L’art doit-il être gratuit et à quel prix ? - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « L’art doit-il être gratuit et à quel prix ? » avec :

  • Aurélien Catin (auteur, collectif La Buse),
  • Victoria Klotz (artiste plasticienne, militante LFI, gilet jaune),
  • Danièle Atala (artiste plasticienne, groupe culture LFI),
  • Martin Mendiharat (étudiant en spectacle vivant, groupe culture LFI)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur la page dédiée. 

Comment changer les modes de production de logement et modifier le secteur du bâtiment ? - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « Comment changer les modes de production de logement et modifier le secteur du bâtiment ? » avec :

  • Michel Philippo (groupe planification écologique LFI),
  • Anne Gourmellet (groupe logement LFI),
  • Marina Mesure (syndicaliste du secteur construction)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur la page dédiée. 

S’organiser dans un monde atomisé - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « S’organiser dans un monde atomisé » avec :

  • Jean-François Bérot (SUD Amazon),
  • Rachel Keke et Sylvie Kimissa (femmes de chambre hôtel IBIS),
  • Jérôme Pimot (Collectif des livreurs autonomes de Paris),
  • Tito Álvarez (chauffeur d’Elite Taxi),
  • Nuria Soto (Riders x Derechos),
  • Leïla Chaibi (eurodéputée LFI)

Toutes les vidéos de l’événement sur la page dédiée. 

Bioéthique : comment le gouvernement a refusé d’interdire les mutilations des enfants intersexes - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « Bioéthique : comment la gouvernement a refusé d’interdire les mutilations des enfants intersexes » avec :

  • Benjamin Pitcho (avocat en santé et droits humains),
  • Bastien Lachaud (député LFI),
  • Lucie Kirchner (agrégée de philosophie)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur cette page.

2018-2020 : le cycle des révolutions citoyennes - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « 2018-2020 : le cycle des révolutions citoyennes » avec :

  • Adel Bakawan (Institut Français des Relations Internationales),
  • Abir Nour (École des Hautes Études en Sciences Sociales),
  • May Maalouf Monneau (Université libanaise de Beyrouth),
  • Christophe Ventura (Institut de Relations Internationales et Stratégiques),
  • Antoine Salles-Papou (auteur de Les communes libres)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur cette page. 

Surveillance numérique de masse : face à la dystopie, d’autres modèles possibles - #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « Surveillance numérique de masse : face à la dystopie, d’autres modèles possibles » avec :

  • Salwa Toko (présidente du Conseil national du numérique),
  • Paula Forteza (députée EDS),
  • Chloé Berthélémy (EDRI),
  • Benoît Piédallu (Quadrature du Net),
  • Ugo Bernalicis (député LFI),
  • Alexandre Schon (groupe numérique LFI)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur cette page. 

Rentrée scolaire : je lance l’alerte !

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Ce dimanche 30 août 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Questions politiques ». Il a salué l’unanimité qui existait pour une fois pour dénoncer l’article de Valeurs Actuelles faisant de Danièle Obono une esclave mais a aussi expliqué que le harcèlement continuel dont elle fait l’objet contribuait à créer un climat permettant ce genre de publication raciste. 
 
Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a aussi détaillé la stratégie des causes communes qu’il propose, expliquant qu’une « unité » d’appareils politique n’était pas un objectif en soi et qu’il fallait au contraire rassembler le peuple autour de grands enjeux pour notre pays. 
 
Concernant l’épidémie de coronavirus, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la confusion créée par le gouvernement qui parlait d’abord des masques comme une chose inutile avant de les rendre obligatoires dans de nombreux endroits. Il a appelé à les rendre gratuits. Il a aussi redit l’importance de porter un masque pour protéger les autres. 
 
À quelques jours de la rentrée scolaire, le député insoumis a alerté sur le risque de décrochage scolaire. Il a appelé à embaucher 100 000 jeunes en emploi jeune rémunérés au SMIC pour venir en aide aux enseignants. Il a également proposé de sécuriser les étudiants dans l’enseignement professionnel en leur garantissant un emploi. 
 
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a expliqué en détail l’importance de la planification pour réaliser les tâches utiles pour notre pays comme la réparation des canalisations d’eau ou encore la réparation des ponts. Il a aussi signalé que planifier permettait de donner davantage de visibilité aux entreprises.

#RDLS120 - YouTube / Mali / Révolutions citoyennes

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C’est la rentrée politique… et la Revue de la semaine n’échappe pas à la règle ! Dans ce 120e numéro, Jean-Luc Mélenchon revient sur le développement de sa chaîne YouTube qui totalise près de 20 millions de vues sur l’année écoulée et s’approche des 500 000 abonnés.
 
Le député insoumis parle ensuite des révolutions citoyennes qui ont lieu en ce moment dans le monde au Liban, en Thaïlande, au Mali ou encore en Biélorussie. Il en dresse les traits communs : recherche de l’unanimité, revendications concrètes (notamment autour des réseaux), dégagisme contre les dirigeants politiques. 
 
Jean-Luc Mélenchon revient enfin en détail sur la situation au Mali où un processus de révolution citoyenne est en cours et où la présence militaire française est un enjeu à la fois pour les Maliens et pour les Français. Il appelle à respecter le processus politique en cours et à ne pas tomber dans les pièges d’une mauvaise information sur la situation dans ce pays. 
 

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VIDÉO – Eh, M. Roux de Bézieux (MEDEF), vous nous menez dans le mur !

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Dans cette vidéo publiée le 27 août 2020, Jean-Luc Mélenchon réplique aux propos de Geffroy Roux de Bézieux tenus la veille aux universités d’été du MEDEF. Voici ce qu’avait déclaré le patron des patrons : 

« J’ai aussi ouvert le débat sur le temps de travail au niveau de l’entreprise. “Travailler plus”, que n’avais-je pas dit au pays des 35h ! Depuis, j’ai cru entendre certains responsables politiques parler de “travailler davantage”. Travailler plus, travailler davantage, je pense qu’il faudra réouvrir le débat. Notamment quand on arrivera au moment des retraites. Il faudra rouvrir le débat, pourquoi ? Je le dis très simplement ici :  la richesse d’un pays, c’est la quantité de travail produite par un individu multipliée par le nombre de personnes qui travaillent. Tout le reste, c’est de l’idéologie. Donc ce débat sur le travailler davantage nous l’aurons au moment des retraites. Pas maintenant, la priorité c’est la relance. Mais pas non plus en 2022. Nos amis européens, les fourmis généreuses d’Europe du Nord qui ont contribué au plan européen nous demanderons des comptes sur les réformes. »

Jean-Luc Mélenchon apporte ici une réponse point par point sur les 35h et la durée hebdomadaire moyenne réelle du travail en France, sur la richesse d’un pays en terme de production, sur l’importance de l’investissement public dans la formation et privé dans les machines, ou encore sur les pays radins d’Europe du Nord. Il explique également qu’il faut travailler sérieusement à la relance de l’activité dans notre pays.

Pour un nouvel antiracisme populaire #AMFiS2020

Retrouvez la conférence des AMFiS 2020 « Pour un nouvel antiracisme populaire » avec :

  • Arié Alimi (avocat)
  • Taha Bouhafs (Là-bas si j’y suis)
  • Maboula Soumahoro (université de Tours, présidente de l’association Black History Month)
  • Geneviève Garrigos (ex-présidente d’Amnesty International)
  • Djangou Traoré (Franc Moisin Citoyenne)
  • Danièle Obono (députée LFI)
  • Éric Coquerel (député LFI)

Toutes les vidéos de l’événement sont à retrouver sur cette page.

« Nous proposons des causes communes » - J.-L. Mélenchon à Valence

Le dimanche 23 août 2020, Jean-Luc Mélenchon concluait par un meeting l’université d’été de la France insoumise à Valence. Il a expliqué que désormais, le changement climatique était irréversible et que l’humanité toute entière devait s’organiser pour y faire face. Il a appelé à planifier dans plusieurs domaines pour se réapproprier le temps long et relocaliser la production. 

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a proposé des « causes communes » au peuple, évoquant notamment la question de la protection de l’eau et de la réparation de nos canalisations alors qu’un litre sur cinq d’eau pompée est perdu dans la nature faute d’installations en état de pleine fonctionnalité. Il a également rappelé la nécessité de la nationalisation d’entreprises comme Luxfer (production de bouteilles d’oxygène à usage médical) ou encore de Famar (médicaments) pour faire face à la crise sanitaire du Covid 19. Jean-Luc Mélenchon a également plaidé pour la réduction du temps de travail dans la semaine, dans l’année et dans la vie pour partager la richesse produite par l’augmentation de la production et libérer du temps pour d’autres activités humaines. 

Face à Emmanuel Macron qui parle de séparatisme, le député insoumis a rappelé que les insoumis étaient de ceux qui veulent l’unité du peuple, c’est à dire de ceux qui, dans une logique universaliste, ne supportent pas que certaines personnes soient montrées du doigt pour leur religion, leur genre, leur orientation sexuelle ou leur couleur de peau. Il a expliqué qu’en partisans de la République une et indivisible, les insoumis étaient en désaccord complet avec la logique de différenciation et de lois locales qu’Emmanuel Macron veut mettre en place dans notre pays. 

Jean-Luc Mélenchon a également envoyé un salut fraternel aux révolutions citoyennes du Liban et du Mali et a rappelé qu’en France, le processus de révolution citoyenne qui s’était mis en branle avec le mouvement des Gilets jaunes avait été arrêté par une répression policière et judiciaire brutale servant d’« exemple » aux dictateurs du monde entier. Il a, enfin, conclu ce meeting en annonçant le calendrier des insoumis pour la présidentielle de 2022 : mise à jour collective du programme, décision personnelle prise en octobre et convention insoumise en novembre. 

Bioéthique : « Nous sommes les héritiers du futur » - Mélenchon

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Ce vendredi 31 juillet, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé à trois reprises au sein de l’hémicycle sur l’examen de la loi bioéthique. Il a pris position contre des amendements visant à autoriser des recherches sur le patrimoine génétique. 
 
Il a mis en garde contre toutes les possibilités qu’ouvraient de tels tests et du risque de leur extension. Il a alerté sur le fait que cela contrevenait à l’idée que nous nous faisons de la filiation. En France la paternité est déclarative et cette loi ne doit pas être contournée. Il est intervenu ensuite pour dire que les individus n’ont pas besoin de connaitre leurs origines pour se construire mais qu’ils se construisent en se projetant sur le futur. Il a répondu à l’argument de la souveraineté en rappelant que quand il s’agit du rail, de la société d’observation des cockpits des bateaux dans la nuit ou de General Electric, l’argument de la souveraineté était vite oublié. Il a donc demandé  à ses collègues des efforts de cohérence dans l’argumentation. 
 
Enfin, dans une troisième prise de parole, il a rappelé les principes fondateurs de l’humanisme, et l’opposition du groupe de la France insoumise à la levée de l’anonymat des donneurs. En effet, la famille devient, de plus en plus, une entité sociale, et faire intervenir une donnée biologique n’a pas de sens. Ce qui nous fonde ce sont les liens d’amours et les liens sociaux. Il a conclu cette prise de parole en citant André Malraux : « Mes semblables ne sont pas ceux qui me jugent, ce sont ceux qui m’aiment contre tout ».

Castex et Jupiter : aucune confiance !

Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 15 juillet 2020 pour répondre au discours de politique générale de Jean Castex. Seul le prononcé fait foi.

Président, ministres, collègues,

Cette après-midi, ni la solennité du lieu ni celle des circonstances ne devraient effacer le cocasse de la situation. Vous êtes nommé, monsieur le Premier ministre, depuis une semaine, mais vous avez été aussitôt condamné au pain sec du silence politique. Vous avez occupé le temps en faisant une tournée des commissariats. Il fallait vous taire parce que Jupiter allait tonner. Il l’a fait le 14 juillet. Mais il n’a rien dit. Sinon son acte de contrition. Et vous voici monsieur Castex ! Douze jours après votre nomination, vous assumez enfin la responsabilité minimum qu’on attend d’un Premier ministre dans une démocratie parlementaire. Vous sollicitez un vote de confiance pour être autorisé à rester sur votre banc, car c’est nous qui décidons de cela.

Cela se fera, sans doute, mais sans nous. Ce n’est pas votre personne monsieur Castex qui est en cause. Car sachez que nous la respecterons toujours. Mais pourquoi vous ferions-nous confiance politiquement ? La Constitution nous dit à l’article 20 : le Premier ministre « détermine et conduit la politique de la Nation ». Vous n’êtes pas concerné. Il n’y a pas une personne en France qui croit que vous déterminerez quoi que ce soit s’agissant de la politique de la Nation. Jupiter nous a rappelé, bien des fois déjà, qu’il s’occupe de tout et même du reste, du montant des primes pour les voitures au nombre des contrats d’apprentissage. Tout est déjà dit. De toute façon le monarque présidentiel ne supporte pas que le Premier ministre fasse mieux que lui, raison pour laquelle votre prédécesseur a été renvoyé, car sinon nous n’en voyons pas d’autres puisqu’il s’agit de faire dorénavant comme auparavant.

Donc vous êtes condamné à faire moins bien que le monarque. Ça vous laisse, finalement, peu d’espace.

Personne ne croit non plus que vous « conduirez » la politique de la Nation. Monsieurs Castex, comme nous, vous seriez déjà bien heureux d’arriver à la suivre. Car Jupiter varie souvent et bien fol qui s’y fie. Ordres et contre-ordres sont devenus la règle. Le masque, par exemple, hier inutile pendant la crise sanitaire sera désormais obligatoire. Oui mais pas tout de suite, seulement dans un mois. Le Covid est prié de rester confiné. Macronie et absurdie sont limitrophes. Comme le sont, le long du fleuve Oyapoc où vous êtes allés récemment, le Brésil et la Guyane qui ne parvient pas à devenir une île, même après que Jupiter et vous l’ayez proclamé. La Guyane abandonnée, la Guyane qui réclame des moyens et du respect. La Guyane, toutes tendances confondues qui réclame maintenant l’arrivée des médecins cubains puisque la patrie n’y répond pas.

Bref, pour finir, le président vous demande de réparer en 600 jours les dégâts qu’il a occasionné en trois ans.

C’est votre feuille de route. Nous ne pouvons y croire. Nous ne pouvons avoir confiance.

Comptez-vous rétablir les comité d’hygiène et de sécurité qui protégeraient la santé des travailleurs menacés par le Covid sur les lieux de travail ? Non.

Allez-vous enfin nationaliser Luxfer pour produire les bouteilles d’oxygène de nos hôpitaux ? Non.

Le glyphosate sera-t-il finalement interdit à la fin de l’année 2020 ? Non.

Préparez-vous la sortie des accords de libre-échange CETA et JEFTA, pourtant acceptés par le Président ? Non.

Après avoir prolongé 10 réacteurs nucléaires, déciderez-vous de leur fermeture ? Comment l’organiserez-vous ? Non.

Rétablirez-vous la ligne de fret de Perpignan-Rungis ? Non.

Et le monopole de la SNCF ? Non. Où est l’argent d’ailleurs pour le rail ?

Comptez-vous prendre la part qui revient au bien commun et à tous les Français dans les poches de tous ces nouveaux millionnaires qui se sont gavés sur la spoliation du peuple ? Non. L’impôt sur la fortune ne sera pas rétabli et pourtant les 3 milliards qu’il y a là-dedans suffiraient pour payer les 60 000 soignants dont nous avons besoin dans nos hôpitaux.

Avez-vous enfin compris que l’eau va devenir une ressource rare ? Et qu’il s’agit d’engager dès maintenant, avec fermeté, la rénovation de nos canalisations en ruines ? 20 % de l’eau se perd en France et elle se perd au point et au prix de l’indignité. Rendrons-nous aux populations de Mayotte, de la Guadeloupe, de la Guyane qui en sont privées, l’accès à l’eau courante ? Et j’en oublie sans doute d’autres. Non.

Allez-vous réparer les dégâts infligés à la santé publique depuis le ministère de Xavier Bertrand dont vous étiez le directeur de cabinet ? Non.

Car le premier acte de votre gouvernement c’est d’aggraver le désordre à l’hôpital. L’accord Ségur désorganise le temps de travail hospitalier. Quelle sotise de penser que l’annualisation du temps de travail peut apporter une réponse quelconque à l’organisation des services. Le Ségur ne revient pas sur les fermetures de lits, ni sur celle des services, le manque de moyens humains. Il renforce le modèle de gestion des hôpitaux comme entreprises à but lucratif.

Avons-nous définitivement, tous autant que nous sommes, pris conscience du mascaret social qui s’avance vers nous ?

La France va connaitre une récession de 11 points de sa production cette année. Pour y faire face, le gouvernement précédent n’a injecté que 2% de l’équivalent du PIB dans l’économie. L’Allemagne, qui, elle, n’avait que 6 points de recul, injecte 20 points de sa richesse pour le redémarrage. Si vous laissez faire ce décalage, monsieur le Premier ministre et oublions un instant tout ce qui peut nous séparer, si vous laissez faire ce décalage, la zone euro explosera. Et en toute hypothèse la France est menacée de déclassement. Il faut intervenir massivement de manière organisée, c’est-à-dire planifier.

Le saupoudrage d’argent public sans conditions sociales ou écologiques ni d’emploi va-t-il cesser ? 7 milliards ici, 15 milliards là-bas. Tout cela est inutile si l’on compte sur la magie du marché pour les investir au bon endroit.

L’État doit assumer la planification. Non comme un gadget que l’on va manier pour faire taire les insoumis et les communistes qui en sont d’ardents partisans. Il doit le vivre comme un moyen qui définitivement donne au pays et aux citoyens la propriété collective du temps long là où le marché ne peut gérer que le temps court. Il faut planifier pour redevenir les meilleurs. Il doit organiser, l’Etat, l’ancrage de cette nouvelle planification qui ne sera pas celle d’avant dans la vie des communes qui sont la structure de base de la démocratie française et de la République depuis sa naissance. Le plan doit être l’instrument d’une démocratie participative - telle que l’on peut l’imaginer et la vouloir - au 21ème siècle. Sinon comment réaliser la bifurcation écologique ? C’est impossible. Comment tenir la règle verte ? C’est impossible. Comment éradiquer la précarité ? C’est impossible. Le plan est la solution.

Vous en êtes loin. Vous ne ferez rien de tout cela. Vous n’en avez ni le programme ni les moyens politiques.

Car voici le sommet du cocasse d’aujour’hui : dans la pratique de la cinquième République, monsieur Castex, que je n’aurais pas l’insolence de vouloir vous enseigner puisque vous avez fait parti d’une organisation politique qui l’a beaucoup pratiquée, vous êtes le nouveau chef de la majorité parlementaire. Et je vois que vous m’approuvez. Mais cette majorité ne vous connaissait pas la veille de votre nomination. Elle a une excuse, car la veille vous étiez encore membre d’un parti d’opposition qui compte dans cette salle cent députés.

Finalement, le président du groupe LREM, notre estimé collègue Gilles Legendre, avait bien raison. Il a reconnu lui-même que sur les trois cent quinze membres que comptait son groupe pas un n’était capable d’être Premier ministre après trois ans de présence dans cet hémicycle. Quel genre de parti de gouvernement êtes-vous donc ? Je vous assure que parmi les dix-sept députés insoumis qui se trouvent là, il y a de quoi faire plusieurs Premiers ministres et nous ne serons pas en manque le moment venu.

Monsieur Castex, vous comptez sur une majorité qui s’est déjà divisée en trois groupes sans qu’on sache pourquoi ces gens ne se supportent plus. Ils s’ajoutent à deux autres qui soutiennent déjà le président de la République quoiqu’il dise. Du coup, nous voici à dix groupes dans l’Assemblé nationale c’est-à-dire la quantité qu’il s’y trouvait sous la quatrième République. D’ailleurs la durée des ministres ne vaut pas mieux qu’alors. 24 fois reformée, cette Constitution est à bout de souffle. C’est le palais constitutionnel du facteur Cheval. Il faut que le peuple en redevienne le propriétaire.

Mais ni l’abstention suffocante constatée aux municipales, ni l’insurrection morale contre l’accumulation des richesses dans quelques mains, ni l’indignation du pays devant les violences policières, ni la révolte des féministes face à l’indifférence ou le mépris de leur vigilance à propos des violences faites aux femmes, rien ne vous aura parlé.

Il me faut conclure. Vous devez organiser un référendum et une réforme des retraites. Le premier « dans les meilleurs délais » et la seconde « ni tout de suite ni aux calendes grecques ». Comprenne qui pourra.
Méditez le philosophe Sénèque, monsieur Castex, et dites en un mot de ma part et de notre part à monsieur Macron : « il n’y a pas de vents favorables pour qui ne sait pas où il va ».

Plan de relance - J’alerte : il y a danger !

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Le 15 juillet 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Apolline de Malherbe. Il a défendu les gilets jaunes qui ont interpelé Emmanuel Macron aux Tuileries et a expliqué qu’ils avaient raison de dire que le président de la République était l’employé du peuple Français. 
 
Le président du groupe « La France insoumise » a ensuite parlé du plan de relance économique qu’il juge n’être pas à la hauteur des enjeux. Il a ainsi expliqué qu’en France il correspondait à 2 points de PIB alors que nous avons perdu 11 points de PIB tandis qu’en Allemagne ce plan représente 20 points de PIB quand l’Allemagne n’a perdu que 6 points de PIB. Il a alerté sur le danger qu’il y avait à ce que l’économie française décroche par rapport à l’économie allemande.
 
Pour faire face à la situation, Jean-Luc Mélenchon a appelé à planifier, rappelant que le plan faisait partie du « génie français » et que ni Jean Monnet ni le général de Gaulle n’étaient des bolchéviques. Il a ainsi expliqué qu’il fallait planifier la sortie du nucléaire. Il a souligné la victoire idéologique que représentait la mise en place d’un haut commissariat au plan dirigé par François Bayrou. 
 
Le député insoumis a expliqué que le déconfinement en Guyane s’était fait de manière catastrophique. Il a dénoncé l’indigence de l’État en matière de santé publique dans ce département. Et il a élargi la question à la manière dont Mayotte et la Guadeloupe sont traitées, soulignant que plus du tiers de la population n’avait pas accès à l’eau potable courante. 
 
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau dénoncé les manifestations de policiers factieux et les propos racistes dans la police. Il a aussi expliqué que les ordres violents du préfet Lallement comme le nassage provoquaient des tensions inutiles.