Première base de travail pour l’élaboration d’un programme pour les élections européennes : introduction

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Cette page est dédiée aux contributions sur une partie du texte programmatique pour les élections européennes. Voir le texte en entier.

L’Europe insoumise

C’est la saison des tempêtes en Europe. La voix des peuples est toujours ignorée et méprisée. La crise financière n’a pas été réglée. Sous la houlette de l’Allemagne de Merkel, l’Europe devient de plus en plus austéritaire : toujours plus d’austérité de façon toujours plus autoritaire. Le libre-échange, les délocalisations et la concurrence déloyale suppriment les emplois en France. Les droits sociaux et les services publics sont attaqués par l’Union européenne. Le dérèglement climatique s’accélère, mais les lobbys productivistes continuent de faire la loi. L’extrême-droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. La guerre menace à nos portes.

En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. C’est la même politique qui est menée. Macron applique avec zèle les contre-réformes voulues par la Commission et les libéraux européens : destruction du service public de la SNCF, coupes budgétaires massives, démantèlement du code du travail etc.

Heureusement, une alternative existe ! Nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter. La France insoumise et ses alliés européens sont l’opposition populaire à cette Europe du fric. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !

Pour cela, il faut sortir des traités européens. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B.

Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France et contre son alliance avec Merkel en Europe. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.

Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe. Nous nous engageons à :

 

82 réponses à “Première base de travail pour l’élaboration d’un programme pour les élections européennes : introduction

  1. Nous proposons :

    – Remplacer
    « Pour cela, il faut sortir des traités européens. »
    par : « Pour cela, nous voulons renégocier les traités européens »
    (expression plus positive et moins effrayante)

    – Suppression de :
    « Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B. »
    Suppression de cette phrase hors sujet car le plan B ne peut se concevoir que si la FI est au pouvoir en France.

    – Modifier :
    Dans la phrase : « Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s »
    Remplacer le dernier mot par un mot français par exemple : promoteur.trice.s

  2. Dans le paragraphe commençant par « Élisons des députés insoumis.e.s… », nous proposons le rajout de :
    « Ils devront lutter pour faire supprimer ou sévèrement contrôler l’intervention permanente des lobbies industriels et financiers qui influencent l’Union Européenne à tous les niveaux et parviennent à lui faire imposer des directives contraires à l’intérêt général »

  3. CONTRIBUTION DE LAURENT LEGENDRE
    AU PROGRAMME EUROPEEN DE LA FRANCE INSOUMISE
    20 MAI 2018
    PAS DE PLAN A, VITE LE PLAN B !
    Il est illusoire de penser encore en 2018 que la renégociation des traités européens sera possible de façon à appliquer le programme de transition écologique et de solidarité dont les peuples en Europe et partout dans le monde ont besoin.
    Le cadre institutionnel européen fait reculer la démocratie, le pouvoir des représentants des peuples et le pouvoir de contrôle des peuples sur leurs représentants. Les sources sont désormais nombreuses entre Annie Lacroix-Riz, Frédéric Lordon et Coralie Delaume entres autres pour nous expliquer qu’il n’y a pas de dérive de la construction européenne vers le libéralisme depuis 1992, mais au contraire, c’est dans l’ADN des institutions européennes d’être au service du capital pour le partage et le repartage du monde, et cela initialement bien avant la seconde guerre mondiale. Vouloir les transformer est peine perdue, et chaque année qui passe où le camp des progressistes refusent à embrasser cette évidence nous fait perdre du temps sur l’extrême droite.
    Seul le plan B est une stratégie politique valable pour l’émancipation des êtres humains et la préservation des écosystèmes, qu’ils soient français ou d’une autre nationalité. Il faut s’inscrire dans un cadre juridique légal pour quitter les traités et retrouver un cadre national de coopération avec les autres Etats Nations, tous les autres Etats, et en particulier les Etats du pourtour méditerranéen, dont l’Union Européenne nous décentre.
    Montrons l’exemple qu’une politique de protectionnisme solidaire est possible et d’autres nations nous imiteront : pour cela, pour échapper au CETA et aux autres traités de libre échange, laissons de côté les institutions européennes centralisées qui permettent aux lobbies industriels d’être plus efficace que les lobbies citoyens.
    Continuons la bataille idéologique pour faire avancer l’idée que l’Europe est la racine de nos maux, car elle est le cadre institutionnel crée et voulu par le capitalisme pour asservir les peuples aux décisions des mouvements de capitaux et pour mettre en concurrence le pauvre avec son voisin. Les idées positives de l’Europe qui protège et qui permet de partir en vacances sans changer de monnaie doivent être combattues pied à pied dans l’imaginaire populaire. Il faut que nous montrions le vrai visage de l’Europe à nos concitoyens : un espace de concurrence faussée où le riche est libre de déplacer ses capitaux contre l’intérêt général écologique.
    Cette idée est vraisemblablement majoritaire dans le pays comme elle l’était le 29 mai 2005. La stratégie de la France insoumise doit assumer ce retour au cadre national pour une meilleure coopération entre les peuples et une meilleure force du pouvoir politique pour faire reculer les trusts que la mondialisation a créée.

  4. §1 « Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. » ce n’est pas tout à fait vrai vis-à-vis de la Pologne qui va le plus loin dans la destruction de l’Etat de droit. Mais oui il y a aussi la république Tchèque, la Slovaquie et la Hongrie. Peut-être aussi ajouter ici que « cette monté nationaliste illustre la défiance des peuples, (du peuple Européen) envers des institutions Européennes déconnectées, et inaptes à construire le monde voulu par les citoyens ». C’est un rejet de la politique Européenne pas de l’Europe. Je crois qu’il faut absolument distinguer l’Europe en tant que fédération de peuples, voire de peuple tout cours, qui a une place particulière dans le monde, une histoire etc… et la politique menée par les dirigeants, c’est à mon avis primordiale pour convaincre les pro-Européens de voter pour notre projet et les anti-européens, montrer qu’en soit il s’agit simplement d’un choix politique pro-libérale et pas une fatalité, donc qu’ils peuvent voter pour nous aussi.

    §3 très important ce paragraphe, peut-être même développer qui sont les alliés (je sais c’est encore en cours…), où sont-ils ? Pourquoi est-ce important ? Sur quoi sommes-nous d’accord ?

    §4 « empêchent la souveraineté démocratique des peuples » Pour moi c’est un problème de dire cela, car c’est de l’eau pour le moulin nationaliste (mais ça peut faire partie de la stratégie électoraliste ;p), L’Europe est une démocratie très très imparfaite qu’il faudrait améliorer, mais la vérité c’est que ce sont des élus de chaque pays qui décident (sous l’influence de la finance on est d’accord). D’autant plus que le peuple Européen existe de bien des manières. Clairement, il y a une particularité politique (social-démocrate plus ou moins avancé), historique millénaire, et culturel Européenne ça ne fait aucun doute, beaucoup de citoyens en ont conscience et ont un « sentiment » d’appartenance. On ne peut pas opposer un sentiment d’appartenance à une autre. Par exemple, je suis Breton, Français, Européen, et humain, je fais partie d’un corps de métier, d’une entreprise etc… ces appartenances ne sont pas exclusives (cf. nos chers Français d’origine du Maghreb) et ce combine merveilleusement bien. L’Europe fait partie de la vie des gens, l’euro, les vacances (réduction des distance grâce au transport et internet), et pour de plus en plus de jeune et moins jeune: les études, le travail (parfois contraint), la vie de famille transnational. Je pense qu’il faut plutôt réfléchir à comment on répartie les compétences décisionnaire au différent échelon (comme entre les niveaux administratifs en France), quelle sont les éléments que nous décidons collectivement en Europe de mettre en commun d’un point de vue politique, une norme pour tous. C’est sans doute la dernière étape qu’il manque pour traduire en fait politique et institutionnel le peuple Européen. L’évidence bien entendu c’est l’environnement (l’échelle d’action est continental), l’économie, la finance, les taxes etc…, et la diplomatie/défense… et un certain nombre de critère commun sociaux et d’éducation… (la liste n’est pas complète). Donc je crois que l’opposition entre identité Européenne et Etat Nation n’est pas bonne car elle ne correspond pas à la réalité. Nous sommes les deux à la fois à divers degrés.
    J’ai vu une proposition pour une assemblée constituante Européenne, c’est exactement la concrétisation de ce dont je parle en fait : fonder une Europe politique par les citoyens eux même (pour la première fois peut être d’ailleurs). C’est probablement la meilleure sortie par le haut possible.

    Sortir des traités pour en proposer d’autres, il faut peut-être le préciser.

    §6 opposant et proposant, très bien dit … à réutiliser comme formule !

  5. Le groupe d’action de Dole Jura Nord s’est retrouvé le lundi 14 mai 2018 au sujet du programme européen que la France Insoumise portera lors des élections européennes de 2019. Baptiste LONGET, spécialiste du fonctionnement de l’union européenne a animé cette réunion en présentant l’organisation de cette institution pour nous aider à saisir l’intérêt de ce scrutin pour la France insoumise. Cette présentation a pour but de nous permettre d’élaborer des contributions cohérentes et pertinentes pour cet enjeu électoral, que nous pourrons transmettre jusqu’au 20 mai sur le site de l’Europe Insoumise et qui serviront ensuite à la synthèse avant l’élaboration définitive de notre projet européen.
    Premier constat unanime : L’EUROPE ASSURÉMENTM AIS PAS A TOUT PRIX
    Plusieurs pistes que notre programme pourrait emprunter apparaissent pour ce scrutin :
    • Il apportera la possibilité aux électeurs en votant pour des députés insoumis de sanctionner un gouvernement impopulaire. Donc inviter les gens à nous accorder leur confiance pour contester des décisions injustes, inefficaces et inéquitables puisque nous sommes perçus comme principal opposant.
    • Cette élection nous offre une opportunité de communiquer auprès des citoyens que l’avenir en commun est la seule possibilité pour réduire l’inégale répartition de la richesse et les inégalités femmes/hommes, apporter un modèle énergétique respectueux de l’environnement, combattre la fraude et l’évasion fiscale, sortir des plans d’austérité qui accablent les êtres humains. Parallèlement, c’est aussi l’occasion de porter au travers de notre programme la volonté de rassembler tou(te)s celles et ceux qui partagent la même vision de l’Europe du futur.
    • A l’écoute d’une population largement favorable au développement européen, il faut afficher haut et clair notre volonté de construire l’Europe sociale, fiscale écologique et solidaire que les peuples attendent et qui combatte efficacement les nationalismes qui progressent en opposition à l’Europe.
    • Dans un contexte politique largement eurosceptique, le président de la république et ses amis formulent des propositions démagogiques, inapplicables ou non réalistes sur les plans écologiques, fiscaux et militaires entrainant une paralysie dans un système déjà très fragile. Il faut donc expliquer aux citoyens que choisir des députés R.E.M ce n’est pas choisir la cause d’une coopération équitable entre les peuples mais nourrir d’avantage l’europhobie, le nationalisme dans un système où les êtres humains comprennent qu’ils perdent toute souveraineté dans beaucoup de domaines sans compensation démocratique. Ils doivent comprendre que les représentants R.E.M ne s’opposeront jamais à des textes que nous estimerions inacceptables. Pour exemple, dire qu’il est possible d’encadrer les CETA, TAFTA en engageant des garde-fous est un mensonge ; notre formation utilisera tous les moyens possibles pour rejeter des accords économiques non démocratiques et néfaste.
    • Il nous faut expliquer aux futurs électeurs que leurs représentants insoumis s’opposeront à des lois contraires aux intérêts du peuple français et élaboreront tous les amendements possibles avec leurs alliés au parlement européen. Nous inciterons à la désobéissance civique quand il nous sera impossible de faire autrement.
    • Sortir des traités actuels européens en cherchant une association étroite avec d’autres pays pour sortir par le haut d’un système mourant, huit partenaires de différentes nations seraient suffisants pour un amorcer une réforme. Cette alternative est l’une rare possible pour poursuivre l’esprit européen et une coopération équilibrée dans l’intérêt des peuples pour obtenir une harmonisation sociale, fiscale ; un protectionnisme solidaire, écologique ; développer l’utilisation d’énergies renouvelables non polluantes et sortir du nucléaire dans le cas de la France.
    • En parallèle défendre la sortie de l’OTAN pour ne pas être entraîné automatiquement dans un conflit avec un pays avec lequel nous n’avons aucun différend voire, avec le jeu des alliances, un pays ami.

    Toutefois les parlementaires que nous éliront ont un pouvoir d’action extrêmement limité surtout dans un contexte politique fortement eurosceptique où leurs représentants sont fortement présents à chaque étape du processus décisionnel. Les élections passées dans différents états membres ont amené des partis populistes, eurosceptiques (le plus souvent de d’extrême droite) à obtenir de très bons scores leur permettant aujourd’hui d’avoir des représentants en nombre important aux sein des institutions de l’UE et pouvoir ainsi entraver son fonctionnement. A cela s’ajoute le brexit qui pourrait encourager d’autres pays à en sortir et provoquerait la fin de cette organisation.
    Démonter une à une les propositions REM est nécessaire. L’intérêt de cette élection sera d’anticiper sur les thèmes de campagne REM pour se les approprier et proposer en amont des projets avec des objectifs réellement humanistes et écologistes.

  6. S’engager à recommencer l’Europe, ce qui peut paraître bien ambitieux, et pourtant ! L’Europe actuelle, politique et économique s’auto-détruit à cause de ses principes idéologiques libéraux : la concurrence « livre et non faussée », l’indépendance de la BCE, les réglementations supranationales (directives) obligeant les États à abdiquer leur autorité politiqueet les privant s de leurs initiatives sociales et entre autres. La tentation de « reconstruire » ou « refonder » comporte le risque de réutiliser d’anciennes pierres ayant servi à édifier les structures actuelles, inhumaines et antidémocratiques..
    En effet, cette UE actuelle a commencé à se bâtir bien avant le traité de Rome (1957), par la CECA (1951) et même, avant elle la création du Benelux en 1947 et même l »Union Belgo-Luxembourgeoise en 1921 !
    A remarquer, d’ailleurs, que ces Unions étaient toutes à caractère économique principalement, même si les Traités de leurs créations envisageaient tous de » contribuer à l’expansion économique, au développement de l’emploi et à l’amélioration du niveau de vie (Art. 2 du traité de Paris). Il n’en demeure pas moins qu’ils instaurent la libre circulation des biens et interdisent les mesures et les pratiques discriminatoires et restrictives, les subventions, les aides ou les charges spéciales de l’État, par exemple.
    Donc recommencer, ce qui explique la notion de « dégageisme » des représentants de ces institutions délétères et fort éloignées des besoins et soucis du commun des mortels. Donc rien à ajouter à ce paragraphe : »Pour cela, il faut sortir des traités européens. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B. »
    Recommencer l’Europe, c’est sortir des Traités en effet pour une nouvelle Europe voulue par les peuples et forgée pour eux.

  7. Atelier Europe
    Contribution Nelly Lacince / Groupe d’Action Culture Education Montpellier

    Pourquoi avoir choisi comme axe principal du programme FI pour l’Europe, le dégagisme?
    Le dégagisme n’est pas un programme. Il est le résultat d’un programme bien pensé. Ce sont les peuples qui décident du dégagisme au regard de l’élimination des programmes ultra libéraux. Seuls nos choix produiront la disparition de cette Europe inhumaine.
    Qui en 1992 a voté contre Maastricht ? Je fais partie de ces personnes qui déjà refusaient cette Europe là. Je n’ai jamais adhéré à un parti politique. J’ai toujours milité syndicalement et créé des associations visant à produire de nouveaux espaces de respiration et de prise en compte des besoins de l’Homme.
    La classe intermédiaire que nous représentons possède l’arme culturelle. Elle se doit de faire des propositions d’espoir aux classes qui souffrent et ne votent plus.
    Aujourd’hui militante engagée dans la France Insoumise je vous transmets un des axes par lequel nous pourrions développer notre programme.

    Pour une Europe du Progrès Humain d’abord… Il s’agit de ré-humaniser l’Europe…

    L’espace d’action est selon moi l’intérêt que nous voulons porter au Sujet Culturel Européen. A savoir lui offrir toutes les possibilités de son affranchissement, son enrichissement collectif et individuel ainsi qu’à sa circulation et son partage.

    Selon Jérome Brunner Psychologue Culturel Américain et chercheur très controversé autour des années 2000 aux Etats Unis, devenu aujourd’hui une référence en psychologie culturelle :
    « L’Homme possède la capacité de créer de nouvelles situations, d’exprimer de nouveaux scénarii. Dans l’interaction avec ses semblables, il crée en quelque sorte une micro société, réinvente le monde, le reconstruit. Et cette recréation se produit tout au long de la vie. ».
    Pour le chercheur psychanalyste Français, Jean Bernard Paturet écrit, en 2002 dans Psychanalyse à coup de marteau, « la culture est une manière humaine et peut être humanisée d’habiter le monde et non de s’en rendre comme maître ou possesseur.».
    Proposition N°1 : Sortir du déclassement social. Ouvrir ERASMUS à tous les étudiants-es des filières professionnelles.

    Le groupe politique de la France Insoumise élu aura la responsabilité de saisir le monde réel. Par le prisme du sujet culturel il s’intéressera à toutes les catégories sociales ayant pour but de lutter contre le déclassement humain et aura comme seul objectif d’élever et de rendre à l’Homme sa capacité créatrice.
    Proposition N°2 : Sortir du classement des pays par le PIB (Produit Intérieur Brut) pour passer au classement BEB (Bonheur Européen Brut).

    Avec plusieurs penseurs comme Freud ou Durkeim, nous pouvons considérer l’influence de la biologie sur les phénomènes sociaux, sans cependant y associer des recommandations de quelconques pratiques humaines qui pourraient mener à de l’endoctrinement.
    Selon Antonio Damasio dans son ouvrage, ed.Odile Jacob, 2017 L’ordre étrange des choses… La vie, les sentiments et la fabrique de la culture : « … les humains se sont distingués du reste du monde vivant en élaborant une incroyable collection d’objets, de pratiques et d’idées -collectivement nommés « culture » . Cette collection humaine renferme selon lui, les arts, la philosophie, la morale et la religion, la justice, la gouvernance, les institutions économiques, la technologie, la science.» Cela prouve de l’importante disponibilité de l’esprit qui fait que nous disposons de facultés importantes permettant l’invention et la création culturelle.

    De ces constats plusieurs propositions sont à étudier ou à développer :
    N°3 Harmoniser les salaires pour un plus haut niveau de vie dans l’UE, visant l’accès la culture pour tous et toutes.
    N°4 Valoriser les initiatives citoyennes de répartition de financements au service de projet humanistes associatifs (comme par exemple l’ILOT en France).
    N5 Viser l’élévation du niveau d’Education populaire (sportif – scolaire – universitaire).
    N°6 Développer des centres de recherche disposant de moyens importants pour : l’écologie/l’énergie/l’environnement.
    N°7 Créer des laboratoires de recherche publiques dans les domaines, Santé, Education.
    N°8 Créer des Centres de recherche Artistiques dans les domaines des arts vivants danse-théâtre-musique- cinéma, art plastic.
    N°9 Créer un observatoire des richesses, œuvres, recherches, expériences, afin d’adapter les programmes aux besoins de développement selon l’évolution du BEB.
    N°10 Former à l’intervention d’émissaires intergénérationnels pour la PAIX.

    Notre mouvement « La FI », ne peut faire l’impasse ou ignorer cette puissance humaine et politique de développement des systèmes de valeurs à partager. Il s’agit de faire CULTURE, à savoir produire de nouvelles voies recherchant le moyen d’accéder au meilleur score de Bonheur Européen Brut (BEB).
    Autrement dit, s’intéresser au sujet culturel c’est fixer le point d’équilibre humain à atteindre répondant au bonheur, constitutif du développement des pays de l’UE.

    Il s’agit ici d’évaluer et de répondre à l’attente populaire de l’intensité de l’effort politique qui devra être mis au service du sujet culturel européen, sans idéologie. Le dégagisme est une idéologie populiste. Ce sont nos actes qui détermineront le dégagisme.
    Nous sommes toutes et tous acteurs de la Révolution Culturelle Européenne.

  8. L’Europe en commun avec vous.
    Un programme doit être fait de :
    * Finalité (Exemple: Pour une Europe démocratique, Garantir la paix, La transition écologique…), et/ou de principes (exemple : respect de l’humain, droit des peuples à disposer d’eux même, …). Les titres du programme proposés ne sont pas des finalités (exemple : « faire entendre notre voix » n’est pas un but mais un moyen); Le dégagisme non plus, il est surtout la conséquence d’une élection.
    * D’objectifs. Exemple : renégocier les traités, mettre sous contrôle de la BCE et BCI…
    * Propositions de moyens (liste non exhaustive d’idées et de solutions). Exemples pour la démocratie : interdire les conflits d’intérêt des élus et dirigeants, 2 mandats maxi, consultation citoyenne sur certain projets…
    Il manque plusieurs chapitres ou sujets à aborder en particulier :
    * Le financement et la maitrise de l’économie méritent un chapitre à part entière.
    * L’agriculture et la santé : 2 sujets à part entière.
    * Les moyens d’actions possibles pour un groupe de députés Europe Insoumise avec la constitution actuel.
    Ce que l’élection Européenne n’est pas:
    Pour être réellement dans l’optique de gagner ces élections il faut ce concentrer sur l’objectif de l’Europe; ne pas se laisser entrainer sur la politique nationale que l’on essaiera qui n’est pas le sujets.
    Introduction:
    L’introduction doit être un résumé de nos principes : Démocratie, Progrès humain et social harmonisé dans toute l’union, la transition écologique au plus vite, Garantir la paix, Instaurer l’égalité des peuples, Harmoniser la fiscalité …
    Il faut aussi ébaucher ce que peuvent apporter les députés insoumis dans l’état actuel de la constitution : un groupe Europe Insoumise pour être force de propositions, être vigilant et dénoncer tous les dérives anti démocratique, force sociale et écologique. Jouer son rôle de censeur de la commission et du budget.
    Nous devons communiquer que nous nous sommes pour l’Europe, mais pas celle là. D’où la négociation nécessaire des traités avec un Plan A: (à développer) … et Plan B : frextit soumis au référendum.

  9. Insoumis de LAMI Nimes, Gard, Occitanie

    . Permettre aux migrants de disposer de droits, de papiers et de moyens de subvenir légalement à leurs besoins.

    Il s’agit de se donner les moyens d’enrayer la montée de la xénophobie en refusant que des exilé.e.s puissent rester sans papiers, sans droits, sans possibilité de subvenir légalement à leurs besoins, et donc sans avenir, en ou hors de l’Union Européenne. Revendiquer des droits et des papiers contribue à créer les conditions d’un accueil digne et de sortir par exemple de la crise de l’hébergement d’urgence : sans titre de séjour, les exilé.e.s entrent dans le dispositif, et ne peuvent en sortir «par le haut» faute d’autorisation de travailler, ce qui entretient le phénomène d’engorgement.
    Il est également juste de mettre un terme aux accords déléguant à des pays hors UE la gestion humanitaire et administrative des exilé.e.s souhaitant se rendre dans l’UE. Aujourd’hui les accords UE – Turquie et la possibilité dans Dublin IV de faire traiter les demandes d’asile dans des pays tiers dit « sûrs» ne résolvent rien et entretiennent au contraire une sur enchère répressive et xénophobe.

  10. .Amendement Insoumis des insoumis LAMI Nimes, Gard, Occitanie

    Permettre aux migrants de disposer de droits, de papiers et de moyens de subvenir légalement à leurs besoins.

    Il s’agit de se donner les moyens d’enrayer la montée de la xénophobie en refusant que des exilé.e.s puissent rester sans papiers, sans droits, sans possibilité de subvenir légalement à leurs besoins, et donc sans avenir, en ou hors de l’Union Européenne. Revendiquer des droits et des papiers contribue à créer les conditions d’un accueil digne et de sortir par exemple de la crise de l’hébergement d’urgence : sans titre de séjour, les exilé.e.s entrent dans le dispositif, et ne peuvent en sortir «par le haut» faute d’autorisation de travailler, ce qui entretient le phénomène d’engorgement.
    Il est également juste de mettre un terme aux accords déléguant à des pays hors UE la gestion humanitaire et administrative des exilé.e.s souhaitant se rendre dans l’UE. Aujourd’hui les accords UE – Turquie et la possibilité dans Dublin IV de faire traiter les demandes d’asile dans des pays tiers dit « sûrs» ne résolvent rien et entretiennent au contraire une sur enchère répressive et xénophobe.

  11. Ci dessous amendement du GA « Isoumis de LAMI . Nimes, Gard, Occitanie

    Dans l’introduction

    Paragraphe 2 ligne1 après ….la commission et les libéraux européens :

    ……… « avec lesquels, depuis Maastricht, coopèrent étroitement via la COREPER et le le Groupe 133 non à leur insu comme ils prétendent, les gouvernements respectifs des pays membres , co-responsables donc des dégâts économiques et sociaux causés par les directives européennes

  12. J’approuve dans l’ensemble cette intro.
    Pour lui donner un peu plus de corps, je rejoins la suggestion d’Alexandre Duclos : il faut rappeler que l’Europe n’a pas toujours été ultra-libérale et anti-sociale, et qu’elle l’est devenue avec le Traîté de Maastricht ! Il devient ainsi tout naturel de souligner que le plan A rien d’autre qu’un retour aux fondamentaux de l’Europe.

  13. Il n’y a pas de plan A possible : plan B tout de suite !

    Tous nos conquis ont été gagnés dans le cadre national, 1936, Conseil National de la Résistance après 1945, mai 68. Et perdus dans le cadre européen, l’Union Européenne orchestrant depuis Bruxelles cette attaque généralisée contre nos droits. La « construction européenne », c’est la mise en place d’un cadre réglementaire libéral (la fameuse « concurrence libre et non faussée ») pour le seul bénéfice du grand patronat.

    Qu’on se souvienne du Traité de Maastricht et de ses « critères de convergences » qui ont organisé la mise sous tutelle par la commission européenne du budget des États membres de la CEE/UE. Qu’on se souvienne du Traité de Lisbonne (réintroduction par la fenêtre en 2007 du TCE chassé par la porte lors du référendum de 2005), traité qui impose que tout texte européen doit être transcrit en droit local dans les deux années qui suivent son adoption par l’Europe.

    Le rouleau compresseur ultra-libéral qui nous écrase actuellement, et contre lequel par exemple les cheminots se battent avec panache pour rejeter le diktat organisant la privatisation de la SNCF, sera en difficulté si nous mettons aussi en avant la nécessité de la sortie de la prison des peuples instaurée par la construction européenne.
    La bourgeoisie n’acceptera jamais la moindre concession sur les traités qui lui permettent d’exercer de plus en plus ouvertement et facilement sa dictature contre le peuple travailleur. Il n’y a pas de plan A possible. Le carcan européen qui entrave les peuples ne peut qu’être brisé : seul le plan B nous permettra de reprendre notre destin en main pour le progrès social et politique pour le peuple de France.

    L’exemple de la Grèce illustre d’ailleurs malheureusement bien l’impossibilité de vouloir changer l’UE seule de l’intérieur. Certes la Grèce était faible. Mais en raison du développement inégal des pays au sein de l’UE, croire possible la construction d’un rapport de force simultané en Europe pour « changer l’UE » est illusoire. Attendre que des gouvernements de gauche radicale soient élus dans tous les pays, c’est se lier les mains à l’UE et lui permettre d’accroître les souffrances des travailleurs pendant de nombreuses années.

    Non, un gouvernement progressiste élu en France ne pourra lier son destin aux décisions des autres gouvernements européens : il devra appliquer sa politique, en rupture avec les diktats européens, en reprenant le contrôle de son budget. La rupture avec l’UE sera un préalable et une condition sine qua non de réussite d’une politique progressiste. Et c’est fort d’une souveraineté reconquise, que ce gouvernement mènera une politique d’alliance, en toute liberté, avec les peuples d’Europe comme avec le peuples des autres continents, et notamment les peuples situés de l’autre côté de la Méditerranée avec lesquels nous avons des liens historiques.

    William ROGER, France Insoumise Tourcoing (Nord)

  14. contribution des groupes d’action des Alpes-de-Haute-Provence

    Réunis le 10 mai 2018, nous avons travaillé collectivement sur la proposition de programme européen. Voici notre proposition de nouvelle version du texte.
    Un fichier visualisant les changements, suppressions et nos commentaires en différentes couleurs peut vous être envoyé.

    C’est la saison des tempêtes en Europe. La voix des peuples est toujours ignorée et méprisée. La crise financière n’a pas été réglée. Le libre-échange, les délocalisations, le manque d’harmonisation fiscale et sociale, la concurrence déloyale suppriment les emplois en France. Les droits sociaux et les services publics sont attaqués par l’Union européenne. Le dérèglement climatique s’accélère, mais les entreprises multinationales continuent de polluer et de faire la loi. L’extrême-droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien.
    En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. C’est la même politique qui est menée. Macron applique avec zèle les contre-réformes voulues par la Commission et les libéraux européens : destruction du service public de la SNCF, coupes budgétaires massives, démantèlement du code du travail etc.
    Heureusement, une alternative existe ! Nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter. La France insoumise et ses alliés européens sont l’opposition populaire à cette Europe de l’argent. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !
    Pour cela, il faut sortir des traités européens qui organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons dans notre programme l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B. Le plan A consiste à proposer une renégociation des traités européens. Le plan B correspondrait, si cette renégociation était refusée, à sortir de l’Union européenne telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.
    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement qu’une autre politique européenne est possible. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.
    Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe. Nous nous engageons à :

  15. quelques observations
    parler et nommer mme Merkel c’est lui donner trop d’importance comme les autres elle n’est pas eternelle par contre designer le parti et les idées qu’elle represente serait plus judicieux pour l’avenir des europeens en general cessons d4ignorer les autres peuples constititutifs du continent europeen qui ont les memes devoirs et droits que les peuples franaçais et allemands

    sur le Plan A/B et la negociation des traités il me semble que le fait de leurs indiquer nos intentions a l’avance va leurs permmettre qu’ils prepârent leurs riposte comme ils ont fait avec tsirpas e la grece
    Donc avec les rusés il faut agir en ayant toujours des possiblitées de innantendus au cas ou et donc IMAGINER LA OU LES CHEMINS POSSIBLES auquels ils peuvent vouloir nos ammenner et
    ainsi preparer un plan secret non divulgable dit PLAN C POUR GARDER LA MAIN AU CAS DE ECHEC DU A ET B

    Charte havane article 1er relever le niveaux de vie plein emploi progrés et developpement

    -l’avenir de l’emploi est deja en marche arriere et avec lui la justice sociale :
    deja on disparu des les dactylos stenos dactylos remplacés par les ordinateurs et leurs traitement de textes excel word etc
    que sont devenus ces travailleurs et travailleuses ??? le patronat s’en est il inquietée qu’a t il fait pour eux ??,

    il ya longtemps ces patrons savaient deja que tot ou tard ils construiraient des usines robotisés sans travailleurs humains
    industrie automobile tous constructeurs des liceneciements par milliers et des benfices plus garnds pour quelques actionnaires grace aux usines delocalisés robotisés

    biens et services produits par robots avec benefices aux actionnaires
    bref partout et il semble que rien ne puisse arreter ce phenomene
    Mais qui se preoccupe de ceux qui perdent leurs emplois ? actionnaires pdg drh medef banquiers financiers

    ceci partout das le monde mais comment FI fera strategiquement contre ce fleau en France et plus en EUROPE
    metiers liés a l’ecologie enjeu majeur pour les années a avenir certes
    il y a de la reflexion a faire sur ce qu’est le travail un salaire a vie le partage des benefices crées par des robots dits intelligents mais qui ne front jamais de manifestations ou greves
    ne devrait on d’ores et deja penser futur et prevoir la nationalisation des usines sans travailleurs humains afin que ne se gavent ces actionnaires privés banquiers financiers et out et quanti

  16. Le commentaire concerne les titres des paragraphes suivants. Le terme « dégager » est gênant, trop négatif et restrictif pour pouvoir réunir les gens autour d’un programme construisant une autre Europe. IL faut essayer d’être plus positif et constructif afin de mettre en avant notre manière progressiste de voir les choses.

  17. Le texte introductif est cohérent dans son ensemble et donne envie de lire la suite.

    Cependant trois détails :
    * Le vocabulaire « familier » (fric ; dégagez ) devraient être repris à l’orale (le fameux degagisme) mais l’écrit devrait rester plus élaboré et correspond ainsi à la teneur du texte
    * Concernant les gouvernements d’extrême droite, je suis d’accord, mais plutôt que la guerre menace à nos portes (qui fait peur et ne correspond pas pour l’instant à la réalité) j’indiquerai plutôt restreignent les libertés fondamentales (droit à l’avortement en Pologne, loi sur le financement des ONG en HOngrie…)
    * Concernant les traités européens il faut forcément les renégocier, mais indiquer en sortir avec un plan A et B peut braquer d’éventuelles électeurs ne sachant pas quels sont ces plans

  18. Etant donné que l’action des lobbies ne se limitent pas à l’écologie et la santé (titre du point 3), nous proposons de compléter le paragraphe « Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe » par la phrase suivante :
    Ils devront lutter pour faire supprimer ou sévèrement contrôler l’intervention permanente des lobbies industriels et financiers qui influencent l’Union Européenne à tous les niveaux et parviennent à lui faire imposer des directives contraires à l’intérêt général »

  19. Une Europe des « Jours heureux »…

    Loin de ses ambitieux idéaux fondateurs, l’Europe s’est réduite, sous la houlette de l’Union Européenne, à un espace de libre-échange, qui met en concurrence les peuples, les territoires et les modèles sociaux (dumping social des nouveaux entrants, directive « travailleurs détachés »…).

    Ne pas accepter l’Union Européenne telle qu’elle est aujourd’hui ne signifie pas ne pas aimer l’Europe. Car l’Union Européenne n’est pas l’Europe, c’est la structure de l’accaparement par une oligarchie sans autre projet que la poursuite des politiques libérales qui ont fait la preuve de leur inefficacité à prendre en compte l’intérêt général, le bien commun et le bonheur des populations. Emmanuel Macron en France et Angela Merkel en Allemagne n’en sont que les funestes avatars et les zélés serviteurs, bienveillants avec les riches et les puissants et impitoyables pour les plus fragiles.

    Ces politiques du laisser-faire généralisé sont résumées par le théorème de Schmidt : « Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Nous sommes après-demain ! Où sont les emplois ?

    Il est temps de reprendre la marche du progrès en Europe, en s’appuyant sur des principes simples, tels que ceux qui ont présidés à l’élaboration des « Jours heureux », le programme du Conseil National de la Résistance. Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que c’est impossible… mais la différence entre ce qui impossible et ce qui est possible, c’est la volonté politique !

    Ce programme, concis dans sa rédaction, limpide dans ses principes, ferme dans sa mise en œuvre, avait pour ambition la protection de tous, dans tous les domaines et à tous les âges de la vie. Retrouver les « Jours heureux », quelle belle ambition pour l’Europe et les peuples européens !

    Répondre aux attentes du peuple, ce n’est pas s’abaisser. C’est au contraire permettre à tous de s’élever vers plus de justice sociale. Le mot « populisme » est un beau mot qui a été galvaudé. Militons pour un populisme solidaire, humaniste et émancipateur. Bref un populisme de gauche, à mille lieux des caricatures qui en sont faites.

    Militons aussi pour un «souverainisme » qui ne soit pas synonyme de repli sur soi, comme le prônent la droite extrême (Wauquiez et consorts) et le Front National. Un souverainisme économique, alimentaire s’appuyant sur la relocalisation des savoir-faire et des productions, sur la coopération des peuples. Un souverainisme qui donne la capacité aux hommes et aux peuples de s’organiser localement, en s’appuyant notamment sur les libertés communales. C’est ce que je m’efforce de porter en tant qu’élu local, et c’est ce que je défends dans mon ouvrage « De la suite dans idées », paru aux éditions Librinova en mars 2018. C’est aussi le sens du mouvement l’Avenir en Commun(e) que nous avons lancé avec René Revol ; maire de Grabels.

    Les libéraux ont réussi ce tour de passe-passe sémantique qui revient à assimiler l’ouverture des marchés de biens et de capitaux à l’ouverture au monde et aux autres. S’opposer à la libre-circulation des marchandises et des capitaux reviendrait désormais à être xénophobe, au même titre que l’extrême droite européenne (AFD en Allemagne, FN en France, PVV aux Pays-Bas, FPÖ en Autriche, Ligue du Nord en Italie, Aube dorée en Grèce…) !
    Cela profite exclusivement aux détenteurs de capitaux, dont la seule obsession est de les faire fructifier. Ces soi-disant « investisseurs » ne sont en définitive que des rentiers, pour lesquels tout est fait, au détriment des producteurs et de ceux qui investissent vraiment dans l’économie réelle de proximité. La BCE, avec sa lutte dogmatique et obsessionnelle contre l’inflation, est un des instruments centraux de ces politiques. La remise en cause de son indépendance doit être au cœur des débats.

    En s’appuyant notamment sur la Charte de La Havane, il faut remettre en avant, selon les termes de son article 1er, « le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et les conditions de progrès et de développement. »

    Cela passe par l’abrogation des directives et règlements européens qui empêchent les subventions aux secteurs stratégiques de l’économie.

    Cela passe par l’abrogation des directives et règlements qui remettent en cause les services publics : énergie, télécom, transports…et demain, l’éducation, la santé…

    Car tout cela a des répercussions concrètes sur l’aménagement des territoires. Moins de services publics, ce sont des territoires entiers, ruraux et péri-urbains, qui meurent (en France, 5.7 millions de personnes vivent dans des communes sous-dotées en médecins, 1.6 millions de jeunes ruraux galèrent pour accéder à la formation de leur choix, rejoindre un club sportif, chercher du travail…).

    Les élections européennes sont, selon moi, une opportunité de faire entendre la voix des territoires ruraux et péri-urbains qui semblent aujourd’hui passés par pertes et profits dans la métropolisation.

    Accepterons-nous un territoire dont l’organisation repose sur des métropoles reliées entre elles par des lignes TGV, qui concentrent les services et les emplois ? La métropolisation est en quelque sorte la version « de proximité » de la mondialisation libérale encouragée par l’Union Européenne, l’adaptation des territoires aux nécessités d’un modèle économique profondément inégalitaire. Accompagnée par un arsenal institutionnel (grandes régions, intercommunalités XXL…), elle éloigne les citoyens des élus, elle écarte les élus des décisions stratégiques, au bénéfice des seuls technocrates.

    D’autant plus que ce modèle, loin d’être plus efficace, accumule les fragilités : surpopulation, tensions sociales, déplacements parasites, congestion des axes routiers, pollution, dépendance alimentaire…

    L’Europe doit se saisir de ces enjeux pour refonder une politique ambitieuse s’appuyant sur les services publics, l’aménagement du territoire, des logements de qualité accessibles à tous, le soutien aux PME, la reconquête d’une agriculture de proximité, un environnement préservé…

  20. Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe.
    Proposition de modification : remplacer le substantif « proposant-e-s » qui n’existe pas par « à proposer » ou « promoteur.trice.s

  21. Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France et contre son alliance avec Merkel en Europe. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.
    Proposition de modification :
    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement Non aux politiques néolibérales actuelles (le terme Dégagez paraît trop fort, connoté négativement et inapproprié aux élections européennes)

  22. Proposition de modification du paragraphe 4
    « Pour cela, il faut sortir des traités européens » à remplacer par
    « Pour cela il est nécessaire de renégocier les traités européens »

    Puis supprimer la dernière phrase du paragraphe : « Pour en sortir, … plan B », qui ne semble applicable que si la France Insoumise est au pouvoir en France.

  23. Les premiers paragraphes de mise en contexte sont trop longs et négatifs. Par ailleurs, il faut préciser la stratégie plan A/plan B. Proposition de réécriture :

    C’est la saison des tempêtes en Europe. Heureusement, une alternative existe ! La France insoumise et ses alliés européens de « Maintenant le peuple » sont l’opposition populaire à cette Europe de l’oligarchie. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie sociale et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !

    Pour cela, il faut sortir des traités européens. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Le plan A/plan B développé lors de la campagne présidentielle est une stratégie de gouvernement et de rapport de force européen. Les élus insoumis à Strasbourg s’emploieront à l’appliquer dans leur action parlementaire. Ils trouveront des voies de progrès écologique et social au niveau européen, tout en préservant un plus haut niveau de protection au niveau national.

    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France et contre son alliance avec Merkel en Europe. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.

    Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette Union européenne et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe. Nous nous engageons à :

  24. Bonjour à tous,
    Merci pour ce travail.
    Je suggère d’ajouter dans l’introduction le fait que « La construction européenne a changé de nature idéologique et politique après le traité de Maastricht, quittant les politiques de solidarité (Euratom, PAC) pour se limiter aux politiques qui mettent en concurrence les peuples et les systèmes sociaux. L’Europe na pas toujours été ordolibérale, elle l’est devenue. Le plan A, c’est un retour aux fondamentaux de l’Europe ». Du moins on peut le présenter ainsi.

  25. Je trouve que l.introduction ne met pas suffisamment en perspective l’importance de l’enjeu écologique et environnemental qui est l’enjeu majeur des années à venir .
    Celui qui va s’imposer au delà de toutes les idéologies.
    L’Europe Insoumise , celle qui naît du courant humaniste dont la traduction en France est l’avenir en commun est la seule qui peut politiquemnt répondre à cet enjeu.
    Toutes les solutions préconisées par les penseurs humanistes de la prospective climatique transpirent dans le programme de l’avenir en commun .
    Tout le reste en découle naturellement
    Maintenant comment réduire ça en deux lignes introductives?

  26. *le 1er paragraphe pose le constat : mettre en parallèle que l’Europe devient de plus en plus autoritaire « au dépend du peuple européen » et que le dérèglement climatique est une urgence impérative au changement de méthodes : les lobbies et le fonctionnement capitaliste de l’oligarchie condamnent la planète Terre.
    du coup éviter de parler de Mme merkel mais plutôt du parti qu’elle représente (elle influence certes mais derrière c’est le rouleau compresseur qu »il faut dénoncer, les alliances avec le FMI)
    *le 3 ème paragraphe nous portons…une Europe humaniste et solidaire, des peuples…(reprendre des mots clés du programme l’avenir en commun)

  27. Comment gagner les élections ?
    Les états sont en guerre économique, les travailleurs se cannibalisent, nos armées sont inféodés à l’OTAN. Les peuples n’ont pas la parole. Les politiques de développement sont basés sur les principes du siècle dernier et sans aucun scrupule pour les écosystèmes écologiques et culturels. Les citoyens en ont conscience et attendent des réponses.
    « Les élections Européenne 2019 sont l’occasion de dire très clairement » qu’une autre voie écologique et social (par exemple) est possible. De promouvoir un autre fonctionnement de l’UE, basé sur la démocratie. Le parlement doit être force de propositions et mettre sous contrôle la commission et la banque centrale.
    Les députés Insoumis seront une force de proposition, ils seront fédérateurs des insoumis d’autres pays. C’est une occasion de créer un réseau de la paix.
    Il faut casser l’image qu’à la FI d’être contre l’Europe. Changer la communication du « dégagisme », Arrêter de communiquer « contre » qui nous colle à la peau ; mais avoir une campagne positive basée sur « Pour l’Europe de la paix, Pour la justice, Pour le développement durable, Pour un autre avenir… » On pourra alors faire connaitre notre programme.

  28. Contribution sur l’introduction

    L’Europe Insoumise revendique  »l’indépendance de son peuple ».
    Recréons une Europe où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés qui découlent de l’origine, du pouvoir économique, de la force militaire ou de la naissance.
    Proposons de créer une Europe de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence.

  29. Pour cela, il faut sortir des traités européens.
    Et pour sortir de cet enfermement vicieux de la dialectique destructrice du libéralisme nous devrons organiser la lutte pour affirmer haut et fort que nos libertés n’existent qu’en dehors de l’individualisme libéral trompeur.

  30. Heureusement, une alternative existe !
    Il reste indispensable de reconstruire les solidarités et de prendre le chemin de la révolution écologique, dans le soucis du partage des richesses et des réductions de la croissance, nous devons mettre en œuvre les alternatives collectives indispensable pour faire face à la catastrophe écologique à venir.

  31. Les grands piliers de la coopération : Exemple de ce que nous pourrions construire ensemble avec les gens et un peu d’éducation populaire politique : les piliers de la coopération … A ne pas construire par avance … Ici exemple de ce vers quoi nous pourrions tendre
    Pilier A : L’éducation et l’accès à la connaissance.
    Parce que nous pensons que la connaissance et l’éducation sont les matrices de la citoyenneté et le vecteur de l’émancipation individuelle et collective, l’éducation et l’accès à la connaissance doivent être au cœur des politiques de coopérations entre les peuples. La connaissance est un bien commun qui contrairement aux autres ressources matérielles, croit, se démultiplie, s’enrichie et bénéficie à tous quand elle se propage et se partage.
    Axe A1 : Mettre en commun toutes les ressources de la connaissance.
    Nous ne saurions laisser la numérisation de toutes les données culturelles à d’entreprise privées. Nous souhaitons ouvrir à la coopération une grande bibliothèque numérique internationale des écrits, films, documentaire, documents audio inter états. Numérisation qui pourra s’accompagner progressivement de traduction.

    Axe A2 : Promouvoir les échanges scolaires et université internationaux.
    Sur la base du programme Eurasmus ou des offices d’échanges de jeunes (OFAJ) proposer à chaque pays de créer en son sein une agence d’accueil doter d’un fond afin de pouvoir accueillir les jeunes d’autres pays dans des programmes scolaires, de formation professionnelle ou de séjours culturels. Financement : Taxe sur les séjours touristiques.

    Axe A3 : Promouvoir les échanges culturels. Proposer à chaque pays de se doter d’une agence d’accueil d’artiste en résidence et de diffusion culturelle. Financement : taxe sur les séjours touristiques
    Axe A4 : Promouvoir les engagements citoyens
    A l’instar du service civique européen, ouvrir ces échanges à tous les pays coopérants.

    Pilier B : La recherche

    Axe 1 : Des agences communes de recherches
    Dans les domaines de la sciences fondamentales mais également dans ceux de la recherche appliquée des coopérations doivent être développées. Pour cela autant d’agences thématiques ou au contraire transversales doivent à être mises en place. Les agences ou entreprises européennes existantes doivent très largement s’ouvrir à des pays tiers.

    Axe 2 : Promouvoir la recherche inter établissements
    Si l’émulation collective à un sens, la compétition est un frein au développement de la recherche. La coopération sur la base de convention doit être promue entre les divers instituts de recherche, les universités. Des fonds spécifiques doivent être attribués en ce sens.

    Axe 3 :

    PILIER C : L’écologie
    Axe C1 : Une coopération verte

    Axe C2 : une eco agriculture coopérative

    Axe C3 : une éco alimentation

    Axe C4 : Des éco énergies

    Pilier D : La santé
    Axe D1 : Mettre en place un système universel d’assurance maladie entre pays coopérants.
    Axe D2 : Mettre en place un système universel de retraite entre pays coopérants.
    Axe3 : Mettre en place des coopérations sur l’acquisition et le transfert de savoir en matière médical.
    Axe D4 : Mette en place une agence de coopération sur le développement des médicaments génériques

    Pilier E : Les nouvelles technologies
    Axe E1 : Développement du numérique
    Axe E2 : Développement des nouvelles sources d’énergies renouvelables
    Axe E3 : Développement des transports du futur

    Pilier F : Les services publics et les biens communs
    Axe F1 : Sanctuariser l’eau comme bien commun en dehors du marché
    Axe F2 : Faire sortir dans un cadre coopératif les denrées alimentaire des marchés spéculatifs.
    Axe F3 : Redéfinir les règles d’appel d’offre sur des marchés publics entre pays coopérants
    Axe F4 :

    Pilier G : Les droits sociaux / le travail
    Axe G1 : Reconnaitre le droit des états en matière de législation du travail.
    Pour mettre fin au dumping social introduit par les règles du travail détaché, chaque travailleur quelque soit sont origine doit bénéficier des mêmes règles de rémunération, de contrat et de condition de travail dans le pays d’accueil.

    Pilier H : Les migrations / les peuples en coopération
    Axe H1 : Reconnaitre la libre circulation des peuples entre pays coopérants
    Axe H2 : Permettre à tous les peuples de bénéficier d’un développement économique et social. En finir avec le pillage des ressources naturelles qui ne bénéficient qu’à quelques dirigeants corrompus et aux multinationales. Nous devons trouver les moyens pour payer au prix socialement acceptable les richesses minières que nous tirons des pays africains .

    Axe H3 :

    Pilier J : L’information et la culture

    Pilier K : La monnaie / la Fiscalité
    AxeK 1 : Pour une monnaie commune
    Il ne s’agit pas de sortir immédiatement de l’Euro et bien évidement une gestion démocratique de la BCE doit être entreprise dans le cadre de la réforme des traités. Localement ou plus mondialement des monnaies à l’initiative de citoyens se mettent en place. Ici la Doume ou l’Abeille , là-bas des crypto monnaies. Et bien dans le cadre d’accord de coopération, nous pourrions envisager un système d’échange basé sur une monnaie non spéculative et indexé sur des indicateurs à la fois économique, écologique et sociaux. La Monnaie Europe de Coopération (it’s a jok).

    Axe K2 : Une fiscalité coopérative sur les échanges de biens.
    Au pillage et au saccage des économies locales introduites par les traitées de libre échange, nous préférons des règles de protectionnisme soucieuses des producteurs et des travailleurs, de l’environnement et du développement locale. Ainsi, les taux de TVA sur les échanges économiques de biens doivent pouvoir se négocier dans le cadre d’accord bi ou multi latéraux. Partout ou cela est possible les circuit court de production / consommation doivent être favorisé et protégé. Une fiscalité spécifique doit être introduite pour tenir compte des kilomètres parcouru par chaque élément constituant un produit final. Ainsi, un produit ayant nécessité de faire 5 fois le tour de la planète en achat de composant devra avoir un coefficient négatif par rapport à un produit fabriqué localement à partir de ressources locales.

    Axe K3 : Une fiscalité identique sur les régimes d’imposition des sociétés et sur les revenus
    La concurrence fiscale, jeu de dupe des multinationales doit être bannie. Les impôts sont la base du développement des biens communs, des services publics et de la souveraineté des peuples. Ainsi, le premier axe de coopération devra être celui d’une harmonisation de taux et des règles fiscales sur les sociétés. Les taux d’externalisation des charges qui donne lieu à montages pour diminuer les bénéfices devra être strictement délimité.
    Pilier I : La coopération, modèle de relations entre états, entre territoires, entre peuples

  32. La campagne européenne pour la France Insoumise
    Une stratégie à 3 niveaux pour la France Insoumise :
    1 : Promouvoir le plan A Celui que l’on connait pour renégocier les traités
    2 : Promouvoir le plan B Celui que l’on connait pour organiser la résistance et l’insoumission
    3 : Promouvoir et bâtir les piliers d’une Europe Coopérative et solidaire Article 53 de l’AEC
    En parallèle de plans A et B, il nous faut promouvoir l’idée d’une Europe des peuples construite par les peuples et pour les peuples.. Une Europe ouverte et fraternelle qui s’oppose au libre-échange, à la marchandisation des biens communs et à la financiarisation de tous les secteurs.
    Nous pouvons pour cela faire une belle campagne participative en lançant sur internet et partout en France une vaste consultation sur le thème : construisons ensemble une autre Europe.
    Que chacun à travers des cafés participatifs, des ateliers sur les piliers de la coopération (accessoirement de comptoir) puissent contribuer. Nous pouvons appeler des intellectuels- elles, des chercheurs, des syndicalistes, des agriculteurs-trices et globalement tous les corps intermédiaires à participer, à contribuer sur le thème de la coopération. Coopérons pour bâtir la coopération.
    Il y a à dans cette initiative quelque chose de qui « m’aime me suive » , un peu de front populaire , de camaraderie, de fraternité, de printemps et de renouveau.
    Notre matériel de campagne devrait être des tables et des chaises pliantes de bistrot pour investir toutes les places publiques et tout en buvant un coup débattre des piliers, des colonnes de cette nouvelle coopérative sociale, solidaire et internationale : L’Europe des Insoumis

  33. Préambule : Pour une Europe Coopérative et solidaire
    Face à l’Union Européenne de la concurrence entre les états, entre les systèmes sociaux, entre les régimes fiscaux, entre les travailleurs et en définitive entre les peuples, nous proposons une autre forme de relation, d’association : la coopération.
    Il y a dans ce concept nul concession de souveraineté, nulle abdication mais la simple volonté de mener des relations et des échanges avec les autres peuples, les autres états de manière non conflictuelle, non concurrentielle, en collaborant dans le même esprit pour poursuivre des buts communs.
    Cette coopération doit être mise au service des grands enjeux qui s’imposent à l’humanité. Nous pouvons constater les limites de l’idéologie économique guidée par la libre concurrence, le marché, la financiarisation. Elles portent intrinsèquement les maux du gâchis planétaire en cours avec des conditions indignes de vie pour plus des deux tiers de l’humanité, de multiples conflits, le gaspillage des ressources, les bouleversements climatiques, la destruction du vivant et potentiellement les gênes d’une fin précipitée de l’humanité.
    Nous sommes pourtant les héritiers du siècle des Lumières qui en imposant la raison à la pensée révélée ont placé dans les hommes et les femmes la responsabilité de leur destin. Cette communauté de destin, fruit de l’histoire et de culture est incarnée dans l’état qui fonde tout à la fois les règles du vivre ensemble des individus qui le compose et les relations avec les autres peuples souverains.
    L’Union européenne, consacrée aux seules règles du libre-échange ne saurait incarner dans ses structures actuelles une communauté harmonieuse de destin en imposant à tous une guerre économique ou la concurrence est érigée en mode du vivre ensemble.
    Nous voulons une Europe de la paix, du progrès et de l’économie au service de l’homme et des générations futures. Nous ne voulons pas d’une Europe désincarnée aux mains d’une oligarchie à la solde des puissances financières. Nous voulons une Europe démocratique et respectueuse de la volonté des peuples qui s’exprime au sein des états.
    Il n’y pas de replis identitaires, de Brexit, d’isolationnisme mais au contraire une profonde volonté de fraternité pour ensemble et par des processus du libre consentement fonder les piliers d’un développement social, écologique, culturel harmonieux dans une économie raisonnée.
    Là où la dérive Européenne conduit à déposséder les citoyens de leur souveraineté, nous proposons l’inverse, juste l’inverse. Etre maitre de notre destin et construire avec d’autres les perspectives d’un monde meilleur. Construire ce monde, c’est avec conviction agir ensemble sur les grands enjeux du monde actuel au nombre desquels : L’éducation, la recherche, l’écologie, les nouvelles technologie, l’alimentation, la santé, les ressources naturelles, l’énergie, la promotion des droits humains et des droits sociaux, les migrations non choisies.
    De plus, Europe de nos vœux, cette » large terre » n’a de limite que celles de ses ambitions à partager et à coopérer. Ce New deal n’a pas de frontière et devrait tout naturellement se construire dans un perspective internationaliste. Plus qu’une communauté des pays du type de l’OCDE, cette Europe coopérative et solidaire est ouverte à toutes les diversités de la baltiques à la méditerranées et à tous les peuples qui l’entourent. Ce doit être une main tendue au continent Africain pour en finir avec l’exploitation unilatérale des richesses ; source de biens des conflits, d’exodes forcées et de pauvretés endémiques.
    L’Europe de la coopération que nous appelons de nos vœux est également celle des territoires et de la proximité. Nous pouvons ainsi aisément envisager que de multiples coopérations puissent se mettre en place et être favorisées au niveau des villages, des agglomérations, des régions. Au grand marché unique et normatif de la concurrence, nous pouvons imaginer qu’un cadre plus restreint d’échanges basés sur des économies locales, des besoins, des aspirations puisse se développer pour le bien commun des communautés qui en auraient la volonté.
    Enfin, Europe ne saurait être universaliste mais contrairement au marché par nature amoral, nous ne pourrions envisager des coopérations qui ne viseraient pas au respect et au développement des droits humains, du progrès social et de l’émancipation de tous et toutes.
    C’est dans cette esprit que nous vous invitons à bâtir avec nous les piliers d’une Europe des peuples, coopératives et solidaire

  34. Le 4ème paragraphe :
    Il me semble important de préciser ce que sont les plan A et B. Ce n’est pas assez limpide pour les électeurs et je pense qu’il est bon de rappeler que le plan A c’est la sortie négociée des traités, en abandonnant les règles actuelles pour de nouvelles et le plan B la sortie unilatérale des traité, donc de l’UE et l’engagement vers d’autres coopérations.

  35. Il faut affirmer clairement la nécessité d’une sortie unilatérale, immédiate et définitive de l’UE. On ne peut plus tergiverser sur cette question alors même que les classes populaires ont voté massivement pour les listes anti-européennes en 2014. Sommes-nous là pour faire plaisir aux privilégiés du régime ou pour fédérer le peuple?

  36. Proposition de réécriture :

    L’Europe insoumise

    C’est la saison des tempêtes en Europe. La voix des peuples est ignorée et méprisée. La crise financière n’a pas été réglée et, sous la houlette de l’Allemagne de Merkel et la France de Macron, l’Union Européenne devient de plus en plus austéritaire et toujours plus autoritaire. Le libre-échange, les délocalisations et la concurrence forcenée suppriment ou précarisent des emplois dans tous les pays. Le dérèglement climatique s’accélère, mais les lobbies productivistes continuent de faire la loi. Les droits sociaux et les services publics sont attaqués par l’Union européenne. L’extrême droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. La guerre menace à nos portes.

    En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. C’est la même politique voulue par la Commission et les libéraux européens qui est menée. Macron applique avec zèle les contre-réformes, avec un autoritarisme accru par rapport à ses prédécesseurs, grâce à une majorité parlementaire à sa botte : coupes budgétaires massives, destruction du service public de la SNCF, démantèlement du code du travail etc.

    Heureusement, une alternative existe ! Nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter. la France insoumise et ses alliés européens constituent l’opposition populaire consciente à cette Europe de la finance. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !

    Pour cela, il faut sortir des traités européens actuels. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, de désobéissance sélective et de récupération de la souveraineté du peuple, avec un plan A (la refondation négociée des traités) et un plan B (sortie raisonnée des traités).

    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Dégagez ! ». Elles seront un référendum contre la politique technocratique et autoritaire de Bruxelles, contre Macron, Merkel et leurs semblables à travers l’Europe. Depuis la déclaration de Lisbonne du 13 avril 2018, nous sommes engagés dans la construction d’un mouvement européen pour remplacer les autocrates au pouvoir et impulser une politique au service des peuples.

    Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles constitueront la première opposition à cette Union européenne et la première force de proposition d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe.

  37. Fin 3ème paragr., à la place de « celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence ! » mettre « celui d’une Europe des peuples, fraternelle et accueillante, contre l’Europe des oligarchies en guerre contre les peuples ».
    Justification : L’UE n’est pas une réalité au dessus des Etats mais la création consensuelle des oligarchies au pouvoir dans ces Etats pour renforcer l’exploitation des peuples de chaque pays et, ainsi, être mieux placées dans la concurrence internationale entre oligarchies pour capter le profit maximum. Ceci n’est pas une affirmation abstraite mais le résultat d’une observation minutieuse du fonctionnement de l’UE au cours de 10 ans de pratique dans le réseau européen des marches européennes contre le chômage et la précarité ».

  38. Bonjour,

    Merci de nous permettre de venir mettre notre grain de sel.
    Alors à propos de cette intro, je la trouve vraiment très négative. Je pense que nous devons donner envie aux gens pas leur foutre la trouille en leur disant, si vous votez pas pour nous, la guerre et le pire arrivera.

    Personnellement, je serais un citoyen lambda sans position politique et je lirais cette intro, j’aurais pas envie de voter pour ce projet. Je lirais même pas la suite.

    Il faut donner envie, susciter du rêve, et le proposer sans langue de bois avec des mots concrets.
    Vous devez développer un peu l’histoire du plan A et plan B.

    Bon… j’ai complétement réécrit l’intro en positivant toutes les phrases. C’est à dire en supprimant tous les « contre » ou négation qui sont des mots qui bloquent au lieu d’avancer. J’ai essayé le plus possible d’utiliser le mot « pour » car il est porteur d’avenir, d’espoir et de propositions. Ce n’est pas parfait, mais ça vous donnera une idée générale.

    Donc, voici ce que ça donne.

    C’est la saison des tempêtes (→ peut-être un mot moins destructeur, on cherche à construire) en Europe. La voix des peuples doit être entendue et portée. La crise financière est une excuse. Certe, sous la houlette de l’Allemagne de Merkel, l’Europe devient de plus en plus austéritaire et de plus en plus autoritaire. Seulement il existe une autre voie. Nous devons sortir des traités de libre-échange, des délocalisations et de la concurrence déloyale, pour une économie solidaire qui recréera des emplois en France. Nous devons défendre les droits sociaux et les services publics qui sont attaqués par l’Union européenne. Nous devons prendre nos responsabilité face au dérèglement climatique et entamer la transition écologique et énergétique, nous devons combattre sans hésitation les lobbys productivistes. Nous devons offrir une alternative autre que l’extrême-droite nationaliste. Elle gouverne plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien, il est temps que cela change. Nous devons défendre la paix entre nos nations.

    En France, l’élection présidentielle fut porteuse d’un espoir. Même si c’est la même vieille politique qui est menée depuis par Emmanuel Macron qui applique avec zèle les contre-réformes voulues par la Commission et les libéraux européens : destruction du service public de la SNCF, coupes budgétaires massives, démantèlement du code du travail etc…

    Une alternative existe ! Nous pouvons riposter. La France insoumise et ses alliés européens sont l’opposition populaire à cette Europe. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence !

    Pour cela, il nous faut sortir des traités européens. Nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B → Là ça prendrait un bref résumé des 2 plans. Pas de langue de bois. Termes clairs, que tout le monde comprendra. Et y revenir plus loin en le développant réellement. On doit faire comprendre aux électeurs que nous sommes pour l’Europe, mais une Europe différente. C’est notre axe principal. Comment on va faire, avec qui, et qu’est ce que ça donnera de positif aux peuples d’Europe.

    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « Et maintenant, le peuple ». (là j’ai repris le nom du mouvement signé par la FI, Podemos et le parti de gauche du Portugal, j’ai un blanc sur le nom :P)
    Elles seront un référendum pour une autre politique plus humaine, écologique et sociale (etc). Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen qui défendra ces valeurs.

    Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s représentant.e.s de cette Union européenne des peuples et les premier·e·s proposant·e·s d’un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une France insoumise en Europe.
    Nous nous engageons à :

    Voilà pour l’introduction.

  39. Dès le 1er paragraphe, il faut insister sur le caractère oligarchique (ou dictatorial) de cette UE de la finance (très éloignée des intentions premières « d’Union », harmonisation…), pour bien montrer que la FI n’est pas contre l’Europe – comme veulent le marteler les médias manipulateurs de ces oligarques – mais CONTRE CETTE EUROPE-LÂ. (C’est bien ancré dans les cerveaux que la FI veut sortir de l’Europe, et faire une politique nationale! et j’ai pu me rendre compte que beaucoup rejettent JLM et le Mouvement à cause de cela – même des gens cultivés, qui « s’informent ». La désinformation a bien fonctionné partout!)

    Si, au vu de l’histoire, il est difficile de parler de « peuple européen » – surtout quand on voit la montée de tous les nationalismes, il semble qu’on doive mettre en valeur comme 2° idée-clé, la situation de l’humanité face à l’urgence climatique. Et c’est là qu’une CONSCIENCE EUROPEENNE, unissant les divers peuples, peut prendre le pas, si par la suite, on doit aller vers une conscience écologique mondiale.

    Il en découle que le pouvoir dirigiste de la finance et des lobbies (CETA… tribunaux d’arbitrage…) doit laisser la place à la CONSCIENCE DES CITOYENS défendant l’intérêt général humain et la sauvegarde de l’écosystème.

    Il en va de la DEMOCRATIE.
    Cette EUROPE que la FI veut mettre en place (développée dans les 5 parties) doit amorcer un CHANGEMENT DE CIVILISATION et enterrer les valeurs destructrices de l’argent-roi.
    Place à l’harmonie naturelle de l’ÊTRE et recul de la société de l’avoir, surtout quand il s’agit d’avoir toujours plus.

    Citer l’accord du 12 avril, première pierre entre 3 mouvements progressistes européens.

  40. La France Insoumise est et doit rester une force de proposition. Nous devons sortir des traités en proposant un nouveau traité.
    Tout comme a été élaboré le programme « L’avenir en commun », il nous faudra construire un nouveau traité par une plateforme (pourquoi pas internationale), afin de donner encore plus de crédit à notre vision d’une nouvelle société. Il me semble que le « dégagisme  » doit être une conséquence de notre sérieux et de nos propositions, pas un objectif.
    Si nous voulons que le plan A soit réalisable, et parce-qu’il ne relèvera que du futur président de la république, et aussi parce qu’une majorité de Français ne veut pas sortir de l’Europe, il nous faut faire une campagne contre l’Europe des riches et pour une Europe des peuples.
    En nous appuyant sur les propositions d’un nouveau traité et en expliquant ses conséquences pour les citoyens, nous montrerons pourquoi la vision de l’Europe de la Commission Européenne, ne génère et ne génèrera que souffrance et misère pour les plus fragiles.
    En conséquence, il me semble judicieux de rappeler que la France a voté non au traité de Lisbonne et que nous proposons un nouveau traité pour donner corps à une autre Europe.

  41. Il me semble également que l’idée de « quitter l’UE » est très forte dans ce texte. Plus que celle de « construire une autre Europe ».
    Concrètement, quelles seraient les actions possibles pour un changement d’Europe? Comment s’y prendraient les députés élus pour ce changement ? Comment pourrait se mettre en place une démocratie européenne ?
    Je pense que ce que l’on propose pour l’Europe doit, dans le texte, prendre beaucoup plus de place que ce que l’on critique.
    Il me semble que faire campagne, c’est proposer une voie, bien plus que  » démonter » les autres.
    Soyons séduisants.

  42. Il manque les territoires d’outrmer et autres RUP sur l’image ………ne pourrait on pas les « symboliser » dans un petit coin d’images, svp ………;

  43. Ma contribution générale et non spécifique à l’introduction et qui fait miroir à plusieurs des items de ce programme :
    Promouvoir et porter le message d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération, contre l’Europe de la finance et de la concurrence correspond à mon engagement humaniste et plus largement à mon idéal d’une démocratie populaire au service des peuples, comme à mon aspiration utopique mais déterminée que cette démocratie doit être décidée par les peuples.

    Je suis particulièrement motivée depuis quelques mois par notre constitution française bafouée à plusieurs titres par les lois et ordonnances «Macron» ; De même, je suis persuadée que plusieurs directives européennes ne respectent pas d’autres constitutions de pays membres de la Communauté européenne et je rêve d’une « loi européenne » qui interdirait l’application de directives par la voie législative sous conditions suspensives lorsque les dites directives sont contradictoires à la constitution de chaque pays membre ; ceci jusqu’à la création d’une constitution européenne co-construite par les pays membres et sur la base des constitutions les mieux respectueuses des droits des citoyens.

    De fait, cette constitution européenne pourrait y inclure des droits fondamentaux et d’intérêts généraux comme un service public égal à tout citoyen, un droit à la contribution démocratique pour organiser des cadres de vie aussi bien au sein de son école que de son entreprise, au sein de sa commune que de son pays, un droit à la liberté d’expression et d’information, un droit au syndicalisme, un droit à une éducation gratuite pour la jeunesse et à une formation gratuite pour les adultes, un droit à pouvoir travailler, un droit au soins de santé gratuits, des droits à un quota gratuit sur les biens communs vitaux comme l’eau, l’énergie pour se chauffer, cuisiner et s’éclairer, un droit partout sur son territoire à accéder à une nourriture saine exempte de pesticides et autres produits phytosanitaires toxiques…

    Cette co-construction d’une constitution européenne peut s’inspirer des principes de la Charte européenne des droits fondamentaux* adoptée le 7 décembre 2000, tout en l’actualisant d’autres valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité qui deviennent fondamentales à l’aune des transformations climatiques, des atteintes à la biodiversités, des insécurités d’autres peuples du monde que les pays européens provoquent ou ont provoqué en terme d’instabilité économique (accords économiques inégaux), écologique (crimes écologiques) ou de politique agressive (guerres).

    Cependant il est important de renforcer le Champ d’application, la Portée et l’interprétation des droits et des principes de cette Charte européenne des droits fondamentaux revisitée en constitution afin qu’ils tendent vers les objectifs du programme européen de la France insoumise dont les premiers principes ont été déclinés en cinq chapitres lors de l’Assemblée représentative du 7 avril 2018.

    Que les principes du programme européen de la France insoumise soient engagés durant ce mandat ou en proposition à mette en œuvre pour un éventuel plan A, ils pourraient être aussi une base juridique servant de liant au projet du plan B s’ils étaient construits sous la forme d’une constitution avec une portée législative.

    * Maquette de la Charte européenne des droits fondamentaux
    https://fr.wikisource.org/wiki/Charte_des_droits_fondamentaux#Texte_principal

  44. Pourrions-nous insister sur le modele de société porté par les Insoumi-se-s en faisant ressortir les mots clés suivants : progrès social, education, transformation écologique, solidarité, tolerance, anticapitaliste, répartition des richesses plutot que leur concentration dans quelques mains?

  45. Ma réflexion porte sur le plan A / plan B et sur la formule « sortir des traités européens ».
    Si j’ai bien compris : si le plan A échoue, le plan B consiste à quitter l’UE. Un référendum serait alors soumis au peuple.
    Mais il me semble que nous avons un problème : l’adhésion (prétendue) du peuple français à l’euro et à l’Europe. Ne faut-il pas alors mettre davantage l’accent sur une autre voie que celle de la « sortie » : celle de la désobéissance aux traités européens pour promouvoir l’intérêt général et les biens communs ?
    La désobéissance a plusieurs avantages : elle a des fondements historiques et politiques solides et incontestables (Henri Thoreau par exemple qui contestait la politique esclavagiste en refusant de payer ses impôts) ; elle permet également de rester dans l’institution (ce qui donne crédit d’une volonté de discussion) et en même temps 🙂 d’en contester les fondements et modes d’organisation ; elle permet également de ne pas se priver de la tribune que constitue le parlement européen (d’accord, ce n’est pas l’argument majeur…). Ce « en même temps » a aussi un avantage : il pousse à fond la contradiction du système européen, tout en donnant la possibilité aux institutions françaises de commencer à mettre en oeuvre le programme L’Avenir en commun. Un exemple : le droit des marchés publics français est entièrement déterminé par les directives européennes et sa finalité première est de faire fonctionner le marché (liberté d’accès et égalité des opérateurs économiques) et non de faire prévaloir des objectifs d’intérêt général ; en désobéissant, on retrouve une marge de manoeuvre pour, par exemple, introduire un critère environnemental décisif pour l’attribution des marchés publics (les produits et services achetés ne peuvent faire trop de km, ce qui peut contribuer à relocaliser des produits, développer l’agriculture bio de proximité…).
    Sur le plan juridique, les objections soulevées (art. 5 C et décisions du CC) pourraient être levées par la promulgation de la Constitution de la VIe République et, dans l’intervalle, par une révision constitutionnelle intégrant par exemple l’affirmation de la primauté de certains principes/notions constitutionnels comme faisant partie de » l’identité constitutionnelle de la France » pour solidifier les bases juridiques de la désobéissance. Par ailleurs, le préambule de la DDHC pose que « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements » ; un fondement pour désobéir à des traités iniques ?

  46. Notre discours sur l’Union Européenne doit être porteur d’espoir et d’optimisme. Actuellement l’Europe qui se fait ne nous convient pas mais nous avons une idée de ce que pourrait être une vraie Union Européenne. Il faut proposer du positif. La théorie de plan A et plan B parait trop mécanique. Nous devons proposer « une nouvelle Europe » dans le sens d’une vision originale et progressiste. Disons sur quoi nous sommes pour plutôt que de toujours parler de ce que nous sommes contre.

  47. Avant dernier paragraphe: Après « Elles seront un référendum contre la politique de Macron en France » REMPLACER fin de phrase par: « qui applique avec assiduité les livres verts et les injonctions ultralibérales de la Commission européenne »
    Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement ALTERNATIF ET européen dans ce but.

  48. L’introduction doit porter un message positif et donner les grandes lignes des réformes à mener dans l’Union européenne.

    Quels rôles porteront les députés insoumis au parlement européen ? Quelles seront les priorités ? Sur quels points pouvons-nous rassembler ? Décrire cette « autre futur » en comparant à la situation présente. Il ne suffit pas de « dégager », il faut inventer et construire une UE qui ait les moyens de peser au niveau international, pour défendre les intérêts européens et avoir les moyens de défendre et promouvoir des valeurs.

    Bref, une introduction qui donne une direction à suivre pour donner à l’UE l’ambition et les moyens associés pour garantir l’avenir des peuples européens qui la compose.

  49. Afin d’éviter toute ambiguité, je pense qu’il faut systématiquement remplacer le terme « Europe » par « Union Européenne ».
    Il y a trop souvent confusion entre les deux termes, même dans ce texte.

  50. Elections européennes 2019 :

    – Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen anticapitaliste dans le but de repenser le modèle social, écologique en raison de l’urgence climatique!

  51. Dans l’objectif de transformer la politique de l’argent vers la politique du peuple, cette élection est essentielle. Pourtant, nous le savons l’abstention est très importante. Ceux qui souhaitent le changement, ceux qui n’y croient plus ne vont pas voter.
    Je suis pour que l’introduction de notre programme soit le rappel simple de l’intérêt de cette élection. Cette introduction doit être courte et positive car ceux qui ne sont pas ou peu intéressés ne passeront pas 3 minutes à lire d’autant plus si celle-ci est négative (J’entends lors de divers porte à porte : « ils sont tous pareils ; ils disent du mal les uns des autres »). La police d’écriture doit être importante (14-16). Elle doit être une « accroche ». Son champ lexical doit se vouloir constructif et transformateur. Le sens doit être double : faire comprendre que c’est avec des insoumis européens que cela peut changer et que la surprise des dominants serait une forte participation. Cette introduction doit inciter à lire le programme.
    Par exemple :
    La force des dominants est l’intérêt que le peuple porte à l’élection européenne. Seul 4 personnes sur 10 se déplacent. Tu veux que tes conditions de vie changent. Tu veux transformer les rapports de forces. Vas voter !
    Une alternative existe !
    La France insoumise et ses alliés européens sont l’opposition populaire à cette Europe. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie et de la coopération (contre l’Europe de la finance et de la concurrence) (Pas sûr que cette fin de phrase soit utile) !
    Notre projet est de fédérer les groupes européens qui portent ces valeurs.
    Élisons des députés insoumis venant de toute l’Europe au Parlement Européen !
    Comme les députés insoumis à l’Assemblée nationale, ils seront les premiers opposants à cette Union européenne et les premiers proposants d’un autre futur.
    Ils seront la voix d’une France insoumise en Europe.
    Nous nous engageons à :

  52. Proposition d’une nouvelle structure chrono-thématique de l’introduction :

    – Histoire d’une Europe liberticide et impopulaire, libérale et anti-démocratique
    – Constat d’une Europe inégalitaire et indigne, anti-républicaine, anti-écologique et anti-sociale
    – Projet d’une Europe fraternelle, démocratique, écologique et émancipatrice
    – Stratégie d’une Europe changée maintenant ou jamais

    Proposition de rédaction d’une nouvelle introduction selon cette structure :

    Nous sommes un mouvement de citoyens européens dont le nom proclame « Maintenant le peuple ! », en se fondant sur une histoire et un constat, un projet et une stratégie simples, compréhensibles par tous, et qui montrent la nécessité d’une « Révolution citoyenne en Europe ».

    Notre Histoire, c’est celle des traités européens, promouvant un libéralisme économique sans l’accompagner de la liberté politique, puisqu’ils ont été adoptés sans légitimité démocratique, c’est-à-dire sans l’accord de tous les peuples d’Europe. L’événement le plus mémorable de cette histoire fut le référendum de 2005 sur le traité de Lisbonne, où le « Non » des Français et des Irlandais fut ignoré pour faire passer en force le traité. Mais le phénomène le plus récurent de cette historie, c’est le vote des traités par des représentants élus par une minorité de participants aux élections parlementaires européennes : une élection sans électeurs est par définition anti-démocratique. Ce phénomène est sur le point de se reproduire avec les nouveaux traités de libre-échange avec les États-Unis (TAFTA), le Canada (CETA), l’Amérique du Sud ou encore le Japon. Nous voulons rompre ce cercle vicieux anti-démocratique et créer un évènement d’insoumission à ces traités anti-républicains puisqu’ils introduisent des dérégulations d’origine étrangère dans les normes économiques, écologiques et sociales européennes et nationales.

    Notre Constat, c’est alors celui de la situation économique et sociale d’une Europe qui ne fait qu’aggraver les inégalités entre les peuples, entre les citoyens eux-mêmes, que ceux-là ou ceux-là fassent ou non partie de l’Europe. Le constat économique, c’est déjà celui, au sein même de « l’Union européenne », d’une concurrence libre, c’est-à-dire privée et dérégulée, au détriment de la promotion des services publics écologiques et démocratiss (transports, énergies), de l’harmonisation des droits sociaux des différents pays (travailleurs détachés et dumping social), de la dette des États (austérité budgétaire), et au profit d’une minorité toujours plus restreinte de richissimes évadés fiscaux. Le constat social, c’est celui d’un accueil indécent des réfugiés, et d’un nombre scandaleux toujours élevé et même croissant de précaires, de pauvres et sans-abris, au sein des pays (du moins des oligarchies) les plus riches du monde dont l’indignité est alors d’autant plus grande qu’ils prennent pour prétexte de leur refus d’assistance à personne en détresse les intentions terroristes des réfugiés, la fainéantise des pauvres ou encore la mauvaise volonté des sans-abris.

    Notre Projet, c’est celui de l’Europe des Lumières, de l’Humanisme et des premières démocraties au monde. Notre projet se bat pour une démocratie plus directe, radicale, participative, et « populiste » au sens noble et total, populissime, que nous donnons à ce terme ; pour une transition écologique vers la règle verte de ne pas prendre plus que la nature ne peut donner, et vers le développement économique, technologique, démographique et culturel durable ; pour l’émancipation républicaine de toutes les minorités opprimées et discriminées, des personnes victimes de sexisme à celle victimes de racisme et de xénophobie, en incluant également les personnes LGBTi et les communautés religieuses, ou encore alternatives ; enfin notre projet milite pour des peuples européens souverains et pourtant interdépendants par leurs échanges économiques, leur proximité géographique et culturelle, insoumis et pourtant fraternels par les échanges étudiants ou encore les voyages touristiques, acteurs de leur propre destin et pourtant soucieux de vivre en harmonie pour contribuer un monde de paix.

    Notre stratégie se fonde enfin sur un raisonnement en deux plans interdépendants, que nous soumettons à la compréhension logique de tous :
    Plan B « Quitter l’Europe des oligarques et refonder une Europe des peuples citoyens » = si nous menaçons de quitter l’Europe, c’est bien parce que la France et d’autres ont déjà essayé de la changer sans menacer de la quitter, et ont échoué à la changer !
    Plan A « Changer l’Europe des oligarques en Europe des peuples citoyens » = si nous nous engageons dans les élections parlementaires de l’Union européenne actuelle, c’est bien parce que nous croyons encore à un plan A, c’est-à-dire à une Révolution citoyenne des institutions et des peuples, MAINTENANT, de l’intérieur et tous ensemble !

  53. Le projet européen que nous portons doit aussi combattre la montée de l’extrême-droite.
    Les politiques d’austérités conduisent à des réactions inhumaines. Les faibles sont jetés la uns contre les autres alors que leur ennemi commun est la toute puissance capitaliste.

    Il faut mettre en avant un protectionnisme solidaire dès l’introduction, protectionnisme qui va permettre de répondre aux différences urgences :
    – sociale
    – environnementale
    – la paix
    – la démocratie

    l’Europe doit protéger ses peuples mais doit aussi contribuer à la paix partout où elle peut y avoir un rôle.

  54. Il faut partir du début, à savoir : par qui et pour qui a été faite l’Europe.
    Ce sont les banques et les entreprises ( plus ou moins déjà à l’époque multinationales ) qui ont pas à pas construit l’Europe pour servir leurs intérêts exclusivement.
    Autrement dit c’est une entreprise capitaliste, si le programme ‘l’avenir en commun’ est vraiment anticapitaliste comme certains le disent, il faut afficher clairement notre position: sortir de l’Europe et de l’euro.
    Et ne pas faire une valse hésitation, plan A sinon plan B.
    Sortir unilatéralement de l’Europe et de l’euro car notre indépendance, notre liberté, notre possibilité de nous gouverner nous-mêmes ne se négocient pas, mais se prennent, un point c’est tout.

  55. Paragraphes 1 et 2. Je suis d’accord avec les commentaires qui demandent davantage de positivité, avec par exemple le printemps des changements au lieu de la saison des tempêtes. Il faut se présenter dès les premiers mots comme LA force de proposition humaniste, pacifiste et sérieuse.

    Il faudrait s’éloigner du format traditionnel « constat sombre » / « solution éclairée » pour insister dès l’introduction sur le caractère positif de notre démarche. En relief, on peut faire apparaître le constat de la situation actuelle, mais la force de proposition doit être la première chose à apparaître à la lecture du texte.

    De manière générale, il faudrait éviter les tournures négatives: par exemple, « en France, le Président de la République poursuit la même politique et aggrave les problèmes » serait préférable à « en France, l’élection présidentielle n’a rien réglé ».

    Paragraphe 3. Supprimer « heureusement »: la chance n’a rien à voir là-dedans. Reformuler « nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter », trop sombre, négatif, combattant. Absolument éviter « Europe du fric »: préférer Europe de l’argent.

    Paragraphe 4. Pour cela, il faut « réinventer » les traités européens plutôt que « sortir ». Expliquer « plan A et plan B » en deux-trois phrases.

    Paragraphe 5. Non. Le slogan « dégagez » est passé de mode; il faut trouver ce qu’il y a après le dégagisme pour le proposer dès maintenant. Et non, les élections européennes ne sont pas un référendum sur l’action de l’exécutif français: du moins, elles ne devraient pas l’être et il est de notre devoir de ne pas subvertir ces élections.

    Paragraphe 6. Parfait.

  56. Oui, beaucoup plus de positivité globalement . Ne pas oublier, fondamentalement que cette union européenne là s’est construite contre le peuple ( non au traité de Maastricht de 2005). C’est là que se consomme la rupture démocratique…. comment renouer avec elle sans proposer à terme un nouveau référendum? La notion de progrès humain me manque.

  57. Il me semble souhaitable de développer la référence à l’alternative « Plan A / Plan B », qui n’est pas immédiatement compréhensible par les non-initiés. Et qui, surtout, cristallise la spécificité du programme des Insoumis sur la question européenne : l’affirmation qu’une sortie unilatérale est possible, dès lors que les tentatives de sortie concertée ont échoué. Cela nous démarque, et constitue même notre raison d’être dans le cadre de ces élections, face à d’autres forces politiques qui refusent d’envisager le rapport de forces et condamnent à l’échec leurs projets écologiques et sociaux. Dès lors, un rappel n’est pas inutile.

  58. Il convient, me semble t il , en se rapportant au programme de L’Avenir en commun de préciser ce que sont le plan A et le plan B.
    Et ce pour un maximum de clarté quant à notre volonté inébranlable de rompre avec les traités européens.
    Rupture qui est la condition sine qua non du rétablissement de la souveraineté populaire et de la mise en oeuvre de la transformation sociale et écologique.

  59. Ce qui manque cruellement dans l’intro c’est une explication de ce que sont les plans A et B.
    La plupart des gens que je connais qui ne sont pas insoumis sont très attachés à l’idée de l’europe (mais pas au dumping social), il est donc important d’expliquer le rapport de force à établir avec les plans A et B. Là c’est très flou et ne parle qu’aux initiés, et encore…

  60. Aujourd’hui nous sommes à la croisée de chemins qui détermineront notre futur. Quelles relations souhaitons-nous tisser avec le monde, avec les autres, le travail et l’argent, avec le temps libre, que souhaitons-nous mettre au centre de nos existences ? Et comment les inscrire dans un environnement, un paysage, une planète avec laquelle nous pourrions être fusionnels plutôt qu’en lutte permanente ?
    Certains voudraient nous interdire de choisir un avenir différent que celui vers lequel ils nous mènent, aiguillonné par la peur qui se distille quotidiennement dans les discours, les reportages, la presse qui cède aux actionnaires.
    Vivre dans la peur, est-ce vivre seulement ?
    Devons-nous vivre comme nos lointains ancêtres, dans un monde cerné par les cauchemars que suscite tout ce qui peut être nouveau, encore mal connu ou simplement différent ? Ne sommes-nous pas des hommes et des femmes civilisés, capables de dépasser nos peurs et d’envisager des avenirs meilleurs ? N’est-il pas temps de choisir la croissance de l’intelligence, de l’éducation, des sciences, du partage, de la solidarité, de l’égalité et de la fraternité, librement, enfin ?
    Pour cela élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen !

  61. C’est de l’Europe et de ses peuples dont nous parlons, cela ne peut l’être que dans le cadre du Plan A, lequel doit être explicité clairement. Il ne s’agit pas d’une campagne nationale, ne nous trompons pas de sujet. Le Plan B ne pourrait être envisagé que lors des prochaines élections présidentielles comme alternative à l’hypothèse d’un constat d’échec du Plan A. Pour cela il nous faut des eurodéputés. Mais sans tentative pas de constat, aux eurodéputés d’informer tout au long du mandat sur leurs actions. Nous avons dix-sept représentants qui font très bien le job à l’assemblée nationale sans nul besoin de brandir l’estampillage ENA, Sciences-Po et autres… Les mêmes, issus de la société civile et prêts à s’investir pour l’avenir en commun, au Parlement européen ! Pour les « européennes » il me semble que nous devrions mobiliser sur le Plan A, la campagne ne peut être qu’européenne. Ce ne sont pas les eurosceptiques ou les anti-européens qui iront voter mais les pro-européens, ou les indécis en la matière, qui rêvant d’une autre Union européenne, plus solidaire, plus juste pourraient nous apporter leur suffrage. C’est pourquoi nous devons mobiliser sur les sujets qui sont les nôtres : placer l’humain au centre et dénoncer l’UE actuelle des seuls « marchés » et du profit. Nous devons nous engager à combattre les méthodes lobbyistes qui influencent la Commission européenne (CE) au détriment de l’intérêt public. La CE qui dispose de l’initiative législative ne peut dans les conditions actuelles se présumer indépendante et garante de l’intérêt général. La motion de censure révocatoire de ses membres est disponible aux euro-députés… Et allions-nous pour ces législatives européennes à ceux qui ont les mêmes défis que les nôtres à relever : MAINTENANT LE PEUPLE !

  62. Nous sommes dans un processus de révolte sociale avec pour contexte des règlements européens antidémocratiques pour ne pas dire fascisants rejetés de tous sauf ceux qui en profitent. Par conséquent il sera important de consulter assez fréquemment la volonté populaire avant de prendre toute décision sur le sort futur de l’Europe ou sur notre rapport à elle. Le tort de Syriza est d’avoir agi seul sans consulter le peuple grec.
    Car c’est même au peuple de décider des questions de consultation en fait. Ce point doit être présenté dans l’introduction. C’est un point de démocratie politique fondamental qui fera en sorte que notre projet sera légitimé et défendu.

  63. En général, et puisque nous voulons fédérer, éviter à tout prix les propos stigmatisant, même à l’égard de monsieur Macron et madame Merkel, éviter le dégagisme. Nous ne voulons plus lutter les uns contre les autres, mais oeuvrer les uns avec les autres. Préciser simplement que nous défendons une vision du monde, plus équitable et plus pacifique, qui implique de remplacer la compétition et la concurrence par la coopération et l’émulation.

  64. Dans l’ensemble assez d’accord. Mais :
    – j’aime beaucoup l’expression « le Printemps des changements » à la place de « saison des tempêtes »…
    – dans la phrase « le dérèglement climatique s’accélère, mais les lobbys productivistes (ajouter) « qui n’en ont cure », continuent de faire la loi. »
    -Je ne dirais pas Europe du fric. Relevons le niveau et disons l’Europe de l’argent (ou de l’argent sale…)
    – Il faut rappeler que les Français avaient dit non à cette Europe en 2005. Avis bafoué depuis.
    – Les élections européennes ne sont pas un référendum contre Macron « pantin », mais contre notre soumission au diktat des institutions actuelles.
    – Il manque un minimum de précisions sur le plan A/ plan B. Pour convaincre il faut montrer ce que nous proposons et expliquer comment nous le faisons.
    – Il me semble indispensable de parler de la démocratisation : donner la voix aux Peuples, et pas seulement au moment des élections. Nous voulons une construction sociale de l’Europe.
    Enfin, complètement d’accord avec l’idée d’axer davantage nos arguments sur des valeurs d’espoir, de partage, de paix, sur des principes d’humanité et de justice, sur les Droits de l’Homme, bref, user de termes positifs comme « Nous sommes l’espoir, Eux sont la fin »

  65. Il FAUT IMPÉRATIVEMENT axer la Vision sur la DÉMOCRATISATION de l’Union!!!
    C’est d’elle et d’elle seule dont découleront la légitimité d’action politique commune à l’étranger comme à l’intérieur, au cours des débats de laquelle nous pourront plaider pour toutes les questions budgétaires, monétaires, financières, économiques, écologiques, sociales, etc. Le CADRE avant le FOND!!!

  66. Introduction un peu longue.
    C’est la saison des tempêtes en Europe négatif. Le Printemps des changements, c’est maintenant. (Ne pas faire appel au dégagisme, connotation négative aussi)

    En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. Ce paragraphe n’a pas lieu d’être, on parle Europe uniquement, sociale, environnementale, économique mais EUROPE !

    Pour cela, il faut sortir des traités européens. NON. Les traités européens actuels organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde…/…Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B. LES définir en 3 phrases.

    Les élections européennes de 2019 sont l’occasion de dire très clairement : « LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT ». Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but. OUI mais comment ? de nouveaux traités, accords entérinés par les peuples ? (les votes extrémistes en Europe de l’est…)
    Bref des mots simples, positifs, clairs, des expressions symboliques porteuses de paix, d’espoir, de partage des valeurs et des richesses, de réussite sociale, environnementale.

  67. Globalement le texte est beaucoup trop négatif.

    Je souscris entièrement au texte de Jean-Didier Carré (ci-dessous 18 avril).

    Pourquoi ne pas prendre comme introduction le texte du Manifeste européen beaucoup plus parlant déjà dans son titre  » MAINTENANT LE PEUPLE : pour une révolution citoyenne en Europe ».

    Si la stratégie planA/planB est claire, le projet du plan A est imprécis, peu clair et pas très européen.

  68. Dans chaque catégorie, il faut supprimer toute connotation négative et insister sur les propositions, car tous les insoumis savent contre quoi ils luttent. Pour convaincre, il faut montrer ce que nous proposons et démontrer comment nous le faisons. Il ne faut pas chercher à convaincre ceux qui le sont déjà mais ceux qui ne le sont pas encore ! S’opposer à quelqu’un n’a jamais convaincu qui que ce soit de voter pour quelqu’un d’autre. Montrons la qualité de notre programme, de nous-mêmes, encore et encore… c’est ce qui fonctionne !

  69. Ne faudrait-il pas revoir l’intro et y intégrer désormais notre « Traite de Lisbonne » en expliquant que notre liste se présentera sous le nom de « Maintenant » et nous efforcer de l’élargir aux pays du Nord et de l’Est pour être réellement pan-européenne? Je pense qu’il faudrait également éclaircir le fait que les députés « Maintenant » siègeront dans le groupe GUE et donner l’opportunité aux députés actuels de ce groupe de rejoindre cette liste ?

  70. Au lieu de démarrer sur une vision noire de la situation actuelle, ne faudrait-il pas commencer par des termes positifs relatifs aux grandes ambitions que l’on porte au niveau européen (reconstruire les conditions de paix, grands projets écologiques, …)?
    Psychologiquement, ça favorisera certainement l’adhésion. J’ai le sentiment que la bascule positive pendant la Présidentielle s’est produite quand on a senti les débouchés positifs d’un autre monde possible, porté de manière fluide et presque évident par Mélenchon lors des débats.
    Si on met uniquement l’accent sur les termes négatifs, on risque de rétrécir notre base populaire. Enfin, je le sens comme ça, mais pas certitude non plus…

  71. Dans cette intro, je pense qu’il faut trouver le juste équilibre entre dénonciation, critique de la situation actuelle (libéralisme, repli identitaire, concurrence exacerbée) et les aspirations positives, les valeurs qui nous réunissent pour porter un message d’espoir : des principes d’égalité, de solidarité, de citoyenneté, de démocratie, mais aussi d’ouverture vers les autres. Certes il faut s’opposer, lutter, refuser mais la complainte ne suffit pas. Seule l’expression d’un projet alternatif qui laisse espérer un monde meilleur portera la FI vers le chemin du succès. Pour l’instant, les termes à connotation négative dominent très largement et peuvent avoir un effet repoussoir, inhibiteur.

    Une illustration : plutôt que de parler de guerres potentielles en jouant sur les peurs comme peut le faire le FN que nous dénonçons, ne peut-on pas plutôt espérer construire une Europe de la paix : solidarité entre les peuples, échanges culturels, harmonisation sociale par le haut, un grand plan pour la transition écologique, …
    Dans cette Europe de la solidarité, affirmons fort nos principes d’humanité pour enfin porter la question des migrations. Nous ne pouvons pas ignorer ce sujet qui nous heurte tous et c’est bien à l’échelle de l’Europe que la réponse se trouve.

    En conclusion, dénoncer c’est bien, proposer c’est mieux. Appuyons nous sur les valeurs positives qui nous réunissent pour susciter l’envie d’agir et de rejoindre notre projet : paix, solidarité, humanité, ouverture, respect, écologie.

    Le film DEMAIN a été un succès car il donne à chacun l’envie de s’impliquer, de faire, de participer à ce vaste mouvement en montrant qu’une autre voie, un autre chemin est possible.

  72. Je pense aussi qu’il fallait laisser l’explication plan A et plan B.

    Dans l’introduction devrait apparaître le mot écologie. Et on devrait bien voir que le programme France insoumise est globalement une autre vision du monde, une autre forme de civilisation.

  73. Il faudrait un chapitre complet pour préciser la stratégie du plan A/plan B. Cette stratégie est floue pour beaucoup de gens. Ainsi, les uns, comme Asselineau, nous reprochent de croire en la possibilité d’un plan A, et les autres, comme Varoufakis, nous reprochent de trop porter notre attention sur le plan B. Il faut parvenir à convaincre les deux. Inspirons nous donc à la fois de Diem25 qui tentent de poser les jalons d’une nouvelle Europe, et écoutons aussi les critiques de l’UPR pour éviter toute incohérence de projet.

  74. Il faut rappeler que la France avait refuser cette Europe et ses traités lors du référendum !!
    et pour ceux qui pensent que le plan B c’est sortir de l’Europe …c’est surtout relancer une autre
    Europe plus sociale donc plus humaine ..

  75. Rajouter une phrase sur le Brexit et l’alternative repli nationaliste/populisme de gauche en Europe qui peut être tranchée par ces élections, car l’enjeu n’est pas seulement un « référendum contre Macron » mais aussi de faire germer l’espoir de s’émanciper du carcan institutionnel construit depuis Maastricht pour dissuader toute tentative d’une construction sociale de l’Europe. Exemple : « L’expérience grecque a montré que les peuples ne se résignaient plus à subir le diktat des élites financières, et le Brexit qu’il existait un lendemain pour un pays qui choisissait de sortir de cette UE. Mais pour qu’un gouvernement populaire qui choisirait de désobéir aux impératifs interdisant toute relance par le déficit ne se retrouve pas seul, il nous faut proposer un chemin collectif pour l’Europe du Sud qui permette d’envisager une sortie coordonnée en cas d’échec pour réorienter l’UE et la zone €, et la mise en place d’un nouveau cadre de coopération euroSud tourné vers la Méditerranée. »

  76. « L’extrême-droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. La guerre menace à nos portes. »
    Retirer le « un peu » pour « de partout ».
    L’UE ne dit pas « rien » à ce sujet, disons plutôt « Elle gouverne même plusieurs pays où l’UE demeure passive »
    Quant à la dernière phrase, c’est jouer sur les peurs et non faire appel à la raison. Puis c’est trompeur, car vague, ça ne fait allusion à aucune guerre en particulier, ni à quel point l’extrême droite puisse y être impliquée ou encore quel est le degré de « menace ».

  77. Dans l’introduction, préciser ce que sont l’option A et l’option B, en insistant sur le fait que pour avoir une quelconque efficacité, le plan A brandit la menace de sortie de la France de l’UE, et que le plan B est la sortie pure et simple de l’UE pour pouvoir appliquer l’Avenir en Commun en cas d’échec (fort probable) du plan A.

  78. Il me semble qu’il fait faite référence au dégagisme dès l’introduction.

    En outre, il faut rétablir la version 1 du texte qui, en faisant référence à l’AEC, précise le Plan A et le Plan B.
    Cette version ne peut pas permettre une clarté suffisante quant à la stratégie européenne de la France Insoumise.
    Nous ne pouvons plus nous permettre de louvoyer sur cette question !

  79. Face au défi écologique, sociétal et démocratique, il devient urgent de renverser le rapport de force à Strasbourg. Nos futurs député-s proposent de s’opposer au lobbys très puissant en Europe. La future assemblée européenne insoumise va permettre d’opposer un rapport de force pour prendre le pouvoir et redonner du sens à la démocratie des peuples de l’Europe avec nos alliés européens. Pour la fin de ce gouvernement anti-démocratique européen , pour stopper la transformation de l’Europe vers les Etats Unis de l’Europe. Pour redonner du pouvoir à nos assemblée nationale qui ne sont plus que des chambres d’enregistrement des directives européennes. Il devient nécessaire d’harmoniser les taxes, impôts, droit du travail pour stopper le dumping social. Regroupons nous pour changer l’Europe , pour une Europe de la démocratie, la liberté, des droits de l’homme et du citoyen. En 2019 la France et ses citoyens et citoyennes doit être le renouveau d’une nouvelle histoire , le phare de la démocratie et mettre fin cet dérive . Nous sommes l’espoir Eux sont la fin , la guerre, la ruine.

  80. Ne pas faire référence au « dégagisme » (ni dans l’intro, ni dans la déclinaison des chapitres programmatiques). Alternative type : résister/combattre etc;

  81. « des députées insoumis venant de toute l’Europe » voudrait -il dire que vous considérez qu’il existe un « peuple européen » ?? Dans l’idéal abstrait théorique en général, peut-être. Dans la réalité, c’est absurde n’est-ce pas une vision qui mènerait à terme à l’émergence d’une nouvelle Europe dictatoriale ?
    On ne peut pas comparer les élections au Parlement européen au même titre que les élections législatives nationales, pour l’Assemblée nationale. En effet, les secondent s’exercent dans le cadre d’un Etat-nation théoriquement souverain (ce qui ne l’est plus depuis le traité de Maastricht). Alors que les premières s’exerce à l’échelle d’une institution administrative artificiellement construite sans l’avis des peuples, qui est dénuée de toute idée globale de nation, et de souveraineté populaire.
    Je me trompe ?…

  82. Ca veut dire quoi et c’est qui exactement et concrètement « une Europe des peuples » ?

    Si on sort des traités européens, c’est pour en faire d’autres (plan B) ? Auquel cas, on ne risque pas à moyen ou long terme de replacer les peuples d’Europe qui y seraient liés dans une nouvelle prison institutionnelle ?
    Ou alors on sort des traités européens (TFUE et TUE), mais on reste dans l’Union européenne ? Comment c’est possible, et ça veut dire quoi ? Pourquoi ferrait-on ainsi ?

    Les élections européennes ne seront pas « un référendum contre la politique de Macron en France » mais un référendum pour ou contre notre liberté ou notre soumission au diktat (=dictature) des institutions européennes. Le président Macron ne fait qu’appliquer ce diktat, il a le mérite d’être cohérent. En tout cas, ce n’est pas lui la cible à désigner, c’est là mal informer les militants FI et les Français qui viendraient à voter pour les représentants du mouvement !

    Qu’est-ce que signifie « la construction d’un mouvement européen » concrètement ? de nouveaux traités européens ? de nouvelles institution, en supplément ou en remplacement ? Je suis très dubitatif face au vide de sens précis de cet assemblage de mots !

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