Première base de travail pour l’élaboration d’un programme pour les élections européennes : partie 3

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Cette page est dédiée aux contributions sur une partie du texte programmatique pour les élections européennes. Voir le texte en entier.

3) DÉFENDRE L’ÉCOLOGIE ET LA SANTÉ EN DÉGAGEANT LES LOBBYS

  • Interdire toute nouvelle exploitation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, gaz de schistes) dans l’UE
  • Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables et un plan européen de ferroutage
  • Arrêter la privatisation et la destruction des services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc)
  • Abandonner le marché carbone et le remplacer par des interdictions et taxations des pollutions
  • Interdire le glyphosate, la culture et l’importation d’OGM et proposer un plan de sortie des pesticides
  • Défendre une politique agricole commune tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes pour une consommation bio et locale
  • Lutter contre la souffrance animale
  • Faire un plan pour la biodiversité en Europe
  • Faire de l’eau un bien commun, interdire sa gestion privée et garantir le droit à l’eau
  • Soutenir la proposition d’un tribunal international de Justice climatique et contre les écocides (crimes écologiques) pour juger les États et multinationales
  • Interdire les perturbateurs endocriniens
  • Protéger les lanceurs d’alerte

64 réponses à “Première base de travail pour l’élaboration d’un programme pour les élections européennes : partie 3

  1. Nous proposons :

    – Ajouter :
    après la phrase : « Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables »
    insérer ici : « et qui économise l’énergie en particulier par la rénovation du bâti »
    (l’Europe doit aussi agir dans ce domaine pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement)

    – Ajouter :
    après : « Interdire »
    insérer ici : « les produits phytosanitaires dangereux comme… »
    (pour ne pas réduire l’interdiction au seul glyphosate)

    – Ajouter :
    ajouter un alinéa : « Définir une politique alimentaire commune »

    – Ajouter :
    après : « Faire un plan pour la »
    insérer ici : « préservation de la » (précision)
    avant : « biodiversité en Europe »

    – Supprimer :
    « Protéger les lanceurs d’alerte »
    supprimer cette proposition du paragraphe 3 et la placer dans le paragraphe 1 (les lanceurs d’alerte doivent être protégés quel que soit le domaine dans lequel ils alertent, dès que leur alerte va dans le sens de l’intérêt général , et pas que dans le domaine de l’écologie et de la santé )

    – Ajouter :
    ajouter un alinéa : « Promouvoir la règle verte en Europe : ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu’elle peut supporter »
    (proposition phare de la FI qui a été oubliée dans ce texte)

  2. – Revoir les procédures d’homologation des semences, médicaments et produits chimiques pour plus de transparence: rendre publique les rapports scientifiques complets, faire financer les études par l’industrie et les confier à des chercheurs indépendants, lutter contre le pantouflage entre ces agences et l’industrie. Sont concernés ici (au moins) les agences suivantes : Agence de sécurité alimentaire Européenne (EFSA), l’agence européenne des produits chimiques (ECHA), ou l’agence européenne du médicament (EMA).
    – Autorisé la commercialisation des formes alternatives de médication (phytothérapie) et des semences paysannes. Ce qui nécessite de virer de toutes ces agences, définitivement, les lobbys !

    Agriculture
    Sortir de la logique de surproduction, défavorable aux agriculteurs en terme de rapport de force pour les prix et défavorable à l’environnement car soutient l’agriculture intensive. Défavorable à la qualité nutritionnelle des aliments, le seul gagnant c’est l’industrie agro-alimentaire, très friande de travailleurs intérimaires et détachées. La situation de surproduction organisé (e.g. suppression des quota laitier) et n’est donc pas durable sur les trois points de vue, social, environnemental et économique et n’a pour seul bénéficiaires, les actionnaires de l’agro-alimentaire.

    Deux études récentes mettent en cause directement les pesticides et l’agriculture intensive comme responsable du déclin sans précédent de la biodiversité dans les campagnes Européenne, en Allemagne les insectes, en France les oiseaux.

    « Faire un plan pour la biodiversité en Europe » il y en a déjà plusieurs… cette proposition fait un peu tarte à la crème, quelle proposition concrète ? On pourrait regrouper la dessous toutes les autres propositions, peut-être faut-il l’inclure dans le titre.

    Il faudrait rajouter un point sur les villes, meilleurs urbanismes : politique de transport en commun et vélo, sortie du tout voiture, verdissement des villes (arbres et parc, réduction des surface imperméabilisé etc…), meilleurs répartition spatiale logement-travail-commerce. L’Europe surveille la qualité de l’air, c’est bien, mais elle pourrait aussi financer les métropoles pour des autoroutes à vélo, des plans de transport en commun gratuit, de nouveau transport public (tramway téléphérique etc…). Directive contre l’étalement urbain.

    La création d’un tribunal international de Justice climatique et contre les écocides est une très bonne idée à mettre en avant, car probablement consensuel à l’intérieur des peuples Européen. Evidemment les lobby vont raller (Monsanto en tête car ils connaissent déjà !).

    Sans doute faire une proposition pour restreindre drastiquement les activités des lobbys. « Durcir drastiquement les règles concernant les activités des lobbys : transparence accrus et contrôle sur les sommes dépensés, interdiction d’entrer au parlement et des « cadeaux » (resto et autre), création d’un bureau d’investigation sur les conflits d’intérêt des parlementaires et, surtout, dans les commissions etc… ».

  3. ENERGIE ET CLIMAT
    Le réchauffement climatique menace chaque jour un peu plus l’équilibre entre la planète et ses habitants. Loin de faire face à l’urgence, l’Union européenne, refuse d’abandonner le nucléaire et les énergies fossiles et laisse la transition énergétique dans les mains du marché.
    Adopter la règle verte, reconnaitre l’énergie comme un bien commun et faire le pari résolu de la transition écologique à l’échelle européenne sont les seules réponses valables pour préserver le climat, la planète et assurer l’avenir des générations présentes et futures.
    1. [Notre constat] L’Union européenne, un modèle carboné
    a. Mettre la transition énergétique sur les rails au lieu de défendre le « business as usual »
    L’UE en train de réviser ses objectifs pour 2030 en termes de part d’énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique (les trilogues devraient être terminés début juin 2018), deux piliers de la transition énergétique. Plutôt que de viser des objectifs ambitieux, l’UE préfère suivre les trajectoires prévues par les marchés. En faisant cela, elle cajole les marchés toute en se privant de toute impulsion politique en faveur de la transition énergétique. Réviser ces objectifs à la hausse (au minimum 45% pour les énergies renouvelables et 40% pour l’amélioration de l’efficacité énergétique) est la condition indispensable pour mettre la transition énergétique sur les rails.
    b. Mettre fin aux privilèges pour les énergies fossiles
    Alors que les énergies fossiles sont la principale source d’émission de gaz à effet de serre, l’UE continue de fortement les subventionner. Depuis 2015, la Banque européenne d’investissement (BEI) a financé, à travers le « Plan Juncker », à hauteur de 1,85 milliards d’euros des projets reposants sur les combustibles fossiles. Le Fonds pour connecter l’Europe permet également de financer des projets énergétiques nocifs comme par exemple les gazoducs Midcat et Eridan qui prévoit de traverser la France du nord au sud. Enfin, les mécanismes de capacité permettent aux centrales thermiques fonctionnant sur les énergies non renouvelables comme le charbon, le gaz ou le pétrole de recevoir des subventions publiques. Ces subventions directes ou indirectes aux énergies fossiles doivent cesser et être rediriger vers les énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique. De plus, toute nouvelle exploitation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, gaz de schistes, uranium) doit être interdite dans l’UE y compris dans les DOM-TOM comme en Guyane où Total prévoit d’exploiter du pétrole.
    c. Arrêter la politique de l’autruche nucléaire
    Le mix énergétique, et donc la part d’énergie nucléaire dans la production totale d’énergie, est une compétence exclusive des États membres, toutefois l’UE apporte son soutien à l’industrie nucléaire, en particulier au projet ITER, un véritable gouffre financier (l’UE y a déjà investi pas moins de 6,6 milliards d’euros). Par ailleurs, la question de la sureté nucléaire, échappe toujours au contrôle démocratique puisque seul le Conseil, les États membres donc, a son mot à dire sur le sujet. Il faut de toute urgence que l’UE arrête de soutenir l’industrie nucléaire, que l’ITER soit abandonné, que le Parlement européen puisse co-légiférer en matière de sureté nucléaire et que le traité Euratom soit abrogé. De plus, l’accent doit être mis sur la coopération entre pays européens, notamment avec l’Allemagne, pour échanger des bonnes pratiques en matière d’abandon de l’énergie nucléaire et de démantèlement des centrales.
    d. Reprendre les clefs du marché carbone à la finance
    Le cas du marché carbone est paradigmatique de la vision de l’UE de la crise climatique. Se refusant à une quelconque régulation contraignante, l’UE a mis en place un marché, le plus important au monde, qui permet d’échanger des droits de polluer contre des crédits carbone. Si ces crédits ou quota d’émissions ne sont pas suffisants, les entreprises ou les pays concernés peuvent en acheter de nouveaux, souvent à un prix dérisoire. Si certains dysfonctionnement ont été corrigé depuis la création du marché la finalité reste la même : donner aux marchés financiers les clefs de notre politique climatique.
    Au-delà de l’inefficacité du système, celui-ci conduit à une financiarisation des écosystèmes. C’est dans la même logique qu’Emmanuel Macron a lancé le One Planet Summit en décembre 2017 : faire en sorte que les investisseurs profitent « des opportunités » offertes par le changement climatique pour ouvrir de nouveaux marchés. Le climat ne peut en aucun cas être un objet de négoce, toute solution reposant sur les règles du marché est voué à l’échec. Il faut au contraire mettre en place des objectifs contraignants de diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre via des plans sectoriels. Pour cela on peut reprendre l’exemple des gaz fluorés CFC, seule législation internationale contraignante qui a véritablement obtenue des résultats probants.
    e. Cesser le soutien au gaz « naturel »
    La Commission européenne présente le gaz « naturel » comme plus propre que les autres énergies fossiles or les émissions de méthane (un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone) durant tout le cycle de vie du gaz ne sont pas prises en compte. Plutôt que venir en appui aux énergies renouvelables, le gaz « naturel » freine le développement des énergies propres et perpétue le modèle extractiviste. Les gazoducs Eridan et Midcat ne doivent pas être construits.

    2. [Notre projet] Faire de l’Europe la pionnière d’une énergie propre
    Pour éviter que le réchauffement climatique ait des conséquences catastrophiques mais aussi pour améliorer la qualité de l’air et combattre la précarité énergétique, nous devons de toute urgence viser la neutralité carbone, c’est-à-dire ne pas rejeter à l’atmosphère plus de gaz à effet de serre que la planète peut en absorber. Pour cela, l’accent doit être mis sur les économies d’énergie et la sobriété, en premier lieu dans les secteurs énergivores. Dans le même temps il faut d’un coté développer les énergies renouvelables et de l’autre améliorer l’efficacité énergétique.
    Des scénarii démontrent qu’une production de 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050 est possible. C’est le cas du scénario Négawatt pour la France pour l’ensemble du secteur énergétique. L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) propose également un mix 100 % renouvelable pour le secteur électrique à horizon 2050. Pour l’essentiel ce n’est pas un problème technique, les techniques des énergies renouvelables s’améliorent continuellement, mais c’est bien une question de choix politique.
    Une autre politique énergétique aura des effets très bénéfiques sur l’emploi. Selon la Plateforme emplois-climat il est possible de créer un million d’emploi net en France dans les secteurs d’activité qui contribuent à la transition énergétique. La création de ces d’emplois peut à la fois répondre aux besoins sociaux et écologiques, réduire les inégalités, l’insécurité sociale et le chômage tout en atténuant au maximum la crise écologique.
    Les collaborations et les coopérations entre pays mais aussi entre villes et régions d’Europe doivent être renforcées en matière d’échange de bonnes pratiques, d’expériences et d’avancées technologiques, notamment sur la question du stockage de l’énergie. Dans le même temps, il faut privilégier les circuits courts de production et de distribution d’énergie, ce qui peut être fait notamment dans les zones transfrontalières.

    3. [Nos propositions] Faire la transition énergétique pour le bien de tou.te.s
    a. Faire de l’énergie un bien commun
    L’énergie est essentielle à la vie, en ce sens, elle doit reconnue comme un bien commun nécessaire à toutes et tous. Le droit à l’énergie doit être effectif en rendant l’accès gratuit aux usages de première nécessité, ensuite une tarification progressive doit s’appliquer pour pénaliser les gaspillages d’énergie. Pour cela, la notion de bien commun (de même pour l’eau) doit être reconnue dans de nouveaux traités, une définition de la précarité énergétique doit être établie et les directives fixant les règles du marché de l’électricité et du gaz doit être remplacées.
    b. Instituer la règle verte
    La règle verte doit être inscrite dans de nouveaux traités afin de s’assurer que l’énergie produite ne se fait pas au détriment des générations futures. Cette règle prévoit l’obligation, à l’échelle de l’Europe, de ne pas prélever sur la nature plus de ressources renouvelables que ce qu’elle peut reconstituer, ni de produire plus que ce qu’elle peut supporter.
    c. Créer un monopole public de l’énergie en socialisant les grandes entreprises énergétiques
    Pour pouvoir mener à bien la transition énergétique, l’énergie ne doit pas répondre aux intérêts privés et à l’appât du gain. Au contraire, la production, le transport et la distribution d’énergie doivent devenir propriété publique seule solution pour que l’énergie échappe à la logique de la concurrence et que les décisions prises soit le résultat de grands débats démocratiques. Pour se faire, les grands groupes énergétiques comme EDF, Engie et Total doivent être sociabilisés en évitant les écueils des anciens monopoles étatiques. Les directives de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité et du gaz naturel qui prévoient la libéralisation du secteur doivent être abrogées et les Lignes directrices concernant les aides d’État doivent être profondément modifiées.
    Ce monopole public peut prendre plusieurs dimensions, de façon à répondre aux besoins à différentes échelles, en s’appuyant sur différentes types d’acteurs. Ce retour dans le secteur public permettra également d’offrir un même statut aux salarié•e•s de l’énergie, en étendant le statut des industries électriques et gazières à tou•te•s, afin que la transition énergétique ne se traduise pas par une précarisation de l’emploi. Il s’agira également d’intégrer des formes de décentralisation et de garantir le contrôle citoyen aux différents niveaux de prise de décision.
    d. Impulser des régies publiques locales et encourager l’autoconsommation
    En parallèle de la création d’un pôle public, le développement d’entreprises énergétiques locales basé sur les énergies renouvelables et fonctionnant sous la forme de régies publiques ou de coopératives doit être encouragés. De même, dans le but de rapprocher la transition énergétique des citoyens, l’autoconsommation doit être soutenue. Pour se faire, un statut juridique protecteur doit être créé tant pour les régies publiques coopératives que pour l’autoconsommation.
    e. Créer une écotaxe
    Créer un impôt sur le carbone pour pénaliser fiscalement les industries basées sur les énergies fossiles et les inciter à se tourner vers les énergies renouvelables, tant pour la production interne que pour les importations. L’écotaxe doit être progressive dans le temps et suffisamment élevée pour qu’elle soit à la fois incitative et qu’elle permette de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
    f. Investir massivement pour la transition énergétique
    Peut-être dans la section budget, finances
    g. Autres
    Proposer une législation européenne sur les économies d’énergies (limiter la publicité lumineuse, et donc énergivores, dans les espaces publiques, etc.)

    Liens avec : prises de décision (pouvoir des lobbies dans les instantes européennes, lien du secteur pétrolier et nucléaire avec l’Etat français), mobilité (développent transport ferroviaire, mobilité douce et transport public), agriculture (paysanne et biologique), eau (gestion publique), déchets.

  4. Côté transport, favoriser le maillage européen des pistes cyclables: certains pays (dont la france) sont très en retard à ce sujet (malgré la loi Laure par exemple).
    Si une volonté politique à l’échelle de l’Europe est de mise, planification pour la construction d’un réseau Trans-Européen, en plus de ceux existants déjà.

  5. S’inspirer du modèle de remboursement des soins tel qu’imaginé après la guerre: l’Europe peut se doter de moyens pour financer correctement la santé des citoyens européens, où qu’ils vive,t en Europe.
    Cela passe par une étude approfondie des différents systèmes, par une refonte globale des modèles actuels (suppression ou limitation des mutuelles) et par la nécessité d’exclure des discussions les lobbys pharmaceutiques ou toute personnes/institut susceptible de conflit d’intérêt.

  6. Concernant les espèces en voie de disparition ou très sévèrement importées par les comportements polluants actuels, élaborer un plan sur le long terme pour favoriser le retour en nombre des oiseaux, des abeilles, etc…
    Organiser aussi un contrôle drastique de la qualité de l’eau: nappes phréatiques, rivières, … et prévoir un plan de dé-pollution avec des objectifs ambitieux.

  7. Concernant le ferroutage, il me semble plus qu’urgent de l’encourager (et de taxer les autres pratiques): le ont de l’axe Paris-Bruxelles, j’ai vu ces 30 dernières années la file des poids-lourds s’allonger… à temp point qu’à partir d’une certaine heure (22h environ), les aires d’autoroutes sont pleines à craquer, les conducteurs n’ayant pas d’autre choix que de se garer le long des entrées et sorties d’aire… Quelle vie terrible, se retrouver le long de l’autoroute toute la nuit dans son camion, parfois à plus d’un KM de l’aire en questioN ;-(
    En dehors du désastre humain dans de telles conditions de travail, c’est aussi un désastre écologique évidemment !!
    Plus de train donc et harmonisation du ferroutage entre les pays sont une urgence écologique et sociale !

  8. Les déchets industriels font l’objet de tous les trafics entre les pays du nord et ceux du sud. Beaucoup de ces déchets sont toxiques ou très toxiques et génèrent de nombreuses maladies dans les pays destinataires, sans parler des problèmes de pollutions possibles durant le transport de ces déchets. Par exemple, le transfert des déchets radioactifs entre la France et l’Allemagne ou les transfert des déchets entre les industriels allemands et la mafia du sud de l’Italie. Il convient donc d’imposer l’obligation de gérer les déchets industrielles et ménagers dans les pays d’origine. C’est trop facile et trop dangereux d’augmenter les profits des multinationales en se débarrassant des déchets à bon compte. Une des solutions serait de créer une police de l’écologie.

  9. Partie 3 : La transition écologique
    Finalité: Instaurer une règle verte qui impose de ne pas consommer plus d’une planète. Protéger la biodiversité pour léguer à nos enfants et petit-enfant une planète vivante et vivable. L’Europe doit être solidaire avec les pays en développement en les aidant à l’auto-suffisance dans un mode durable et arrêter de les exploiter.
    Harmoniser les prix ou les taxes pour favoriser les énergies durables et la sobriété. Mettre en place un plan transport européen passager et marchandise. Abonder les projets d’investissement de transition régionaux et nationaux.
    Objectif 1 : Une taxe carbone (ou taxe énergivore) basée sur le mode de production et la distance parcourue (en mode non durable). (Ce n’est certainement pas facile mais il faut bien commencer un jour et accepter l’imperfection).
    Objectif 2 : Sortir des accords de libre échange existants

  10. contribution des groupes d’action des Alpes-de-Haute-Provence

    Réunis le 10 mai 2018, nous avons travaillé collectivement sur la proposition de programme européen. Voici nos propositions de modification du texte.

    TITRE : CONSTRUIRE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE EUROPÉENNE (le verbe dégager dans les titres nous parait inutilement agressif)

    Le texte proposé, sorte d’inventaire à la Prévert, mélangeait les points positifs et négatifs, et comportait peu de propositions positives. Nous avons donc regroupé les propositions de façon plus cohérente, et ajouté quelques points qui nous semblent essentiels.

    • Mettre en place un grand plan européen pour faire de l’écologie une priorité, avec des investissements massifs pour :
    – une Europe 100 % énergies renouvelables, qui s’appuie notamment sur une gestion publique des barrages hydroélectriques, et ne mette pas en danger les forêts
    – développer la « sobriété heureuse » : baisse de nos consommations d’énergie et de nos prélèvements sur la nature
    – un réseau de ferroutage efficace
    -une gestion publique et une protection de la ressource en eau
    – le maintien et le développement des transports publics
    – la protection de la biodiversité

    • Mettre en place une fiscalité européenne favorable aux pratiques écologiques et qui pénalise les pratiques polluantes. Cette fiscalité remplacerait le marché carbone, qui serait donc supprimé.
    • Instaurer le protectionnisme solidaire afin de favoriser la relocalisation de nos productions, et de respecter les économies locales et les écosystèmes du reste du monde (en cessant d’exporter à tout prix et de délocaliser les activités les plus polluantes).
    • Protéger notre santé et notre environnement en encourageant les lanceurs d’alerte et en appliquant systématiquement le principe de précaution.
    • Mettre fin aux pratiques écocides dans l’Union européenne : exploitation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, gaz de schistes), nucléaire, transport routier, pesticides (notamment le glyphosate), culture et importation d’OGM.
    • Défendre une politique agricole commune tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes, pour une consommation bio et locale
    • Lutter contre la souffrance animale
    . Soutenir la proposition d’un tribunal international de Justice climatique et contre les écocides (crimes écologiques) pour juger les États et multinationales

  11. Je rajouterai un point dédié sur la cause animale qui doit être un sujet à part entière :
    – engager une réflexion européenne sur l’ensemble des questions qui se posent (animaux domestiques, élevage, abattage, maltraitance,…Etc)
    – promouvoir l’idée d’une charte du droits des animaux engageant l’ensemble des pays membres afin de faire de l’Europe un modèle mondial sur ce sujet

  12. Rajouter les propositions suivantes :
    – Réduire et même annuler le rôle des lobbys dans les décisions politiques
    – Revenir sur la directive européenne concernant le secret des affaires.

    Prendre conscience de la crise écologique qui nous touche afin de changer nos modes de consommation actuels.
    Il faut promouvoir davantage l’agro-écologie qui utilise moins d’énergie.

  13. Il faudrait insérer dans cette phrase :  » Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables » ceci :

    et qui économise l’énergie en particulier par la rénovation du bâti ( l’Europe doit aussi agir dans ce domaine pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement.)

    « et un plan de ferroutage. »

  14. Propositions de points à ajouter :

    • Garantir l’accès à la santé sur l’ensemble du territoire (médecine de premier recours, médecine hospitalière, prévention…) (Dans ma commune, j’ai créé un centre municipal de santé avec des médecins salariés par la commune : ce type de structure devrait être encouragé et soutenu financièrement)
    • Mettre en œuvre un plan pour la rénovation énergétique du bâti ancien : l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas !
    • Faire de la lutte contre l’obsolescence programmée une priorité, en obligeant notamment les fabricants à garantir leurs produits sur une durée plus élevée, en favorisant la création d’ateliers de réparations (privés, coopératifs et associatifs)
    • Mettre en œuvre un plan en faveur de l’économie circulaire, du recyclage, du réemploi (recycleries…) => en faire une priorité du dispositif FEDER
    • Mettre en œuvre un plan « mobilité » (transports publics, auto-partage, déplacements doux…)
    • Autoriser les subventions à des secteurs stratégiques de l’économie
    • Accompagner les PME, la création ou la reprise d’entreprises sous forme de coopératives (cf. SCOP en France) => en faire une priorité du dispositif FSE
    • Favoriser le portage de terres agricoles par les collectivités locales (acquisition, puis location sous forme de baux ruraux, pour réimplanter une agriculture paysanne de proximité => en faire une priorité du dispositif FEADER (Dans ma commune, nous avons conclu un partenariat avec l’association citoyenne « Terre de Liens », visant à favoriser l’implantation d’une agriculture paysanne et biologique sur notre territoire. Les terres inexploitées ou sous-utilisées seront mobilisées pour implanter des porteurs de projet de diversification agricole (maraîchage, élevage…) : ce type de partenariat devrait être encouragé et soutenu financièrement)
    • Clarifier et renforcer les dispositifs FSE, FEDER, FEADER et simplifier leur accès, notamment pour les collectivités locales

  15. – Proposer un plan européen global de relocalisation de l’activité productrice pour réduire la consommation d’énergie, créer des emplois et redévelopper des filières et écosystème industriels et productifs dans des conditions écologiquement soutenables.
    – Défendre un plan d’action pour la réduction massive de la consommation d’énergie (aides à l’isolation thermique, lutte contre l’internationalisation des chaînes de production, lutte contre le gaspillage énergétique, réflexions sur les secteurs d’avenir et les secteur où l’activité devra décroître…)

  16. – LEVIER [PROPREMENT] POLITIQUE :

    Compléter et nourrir la PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE de ceci :

    – Mise en place d’outils EUROPÉENS de MÉTA-ANALYSE de la situation écologique et sociale (je ne distingue pas les deux) capables d’irriguer de pertinences actualisées une planification écologique alors devenue réflexive (démocratie vivante en situation d’urgence !)
    – Valorisation et connexion aux AUTONOMIES CITOYENNES mieux capables d’initier des solutions transitionnelles viables et fiables que seule l’expérimentation en contexte permet (ZAD évidemment, mais aussi la multitude croissante d’initiatives citoyennes associatives, individuelles ou entrepreneuriales, …).
    …Bref, faire ce que l’on apprend bon an mal à faire lors d’événements tels que « la Fête à Macron »! : des organisations politiques apprenant à accompagner plutôt qu’à transporter (dans un grand et beau bus blanc ! ?)

  17. – LEVIER LOGEMENT-HABITAT-URBANISME :

    La ville européenne actuelle est énergivore et contributrice de l’effondrement de la biodiversité (notamment pour ce dernier, par l’artificialisation des sols et les modalités de construction « conventionnelle » puisant incidemment des ressources limitées telles que celles utiles au béton, aux isolants et menuiseries d’origine pétrolifère, aux menuiseries aluminium…)

    – Promouvoir et homogénéiser la RÉHABILITATION DU PARC IMMOBILIER européen EXISTANT selon :
    1/ des critères de performances thermiques de type RTex française, dans sa version RT2020
    2/ des critères de qualité et de sourçage des matériaux basés sur le principe de la « Règle Verte »
    3/ des critères de proportion de réemploi des matériaux de construction
    4/ des critères de proximité d’approvisionnement en matériaux et énergie
    5/ Etc.

    – Promouvoir et homogénéiser la RÉHABILITATION DU PARC IMMOBILIER européen NEUF selon :
    1/ des critères de performances thermiques supérieurs ou égaux à la future RT2020/BePos française
    2/ des critères de qualité et de sourçage des matériaux basés sur le principe de la « Règle Verte »
    3/ des critères de proportion de réemploi des matériaux de construction
    4/ des critères de proximité d’approvisionnement en matériaux et énergie
    5/ Etc.

    – Promouvoir la BIODIVERSITÉ URBAINE :
    1/ Stratégie de désartificialisation des sols corrélée à l’évolution des transports (fin du tout automobile, promotion transports doux et transports en commun)
    2/ Promotion de l’agriculture urbaine notamment selon des modalités de partages et mises en commun (« villes comestibles » / arbres fruitiers et plantes aromatiques sur espace publics / jardins partagés / cultures hors sols sur emprises artificialisées telles que toitures / cultures hors sols avec stratégie de dépollution sur terrains pollués / etc.)
    3/ Promotion de la colonisation du bâti par le végétal
    4/ …Et puisque l’humain est nature : promouvoir le multi-usage, la vi(ll)e intense, le droit à la ville, l' »urbainité « au sens d’affabilité, la fin du zonagee et de la ville sectorisée avec ses ghettos paroxystiques …par, notamment, des stratégies de réappropriation des centres villes et cités par « republicisation » des espaces, promotion publique de l’occupation des RDC commerciaux en voie de désaffectation par des établissements recevant du public, etc.
    5/ Etc.

    ETC.

  18. – LEVIER ECONOMIQUE : Faire évoluer les critères de valorisation vers le « coût écologique »

    [ 1/ Adosser aux critères conventionnels ce coût à l’incidence ressentie à moyen ou long terme mais à l’effectivité immédiate 2/ Travailler à la substitution rapide des critères conventionnels par les critères de réalité écologique et sociale ]

  19. – LEVIER DU DROIT : Associer la « Règle Verte » à la reconnaissance de l’Écocide.

    […puisque l’écocide intervient en réalité dès le non-respect de la « Règle
    Verte »!]

  20. Mettre fin à la privatisation forcée de l’hydroélectrique… et du rail. Aller vers la gratuité des transports les plus écologiques, et encourager fortement le développement du bus dans les campagnes et des pistes cyclables intercités.
    Permettre la sortie des protéines carnées en limitant la quantité de viande dans les cantines scolaires à un niveau raisonnable (disons un repas par semaine), et en interdisant la publicité pour les produits carnés.
    Imposer la tracabilité de tous les produits marchands. Mettre en place un système européen d’étiquetage simple et fiable, avec trois vignettes de couleur (du vert au rouge, par exemple) : respect de l’environnement, sûreté sanitaire, conditions de travail, et mettre en place une taxe spéciale et l’interdiction de la publicité pour les produits les moins bons sur l’un des trois critères.
    Sortir du nucléaire, maintenant et pour toujours.

  21. Transférer l’intégralité des subventions agricoles à l’agriculture biologique, à destination d’une production locale, de la permaculture et sans monoculture.
    Interdire le transport de marchandise par camion au delà de 200 kms en favorisant le ferroutage.
    Transport en commun gratuit dans les villes et tarification très progressive au kilomètre pour le ferroviaire.
    Entamer une grande campagne pour la diminution de la consommation de viande.
    Levée de l’obligation de vaccination.

  22. Mettre en place une réglementation de transparence et d’éthique en matière de lobbying.

  23. – Mettre un terme aux subventions européennes pour les grands projets inutiles et le nucléaire
    – Etiquette Bio : rigoureusement appliquer aux produits importés les mêmes obligations que pour les produits européens
    – Rompre avec le droit de la concurrence européen actuel : favoriser le bio et le local pour une consommation de proximité (ex. cantines scolaires)
    – Lutter contre la souffrance animale : abolir les aides PAC à la tauromachie

  24. Imposer un contrôle démocratique des institutions européennes qui gèrent l’argent européen de la recherche en santé et notamment la KIC Eit Health, conçue dans le cadre de la doctrine Barroso et gèrent hors de tout contrôle démocratique les fonds publics.

  25. Promouvoir une transition vers une alimentation beaucoup plus végétale et biologique étant donné que l’élevage est le premier contributeur au changement climatique, la pollution de l’eau et la déforestation ainsi qu’à l’exploitation extrêmement cruelle des animaux.

  26. la sécurité sociale européenne pourrait être aussi un moyen de ne pas laisser l’assurance privée gérée les choix de vie professionnelle , l’accès aux soins et le respect d’un équilibre de temps de travail partagé, temps de loisirs et temps de repos (référence à la journée des travailleurs, 1 er mai )

    je n’ai pas vu le mot « investissement et recherche » des nouvelles méthodes alternatives (développer des outils pour les énergies renouvelables qui se recyclent, sans épuiser des matières premières rares)
    -mais aussi développer d’autres formes de travail ou de vie de groupe avec des nouvelles communications (reconnaître les « zadistes », les vies en coopératives comme des nouvelles formes de vie en société apportant innovation, respect de la planète et de ses habitants)
    – appuyer la reconnaissance des soins (développer les recherches) dits naturels : phytothérapie, acupunture, homéothérapie …..comment éviter les lobbyings pharmaceutiques ?

  27. Agriculture

    Le nœud du problème est ici l’utilisation des fonds de la PAC. Celle-ci représente le plus gros pôle du budget européen.

    Si l’on veut garantir l’amélioration qualitative de la production agricole, il faut augmenter la part de la PAC allouée au développement des petites structures, des circuits courts, du bio, …

    Les circuits courts sont à favoriser car il faut aussi limiter le transport de marchandise, source de pollution conséquente.

    Lutter contre la concentration dans cette industrie.

    Energies

    Créer une législation favorable aux investissements dans les énergies renouvelables (défiscalisation, crédit d’impôts,…) pour inciter au développement à l’échelle locale. L’enjeu majeure dans les énergies renouvelables est de :
    – créer un réseau bien maillé à l’échelle des territoires pour sécuriser l’approvisionnement;
    – coordonner production locale et centrales de production.
    Il faut inciter au développement sur ces deux points.

    Favoriser le développement par financement participatif au niveau local.

  28. Peut-on ajouter :

    Lutter contre la logique de concurrence libre et non faussée ancrée dans le droit européen et contre les lobbys et permettre :
    – aux paysans d’utiliser leurs propres semences pour leurs exploitation
    – aux collectivités de favoriser les circuits courts pour leurs cuisines collectives en l’inscrivant dans la loi nationale.

    Ces deux choses sont interdites en raisons des règles de l’UE, il faut faire tomber le dogme de la concurrence au dessus de tout le reste et montrer que l’Europe peut avoir un autre centre de gravité, que ce qui est plus important est ce qui est utile pour l’homme et son environnement, quitte à ce que ce ne soit pas concurrentiel (ex : le rail public, les barrages, l’hôpital, etc..)

  29. Proposition pour le §3 :

    3) DÉFENDRE L’ÉCOLOGIE ET LA SANTÉ EN DÉGAGEANT LES LOBBIES
    • Arrêter la privatisation et la destruction des entreprises et services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc)
    • Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables associé à un plan européen de ferroutage
    • Interdire toute nouvelle exploitation d’énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, gaz de schistes)
    • Augmenter le prix du fret pour limiter les importations et exportations insensées, et promouvoir les circuits d’approvisionnement courts
    • Faire de l’eau un bien commun, interdire sa gestion privée et garantir le droit à l’eau
    • Défendre une politique agricole commune tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes pour une consommation bio et locale
    • Interdire le glyphosate et proposer un plan de sortie des pesticides toxiques
    • Elaborer un plan pour la biodiversité en Europe et interdire la culture et l’importation d’OGM
    • Soutenir la proposition d’un tribunal international de Justice climatique et contre les écocides (crimes écologiques) pour juger les États et multinationales
    • Abandonner le marché carbone et le remplacer par des interdictions et taxations des pollutions
    • Promouvoir une refonte de la recherche pharmaceutique et de la distribution des médicaments
    • Interdire les perturbateurs endocriniens
    • Lutter contre la souffrance animale

  30. Initier des politiques publiques qui promeuvent l’alimentation biologique dans les restaurations collectives(cantines scolaires et autres) sans possibilité d’y déroger.
    Intérêt de protéger les enfants et de les habituer à ne plus accepter comme adultes la malbouffe industrielle.
    A mettre en relation avec les dégâts environnementaux, les conditions de travail, la santé.
    Déplacer les coûts inhérents aux besoins alimentaires vers des producteurs soucieux de fournir à leurs semblables une alimentation saine.
    Disqualifier la rhétorique managériale du » beaucoup et pas cher ».

  31. Il faut aussi accentuer le développement des solutions de mobilités alternatives à la voiture individuelle, avec notamment des aménagements pour la marche, le vélo, vélo électrique, transports collectifs, et bien définir pour chaque mode l’échelle de déplacement (notamment mettre fin aux vols low-cost, cars macron…)

  32. Il faut insister sur l’idée qu une société insoumise doit sortir du nucleaire et developper une politique de protection de la faune et la flore digne de ce nom, nous sommes quand meme dans une grande periode d’extinction de masse. Il est temps d’agir a l echelle europeenne.

  33. Il me semble important d’être plus clair dans la lutte contre le développement de l’énergie nucléaire. Cette question est européenne. Les réacteurs qui se construisent aujourd’hui en Finlande le sont par des sociétés française (Areva) et menaceront l’ensemble du continent.

    Le premier tiret pourrait également être complété : l’uranium est un combustible fossile.

  34. Je crois qu’au delà de l’eau il faut que tous les biens distribués en reseaux deviennent des biens collectifs et des monopôles nationaux ou européens. Aussi bien les transports ferroviaires que l’énergie ou le téléphone et peut être d’autres auxquels je ne pense pas.

  35. Insister particulièrement sur la politique de santé Européenne.
    – Empêcher la privatisation de la santé en Europe (en Allemagne des CHU ont été privatisés !) et renforcer l’investissement public dans les systèmes de santé européens.
    – Limiter la fuite des soignants des pays pauvres Européens. Avec des budgets consacrés à la santé en-dessous de 6,9 % de leur PIB (contre 12% en France), les pays d’Europe Centrale et Orientale, voient partir leurs médecins et leurs infirmiers, dont ils ont supporté les frais de formation, vers les pays d’Europe Occidentale, le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord.
    – Réguler le « health tourism ». Du fait des listes d’attente (chirurgie, greffe, …) ou des coûts exhorbitants de certains soins (dentisterie, …) des patients choisissent d’aller se faire soigner en dehors de leur pays d’origine au détriment d’un parcours de soin et d’une organisation de santé publique cohérents.

  36. Après le 2e point:
    Réorienter le plan d’investissements Junker et les financements du FEI vers des grands projets écologiquement et socialement viables

    6e point complément PAC – Mettre en place une PAC respectueuse des agriculteurs des pays du sud.

  37. Face à l’urgence climatique, nous devons repenser la politique agricole commune ,avec versement des subventions prioritairement aux petites exploitations paysannes. Nous encouragerons le verdissement des surfaces pour une production locale respectueuse des écosystèmes et des besoins vitaux, l’humanité est en danger! Changeons notre système de production et modifions nos modes de consommation sinon nous disparaîtrons car notre planète absorbe ses limites.

  38. Interdire l’usage des pesticides, la culture et l’importation d’OGM, face au désastre écologique, rompre dans l’urgence avec le système d’une agriculture intensive. Nous encouragerons le développement d’une agriculture saine et respectueuse de l’environnement par l’octroi de primes pour le verdissement des prairies.

  39. Créer un logo Produit France de Qualité : respecte l’environnement, respecte le salarié, les circuits courts. ..etc…

  40. Quelques remarques globales :
    – l’écologie ne va pas sans l’implication des citoyens (projets d’énergies citoyennes, demande citoyenne en bio et produits locaux, …). C’est le citoyen qui subit directement les atteintes à l’environnement et qui aujourd’hui exprime cette volonté de préserver nos ressources et améliorer le bien être. Il faut donc une action pour évoquer cette nécessaire implication citoyenne dans les enjeux environnementaux du type :
    => Accompagner les projets participatifs et citoyens pour la transition écologique et énergétique (énergies renouvelables citoyennes, associations de consommateurs et producteurs type AMAP, …)

    – certains thèmes sont absents et pourtant essentiels : déchets et économie circulaire, grand plan forestier énergie-climat (plantation forestière, dvt du bois énergie et du bois construction en substitution aux énergies fossiles et fissiles) et préservation des forêts primaires (reportage d’Elise Lucet sur PEFC et la destruction des forêts d’Europe de l’Est). La préservation de la qualité des sols, même s’il est peut-être peut porteur « politiquement », est le sujet de demain : fertilité et biodiversité des sols, préservation contre la consommation foncière. Enfin n’oublions pas les milieux marins et la méditerranée, joyau de biodiversité et de ressources à préserver.

    – éviter certains formules chocs très caricaturales : interdire toute nouvelle exploitation d’énergie fossile. On ne peut pas y croire : le charbon utilisé en Allemagne et Pologne n’est pas prêt d’être arrêté. Nos voitures vont fonctionner avec de l’essence et du gazole encore un certain nombre d’années avec du pétrole algérien, saoudien, … Le gaz est l’une des énergies de la transition. On ne passera pas du jour au lendemain de la situation actuelle au 100% Enr. C’est démagogique et l’on doit être rigoureux et crédibles dans nos démonstrations même si le plus tôt sera le mieux. C’est donc plus une histoire de formulation.
    De même, sortir du marché carbone. Je sais pas : il faut du réglementaire, c’est clair, mais mettre un prix à la tonne de carbone à un niveau élevé ne me paraît pas une mauvaise solution en complément. Le problème aujourd’hui est que le niveau est beaucoup trop bas de ce marché qui est atone et ne s’accompagne pas de changements importants stratégiques importants(10 €/t).

    – compléter le droit à l’eau pas un droit à l’eau et à l’énergies vitales. Gratuité des biens vitaux et tarifs progressifs pour les gros consommateurs et pollueurs. C’est le principe de la tarification progressive.

    – sur l’agriculture, il manque le mot agroécologie ou permaculture;

    – en complément de la souffance animale, on pourrait indiquer la volonté de sortir de l’élevage industriel qui considère les animaux comme des « choses »

    – sur la biodiversité, c’est trop général. Il existe déjà un grand programme européen qui s’appelle natura 2000. Il faudrait être plus précis : préserver les écosystèmes naturels et leurs valeurs écologiques (pour lutter contre les inondations, stocker le carbone, épurer l’air et l’eau, …), mettre en place un grand plan pollinisateur (notamment les abeilles), nouvelle politique de création d’aires protégées, plan biodiversité en Méditerranée, … Il faut des grandes orientations mais il faut aussi du concret qui montre notre crédibilité.

  41. Et on énumère ceci, et cela, et encore ceci et de nouveau autre chose, … sans compter tout ce qu’on oublie, alors qu’il n’y a qu’une position à avoir : sortir unilatéralement de l’Europe et de l’euro.

    À partir du moment où l’on dit qu’il faut sortir de l’Europe capitaliste, toutes les autres questions ne se posent plus;
    Toutes ces autres questions ne servent qu’à contourner la seule question qui veille : sortir oui ou non, et sortir sans négociation.

    Je mets ici la contribution suivante avec laquelle je suis entièrement d’accord :
    « Il est grand temps de convaincre les gens qu’être profondément anti-capitaliste aujourd’hui n’est plus une posture idéologique de gauchiste(même sincère),mais UNE QUESTION DE SURVIE. Voilà à mon sens l’idée que les INSOUMIS se doivent de porter haut et fièrement.
    Le pouvoir financier, associé à un pouvoir politique soumis, nous mène au DESASTRE. »

    En conclusion je citerai une dernière fois E ; Todd : « Rien n’est jamais politiquement possible si l’on ne s’assure pas d’abord du contrôle de sa monnaie (NB : la France insoumise ferait bien d’en prendre de la graine).

  42. Le droit à la santé passe aussi par la mise en place d’une sécurité sociale solidaire à 100%, financée sur les revenus du travail et les revenus financiers qui nous permet de faire face à tous les aléas de la vie tels la maladie, la maternité, l’invalidité, les AT/MP, la perte d’emploi, la perte d’autonomie et un droit à la retraite à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) à taux plein (quel que soit le nombre de trimestres travaillés) quel que soit nos moyens.

  43. DÉFENDRE L’ÉCOLOGIE ET LA SANTÉ EN DÉGAGEANT LES LOBBYS
    Défendre l’écologie et la santé en contrôlant/régulant les entreprises (les lobbys ne sont que les émanations du patronat) Mais si l’Europe comme les payas avaient plus d’inspecteurs du travail, des fraudes, fiscaux…

    Proposer un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables et un plan européen de ferroutage (ET le CABOTAGE électrique en atlantique, sur les fleuves ?)

    Arrêter la privatisation et la destruction des services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc) RENATIONALISATION (comment dit-on eu niveau européen ?) de tous les services publiques !

    Abandonner le marché carbone (TERME pas vraiment connu du grand public) et le remplacer par des interdictions et taxations des pollutions

    Interdire le glyphosate, la culture et l’importation d’OGM et proposer un plan de sortie des pesticides MAIS pas QUE ! Relancer les études européennes, recherches (REACH ) sur les cocktails chimiques. il me semble que 500 produits le furent, seulement du fait du lobby chimiquier

    Faire (un peu commun comme verbe, Créer) un plan pour la biodiversité en Europe. SAUVER la biodiversité en Europe par un plan quinquennal…

    Faire (un peu commun comme verbe). L’eau un bien commun, sa gestion doit être publique afin de garantir le droit à l’eau à tous et toutes

    Interdire les perturbateurs endocriniens > à insérer avec ma relance et l’extension du programme REACH, plus haut

  44. Pour ma part je trouve la liste trop longue… je développerai le plan différemment avec les idées fortes qui seraient détaillées ensuite :

    DÉFENDRE L’ÉCOLOGIE ET LA SANTÉ EN DÉGAGEANT LES LOBBYS

    Proposer une transition écologique économiquement viable et solidaire, avec :
    -un plan d’investissement pour une Europe avec 100% d’énergies renouvelables
    -un projet européen de ferroutage pour réduire les émissions de gaz à effet de serre
    -arrêt de la privatisation et de la destruction des services publics nécessaires à la transition énergétique (train, barrages hydroélectriques, etc)
    -abandon du marché carbone et remplacement par des interdictions et taxations des pollutions sur le principe du pollueur payeur

    Défendre une politique agricole commune
    -tournée vers les petites exploitations écologiques et paysannes pour une consommation bio et locale
    -interdiction du glyphosate, de la culture et de l’importation d’OGM et plan de sortie des pesticides
    -lutte contre la souffrance animale
    -plan pour la biodiversité en Europe

    Défendre nos intérêts communs
    -protection et droit d’asile des lanceurs d’alerte
    -garantie du droit à l’eau et interdiction de sa gestion privée
    -proposition d’un tribunal international de Justice contre les écocides (crimes écologiques) pour juger les États et multinationales
    -interdiction des perturbateurs endocriniens et autres substances à la nocivité avérée

  45. Remarque très juste de Grégoire Llorca. Faire de la lutte contre le trafic de la faune sauvage et le braconnage (qui prend de plus en plus d’importance en méditerranée) un point central de cette partie du programme ! Nous devons franchement nous engager aux côtés d’associations qui protègent la biodiversités (comme la LPO, par exemple) à l’échelle européenne, sans belles paroles mais avec des actes, pour enrailler la disparition massive de certaines espèces animales et végétales sur nôtre continent !
    Plus d’infos : http://www.lesoir.be/archive/recup/970814/article/demain-terre/biodiversite/2015-08-24/oiseaux-migrateurs-victimes-du-braconnage-en-mediterranee

  46. Il est important, également, de lutter contre le trafic de faune sauvage (second ou troisième plus gros trafic au monde, selon les sources, après les drogues et au coude-à-coude avec les armes).

    Le développement des réseaux et infrastructures ferroviaires et la gratuité des transports en commun sont également, à mon sens, deux mesures phares pour une transition écologique réussie. Non seulement l’impact sur l’environnement est moindre, mais l’impact sur la société et notamment la manière dont la plupart des citoyens appréhendent l’écologie serait très important.

    Pour beaucoup, l’écologie est synonyme de privation. En rendant les transports en commun gratuits, les citoyens verraient un vrai changement positif au quotidien. De plus, une telle mesure trancherait nettement avec les politiques d’austérité actuelle, poussant ainsi les citoyens à s’interroger sur les autres axes de ces politiques (santé, éducation, etc.)

    Pour finir, je dirais qu’une des mesures les plus importantes consisterait à donner des moyens concrets aux citoyens pour mesurer l’impact écologique des gros projets et à leur donner les moyens de lutter contre. Pour prendre l’exemple des conflits actuels à NDDL, on se rend compte que beaucoup d’écologistes sont désormais occupés à lutter contre le gouvernement plutôt qu’à préparer la transition écologique sereinement. Toute cette énergie et ce temps perdus pourraient être utilisé avec succès ailleurs, si les citoyens disposaient de leviers politiques et juridiques forts pour mettre fin aux grands projets inutiles.

  47. Interdire l’usage de nitrite de sodium dans les usines agro-alimentaire faisant de la charcuterie.

  48. Lancer une grande campagne de sensibilisation à notre surconsommation de viandes; et faire un nouveau labelle +que BIO qui ne regarde pas que la présence de pesticides, mais les conditions de culture / élevage en général, gratuit d’acquisition.

  49. Concernant les barrages hydroélectriques, si ce que j’ai lu est avéré, préciser que la France est le seul pays de l’UE à avoir accepté la privatisation grâce à Sarkozy-Hollande-Macron.

  50. Instaurer le droit de mourir dans la dignité, sans souffrance et de choisir sa propre mort en fin de vie.

  51. Développer beaucoup plus les transports publics dans les zones rurales et remettre la gratuité des transports scolaires dans ces zones ( pour les écoles maternelles notamment).

  52. Je ferai la même remarque que RATEAU Mathieu :
    « Ici, je pense que le terme « en dégageant » a sa place dans le titre. »

    Il me paraît urgent de faire une grande place à la lutte contre les lobbies pharmaceutiques. De nombreux médicaments sont inutiles et dangereux. Il en est de même pour la pléthore de vaccins.
    C’est encore plus clair lorsqu’on connaît l’action et l’efficacité de méthodes de médecines naturelles intégratives et de la prévention (avec informations dans les écoles par exemple sur l’alimentation et la nature du corps-énergie.)

  53. Il ne faut pas oublier nos paysans qui ont souvent des crédits dans les banques françaises comme le crédit agricole par exemple qui les tiens. Beaucoup de paysans ne sont pas des empoisonneurs, ils veulent bien se reconvertir mais quand on a un prêt à rembourser important on est condamné à la croissance, l’extension des surfaces, l’agriculture intensive. Mes propositions
    – reprendre les créances avec la BCE ou Nos banques nationale contrôle par les états,
    – assurer un revenu minimum et encourager la transition écologique et sociale
    – pour le cours des matière premières mettre en place des mécanismes pour sortir des cotations boursières
    – Adapter le plan de transition écologique en fonction de la taille des exploitations
    – Aider l’installation ou la reprise des exploitations avec des prets garantie par la BCE ou nos banques contrôles par les états,
    – Mettre fin à la déréglementation violente sur le BIO, dénoncer les autorisations des cultures BIO hors seul et les interdire

    propose :

  54. « Lutter contre la souffrance animale « , c’est négocier la taille des cages et la longueur des chaînes.
    Il faut lutter pour la libération animale et l’abolition de l’exploitation des animaux non-humains.
    Conscient qu’il est difficile d’interdire la zoophagie du jours au lendemain, certaines pratiques amorales, capitalistes, et contre le progrès scientifique sont cependant à bannir fermement sur tout le territoire européen.
    – Interdire sans condition les tests sur animaux. (aujourd’hui, c’est interdit en UE, mais ça se fait encore, car des dérogations le permettent)
    – Interdire l’utilisation et l’abatage d’animaux pour le divertissement et loisir : corrida, cirques, chasse et pêche, zoos, aquariums et parcs à thèmes. Partout où il y a des cages, il y a de la violence.
    – Cessons de subventionner l’exploitation animale dans l’agriculture. Il est insupportable pour des animalistes de devoir payer un impôt qui ira financer le zoocide.

    Nous sommes tous des animaux sentients. Cessons l’ethnocentrisme de n’appliquer les valeurs de liberté et d’égalité et les droits fondamentaux de droit à la vie et d’intégrité physique et morale qu’a nous-même.

  55. Il ne faut pas oublier la doctrine : Penser Global – Agir Local !
    Il faut créer des partenariats avec les associations, et créer des écoles et formations orientés dans la recherche éco-citoyenne (rassemblement du pôle de la citoyenneté – de l’urbanisme – du transport – de l’énergie etc). Bref, investir au niveau européen, c’est aussi construire l’avenir.

    Il y a déjà de très nombreux acteurs de cette transformation écologique. Il faut leur tendre la main, et les intégrer pleinement dans le projet qui est le notre.

  56. Mise en place d’Eolienne Offshore avec création d’ aquaculture écologique et raisonnée entre les mats, ainsi que d’écloserie ayant 2 buts : l’aquaculture et la densification des poissons en pleine mer

  57. – Recréer les laboratoires nationaux indépendants pour les certifications sanitaires des médicaments , des aliments , et des produits phytosanitaires (ces examens sont entre les mains des lobbys) .

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