Mercosur, Japon, États-Unis, Australie-Nouvelle Zélande)

3) DÉFENDRE L’ÉCOLOGIE ET LA SANTÉ EN DÉGAGEANT LES LOBBYS

  • Interdire toute nouvelle exploitation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, gaz de schistes) dans l’UE
  • Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables et un plan européen de ferroutage
  • Arrêter la privatisation et la destruction des services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc)
  • Abandonner le marché carbone et le remplacer par des interdictions et taxations des pollutions
  • Interdire le glyphosate, la culture et l’importation d’OGM et proposer un plan de sortie des pesticides
  • Défendre une politique agricole commune tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes pour une consommation bio et locale
  • Lutter contre la souffrance animale
  • Faire un plan pour la biodiversité en Europe
  • Faire de l’eau un bien commun, interdire sa gestion privée et garantir le droit à l’eau
  • Soutenir la proposition d’un tribunal international de Justice climatique et contre les écocides (crimes écologiques) pour juger les États et multinationales
  • Interdire les perturbateurs endocriniens
  • Protéger les lanceurs d’alerte

4) FAIRE LA PAIX EN DÉGAGEANT LES FAUTEURS DE GUERRE

  • Combattre les causes de l’exil forcé (guerres, accords économiques inégaux, changement climatique), accueillir dignement les exilé·e·s et abandonner les directives Dublin.
  • En finir avec Frontex qui transforme la méditerranée en cimetière
  • Refuser l’Europe de la défense, a plus forte raison soumise à l’OTAN, et agir dans le cadre de l’ONU
  • Organiser une conférence européenne sur les frontières
  • Engager la dénucléarisation civile et militaire de l’Europe
  • Promouvoir les coopérations internationales pour le codéveloppement

5) VIVRE LIBRE EN DÉGAGEANT LES RÉACTIONNAIRES !

  • Instaurer le principe de non-régression qui interdit la mise en œuvre de mesure diminuant le niveau des droits déjà acquis
  • Défendre le droit à l’IVG et l’égalité femmes-hommes
  • Combattre toutes les formes de racisme et de discriminations, liées aux origines, au handicap, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre
  • Appliquer en matière d’égalité femmes-hommes la clause de généralisation de la nation la plus favorisée
  • Agir pour l’émancipation en Europe par la culture, l’éducation et la recherche

Si vous souhaitez faire des commentaires généraux sur le texte, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous :

58 réponses à “Élaboration du programme européen

  1. partie 4 sur les femmes
    mettre en exergue l’égalité femmes /hommes : salaires, retraites, accès aux postes de direction, etc…
    souligner le droit à l’IVG pour les femmes y compris les mineures mais aussi à la contraception en facilitant l’accès aux moyens de contraception dans les lycées, universités, pharmacies pour les femmes comme pour les hommes, développer la recherche sur des moyens de contraception masculins et feminins en relation avec les usagers (es)

  2. Je rajoute.

    Le blabla sur la justice, l’écologie, les peuples, la coopération c’est inaudible…
    Il faut dégager! Ca réveille la colère, ca fédère, ca cible l’ennemi. Car il y a des responsables…

  3. En lisant quelques commentaires au hasard, j’ai remarqué que de nombreux contributeurs s’interrogent sur l’utilisation répéter du terme « dégager », qu’ils trouvent trop agressif ou pas assez constructif.
    Dans un premier temps j’ai pensé que j’étais plutôt d’accord, sans être non plus particulièrement choqué… Puis en y réfléchissant je me suis dit que non, je ne suis pas d’accord, il faut garder ce terme. Pourquoi ?

    Derrière son ordinateur, assis tranquillement pour réfléchir à ce que l’avenir de l’Europe pourrais être, on se prend à rêver et on écrit ce que l’on voudrait voir se réaliser. Cela nous le faisons avec notre actif de militant, nos années de réflexion et d’information, d’engagement quotidien, parfois dans son travail. Nous sommes mobilisés, nous pensons pouvoir changer les choses, il ne nous reste plus que faire l’étape d’écrire ce que nous voulons et à tenter de le réaliser. Alors oui, crier sa colère nous parais inutile, et contre efficace car au jour le jour il faut la jouer fine, argumenter, et se glisser discrètement pour faire voir le jour à notre contre-projet.

    Mais ici il s’agit d’élection. Il faut mobiliser. Il faut faire venir ceux qui n’y réfléchissent pas trop, ceux qui sont résignés, ceux qui ne croient pas à la politique d’où qu’elle vienne, ceux qui ne croient pas à l’Europe. Le sentiment c’est que l’Europe nous fait du mal, que c’est immuable et qu’à quoi bon, ça ne sert à rien. En gros « l’Europe je suis contre mais j’y peux rien ».

    Alors ce mot d’ordre de table rase, révolutionnaire en fait, est une invitation simple et efficace. Nous disons, prenez votre destin et ensemble on les vire, sous-entendu pour faire autres choses.

    C’est bien un processus en deux étapes : nous disons stop, et on fait autre chose. C’est une idée intuitive et désirable. Ils dégagent, on reprend les rênes, c’est nous les patrons.

    Ils dégagent ce n’est pas suffisant, mais c’est l’ouverture vers un possible. Faire un programme sur l’Europe n’est pas audible ni crédible. Il faut en préalable dire, on les vire, après on peut discuter.

  4. Dans l’Avenir en Commun, au point 52 « Appliquer un plan B en cas d’échec des négociations », il est indiqué :
    « Réquisitionner la Banque de France pour transformer l’euro en monnaie commune et non plus unique »

    Cela me paraît bien peu clair !
    Dans le cadre du plan B : quitter l’UE, il semble évident que c’est notamment pour retrouver une souveraineté monétaire et cela implique de revenir à une monnaie nationale.
    Quitter l’UE et garder l’euro (en en faisant une monnaie commune) cela ne ressemble pas à grand chose sinon à ajouter de la confusion.
    A mon sens cela doit être pour le moins redébattu.

  5. Il n’y a pas de plan A possible : plan B tout de suite !

    Tous nos conquis ont été gagnés dans le cadre national, 1936, Conseil National de la Résistance après 1945, mai 68. Et perdus dans le cadre européen, l’Union Européenne orchestrant depuis Bruxelles cette attaque généralisée contre nos droits. La « construction européenne », c’est la mise en place d’un cadre réglementaire libéral (la fameuse « concurrence libre et non faussée ») pour le seul bénéfice du grand patronat.

    Qu’on se souvienne du Traité de Maastricht et de ses « critères de convergences » qui ont organisé la mise sous tutelle par la commission européenne du budget des Etats membres de la CEE/UE. Qu’on se souvienne du Traité de Lisbonne (réintroduction par la fenêtre en 2007 du TCE chassé par la porte lors du référendum de 2005), traité qui impose que tout texte européen doit être transcrit en droit local dans les deux années qui suivent son adoption par l’Europe.

    Le rouleau compresseur ultra-libéral qui nous écrase actuellement, et contre lequel par exemple les cheminots se battent avec panache pour rejeter le diktat organisant la privatisation de la SNCF, sera en difficulté si nous mettons aussi en avant la nécessité de la sortie de la prison des peuples instaurée par la construction européenne.
    La bourgeoisie n’acceptera jamais la moindre concession sur les traités qui lui permettent d’exercer de plus en plus ouvertement et facilement sa dictature contre le peuple travailleur. Il n’y a pas de plan A possible. Le carcan européen qui entrave les peuples ne peut qu’être brisé : seul le plan B nous permettra de reprendre notre destin en main pour le progrès social et politique pour le peuple de France.

    L’exemple de la Grèce illustre d’ailleurs malheureusement bien l’impossibilité de vouloir changer l’UE seule de l’intérieur. Certes la Grèce était faible. Mais en raison du développement inégal des pays au sein de l’UE, croire possible la construction d’un rapport de force simultané en Europe pour « changer l’UE » est illusoire. Attendre que des gouvernements de gauche radicale soient élus dans tous les pays, c’est se lier les mains à l’UE et lui permettre d’accroître les souffrances des travailleurs pendant de nombreuses années.

    Non, un gouvernement progressiste élu en France ne pourra lier son destin aux décisions des autres gouvernements européens : il devra appliquer sa politique, en rupture avec les diktats européens, en reprenant le contrôle de son budget. La rupture avec l’UE sera un préalable et une condition sine qua non de réussite d’une politique progressiste. Et c’est fort d’une souveraineté reconquise, que ce gouvernement mènera une politique d’alliance, en toute liberté, avec les peuples d’Europe comme avec le peuples des autres continents, et notamment les peuples situés de l’autre côté de la Méditerranée avec lesquels nous avons des liens historiques.

    William ROGER, France Insoumise Tourcoing (Nord)

  6. Contribution à la campagne électorale des élections européennes de 2019.

    Lors de notre campagne présidentielle de 2017, une partie de notre électorat nous a soutenu par notre proposition du Plan A : renégocier les Traités Européens. Une autre partie nous a soutenu par celle du Plan B : Quitter l’Union Européenne. Ces 2 électorats ne sont pas forcément les mêmes, même si pour certains ils se juxtaposent.

    Dans l’introduction de l’élaboration de notre programme européen pour les élections européennes de 2019, il est précisé « Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France et contre son alliance avec Merkel en Europe. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but ».

    Comment convaincre ces 2 électorats qui ont voté pour JLM en 2017 et en inciter d’autres à se mobiliser pour se rendre aux urnes afin de soutenir notre liste pour les élections européennes de 2019 ?

    1) Expliquer le fonctionnement de l’élaboration des textes législatifs européens : La procédure législative ordinaire place le Parlement Européen et le Conseil de l’Union Européenne (CUE) sur un pied d’égalité ! Plus il y aura de député(e)s de LFI et de leurs alliés en Europe, moins le Conseil (CUE), ainsi que la Commission Européenne, qui propose des textes de lois au Conseil et au Parlement Européen, auront les mains libres pour imposer les lois !

    2) Dire que les députés européens LFI et leurs alliés, à l’instar des députés LFI à l’Assemblée Nationale, mèneraient la bataille pour mettre la pression sur le Conseil Européen (composé des Présidents et Chefs de Gouvernements des pays de l’UE) pour renégocier les Traités dans le cadre de notre Plan A !

    3) Faire modifier les pouvoirs exorbitants de la Commission Européenne !

    4) Faire modifier les règles de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne pour faire financer les investissements utiles à l’intérêt général les États et les grandes entreprises publiques directement par la BCE !

    5) Avancer que les députés européens LFI et leurs alliés contesteront les Règlements, Directives, Décisions de l’Union Européenne qui adopte différents types d’actes législatifs et qui visent à remplir les objectifs fixés dans les traités européens et qui ont un aspect éminemment contraignant (Contestations politiques mais aussi possibilité de contestations juridiques devant la Cour de Justice de l’Union Européenne CJUE ) !

    6) Si devant le refus du Conseil Européen de modifier les Traités en application de notre Plan A, Campagne médiatique de nos députés européens LFI et leurs alliés pour la rupture avec les Traités Européens dans le cadre de notre Plan B !

  7. La décision de la FI à s’engager dans les élections européennes et de faire alliance avec Bloco de Esquerda et Podemos n’ont pas été débattues au préalable démocratiquement en interne. Vous risquez de perdre des forces militantes qui ne comprennent pas cette décision qui est en contradiction avec le programme. Attention à la perte de sens qui peut induire la démotivation d’une partie des militants et des électeurs…

  8. Les peuples d’Europe sont majoritairement dégoutés de l’UE, l’abstention va être massive et n’iront voter que les euros naïfs au total notre résultat fera FLOP aussi pourquoi ne pas faire une « contre campagne »? Profiter de l’occasion pour diffuser nos idées mais pas de candidat à cette structure dictatoriale ( bon je sais il y a des sous à la clé mais ….).
    Je partage l’avis D’HEYVAERTS:- 23 avril: »Pourquoi ne pas créer dès maintenant l’embryon d’une nouvelle Europe, en réunissant une constituante européenne avec toutes les forces insoumises en Europe, plutôt que de participer à cette mascarade de parlement européen ? nous voulons sortir des traités européens ? Proposons une refondation totale !  »
    Quant à la résolution commune Bloco-Podemos-FI signée à Lisbonne, comme le dit Jean-Marc D 14 avril, si elle débouche sur un programme commun aux trois formations nationales pour les européennes, qu’adviendra-t-il de ce texte-ci, élaboré et voté par l’ensemble du mouvement FI? Sera-t-il présenté comme une contribution aux discussions tripartites? Nous demandera-t-on de revoter sur le résultat?

  9. Bonsoir,
    L’intervention de David Defresne du 26/4 me paraît très intéressante et suis sur la même longueur d’onde. J’ai failli, en partie, dire la même chose mais je me réserve pour plus tard le temps de préparer une bafouille sans trop répéter les mêmes choses. En effet, nous sommes des Insoumis mais ce n’est pas une raison pour clamer haut et fort un discours trop guerrier et agressif. Restons humains, rien de tel que d’utiliser notre belle langue française si riche et à bon escient pour caresser les esprits !

  10. Certes une élection européenne n’est pas une élection présidentielle, et ceux qui seront élus en France à ce moment ne sont pas ceux qui pourront mettre en œuvre une sortie de la France de l’Union Européenne ni même n’importe quel type de plan B, toutefois il est important de faire élire des députés qui soient prêts à jouer le jeu du Plan A / Plan B.
    De même, il nous faut un programme qui réaffirme, selon ce qui était prévu dans l’Avenir en commun : le plan A est la renégociation ou la tentative de renégociation des traités européens et le plan B est la sortie unilatérale des traités, donc de l’Union européenne. « L’UE, on la change ou on la quitte » donc. l’idée de « désobéissance » ne veut rien dire, car le moindre irrespect des directives et règles édictées par la commission européenne vaudront de lourdes sanctions de la part de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a déjà une jurisprudence bien garnie en la matière : pour ne citer que ceux-ci, les arrêts Costa contre ENEL de 1964, Handelgesellschaft de 1970 et Simmenthal de 1978 affirment la primauté du droit de l’UE sur le droit national des états et offre la possibilité à la CJUE de condamner un état pour irrespect des règles de libre concurrence : dans l’arrêt de 1964, l état italien avait été condamné pour avoir nationalisé une entreprise de production électrique après une plainte d’un des dirigeants de cette société, pour violation de la libre concurrence chère au droit des traités de Rome..
    Donc si on ne peut changer les traités, une sortie de l’UE ne pourra être que nécessaire. Ce doit être cela le contenu du plan B, tel qu’il a été prévu dans l’Avenir en commun.
    Le Plan A, c’est la proposition de renégociations des traités de l’UE pour imposer une réglementation sociale en Europe, un salaire décent, un service public conséquent dans tous les états de l’UE, et un non-alignement avec la politique militariste et guerrière de l’OTAN.. et aussi que la souveraineté des États soit respectée, qu’un état ait une marge de manœuvre conséquente sur sa propre politique : l’UE doit donc être refondée, pour en faire une union d’états souverains, pour empêcher les sanctions permanentes de la CJUE d’un droit européen qui ne peut avoir vocation à s’imposer à tous les citoyens. par ailleurs, toute nouvelle décision de l’UE, nouveau traité, devra impérativement être accepté par les peuples après une véritable votation citoyenne.
    Les eurodéputés France Insoumise devront être élus et faire campagne sur la ligne plan A / plan B : se battre pour un respect de la souveraineté populaire et des citoyens face à la machine anti démocratique de l’UE. dans ce sens, ils ne devront pas hésiter à pratiquer la politique de la chaise vide pour contester les décisions de la Commission européenne et rejeter la politique illégitime et anti démocratique de l’UE.
    C’est seulement sur cette ligne que nous pourrons espérer faire un résultat aux européennes qui soit comparable à celui que nous avons fait au premier tour de la présidentielle : faire campagne sur une ligne de rupture avec l’UE, sur un discours souverainiste et anti libéral assumé. Si la France doit être insoumise, elle doit d’abord l’être à l’égard de l’Union Européenne !

  11. « Dire une chose, ce n’est pas la faire exister concrètement. »

    « Dire qu’il existe un peuple européen / une « Europe insoumise », ce n’est pas le ou la faire concrètement. »

    Pourquoi s’entêter à bercer d’illusion les électeurs sur la « Refondation d’une Union européenne », quelle qu’elle soit, et qui ne peut qu’aboutir à terme à un fonctionnement dictatorial.

  12. Nous allons être présentés comme des anti européens parce que nous refusons l’europe libérale mise en oeuvre.
    Je partage les propositions des divers parties ci dessus. Je souhaite intervenir sur la forme que devrait prendre la campagne.
    Je pense qu’il nous faudra impérativement illustrer ( tracts, affiches, débats …) de manière très CONCRETE les raisons de nos propositions en prenant pour chacune d’elle des exemples de la nocivité des traités puisés dans la vie quotidienne de nos concitoyens.
    La campagne pourrait s’organiser nationalement avec du matériel spécifique sur quelques thèmes.
    Ex: période du …. au …. campagne en direction des étudiants, lycéens, de la jeunesse.
    Période du …au …campagne services publics ( distribution devant les bureaux de postes, les gares, les hopitaux…)
    Période du …au… campagne écologie/ environnement ( distribution devant magasins bio, marchés….)
    Période du….au… campagne sur la précarité, le chomage…
    Etc
    De par le fonctionnement de la FI et du manque d’autonomie de beaucoup de GA (labellisés où non ) c’est le national qui nécessairement devra donner le tempo de toute cette campagne.

  13. Bonjour, j’ai parcouru quelques contributions (voir ci-dessous) et ne désirant pas faire un long developpement ou redite, quelques réflexions ! en gras

    Bernon Franck dit : 26 avril 2018 à 20 h 39 min L’Union Européenne est une machine de guerre contre notre modèle social, c’est un système bien huilé, à cliquet, non démocratique, qui fait désespérer de la politique. C’est une camisole que les puissants ont réussi à nous imposer sous des dehors bien gentils (la paix, …).
    Si l’on veut surmonter notre impuissance et la désespérance qui gagne du terrain, il n’y a pas le choix : il faut faire exploser ce cadre institutionnel. Je ne suis pas du tout certain que ce soit électoralement payant pour ces élections (car la petite moitié qui va voter aux européennes est plutôt « euronaïve »), mais ma position c’est clairement de sortir de l’UE (ce qui revient à la faire exploser) et dans cette optique, foin d’ambiguïté et de position un peu trop tordue : plans A/B.
    Cette structure politique est irréformable, il faut passer à autre chose. Autant le dire.

    OUI, et, peut-être, après avoir réfléchie, le calme revenu, les euro-béat un beaucoup moins « croyants » envisager de reconstruire autre chose. Mais en attendant les relations ne seront pas interdites la coopération toujours possible etc. Comme avec les autres nations, ou avant cette ‘’merveille’’ d’Europe (rire jaune) voulue par : petit rappel les « pères » un agent de la CIA qui voulait éliminer De Gaule et un pro-nazie déchu de ses droits pilotés par les USA

    HEYVAERTS dit : 23 avril 2018 à 12 h 41 min Je constate avec plaisir que mes interrogations sur la précision du plan A et du Plan B sont partagées par un bon nombre d’insoumis. je pencherai volontiers pour la proposition de Thierry T « Il faut sortir des traités! C’est ça notre programme et notre objectif et ce doit être mis en avant de manière plus claire. Il faudrait donc, à mon avis, inverser la proposition.
    Plan A: nous annonçons la fin de l’application des traités en France, pour une date précise à un horizon 12 à 18 mois.

    NON, 2 mois maxi, sinon il y aura une pré-réaction très néfaste, et comme « Ils » n’accepteront rien Plan B sortie unilatéral avec immédiatement des mesures d’abolition de directives déjà prisent. Contre cette Europe, sortir du cadre Europe ET néo-libéral, penser autrement

    Carlito dit : 17 avril 2018 à 19 h 36 min Les traités européens sont irréformables et inacceptables. En sortir est un préalable à toute alternative sociale, écologique et démocratique au système actuel.
    Il me semble que LFI aurait intérêt à assumer une position franche et claire de rupture avec à l’UE afin de prendre le leadership en France du « mouvement de divorce avec l’UE » qui s’y opère (comme dans toute l’Europe) sinon l’extrême droite française s’en emparera pour de bon.

    Quant à l’Euro, Pas de souverainetés, d’indépendance sans sa propre monnaie, donc sortir de l’Euro est une condition impérative mais non suffisante, il faut aussi sortir de ses traités qui, avec, nous condamnent a l’austérité a vie (a les veinards qui n’ont ni l’un ni l’autre) et reconstruire une société plus égalitaire sinon parfaite ce qui n’existe pas. J’avoue ne bien comprendre la position sur ce point qui me semble crucial mais comme souvent sur l’économie assez négligé.

  14. Le texte recense les principaux points revendicatifs que nos députés européens devront défendre mais il ne précise pas les dynamiques associées aux trois scénarios possibles.
    1- Nous avons des élus mais aucun gouvernement « insoumis » n’est en place en Europe en conséquence ils joueront un rôle similaire à nos députés nationaux.
    2 – Nous avons un gouvernement insoumis en Europe, de préférence la France.
    Nous devons mettre en œuvre le plan A mais la négociation peut traîner. En attendant, quelles mesures unilatérales nationales seraient prises préfigurant éventuellement un plan B ? A partir de quels critères, nos déclencherions le plan B ? Quel sera son contenu ? Avec quelles alliances ? Etc.

    Si nous voulons convaincre nos compatriotes de la justesse de notre programme européen , il nous faut leurs présenter clairement cette dynamique sinon ils auront le sentiment de lire un catalogue de bonnes intentions mais sans réelle perspective de réalisation concrète.

    Enfin, pour répondre à la vague « dégagiste » dont nous ne sommes à priori exclus par l’opinion publique, il nous faut nous engager clairement sur le non cumul des mandats de nos députés européens. Ils devraient prendre l’engagement individuellement de n’exercer que le mandat de député européen donc de démissionner de leur autre mandat éventuel. Car les cumuls actuels, députés conseillers régionaux, de certains de nos députés outre qu’ils ont en contradiction avec nos principes sont du plus mauvais effet auprès de nos électeurs et entachent sérieusement notre crédibilité.

  15. J’ai déjà fait quelques commentaires dans les différentes sections.
    Je me demandais si ca ne serai pas une bonne idée de faire en parallèle un papier/prospectus/parodie de programme sur tous les dénis de démocratie mis en oeuvre par l’UE et la commission européenne. Le pendant néolibéral de notre programme. Car beaucoup de personnes ne réalisent pas à quel point les maux sont importants.
    -Mise en concurence forcée,
    -scandale Selmayr,
    -lobbys,
    -loi secret des affaires,
    -privatisation des barrages,
    -peche électrique et son « experimentation » largement outrepassée
    -désastre néonicotinoides sur les polinisateurs
    -précarisation des travailleurs et des chomeurs,
    -traités de libre échange,
    -travailleurs détachés
    -directives qui empeche l’harmonisation sociale et fiscale.

    Les Désintox et Younous Omarjee doivent avoir des tonnes d’exemples de privations de notre souveraineté nationale.

  16. Les députés qui seront élus le seront dans le cadre l’UE ultra capitaliste actuelle.

    En matières sociale et fiscale (ce qui intéresse le plus les travailleurs, chômeurs et retraités, majorité de la population française), la « règle de l’unanimité » interdit toute avancée via l’articulation politique de l’UE.

    Les exigences, dans le cadre d’une campagne européenne, doivent être centrées sur l’abandon de cette « règle de l’unanimité » (pour une règle à la majorité qualifiée par exemple). Sinon je ne vois pas, compte tenu du poids relatif du parlement européen en matière de pouvoir, ce qui changera pour les populations que j’ai citées plus haut.

    Pour ce qui est des chapitres traitant de la paix dans le monde, « une sortie de l’OTAN » et une « indépendance » totale de la France doivent être « affirmées » (pas vu cela).

    Les plan A et B, ne sont pas du ressort des parlementaires européens (FI), mais d’un changement de pouvoir en France.
    Peut-être que les évoquer dans un préambule serait une bonne idée. Cela permettrait d’être clairs en la matière. Notamment envers les commentateurs qui ont réagi de manière plutôt ironique à l’occasion de l’accord France insoumise-Podemos et le groupe portugais (sachant que Podémos est fortement « pro UE » et hors de la proposition « plan A et plan B »).

    Manque l’exigence de coopérations nouvelles, mutuellement avantageuses, avec les pays en voie de développement (l’Afrique par exemple).

    Manque l’exigence de l’arrêt du règne des lobby capitalistes au sein du parlement européen.

    Cela reste des exigences. L’UE, sans un pouvoir neuf en France, reste sur ses fondements ultra capitalistes.
    Mais elles sont indispensables pour « accrocher » les millions de travailleurs, chômeurs, retraités, de ce pays.

    La très forte abstention à ce type d’élection (UE) peut s’expliquer en partie par le peu de pouvoir d’un député européen (voire aucun). Il faut donc saisir cette occasion pour affirmer franchement ce que la FI exige, sans détours.

  17. Une Europe démocratique pour les territoires

    Avons nous besoin de l’Europe ?
    Oui, c’est une nécessité, comment nier une certaine évidence. Par contre, ce n’est certainement pas ce que propose le Président Macron et la Chancelière Allemande que nous voulons.
    Cette Europe là n’est pas n’est pas la notre et encore moins celles des peuples et des Nations qui constituent l’U.E ! Ce tête à tête Franco-germanique qui a été proposé à la représentation nationale est non seulement totalement suranné mais il est tout simplement dangereux ! Depuis Maastricht ont ne fait que renforcer les frontières, on dresse des murs avec le sud et on fait comme si l’Europe de l’Est Orientale n’était pas partie prenante de la sphère géographique de l’U.E ?!! Ce n’est pas avec cette alliance que nous pourrons construire un dialogue nécessaire et vital avec ces millions d’habitants du sud et de l’est, pour notre propre sécurité et pour la Paix. La France ne s’est jamais définie comme une nation occidentale, mais comme un pays universaliste !

    Nous avons donc une obligation nous France Insoumise qui nous inscrivons dans un processus historique, social et culturel de rebattre les cartes et d’offrir aux peuples Européens un nouveau projet de société. C’est à dire « Un avenir en commun pour Une Europe Insoumise ».
    Mais une fois que l’on a dit cela, il faut tracer des axes de réflexions et d’organisations entre les différents partenaires qui permettront cette nouvelle construction. Pour cela on doit s’appuyer sur une nation qui retrouve ses équilibres naturels érigés depuis la création de notre République sociale.

    L’Europe depuis sa création en 1960 lors du traité de Rome organise la casse des États-Nations et par la même la fin de l’esprit de 1789 et donc notre République une et indivisible.
    Ces Etats Nations seraient la cause de tous nos maux ! Ils seraient devenus des Empires qui ont entrainé des guerres, qui face à la Mondialisation ne pourraient plus répondre aux enjeux planétaires qui soit disant nous submergent.
    Nos oligarques « éclairés » nous disent qu’il faut entrer dans une nouvelle dimension, construire des ensembles plus étendus que nos pauvres Nations issus du Monde ancien. Tous ces fatras d’états seraient devenus obsolètes pour gérer les problèmes mondiaux. Ce type d’organisation politique et sociale seraient elles aussi devenues surannées. D’ou la nécessité de créer du dumping social, de casser le code du travail dans notre pays, rendre obsolète les services publics, mettre en concurrence les grandes régions entres-elles, etc.

    Ô bien sûr leur construction Européenne peut paraître chaotique et elle l’est ! Mais, c’est bien un projet politique et idéologique qui est en marche dès 1960. Cette logique continue son œuvre pas à pas grâce à une oligarchie sous la forme d’un despotisme « doux et éclairé ».

    L’esprit de 1789 bafiué

    C’est ainsi que l’on en arrive à la casse de nos départements et de nos communes.
    Cette Europe qu’ils nous construisent contre notre volonté comme en 2005, « c’est pour notre bien, que ce qu’ils font c’est pour la Paix et notre bonheur, car eux, ils savent ce qui bon et juste ! »
    Cette logique destructrice et perverse était comprise dans les différents traités.
    Leurs buts non avoué à ces Européistes béats est ni plus ni moins que de mettre à distance les citoyens et ainsi éloigner la pression populaire des centres de décisions. Bien évidemment notre pays avec son histoire et sa structuration politique et administrative fut dès le départ l’ennemie à abattre ! Car celui-ci résiste et ne se résout pas à accepter la déstructuration des acquis sociaux obtenus aux prix de durs combats au lendemain des deux guerres. Notre République sociale initié par le C.N.R était le vilain petit canard de cette Europe « ordo-libérale ». C’est ainsi que par touches successives nos parlements nationaux de Droite et de Gauche ont entériné presque comme un seul homme leurs propres dépossessions de leurs prérogatives et des missions de contrôle de l’exécutif national et Européen! Plus de marge de manœuvre sur les politiques d’investissements et la monnaie. Il était donc facile d’expliquer à nos concitoyens que ce n’était pas eux qui étaient responsables de ses bouleversements, mais que c’était « Bruxelles » ! Voilà comment les états Nations se retrouvèrent dépouillé de toute souveraineté.

    Une perte d’identité nationale

    Pour notre pays cette logique reste traumatisante et explique ce que certains appellent « la perte d’identité ». Mais comment pourrait-il en être autrement. Notre pays à jusqu’à son ralliement à l’OTAN eu une autonomie certaine dans le jeu Mondial des sociétés. Ne parlait–on pas de la « Voix de la France ». Souvenons-nous de notre influence en particulier au proche Orient et dans les conflits toujours en cours. Dorénavant nous sommes inaudibles. C’est un fait et somme toute assez logique puisque depuis Maastricht, déjà, Mitterrand a pu mesurer la difficulté à peser sur les choix stratégiques comme lors de la dislocation de l’Ex-Yougoslavie !

    Le coup d’état territorial

    Les récentes transformations à la hussarde du gouvernement Hollande/Valls sur l’organisation spatiale et administrative de notre pays a entrainé des bouleversements incroyables dans les fondements même de notre histoire commune. La loi NOTRE, puisque c’est d’elle dont il s’agit qui a créé : les Grandes Régions, les Métropoles et regrouper des intercommunalités en dépit du bon sens. On a ainsi enterré en un tour de main les fondements même de République et de la Nation Française. A travers les transferts de compétences aux Régions et Métropoles les départements et les communes ressemblent de plus en plus à des coquilles vides. C’est à dire le socle fondamental qui avait été initié par ceux là même dont nous nous réclamons comme courant de pensée depuis des siècles. Avec en plus aucune légitimité politique pour le faire, car jamais le président Hollande et l’oligarchie sociale-démocrate n’avaient évoqué ses changements considérables pour la République. Il y eu bien quelques concertations avec les élus et les corps constitués mais en même temps le premier ministre laissait entendre que les marges de manœuvre étaient très limités. En tant qu’élu local et délégué intercommunautaire, je puis vous dire que nous étions sous tutelle du Préfet, qui nous menaçait de nous l’imposer ! « Ce fut un véritable coup d’état territorial » !
    Cela a laissé des traces durables parmi les élus locaux mais aussi et les différents sondages sur ce sujet le démontrent chez nos concitoyens. (Sentiments de dépossessions, délégitimassions des élus locaux, Maire, conseillers municipaux. Conséquences : même les élections locales connaissent dorénavant de d’abstentions très important)
    En asséchant les collectivités locales par des baisses récurrentes de la D.G.F : 13 Milliards d’économies sur 5 ans, l’objectif du gouvernement avec maintenant la disparition totale de la taxe d’habitation voulut par notre cher Président, les Maires se verront contraints de ne pas dépasser plus de 1,2% de dépenses/an afin de respecter la discipline budgétaire européenne. Elle s’accompagnerait d’une refonte de la fiscalité locale, qu’il a demandé à la Conférence Nationale des Territoires de préparer.
    Vient s’ajouter la disparition des contrats aidés à hauteur de 64% dans le secteur non marchand a entrainé la non reconduction de contrats dans des communes mais aussi a eu des conséquences considérables pour les associations comme dans l’animation péri-scolaire, la culture, des associations de réinsertion sociale, etc. Même s’ils n’étaient pas la panacée ils permettaient à de nombreux bénéficiaires de ne pas sombrer dans la précarité. (évoquer la situation de ma commune)
    Cette volonté de donner la primauté aux Métropoles et à la construction de Grandes Régions (dotées de pouvoirs considérables quasiment à l’identique des Länders Allemands sera proposé lors de la prochaine réforme constitutionnelles et de son article 72, afin de favoriser également le regroupement des communes. Dans les Conseils régionaux, des rapports votés en commission préparent d’ores-et-déjà l’avènement d’une Europe des régions, dotées d’une diplomatie et organisée autour de grandes métropoles (reliées par ces LGV si controversées en terme d’aménagement du territoire et de leurs iniquités). On est en train de créer des Frances à plusieurs vitesses ! (Je ne parle pas évidemment du passage à 80km/h) mais je trouve l’image assez parlante.
    Nous avons donc une possibilité incroyable lors de cette future élection, nous F.I d’apparaître non seulement comme ceux qui refusent cette vision de la construction européenne de « la concurrence libre et non faussée », du dumping social, de son rabougrissement et d’un possible éclatement à tous les niveaux, mais également de redonner espoir à ceux qui comme en 2005 ne voulait pas de cette Europe !
    Jean-Louis Boutevin

  18. Il me semble préférable de positiver le discours pour fédérer plus largement… Les Insoumis sont déjà conscient des problèmes du néo-libéralisme, maintenant nous devons convaincre les autres que nous sommes une alternative fiable et crédible… tout en restant dans le cadre des prérogatives des députés Européens…

    Je conseille de ne pas utiliser « en dégageant » dans les titres, au risque de passer pour sectaire. Il faut trouver des titres accrocheurs, inclusifs et dans le mouvement, par exemple comme suit :

    1) PORTER « HAUT » LA VOIX DE NOS CONCITOYENS, CONSTRUISONS L’EUROPE DES PEUPLES

    2) REDONNER SA PLACE A L’HUMAIN, MAÎTRISONS LA FINANCE FOLLE
    (ou L’HUMAIN AU CŒUR DES PROJETS, CONSTRUISONS L’EUROPE SOCIALE)

    3) SAUVER LA PLANÈTE ET NOTRE SANTÉ, OUBLIONS LES LOBBYS
    (ou UN MONDE MEILLEUR POUR NOS ENFANTS, CONSTRUISONS L’EUROPE VERTE)

    4) POUR UN MONDE EN PAIX, TRAITONS LES CAUSES RACINES DE LA GUERRE
    (ou POUR UN SIÈCLE SANS GUERRE, CONSTRUISONS L’EUROPE DE LA PAIX)

    5) LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ !
    (redonnons un sens à ces grandes idées pour les propager aux pays voisins)

    je ferai des propositions pour chaque point une prochaine fois, car le vocabulaire est trop guerrier à mon avis…
    Merci à vous

  19. L’Union Européenne est une machine de guerre contre notre modèle social, c’est un système bien huilé, à cliquet, non démocratique, qui fait désespérer de la politique. C’est une camisole que les puissants ont réussi à nous imposer sous des dehors bien gentils ( la paix, …).
    Si l’on veut surmonter notre impuissance et la désespérance qui gagne du terrain, il n’y a pas le choix : il faut faire exploser ce cadre institutionnel.
    Je ne suis pas du tout certain que ce soit électoralement payant pour ces élections ( car la petite moitié qui va voter aux européennes est plutôt « euronaïve »), mais ma position c’est clairement de sortir de l’UE ( ce qui revient à la faire exploser) et dans cette optique, foin d’ambiguïté et de position un peu trop tordue : plans A/B.
    Cette structure politique est irréformable, il faut passer à autre chose. Autant le dire .

  20. La France Insoumise est et doit rester une force de proposition. Nous devons sortir des traités en proposant un nouveau traité.
    Tout comme a été élaboré le programme « L’avenir en commun », il nous faudra construire un nouveau traité par une plateforme (pourquoi pas internationale), afin de donner encore plus de crédit à notre vision d’une nouvelle société. Il me semble que le « dégagisme » doit être une conséquence de notre sérieux et de nos propositions, pas un objectif.
    Si nous voulons que le plan A soit réalisable, et parce-qu’il ne relèvera que du futur président de la république, et aussi parce qu’une majorité de Français ne veut pas sortir de l’Europe, il nous faut faire une campagne contre l’Europe des riches et pour une Europe des peuples.
    En nous appuyant sur les propositions d’un nouveau traité et en expliquant ses conséquences pour les citoyens, nous montrerons pourquoi la vision de l’Europe de la Commission Européenne, ne génère et ne génèrera que souffrance et misère pour les plus fragiles.
    En conséquence, il me semble judicieux de rappeler que la France a voté non au traité de Lisbonne et que nous proposons un nouveau traité pour donner corps à une autre Europe.

  21. Plan A vs Plan B.
    Je pense que le Plan B est suffisamment connu (et diabolisé) et peut être facilement résumé. Comme il n’est pas à portée de main sous l’actuelle présidence de la république française, autant le mettre en réserve pour les élections suivantes.
    En s’appliquant à détailler le Plan A, on peut mieux rapprocher les élucubrations de l’EU des besoins immédiats des citoyens à qui on s’adresse.
    En partant de l’énoncé de leurs besoins (contraintes, espoirs), on peut remonter la chaîne des décisions qui peut résoudre leurs problèmes et qui leur fera prendre conscience de l’éventualité d’un Plan B pour obtenir le Plan A qu’on leur propose.
    C’est sur ce Plan A que les futurs députés pourront agir si les électeurs français et européens leur en donnent la possibilité.

  22. Comme dit dans un commentaire précédent, ne pas confondre élections européennes dans le cadre actuel des institutions et le projet de l’avenir en commun de sortir la France des traités, etc… si on est au pouvoir (et via le référendum). Les députés insoumis (que j’espère nombreux) à ces futures élections ne pourront décider à la place du gouvernement mais lutter au plus prés et montrer la contradiction de ces institutions. (les députés actuels à l’assemblée n’ont été pas élus dans le cadre de la sixième république, qui viendra j’espère un jour)

  23. POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE EUROPEENNE

    A la lecture des propositions déposées dans la boite à idée sur le programme « européen ». Je constate avec plaisir que mes interrogations sur la précision du plan A et du Plan B sont partagées par un bon nombre d’insoumis.

    La construction européenne telle qu’elle existe aujourd’hui s’apparente à une dictature et non à une démocratie. Le pouvoir des parlementaires est quasiment inexistant. La grande finance décide seule par la voix des pions qu’elle place partout.

    Nous voulons sortir des traités européens ?
    Ce ne sera pas possible sans une refondation totale !
    Par conséquent, je propose d’inverser notre maxime : « L’Europe d’abord on la quitte et ensuite on la change » !

    Si La FI assume une position ferme elle va créer un puissant effet d’attirance et permettre à d’autres pays de se positionner avec elle. Elle donnera ainsi une colonne vertébrale à l’Insoumission européenne.
    De ces réflexions découle l’idée de créer dès maintenant l’embryon d’une nouvelle Europe, en réunissant une constituante européenne, avec des citoyens tirés au sort parmi les pays qui souhaiteraient répondre à cette proposition. Cette assemblée aurait à charge de plancher sur ce que seraient vraiment des institutions démocratiques et populaires en Europe.

    D’autre part, symboliquement, le peuple français a besoin de relever la tête. Soyons insoumis et affirmons-le : Nous sortons de l’Europe quand nous le voulons, parce que nous n’y sommes jamais entrés ! Nous n’avons jamais accepté la constitution, la volonté du peuple a été bafouée ! Donc tout ce qui s’est fait ensuite, est nul et non avenu !
    Si nous avons le courage de continuer à proposer une rupture franche avec ce monde gouverné par des mafias en col blanc, nous donnerons un solide point d’appui à la colère.

    Nous devons dénoncer l’UE car c’est une dictature. On ne participe pas à une dictature. On la combat.

    Notre ennemi est puissant, il contrôle la finance, les institutions, les armées, les médias et tant qu’il est au pouvoir il détruit tout processus démocratique par des traités irréversibles, comme notamment le TISA qui prévoit un effet cliquet interdisant de renationaliser ce qui aura été privatisé. Pendant ce temps, des centaines d’espèces disparaissent, les pôles se réchauffent, les guerres menacent. La France doit retrouver l’élan révolutionnaire et humaniste qui est sa constante historique. Notre génération est confrontée à un écocide et un génocide mondial, ce n’est pas une bagatelle !

    Quelles sont nos forces aujourd’hui nous FI, pour inverser la donne ?

    Le temps joue contre nous. La surprise jouera pour nous.

    Il nous faut ouvrir une perspective à la fois audacieuse et crédible qui aimantent les différents mouvements de protestation vers une issue. Une nouvelle « Constitution Européenne » sera une « maison neuve » pour les peuples, et permettra d’en finir avec l’ancienne Union Européenne, qui n’a jamais été autre chose qu’une prison.

    L’insoumission ne suffit plus, face à la trahison c’est à l’insurrection qu’il faut nous préparer. Il faut informer et galvaniser les citoyens , avant que la manipulation orchestrée par le gouvernement pour rallier les euro-beats ne prenne. L’association Pulse of Europe est déjà en piste pour vendre l’image d’Epinal d’une UE à laquelle il faudrait adhérer « avec son cœur » et non avec son intelligence. La fondation George Soros a envoyé des fonds, en Angleterre pour soutenir les partisans pro-européens et réclamer un nouveau référendum. Il faut leur couper l’herbe sous les pieds. Face à de telles offensives, aucune naïveté ne nous est permise.
    A nous de savoir utiliser « la stratégie du choc ». Ils pensent que nous dormons. Montrons que nous sommes réveillés et que nous marchons déjà sur des chemins où ils ne nous attendent pas.

    *J’ai déjà mis cette proposition, mais mon texte etait brouillon. Du coup je me suis permis de vous le reproposer.

  24. pas un euro ne doit aller a une entreprise sans controle d’une que cet euro serve la transition écologique, deux qu’il n y ai pas plus de 5% de travailleurs précaire dans l’entreprise, trois que les entreprises ne mettent pas les travailleurs de differentes nationalité en concurence

  25. Petit ajout à la lecture des commentaires généraux:
    On ne PEUT PAS promettre l’application de la stratégie plan A plan B via les élections au parlement européen ( je sais bien que certains souhaitent l’oublier mais on a pas encore le pouvoir en France)

    Cela servira juste à poser des galons idéologiques pour 2022 + à apporter encore plus de discrédit à Emmanuel MACRON dans la mesure où ces élections pourront nous permettre de démontrer l’articulation entre les décisions françaises et les injonctions de l’Ue ( exemple: la réforme ferroviaire actuelle) –> Une révolution en marche qui fait pchit!

  26. Commentaire général: Il me semble plus approprié de parler de l’ « Union européenne » plutôt que de l’Europe lorsque l’on évoque l’institution actuelle.

    A mon sens, il est nécessaire d’insister et de DECRIRE la logique Plan A / Plan B + expliquer que toutes les mesures proposées ensuite ne peuvent être satisfaites QUE dans ce cadre.
    A contrario, proposer une ha(r)monisation sociale, fiscale, un budget de l’UE et un contrôle de la BCE à traités constants, c’est soit être un béni oui-oui doublé d’un incompétent, soit prendre les peuples européens pour des imbéciles…

  27. A cette Union Européenne du Nord, il faut substituer une Europe du Sud qui est bien plus proche du Peuple. Il faut donc, si le plan A échoue, passer au Plan B : tous les pays du Sud sont sur la même ligne depuis longtemps. Il s’agit pas de faire une partition de l’Europe mais retrouver une indépendance en sortant de l’OTAN, d’abord. Pour une Europe de la coopération et plus de la compétition et un non alignement sur les USA. L’Allemagne et les pays du Nord sont dans une configuration très nationaliste et libérale qui ne convient pas pour l’Europe dans son entier. Les langues y sont pour beaucoup aussi dans cette cacophonie favorisée sciemment par les pays du Nord. A la langue d’Oy, substituons la langue d’Oc. Il faut une Europe des Peuples avant une Europe uniquement économique alors que l’économie n’est pas une science et se construit chaque jour.

  28. Je constate avec plaisir que mes interrogations sur la précision du plan A et du Plan B sont partagées par un bon nombre d’insoumis. je pencherai volontiers pour la proposition de Thierry T
    « Il faut sortir des traités! C’est ça notre programme et notre objectif et ce doit être mis en avant de manière plus claire. Il faudrait donc, à mon avis, inverser la proposition.
    Plan A: nous annonçons la fin de l’application des traités en France, pour une date précise à un horizon 12 à 18 mois.
    Plan B: si les 27 autres veulent se mettre d’accord pour nous proposer des traités alternatifs, qu’ils le fassent avant cette date. »

    Mais j’ai envie de proposer une réflexion encore plus radicale : la construction européenne telle qu’elle existe aujourd’hui s’apparente à une dictature et non à une démocratie. Le pouvoir des parlementaires est quasiment inexistant. La grande finance décide seule par la voix des pions qu’elle place partout. Alors quel sens y a t’il a aller faire de la figuration la bas ? Faire évoluer le débat ? Cet argument n’est pas convaincant. Nous pouvons faire évoluer le débat autrement.
    Défendre une position plus ferme du type « L’Europe on la quitte et on la change » ma parait plus propice à créer un véritable dégagisme. Si La FI assume une position claire elle va créer un puissant effet d’attirance et permettre à d’autres pays de se positionner avec elle. Elle va donner une colonne vertébrale à l’insoumission européenne. Pourquoi ne pas créer dès maintenant l’embryon d’une nouvelle Europe, en réunissant une constituante européenne avec toutes les forces insoumises en Europe, plutôt que de participer à cette mascarade de parlement européen ? nous voulons sortir des traités européens ? Proposons une refondation totale ! D’autre part, le peuple français a besoin de relever la tête. Soyons vraiment insoumis et affirmons le : Nous sortons de l’Europe quand nous le voulons, parce que nous n’avons jamais accepté la constitution, donc tout ce qui s’est fait ensuite, est nul et non avenu. Nous devons électriser les consciences ! C’est ainsi que nous donnerons un point d’appui à la colère.

    Notre ennemi est puissant, il contrôle la finance, les institutions, les armées, et tant qu’il est au pouvoir il détruit tout processus démocratique par des traités irréversibles, comme notamment le TISA qui prévoit un effet cliquet interdisant de re-nationaliser ce qui aura été privatisé. Pendant ce temps, des centaines d’espèces disparaissent, les pôles se réchauffent, les guerres menacent. La France doit retrouver l’élan révolutionnaire et humaniste qui est sa constante historique. Notre génération est confrontée à un écocide et un génocide mondial, c’est pas une bagatelle !
    Quelles sont nos forces aujourd’hui nous FI, pour inverser la donne ? Le temps joue contre nous. La surprise jouera pour nous. Il faut dégager avec urgence une perspective audacieuse, crédible, sidérante ! la constitution immédiate d’une nouvelle europe, (pas à 28), et la sortie immédiate de l’ancienne ouvre l’horizon. Cela nous permettra de sabrer dans le bloc « Oligo-Facho » .

    L’insoumission ne suffit plus, face à la trahison c’est à l’insurrection qu’il faut être prêts. Il faut galvaniser ceux qui sont contre l’UE, avant que la manipulation orchestrée par le gouvernement pour rallier les euro-beats ne prenne. L’association Pulse of Europe est déjà en piste pour vendre l’image d’Epinal d’une UE à laquelle il faudrait adhérer « avec son cœur » et non avec son intelligence. La fondation George Soros a envoyé des fonds, en Angleterre pour soutenir les partisans pro-européens et réclamer un nouveau référendum. Ils ont les médias.

    Aucune naïveté ne nous est permise. Il faut faire vite, et penser fort.

  29. La stratégie plan A / plan B telle que définie aujourd’hui, me semble être pleine d’ambiguité et d’incertitude. Il n’est pas besoin d’être devin pour prévoir que l’UE va nous faire négocier en jouant la montre, pour finir par une proposition de traités cosmétiquement modifiés, en espérant qu’entre temps la situation va tellement se liquéfier et la pression médiatique telle, que nous serons obligé d’accepter cette refection de façade.

    Il faut sortir des traités! C’est ça notre programme et notre objectif et ce doit être mis en avant de manière plus claire. Il faudrait donc, à mon avis, inverser la proposition.
    Plan A: nous annonçons la fin de l’application des traités en France, pour une date précise à un horizon 12 à 18 mois.
    Plan B: si les 27 autres veulent se mettre d’accord pour nous proposer des traités alternatifs, qu’ils le fassent avant cette date.

  30. Je crois qu’il faudrait ré-énoncer le principe selon lequel la loi a la charge de délimiter une éthique (morale?) pour ceux qui s’en défaussent, en particulier les entreprises qui ne reconnaissent qu’une seule et unique valeur morale : le dividende versé. Or, leur impact sur les emplois, les salaires et le développement local ou régional sont primordiaux, et ne peuvent être omis que si l’on détourne le regard. On ne peut s’abstraire de cette dimension économique de l’entreprise.
    Ainsi, une entreprise ne pourrait toucher de subventions que si elle ne distribue pas de dividendes car sinon, c’est la subvention qui financerait les dividendes. Le cas est loin d’être négligeable à l’heure actuelle.

    En ce qui concerne la campagne, les principaux mots d’ordres et slogans devraient préciser ce que les propositions politiques (souvent complexes) apporteraient directement au citoyen, en application rigoureuse du « Maintenant, le Peuple ».

  31. On doit clairement expliquer que nous sommes PRO EUROPEEN et ANTI U.E.
    C’est pénible d’entendre toujours qu’on est contre l’Europe ou pour l’Europe… ça ne veut rien dire. Un peu comme si on disait je suis pour la France ou contre la France. Il s’agit de territoires.
    Il est nécessaire d’être clair sur ce point, Oui l’Europe est l’avenir de la France mais pas dans le cadre institutionnel actuel. Nous devons expliquer quelles seront les missions, actions et directives défendues par nos députés en rappelant TOUJOURS que la clé de voûte reste le Conseil européen, et donc les chefs d’Etat ou de Gouvernement.

  32. je partage le point de vue souvent exprimé dans la campagne présidentielle : plan A-plan B a entrainé une confusion dans l’esprit des gens. Les législatives européennes à venir sont un tremplin très convoité par les macronistes, car si le parlement européen devient majoritairement libéral il devient une véritable chambre d’enregistrement de la commission comme on le voit au parlement national en ce moment. Plans A B C etc ne sont pas de mise pour cette élection,
    du rêve à la réalité il y a beaucoup de luttes à mener.

  33. Le programme européen de la France Insoumise figure déjà dans le programme présidentiel « l’avenir en commun ». Est-il vraiment nécessaire d’en écrire un autre qui sera forcément plus long, certes plus complet, mais aussi plus difficile à lire pour la plupart des électrices et électeurs qui ne s’intéressent pas, pour la plupart, comme nous, à la politique européenne sinon pour dire que « l’Europe les emmerde ». Et la lecture d’un programme long et détaillé risque d’avoir le même effet !

  34. le dernier commentaire m’interpelle car je le trouve très juste( de Philippe Assens) ; de plus en plus de production bio finiront par semer le doute si les grandes exploitations ( plus de 150 hectares) prennent le relais du bio pur avoir été conditionnées trop longtemps par le rendement financier.
    Ou alors, il faut qu’elle soient capables de pratiquer le méa -culpa au quotidien et changer leurs méthodes non pas pour leurrer le consommateur /trice mais pour garantir la santé des consommateurss/trices et des sols.
    l’essentiel pour FI n’est -il pas de ne pas oublier les objectifs essentiels justement ? à savoir lutter contre un replis sur soi , favoriser une imposition juste et équitable au delà de la sphère nationale, interdire les paradis fiscaux en Europe et ailleurs pour rééquilibrer les moyens dans une société commerciale ou les cultures ( intellectuelles comme paysannes) sont considérées exclusivement comme dépendantes du commerce.
    S’il est sans doute possible de fixer des normes mondiales pour stopper tous les abus et arnaques de pouvoirs, du national jusqu’à l’international avec des structures telles que l’ONU et à condition que celles-ci évolue aussi dans ses pratiques démocratiques, FI risque de devenir irresponsable s’il n’envisage aucune défense des populations européennes comme françaises. Elle a donc un intérêt évident à lancer un mouvement de l’Europe insoumise qui ne soit pas belliqueuse mais basée sur la protection d’échanges équitables. D’autres part , faire du commerce avec ds pays en guerre risque de propager des suspicions quant à la qualité sanitaire des produits qui ne crée pas un climat de confiance mutuelle.
    Bref, cette idée d’un mouvement d’Europe insoumise à préparer avant les élections européennes n’est pas idiot pour respecter des structures démocratiques. Cela permettrait de réconcilier les peuples,et les autres continents peuvent en faire autant.

  35. Il FAUT IMPÉRATIVEMENT axer la Vision sur la DÉMOCRATISATION de l’Union!!! C’est d’elle et d’elle seule dont découleront la légitimité d’action politique commune à l’étranger comme à l’intérieur, au cours des débats de laquelle nous pourront plaider pour toutes les questions budgétaires, monétaires, financières, économiques, écologiques, sociales, etc. Le CADRE avant le FOND!!!

    La DÉMOCRATISATION est le point primordial et le seul et unique contre lequel l’Exécutif ou et/le Législatif d’aucune Nation de l’Union ne pourra ni n’osera voter, et qui donc permet de S’EN SORTIR DANS LE CADRE LÉGAL COMMUNAUTAIRE ACTUEL!!!

  36. Les traités européens sont irréformables et inacceptables. En sortir est un préalable à toute alternative sociale, écologique et démocratique au système actuel.

    Il me semble que LFI aurait intérêt à assumer une position franche et claire de rupture avec à l’UE afin de prendre le leadership en France du « mouvement de divorce avec l’UE » qui s’y opère (comme dans toute l’Europe) sinon l’extrême droite française s’en emparera pour de bon.

    Pour cela ne faudrait-il pas se ré-emparer et porter haut les idées de « Souveraineté; Nation; Protectionnisme etc… » en les alliant à nos fondamentaux (Ecologie; Social) afin d’élargir le mouvement populaire et prendre l’initiative sur le débat de l’Europe.

    « Jouer le jeu » des élections européennes et faire un programme de propositions de réformes de l’UE aurait pour avantage de démontrer une « n »ième fois la bonne volonté de LFI concernant l’Europe et prouver au monde médiatique que LFI n’est pas europhobe etc…mais ça n’aura à mon avis aucun impact sur les citoyens ni sur l’Histoire…

  37. Il faut être clair sur ce que feront nos députés. Ils ne pourront pas mettre en place un plan A, B ou C dans le cadre actuel des institutions, ils doivent donc :
    – préparer le terrain pour la prochaine présidentielle car c’est la seule élection qui peut déboucher sur une remise en cause totale de l’Europe, de son fonctionnement et de ses moyens,
    – travailler dans les autres pays européens pour présenter nos solutions et faire émerger des mouvements susceptible de lutter contre les libéraux et les adeptes du replis sur soi.
    On pourra lutter sur certains textes européens, voter contre telle ou telle directive, mais pas plus. le mandat de député européen doit vraiment servir à préparer le futur d’une vision solidaire en Europe.

  38. Notre député Européen Insoumis travail au sein du Groupe GUE/ENGL. Ce groupe composé d’une cinquante de députés venant de toute l’Europe, s’oppose à l’austérité, milite pour un développement économique durable, combat le péril que représente la montée de l’extrême droite, travail à contrer les négociations que mènent l’Union européenne et les Etats-Unis sur les partenariats transatlantique de commerce et d’investissement.
    La France insoumise et ses alliés européens, sont l’alternative à ces politiques destructrices que mènent les états. Les principaux objectifs politiques sont la lutte contre la faim, la pauvreté, l’exclusion sociale, la précarité, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union, l’évasion et la fraude fiscale, etc. …
    Nous devons nous emparer du parlement européen et changer les règles. Il est probable qu’une vague de dégagisme identique à celle s’étant produite en France lors de l’élection présidentielle et des élections législatives ce renouvelle lors des élections européennes de 2019, des groupes tel que le PPE et S&D seront décomposés, c’est ici que nous devons prendre le pouvoir législatif européen, et redéfinir les règles existantes pour tous les pays qui le souhaitent et imposer la négociation d’autres règles notamment pour la BCE et BEI, Commission, etc.
    Il n’est pas de préalable plus absolu à la construction d’un mouvement social européen que la répudiation de toutes les manières habituelles de penser les mouvements sociaux et les différences nationales en ces domaines ; pas de tâche plus urgente que l’invention des manières de penser et d’agir nouvelles qu’impose la précarisation. Fondement d’une nouvelle forme de discipline sociale, enracinée dans l’expérience de la précarité et la crainte du chômage. La précarisation généralisée peut être au principe de solidarités d’un type nouveau, notamment à l’occasion de crises qui sont perçues comme particulièrement scandaleuses lorsqu’elles prennent la forme de débauchages massifs imposés par le souci de fournir des profits suffisants aux actionnaires d’entreprises largement bénéficiaires.
    Les politiques budgétaires des Etats membres de la zone euro sont désormais conçus annuellement dans le cadre du semestre européen. C’est sur la base d’un rapport rédigé par la commission pour tous les états de la zone euro que les exécutifs nationaux doivent élaborer leurs programmes nationaux de stabilité. (Programmes non validés par les parlements nationaux, juste consultés). Commission qui fixe les objectifs pour chaque Etats, sommés de respecter, sous peine de sanctions, les indicateurs d’un tableau de bord incluant notamment le déficit public, le taux d’endettement, le coût du travail, etc.
    N’est-il pas choquant qu’ils s’empressent (Commission, Conseil, Eurogroupe …) de se réunir pour favoriser le fonctionnement des « marchés financiers » plutôt que pour le contrôler par des mesures collectives telles que l’instauration d’une fiscalité sur le capital ou la reconstruction d’un système monétaire capable de garantir la stabilité des rapports entre les économies ? Et n’est-il pas particulièrement difficile d’accepter que le pouvoir exorbitant de censure des politiques sociales qui est accordé, en dehors de tout contrôle démocratique, aux « gardiens de l’euro », (Commission, BCE, BEI, Eurogroupe …) interdise de financer un grand programme public de développement fondé sur l’instauration volontariste d’un ensemble cohérent de « lois de programmation » européennes, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale.
    L’Europe n’est pas qu’une banque ou une monnaie soumise à l’empire d’une concurrence sans limites, l’Europe c’est nous. Europe Insoumise.

  39. Mon intervention précédente n’éclaircit pas suffisamment le point de vue pratique qui me parait adapté (?) : nous ne sommes pas encore dans une démarche de choix plan A /plan B ou Frexit, qui relèverait d’une équipe au pouvoir en France, mais dans une volonté d’avoir le plus possible d’élus qui partagent les convictions de FI, avec l’intention de jouer un rôle parlementaire. Si on se laisse entraîner dans un clivage trop précoce, et enfermer dans un positionnement si facile à présenter comme « anti européen », nos chances de toucher ceux qui vont aller voter (très majoritairement euro-béats) sont très faibles. Au contraire, il me semble indispensable de présenter des candidats qui annoncent vouloir jouer leur rôle de député dans le cadre qui nous est imposé : le parlement, la commission, le conseil.

  40. Les 8 groupes parlementaires déclarés + les ‘non inscrits’ sont une organisation de fait qui n’est pas très claire, et surtout pas attirante : ne faudrait il pas déjà proposer un nouveau groupe qui partage la charte FI, et une extension européenne de l’AEC ? A moins que la charte FI n’intègre des revendications de Podemos, Bloco de Izquierda , et qui encore ? … mais sans trop tarder.
    A partir de là, on aurait une visibilité de l’impact possible sur les orientations législatives, qui soit facilement compris par les électeurs, d’où une campagne plus limpide.
    Un axe prioritaire devrait être la dénonciation constante des conflits d’intérêt, qui décrédibilisent toute l’institution, et la mise en place d’une surveillance externe efficace de ces comportements désolants. C’est malheureux à dire, mais tant qu’on n’a pas pris des mesures dans ce sens, les grandes priorités seront toujours gérées par les lobbies libéraux.
    Notez que les élections européennes connaissent des records d’abstention => parce qu’on ne voit pas du tout à quoi servent ces députés, dont beaucoup sont là en recyclage d’échecs politiques, inutiles, en retraite, et surtout sans pouvoir visible : les protestations du parlement n’effraient encore personne à la commission, ni au conseil …

  41. Plan A / Plan B versus article 50

    L’objet de cet article ne sera pas de discuter du bien fondé ou pas de la sortie de l’UE, des traités ou encore de l’euro mais plutôt de la méthode pour en sortir. D’un côté, nous avons les partisans du Frexit qui, brandissant l’article 50, ont au moins le mérite de la constance. D’un autre côté (celui des nationalistes et de l’extrême droite), qui étaient a priori des partisans de la sortie de l’UE et de l’euro sans évoquer la moindre méthode. Je dis « qui étaient » à dessein car nous avons récemment assisté à l’effondrement d’un pan de leur « idéologie » puisque la maîtresse de maison a renoncé à l’idée de sortie de l’euro, incapable qu’elle a toujours été d’expliquer les tenants et aboutissants économiques de cette sortie. Puis nous avons les tenants du plan A / plan B qui espèrent encore et estiment qu’une autre Europe est possible. Voyons donc en quoi l’article 50 pourrait être un piège plutôt qu’une vraie solution.

    Pour commencer, citons l’article en question :
    «1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
    2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
    3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
    4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
    5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49. »
    L’article 50 est issu du traité de Lisbonne lequel traité a été rejeté en 2005 par les français, alors qu’il s’appelait à l’origine « traité constitutionnel européen », suite à un referendum et imposé par la suite en 2007 par N. Sarkozy. On pourrait donc s’arrêter là et estimer que la souveraineté du peuple ayant été bafouée, le traité de Lisbonne et son article 50 sont à répudier. Voire même que N. Sarkozy a foulé au pied la constitution puisque le referendum est constitutionnel. Mais il nous faut expliquer plus avant que l’article 50 est un piège qui a été consciemment élaboré.
    Les modalités de sortie, une fois négociées entre l’Etat concerné et l’Union, doivent passer au vote à la majorité qualifiée des membres. Rappelons qu’au sein du traité de Lisbonne, la majorité qualifiée correspond au minimum à 55% des Etats membres représentant au moins 65% de la population de l’UE. Comme c’est un processus qui peut durer longtemps, l’article a prévu une durée maximale de deux ans au terme desquels l’Etat voulant sortir est libéré des traités et de l’Union. Ceci pose un problème essentiel : le candidat qui serait élu sur la base du Frexit avec cet article 50 ne pourrait pas mener sa politique, qui serait par définition contraire aux traités et à l’euro et donc pendant deux ans, sacrifierait ainsi 40% de son mandat quinquennal. Avec un risque considérable que dans cet intervalle de temps, la France se fasse attaquer par les puissances atlantistes sur ces intérêts économiques et qui tenteraient de déstabiliser le gouvernement qui aurait été ainsi élu.

    En outre, on notera également que l’Etat concerné ne sera pas associé aux délibérations et aux décisions du Conseil européen le concernant. On voit donc bien à quel point le champ de la négociation se trouve déséquilibré au travers de cet article.
    Une fois n’est pas coutume mais citons De Gaulle dans « C’était De Gaulle » dans le tome 2 d’Alain Peyrefitte : « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu au cas ou il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit: « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça. »
    Il est amusant de constater que la méthode Plan A / Plan B aurait été défendue par le général !

    Les détracteurs du Plan A / Plan B nous taxent régulièrement d’afficher une fausse bonne volonté sur la sortie de cette UE. C’est dire que ce type de procès est purement gratuit car ces mêmes personnes n’ont probablement pas étudié les plans en question.
    Il est donc intéressant de renverser la charge de la preuve en disant et en démontrant que les tenants de l’article 50 n’ont au fond aucune stratégie pour sortir de l’UE et de l’euro sans prendre le risque de dommages collatéraux potentiellement importants qui ne manqueront pas de se produire pendant les deux années de « négociation ».
    Il suffit également de constater les quelques atermoiements du gouvernement britannique qui semble porter son Brexit comme une croix (alors qu’ils n’ont même pas à régler la question technique de sortie de l’euro) et qui aurait même été jusqu’à se demander récemment s’il ne conviendrait pas de refaire un referendum…

    Et puis il y a cet article[1] curieusement passé sous les radars et publié le 2 novembre 2017 sur le media NewsRepublic. Cet article titre : « Jean-Luc Mélenchon désavoué par le Conseil constitutionnel : il est « anticonstitutionnel » de désobéir aux traités européens ». C est un avis qui a été rendu en date du 6 octobre par le Conseil constitutionnel dans le cadre d’un tout autre sujet concernant l’obligation de l’Etat français de rembourser une dizaine de milliards aux actionnaires au motif que cette somme aurait été perçue illégalement au titre d’une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés. Dans cette décision, le Conseil aurait indiqué par ailleurs le caractère inconstitutionnel de la désobéissance aux traités signés par la France. Et l’article de détailler la décision et de conclure de façon ironique que tout un pan du programme de l’AEC est remis en cause, notamment la stratégie de désobéissance. Fort bien, combien de fois la constitution a été bafouée ? N. Sarkozy ne s’y serait-il pas livré lui-même dans l’affaire citée plus haut ? Autre exemple, la CSG (Contribution Sociale Généralisée), impôt déguisé, serait-elle constitutionnelle ? Qui nomme le Président du Conseil constitutionnel si ce n’est le Président de la République lui-même ? Ce sujet est en définitive passé sous les radars peut-être parce que c’est un non-sujet.
    Pour revenir et finir sur l’article 50, c’est la méthode des petits pas avec le risque de trébucher à tout moment. Le plan A / plan B, c’est la méthode du fait accompli. Ne se sentirait-on pas plus proche du tempérament du Général De Gaulle sur ce point précis ?

  42. La campagne que vous nous proposez de mener est-elle d’obtenir des élus pour renforcer financièrement et humainement le mouvement ? Dans ce cas, nous devons définir quels sont nos électorats et vous devez nous fournir des éléments. Si les personnes qui votent aux européennes sont majoritairement des « eurobéats », du style « l’euro c’est chouette, pas besoin de change pour mes we en easyjet », nous avons déjà perdu. Si nous devons convaincre les autres, ceux qui sont en colère, ce texte est flou et mou. On ne pourra convaincre qu’en précisant les plans A et B, en n’ayant pas peur des mots : sortie, nation, protectionnisme, souveraineté… Pour nous sortir du guêpier, nous ne pouvons nous appuyer que sur les peuples-nation d’aujourd’hui, à commencer par les français. Puis, si nous ne préconisons pas une sortie sèche, nous devrons donner les preuves des volontés populaires partout en Europe : luttes, victoires… sur le principe des auditions programmatiques, faire entendre ces voix. Les poignées de main entre chefs ne seront jamais ces preuves.

  43. oui, la question qui nous sera sans cesse posée sera celle de l’Euro
    Et nous devons répondre clairement dans quel cas quittons nous l’euro, dans quel cas nous ne le quittons pas ?
    Il nous faut élaborer des réponses précises.

  44. L’alliance entre « Podemos. », « LFI » et « Bloco de Esquerda » vise-t-elle uniquement à mener des actions communes dans le cadre des élections européennes et constituer un groupe au Parlement européen ?
    Si l’alternative Plan A, Plan B (avec referendum national de sortie de l’UE) n’est pas défendue ou au moins envisagée par les 3 formations, il ne faut peut-être inclure ce point dans le programme européen et l’envisager alors du seul point de vue de nos échéances nationales respectives ?

  45. La résolution commune Bloco-Podemos-FI signée à Lisbonne, qui acte la naissance d’un mouvement européen, débouchera-t-elle sur un programme commun aux trois formations nationales pour les européennes? Dans ce cas-là, qu’adviendra-t-il de ce texte-ci, élaboré et voté par l’ensemble du mouvement FI? Sera-t-il présenté comme une contribution aux discussions tripartites? Nous demandera-t-on de revoter sur le résultat?

  46. La sortie des traités et la stratégie plan A / plan B ne peuvent être décidées qu’au niveau des États et ne sont pas du ressort des députés européens. Il me semble donc qu’il serait préférable de faire campagne sur des sujets qui relèvent de la compétence des députés européens afin de ne pas être accusés d’être hors sujet.

  47. Doussain:
    Je pense que la stratégie plan A/Plan B doit être étayée dans le cadre d’élections nationales, présidentielles. Car ce sont bien les pays respectifs et eux seuls qui décideront de leur sort dans l’Union.

    l’alliance entre Podemos FI et le Bloco vise à créer une dynamique dans le cadre des élections européennes pour constituer des groupes au Parlement européen, et mener des actions communes à cette échelle pour faire entendre la voix populaire dans ces institutions souvent vues comme hors sol, ce qui ne demande pas particulièrement d’établir une stratégie nationale, de plan A – B, soumise au référendum, de réfléchir à l’après sortie, etc…

  48. De bonnes idées. Ceci dit, là où les électeurs nous attendent c’est sur l’explication claire de nos plans A et B et en particulier si, à quelles conditions et quand nous envisageons de quitter l’Union et encore si nous proposons ou non de quitter la zone euros en proposant un retour à la monnaie nationale purement et simplement ou en l’utilisant en France une monnaie et l’euro au niveau des relations internationales ?
    Car, ne nous leurrons pas la question lancinante ne sera pas sur notre programme mais : quittez-vous l’UE et abandonnez-vous l’euro ? Alors, il faut y réfléchir ensemble et décider pour la campagne.

  49. Antoine Bouveret
    « souveraineté des peuples là ou elle s’exprime » : ?? cela ne veut rien dire ! Réfléchissez très profondément à vos propres mots : concrètement c’est quoi, ça veut dire quoi, c’est qui ? Dire une chose, ce n’est pas la faire exister (malheureusement).
    « au parlement européen dans une moindre mesure » : Quelle est très concrètement cette « moindre mesure » ? pourquoi pas plutôt dans une plus grande mesure ? vous voulez plus ou bien moins de supranationalité ? Vanter la « souveraineté des peuples » (?) dans le cadre d’un parlement européen (qui aurait du pouvoir si je vous suis bien), c’est objectivement contradictoire. Ou bien un peuple est souverain, ou bien il ne l’est pas, point.
    « faire une fronde en Europe suffisamment forte » : Quoi ?? cela ne veut rien dire ! Sarkozy déjà disait « La France forte » en slogan. Justement, si on sort des slogan, concrètement on fait quoi avec la construction européenne (à considérer qu’il faille continuer de la faire) ?
    « ramené les dirigeants européens à la raison » : c’est à dire précisément ?? Et si on reprenait nous même notre destin en main et notre raison en ne repartant pas s’abandonner dans d’improbables constructions institutionnelles européennes dont on ne sait pas à ce jour qui, à terme, en profitera, notamment pour s’en mettre plein les poches ?

  50. George Lebras souvenez vous que nous sommes dans le cadre des élections européennes, donc oui nous parlons de souveraineté des peuples là ou elle s’exprime, au sein des nations et au parlement européen dans une moindre mesure. Et oui notre objectif est de faire une fronde en Europe suffisamment forte pour ramené les dirigeants européens à la raison.

  51. Michel B. à Ys
    Quoique dirimant pour vous, la dénucléarisation doit être un sujet mis sur la table que ce soit pour le civil ou le militaire. Les conditions de cette dénucléarisation doivent être définies en concertation avec les autres pays européens. Le travail, à ce stade, consiste à contribuer à chacun de ces 5 thèmes pour enrichir, préciser les idées de base.
    Par ailleurs, ne faites pas votre D. Trump, la Russie n’est pas notre ennemi quoique les médias peuvent en dire. Etre « bisounours » c’est plutôt oublier que les gentils Américains sont les plus féroces guerriers du monde (budget, interventionnisme, … )

  52. il est souhaitable d’engager la dénucléarisation CIVILE de l’Europe MAIS IRRESPONSABLE d’engager la dénucléarisation MILITAIRE de l’Europe !
    Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours et Poutine a déjà montré avec velléités ses vues sur quelques territoires (Georgie et Crimée) il a quelques ambitions sur Léttonie, Lituanie et Estonie.
    Pour le reste ce programme me convient MAIS la dénucléarisation MILITAIRE de l’Europe est dirimant pour que je défende un tel programme et je le regrette

  53. Rappeler aussi que le vote de 2005 contre les traités européens a été majoritaire; malheureusement les gouvernements successifs se sont assis sur le vote du peuple. Ceci est inadmissible et continue à l’être. Les médias du « oui-ouis » ont partagés leurs propagandes en traitant le peuple comme des « incapables à penser », en Grèce, par exemple, le laboratoire de l’application des traités, où le peuple avaient été traités comme des fainéants, etc…, je vous en passe et des meilleurs, n’oublions pas : plus de 65% en 2015, des grecques ont voté contre le diktat de l’UE, qu’a fait le gouvernement actuel?
    Tout ce qui arrive en France aujourd’hui, la casse du Code du Travail, la casse du Service Public, les exonérations fiscales des plus grandes entreprises, la vente du patrimoine et de notre savoir-faire aux vautours sont les exigences de ce diktat. Donc il est plus que jamais le temps d’exprimer nos alternatives et notre dénonciation des politiques austéritaires sui ne mènent qu’au chaos et la montée de l’ED.

  54. Il faut expliquer de manière claire la stratégie Plan A plan B. Et dire clairement quelle sera notre attitude en cas d’échec du plan A. Syriza a refusé d’aller au bout de la démarche de rupture de la politique des mémorandums et des exigences inhumaines de la commission européenne. Nous ne pouvons pas faire silence sur les conséquences prévisibles d’un échec du plan A. Le peuple doit savoir ce que nous ferons et comment nous proposons de sortir des carcans que nous imposent les traités européens. L’indépendance nationale et la souveraineté du peuple français ne se marchandent pas. Renégocier les traités, certes mais quelles seront les limites de l’inacceptable pour la France Insoumise ? Cette question est centrale et ne peut faire l’objet de confusion ou de non dits.

  55. Quand vous dites « la souveraineté populaire », c’est la souveraineté nationale ? ou celle d’un éventuel idéal « peuple européen » ?
    Que signifie très concrètement « le droit à la désobéissance aux règles européennes » ? Désobéir aux traités et aux directives européennes ? Ce serait irresponsable !
    Concrètement, « Combattre les traités européens » veut dire quoi ? Refuser de payer les sanctions ? Ce ne serait pas respectueux de nos partenaires européens, du droit international et peu démocrate de la part de France insoumise !
    Comment voulez vous « Lutter contre (…) l’impunité des GAFAM » sans sortir concrètement des traités européens (notamment de l’article 38 TFUE) par l’application de l’article 50 du TUE ? je reste ouvert à toute idée en la matière qui reste responsable, sérieuse, réfléchie et concrète…!
    Je pourrais continuer comme ça pour tout le reste.
    Dites aux Français, et surtout à vos militants, par loyauté envers eux, au moins, une bonne fois pour toute explicitement que vous prévoyez en ultime recours (quitte à mettre de côté temporairement la vision Internationaliste de FI) de mettre en oeuvre l’article 50 du TUE pour nous sortir de l’UE ! N’existant pas d’autre alternative juridique, dites nous alors, sinon, ce que vous prévoyez Concrètement de faire pour appliquer tout ce que vous prétendez (qui est génial, ce n’est pas la question !!). On veut bien suivre, comme des moutons, toutes ces belles promesses, mais cela ne vous empêche pas pour autant de ne pas nous prendre pour des imbéciles incapables de comprendre le fonctionnement des institutions supranationales et des traités qui les régissent. Et par là donc ce que vous en faite, par principe de réalité. Merci

  56. La Politique Agricole Commune est le premier budget et principe fondateur de l’Union Européenne.
    Plutôt que de « Défendre une politique agricole commune tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes pour une consommation bio et locale » comme il est proposé dans ce texte, il serait plus approprié de proposer de « Transformer la politique agricole commune en une politique alimentaire commune, au bénéfice des productrices et des producteurs locaux (le terme « exploitations écologiques » est un oxymore, et ce sont les femmes et hommes qui importent d’abord, pas les structures de production …), de la santé des consommateurs et de la protection de la planète par l’agroécologie (plus juste et plus large que bio).
    Pour plus de détail : https://www.humanite.fr/agriculture-pour-une-nouvelle-gouvernance-de-la-politique-alimentaire-631218

Commentaires fermés.