#RDLS135​ : Les leçons de l’Équateur / Vaccins : levez les brevets / Combattre le lawfare

Dans cette 135e Revue de la semaine tournée depuis l’Équateur, Jean-Luc Mélenchon parle de son déplacement en Amérique latine. Il explique dans un premier temps pourquoi il se rendra en Bolivie à l’invitation du président Luis Arce à l’occasion de l’anniversaire de la journée de la terre pour porter la question de la levée des brevets sur … Lire plus

#RDLS134​ - Votation eau, question sociale, unité, Jadot, appel aux communistes

Dans cette 134e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle de la votation citoyenne sur l’eau, accessible sur le site https://eau.vote​, pour exiger l’inscription du droit à l’eau dans la Constitution française. Il explique comment l’eau est devenu un enjeu majeur au cours des dernières années, qu’il s’agisse de la sécheresse, de la pollution, de la réparation des canalisation ou encore des conflits entre les nations pour l’accès à cette ressource. Il rappelle, aussi, comment ce sujet, nous invite - comme la pandémie - à penser le peuple humain comme un face aux enjeux qui concernent sa survie. Il explique, aussi, ce que la Bolivie a fait sur le sujet et pourquoi il s’y rendra prochainement.

Le président du groupe parlementaire insoumis parle ensuite de la question sociale. Il dénonce les diversions médiatiques qui ont été faites sur cette question en utilisant des sujets comme le prétendu islamo-gauchisme. Il pointe notamment du doigt les entreprises qui reçoivent de l’argent public pour soutenir leur activité et qui se servent de cette manne financière pour payer des plans de licenciements massifs : Renault, Air France, Airbus ou encore Auchan. Il rappelle aussi son opposition à la réforme de l’assurance chômage qui va faire perdre du revenu à plus d’un million de personnes dans notre pays.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon donne son point de vue sur les appels à l’unité en vue de la présidentielle de 2022 et revient notamment sur la proposition de rencontre de Yannick Jadot. Il explique que l’enjeu de cette élection est d’abord dans la mobilisation des abstentionnistes et dans la clarté sur le programme : 6e République, planification écologique, partage des richesses. Il lance également un appel aux communistes pour un accord aux élections présidentielle et législatives.

LES LIENS

Confinement 3 : Mélenchon répond à Macron

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 1er avril 2021 en réponse à l’intervention d’Emmanuel Macron la veille annonçant un confinement de l’ensemble du pays. Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a dénoncé le piétinement du Parlement par la macronie avec une convocation du jour pour le lendemain et un vote sans conséquence puisque la responsabilité du gouvernement n’y est pas engagée. Il a donc expliqué que les insoumis ne participeraient pas à ce vote pour marquer un boycott d’exaspération.

Voici la retranscription de cette intervention :

« C’est vraiment le premier avril qu’aujourd’hui et la blague du jour est cette mauvaise mascarade.

Vous nous avez convoqué du jour pour le lendemain. Que vous ne respectiez pas l’Assemblée est une chose mais permettez-nous au moins de respecter nos propres groupes. Impossible de se réunir, impossible de faire revenir tout le monde, impossible de se dédire des engagements déjà pris. Cette réunion est une honte pour le parlement français. Elle ne sert à rien. Elle n’aura aucune conséquence. Tout est décidé et nous ne sommes invités qu’à venir vous acclamer. Vous vous en passerez.

Le monarque présidentiel, meilleur virologue de France parait-il et meilleur ami de la modestie est apparu hier soir à la télévision et il a décidé au nom d’un « nous » qui pose problème. Est-ce un « nous » de majesté, pour lui qui regrette le roi ? Est-ce un « nous » pour désigner le conseil de défense dans lequel il ourdit en secret ses plans et où tout se décide ? Peu importe le résultat sera le même. Le président a tout décidé tout seul, tout annoncé hier soir à la télé et vous venez nous le répéter. Nous ne pouvons rien amender . Nous ne pouvons que voter oui ou non. Rien amender, rien proposer une nouvelle fois des onze propositions de lois que nous avons fait depuis le début de la crise, des 4 plans d’action, de la commission d’enquête, les innombrables amendements que nous avons déposés et votés ensemble avec nos camarades communistes. Le vote n’aura aucune conséquence. Car même si nous venions à voter non, tous unis pour cette fois, cela ne changerait rien. La responsabilité du gouvernement n’est pas engagée par ce vote.

Oui, c’est un mauvais poisson d’avril. Et le poisson d’avril, comme tous les poissons, pourrit par la tête. Les Français, par contre, n’ont pas une mémoire de poisson rouge, eux. Ils se souviennent que vous avez passé votre temps à les tromper. Dès le premier jour, le 23 janvier de l’année 2020, quand madame Buzyn déclarait : « le risque d’introduction du virus en France est faible ». Sur les masques, quand le Premier ministre déclarait : « le port du masque en population générale, ça ne sert à rien ». Le 19 mars 2020 : « il ne servirait à rien de tester massivement », alors même que l’Organisation mondiale de la Santé disait qu’il fallait y procéder de toute urgence. Et vous ne faisiez rien ! Et puis alors le pompon : le ministre de l’Éducation nationale. Puisque sur l’école plus que tout, vous avez bafouillé, trébuché, hasardé, vous montrant plus habiles à faire la chasse politique à l’islamogauchisme qu’au Covid-19 parmi les personnels et les enseignés. Vous avez commencé par dire que le danger n’existait pas pour les enfants. Puis que ce danger existait au point qu’un seul malade par classe justifiait qu’on ferme séance tenante la classe. Puis que ça pouvait être trois ! Il n’y a pas besoin d’être très malin pour comprendre que si trois étaient malades, tous les autres le seraient bien vite, ainsi que leurs familles. Donc, à trois on pouvait. Puis à un à nouveau ! Et enfin, aujourd’hui, tout est tellement parti dans le décor que vous fermez toutes les classes. Voilà où nous en sommes avec cet homme qui, pour finir, aura représenté le principal danger à l’école et qui est toujours là, quoi qu’il ait déclaré qu’on s’y contaminait moins qu’ailleurs. Le 22 janvier : « la contamination reste limitée » puis : « on se contamine moins à l’école qu’ailleurs ». Des malades par milliers, des centaines de classes fermées, des centaines de professeurs et d’agents de tous métiers non remplacés. Et des menaces, par-dessus le marché, contre le personnel récalcitrant. Mensonges à répétition, roueries inacceptables comme ce 25 mars 2021 où, de nouveau, Emmanuel Macron-Caligula dit : « il n’y a pas eu d’explosion prévue par tous les modèles » alors que, précisément, ces modèles prévoyaient l’explosion qui a eu lieu en mars. Alors ce jour de chienlit est de trop ! Nous boycottons déjà votre comité de suivi confidentiel. Nous allons pratiquer un boycott du vote, un boycott d’exaspération. Nous refusons de voter. Nous ne sommes pas votre public voué à vous acclamer. Nous en avons assez de voir l’Assemblée exclue de la discussion sur la stratégie à mettre en œuvre contre la pandémie. Nous en avons assez du mauvais suspens de ces déclarations de jour et de nuit du Président qui parle souvent pour ne rien dire et seulement pour se montrer. Vous avez annulé la discussion prévue au Parlement en janvier dernier sur l’organisation des stratégies sanitaires face à la pandémie. Pendant des mois l’Assemblée est exclue de tout ce qui se décidait : pas consultée pour la mise en place du couvre-feu à 20h, pas consultée pour l’avance du couvre-feu à 18h, pas consultée sur la décision de ne rien faire de plus en janvier dernier, pas consultée sur les nouvelles mesures pour les 16 départements. Vous nous demandez de voter uniquement pour amnistier vos fautes. Nous avons fait notre devoir de parlementaires en vous alertant à chaque étape sur la deuxième vague et la nécessité de planifier le déconfinement en mars 2020. Vous avez ricané. Nous vous avons alertés sur la nécessité de lever les brevets sur les vaccins, nous l’avons fait il y a un an et vous êtes toujours rendus au même point de voter contre dans les réunions internationales tout en signant de manière inepte et irresponsable des tribunes dont vous ne pensez pas un seul mot. Nous vous avons alerté sur l’urgence d’organiser des alternatives sérieuses au confinement, vous avez ricané. Nous vous avons alertés sur le fait que le virus allait muter, je me suis fait étriller pour la cause. Sur la 4eme vague psychologique en janvier dernier pareil, ricanements et roulements de tambour du garde champêtre à intervalle régulier, point final. Chaque fois ce furent moqueries, lazzis, mépris et vous continuez alors que vous êtes responsables devant l’Histoire d’un désastre sanitaire comme la patrie n’en a jamais connu.

Vous avez laissé la vague monter en aggravant tout. La dernière loi de financement de la Sécurité Sociale retire encore 800 millions du budget d’économies pour l’hôpital public. À cet instant, des lits continuent à être fermés. Vous annoncez hier, par la voix du Président, 10 000 lits et il faudrait qu’on se batte les flancs de joie ? Ça fait 4 000 de moins que la dernière annonce ! Alors les lits apparaissent, disparaissent, reviennent, partent. En fait, vous n’en pensez pas un mot. Vous dites une chose et vous faites le contraire. Et vous vous moquez du monde.

Maintenant, aucun recrutement de professeurs ou d’assistants d’éducation contrairement à l’Italie qui en a embauché 84 000. Aucun purificateur d’air mis dans la moindre salle de classe ni même dans cet hémicycle alors que cette machine existe, qu’elle est efficace et qu’elle est produite en France. Pas de mise à disposition des masques FFP2. Rien pour accélérer la campagne de vaccination. Et vous continuez à refuser au nom de « Johnson et Johnson et Johnson » le vaccin russe qui lui n’a pas de nom. Il s’appelle Spoutnik comme le premier satellite et j’ai vu que monsieur Ciotti disait comme moi dorénavant. L’idéologie dans la crise sanitaire c’est de l’obscurantisme et rien d’autre. Rien fait pour organiser la société du roulement. Savez-vous dorénavant et depuis hier soir dans quel désarroi vous avez plongé des milliers de familles qui avaient organisé leurs vacances, qui doivent dorénavant organiser leur présence à la maison, non seulement pour maintenant, mais dans le moment où vous enverrez les plus petits à l’école primaire tandis que les plus grands du collège resteront à la maison. Les gens ne savent plus de quel côté se tourner. Ils savent par contre que leurs droits au chômage vont être abattus. Ils savent par contre que même avec le chômage partiel ça ne fera pas le total de la pauvre paye avec laquelle déjà ils n’arrivaient pas à faire face aux dépenses qui leur sont imposées. Savez-vous que vous prétendez avoir gagné du temps de liberté, il n’y a que vous pour croire que c’était un monde de liberté que celui où tous les magasins sont fermés et où à 18h il faut rentrer à la maison « coucouche panier » parce que sinon vous mettez un dixième d’un SMIC comme amende. On continue de fermer des lits d’hôpitaux. La liberté n’a été gagnée que par la production et l’accumulation. Nous n’avons pas gagné du temps de liberté, nous avons perdu du temps de nettoyage de l’air, de vaccination. La France aujourd’hui comme toute l’Europe a confié son sort à une bureaucratie misérable incapable d’organiser la vaccination au point que l’Organisation Mondiale de la Santé vous reproche une lenteur inacceptable.

J’achève. Gens de santé, d’enseignement et de culture, chômeurs livrés à la violence de votre réforme vous dit par ma voix et celle de mon groupe sa colère et son dégoût. Nous ne voterons pas. »

Climat : soyons députés du peuple humain tout entier

Le lundi 29 mars 2021, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour rejeter la prétendue loi climat du gouvernement. Le président du groupe « La France insoumise » a expliqué tous les manques qui rendaient ce projet de loi inadapté à l’urgence. Il a ainsi demandé comment LREM pouvait prétendre faire une loi sur le climat dans laquelle il n’était fait aucune mention des accords de libre échange, du 100% renouvelable ou encore de la question de l’interdiction des pesticides dangereux comme le glyphosate.

Face à l’inaction climatique du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a notamment décrit les changements que l’activité humaine produisaient sur notre planète, jusqu’à la modification des couches géologiques qui comportent désormais des traces des explosions nucléaires, d’os de poulets ou encore de plastiques. Il a peint le tableau de l’urgence climatique à l’heure où des îles sont submergées par les flots, où la fonte des banquises menace les courants océaniques qui régulent le climat, où il y aura 250 millions de réfugiés climatiques en 2050, où les plastiques se retrouvent dans les foetus humains, où l’évaporation accélérée de la mer Méditerranée provoque des pluies diluviennes.

Le candidat insoumis à l’élection présidentielle de 2022 a expliqué l’objectif de son programme : faire une société de l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Il a rappelé les deux axes centraux de son programme écologique : la règle verte (ne pas prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer) et la planification écologique pour reconquérir le temps long là où le capitalisme impose le temps court. Il a ainsi expliqué l’importance de refaire entièrement les canalisations du pays à l’heure où l’eau commence déjà à manquer. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a appelé ses collègues à se penser en députés du peuple humain tout entier au moment de voter sur les questions climatiques tant ce sujet doit être pensé à l’échelle de notre planète et montre que, face au danger, les êtres humains sont semblables et doivent mettre en place une société de l’entraide pour s’en sortir collectivement.

2022 : « Je suis le candidat d’un programme »

Le dimanche 15 mars 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Léa Salamé et Nicolas Demorand sur France Inter. Interrogé sur la gestion de la crise du Covid, il a dénoncé le manque de planification du gouvernement pour y répondre. Il a notamment expliqué que la France insoumise avait dès le début du confinement appelé à réfléchir à un plan de déconfinement, puis annoncé la 2e vague et appelé à s’y préparer. Il a aussi expliqué que la prochaine vague serait « une vague psy ».

Sur le vaccin, le candidat à la présidentielle de 2022 a demandé au gouvernement de ne pas faire d’idéologie en refusant par principe la solution russe dont on connaît l’efficacité depuis novembre-décembre. Il a aussi appelé à ne pas se priver de la possibilité des vaccins chinois et cubains et a expliqué que Cuba allait vacciner toute sa population d’ici juillet puis proposer son vaccin aux pays pauvres.

Jean-Luc Mélenchon a également rappelé que le développement et la propagation des épidémies étaient le symptôme d’un mode d’organisation de la société. Il a donc appelé à agir rapidement en stoppant notamment l’élevage ultra-intensif qui va continuer d’augmenter le risque de zoonoses, c’est-a-dire des pandémies qui passent des hommes aux animaux et inversement.

Pour faire face au changement climatique, Jean-Luc Mélenchon a appelé à changer nos modes de production en mobilisant toute la société. Il a rappelé la nécessité d’organiser la planification écologique, en proposant de commencer à l’échelle de la commune. Il a rappelé les dangers de l’utilisation de l’énergie nucléaire et l’importance de se tourner vers les énergies renouvelables. Le président du groupe LFI à l’Assemblée a évoqué la nouvelle revue consacrée aux questions écologiques du programme l’Avenir en commun qui vient de sortir en kiosque ainsi que la votation citoyenne sur l’eau, organisée à partir du 22 mars par La France insoumise et un collectif d’associations. Enfin toujours sur l’écologie, il a pointé du doigt l’inaction de Marine Le Pen sur le sujet, absente le jour du vote sur le glyphosate et qui a voté pour la réintroduction des néonicotinoïdes proposé par Macron.

Près de 300 000 votes pour la votation citoyenne sur l’eau !

En parallèle de la commission d’enquête parlementaire, sur la mainmise des intérêts privés sur la ressource en eau et ses conséquences, présidée par Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, la France insoumise proposait avec de nombreux partenaires une campagne nationale pour défendre l’eau en tant que bien commun, qui ne peut être marchandisée aux profits des multinationales.

Une campagne « L’eau est à nous ! » co-organisée avec le CNL, Le Collectifeau88, Association Eau bien commun, Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Réseau Homme & Nature, Nouvelle Donne, PEPS. Une votation citoyenne s’est déroulée du 22 mars au 13 avril. Retrouvez les résultats ci-dessous.

Annonce des résulats de la votation

Résultats de la votation

Votation terminée ! La campagne nationale « L’Eau est à nous ! » a amené près de 300 000 personnes à s’exprimer sur la question de l’inscription dans la Constitution française du droit à l’eau et à l’assainissement. Les résultats sont les suivants :

🗳 294 912 votants

✅ 99,61 % : OUI 

❌ 0,39 % : NON

Retrouvez l’ensemble des auditions et des formations sur : eau​.vote ainsi que les détails des votes.

L’EAU : UN CONSTAT

3 jours sans eau et nous sommes morts.

L’eau est indispensable à l’ensemble du vivant.

L’eau est en danger : pollutions, fuites, accaparement par des multinationales (Veolia, Suez, mais aussi Nestlé, Danone…), surconsommation par des industries prédatrices et l’agriculture productiviste, artificialisation… L’eau vient de plus en plus à manquer. Son cycle est complètement perturbé.

L’accès à l’eau et à l’assainissement est précaire ou impossible pour des millions de personnes : les habitant·e·s ultra-marins pour qui les coupures sont quotidiennes, les sans-abris, les réfugiés, les familles précaires.

Nous voulons inscrire dans la Constitution le droit fondamental à l’eau et à un assainissement de qualité.

L’eau doit être partout gérée en transparence, avec les citoyen·ne·s en régies publiques pour en finir avec les multinationales qui font les poches des usager·e·s.

CE QUE NOUS PROPOSONS

Une co-gestion de l’eau par les usager·e·s, les salarié·e·s et les élu·e·s locaux dans le cadre de régies publiques. Par une solidarité nationale, nous éviterons les inégalités entre les régions en termes de qualité et tarif de l’eau. Un grand plan d’investissement sera soutenu pour stopper les fuites d’eau. Les salarié·e·s de l’eau doivent pouvoir intégrer les régies publiques et dérouler leur carrière sans heurt et dans le respect de leur statut et de leurs acquis.

Une bifurcation écologique pour organiser une activité humaine plus sobre en eau, une végétalisation pour rafraîchir les bassins de vie et mettre fin aux îlots de chaleur.
Soutenir l’agriculture paysanne vivrière, écoresponsable et sobre en eau.

Des moratoires sur l’extractivisme et les permis miniers.
La gratuité des compteurs et des m3 vitaux au domicile principal, pour une tarification différenciée selon les usages et pour la mise en place de fontaines d’eau potable, de douches et de toilettes publiques en ville.

Pour garantir le respect de ces mesures, nous proposons l’inscription du droit à l’eau et à un assainissement de qualité dans la Constitution.

Ainsi l’eau ne sera plus soumise à des conventions commerciales.

VOTATION SUR L’EAU - LES VIDÉOS

Vidéos, formations, auditions et ateliers : retrouvez toutes les informations sur la votation sur l’eau en parcourant la playlist ci-dessous.

Les Forums de L’Avenir en commun : La planification écologique – #ForumEcologie

Le vendredi 12 mars 2021 se tenait la 2e édition des forums de L’Avenir en commun, émission consacrée au programme de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2022. Ce 2e numéro était dédié aux questions écologique alors que sortait en librairie la même semaine le 2e Cahier de l’Avenir en commun consacré à la planification écologique.

Dans cette émission animée par Clémence Guetté et Ludovic Delaherche, Jean-Luc Mélenchon a d’abord présenté sa vision de la planification écologique : un moyen de requérir le temps long quand la loi du marché impose le court-terme permanent. Il a aussi expliqué qu’elle devait être accompagnée d’une mobilisation citoyenne à plusieurs niveaux et se décider, dans sa mise en oeuvre concrète, au niveau de la commune. Il a également indiqué la place centrale des travailleurs pour organiser cette planification écologique.

Dans un premier plateau, Jean-Luc Mélenchon recevait Cécile Duflot, Aurélie Trouvé et Clémence Dubois. Le centre des échange portait sur la responsabilité des entreprises dans la bifurcation écologique. Les invitées ont notamment évoqué l’importance de contraindre les entreprises dans leurs investissements et d’interdire que ceux-ci puissent se faire dans des énergies fossiles. Il a également été fait mention de l’importance de limiter la distribution de dividendes pour permettre que soient faits les investissements écologiques nécessaires par les entreprises.

Dans le second plateau, le député insoumis Loïc Prud’homme recevait Clémence Escolier Maurel, Benoit Rougelot et Jean Yves Grandidier pour parler de l’écologie du futur. L’échange portait sur les aspects technologiques de la bifurcation écologique : sortie du plastique, développement de l’éolien, construction avec des matériaux alternatifs au béton (bois, terre, paille) : il a été démontré que la bifurcation écologique pouvait être très fortement créatrice d’emploi.

Enfin, le dernier plateau était consacré aux questions liées à l’alimentation et en particulier à l’agriculture et l’élevage. Loic Prud’homme et Jean-Luc Mélenchon recevaient Aymeric Caron et Marielle Breuil. Au centre des discussions, deux sujets : d’abord, la rémunération des agriculteurs et leur endettement ; ensuite, la question de la consommation de viande et de la production de protéines végétales.

ERRATUM : La cheffe du restaurant l’Embuscade se nomme Phoebe Dunn et non Oumy Ndiaye-Deffresne comme indiqué dans la vidéo diffusée à 1h47min.

Suivre le direct dans une version accessible aux personnes sourdes et malentendantes
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Revue de la semaine #132 – Le duo Macron-Le Pen / L’assurance chômage en danger / 500.000 abonnés 🎉

Envoyez nous vos vidéos sur la Revue de la semaine ici ❤️ : cloud​.franceinsoumise​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​s​/​r​g​t​x​7​o​g​S​s​k​n​J​WFJ ⚠️ Attention : ces vidéos pourraient être diffusées dans une prochaine vidéo. Si vous ne le souhaitez pas, merci de la préciser dans la vidéo. N’hésitez pas à nous dire votre mail et votre numéro de téléphone à voix haute et intelligible pour que nous puissions vous contacter 😉 !

Dans ce 132e numéro de la revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon célèbre le passage des 500 000 abonnés sur sa chaîne YouTube, première chaîne YouTube du pays pour une personnalité politique. Il invite les abonnés à envoyer leurs vidéos sur les raisons pour lesquelles ils se sont abonnés à la chaîne à cette adresse.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la réforme de l’assurance chômage voulue par Elisabeth Borne et Emmanuel Macron. Une réforme qui va créer une perte de revenu pour 40% des chômeurs indemnisés. Il explique que face à l’explosion du chômage, certains proposent de mettre en place un revenu universel qui gommerait toute différence dans les situations en remettant à plat des aides sociales calibrées pour répondre à des besoins précis. Le candidat à l’élection présidentielle explique que son programme est, à l’inverse, de créer de l’emploi dans les secteurs qui ont besoin de main d’oeuvre et d’atteindre le plein emploi. Il prend notamment l’exemple de l’agriculture paysanne, de la sortie du nucléaire ou encore du plan sur l’eau pour la réparation des canalisations du pays.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon explique que, désormais, la question se pose d’une potentielle victoire de Marine Le Pen au deuxième tour face à Emmanuel Macron. Une situation qu’il s’agit désormais d’enrayer en faisant en sorte d’empêcher le duo Macron-Le Pen d’arriver au second tour. Pas seulement en votant « contre » mais surtout en votant « pour », pour un programme qui change en profondeur la manière d’organiser la production, la consommation, les institution et le partage des richesses. Un programme qui porte un nom : « L’Avenir en commun » et qui est d’ores et déjà candidat à gouverner le pays avec la candidature portée par Jean-Luc Mélenchon et la campagne « Nous sommes pour » (noussommespour​.fr)

LES LIENS :
– Envoyez-nous vos vidéos
– La réforme de l’assurance chômage est relancée : 40% des demandeurs risquent de voir leurs droits diminuer

Lancement du Comparateur de programmes

Le mercredi 17 février se déroulait la conférence de presse sur le comparateur de programmes proposé par le site de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

En présence de :
- Clémence Guetté, co-responsable du programme de Jean-Luc Mélenchon
- Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis, chargé des relations unitaires pour la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon
- Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle 2022

Nous lançons un comparateur de programmes. L’objectif : comparer notre programme l’Avenir en commun — le programme de Jean-Luc Mélenchon, en cours d’actualisation — aux programmes de partis politiques, aux mesures proposées par des associations, les syndicats, mais aussi par des collectifs citoyens et permettre d’éclairer le débat politique.

Cette rubrique sera en ligne à l’adresse https://​noussommespour​.fr/​p​r​o​g​r​a​m​m​e​/​c​o​m​p​a​r​a​t​e​ur/ et sera enrichie au fur et à mesure de la publication de nouvelles plateformes ces prochains mois. Les compatibilités, manques et désaccords de chaque texte vis à vis de l’Avenir en commun seront analysés, au global, chapitre par chapitre et mesure par mesure.

Retrouvez également la conférence de presse en direct dans une version accessible aux sourds et malentendants.

Participez et réagissez avec #ConfPresseNSP.

#RDLS130 : Facebook censure, Covid et vaccins, laïques hypocrites

Pour vous abonner à la chaîne de Jean-Luc Mélenchon, cliquez ici :

Dans ce 130e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient d’abord sur la volonté de Facebook de diminuer l’impact des publications politiques. Il appelle à s’abonner à sa chaîne YouTube et au réseau social « Action populaire » pour s’assurer de recevoir les informations importantes.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, et en particulier sur la question des vaccins. Il explique que le gouvernement n’a écouté aucune des alertes qui avaient été lancées par les insoumis depuis le début de cette crise sur le déconfinement, la 2e vague, le vaccin et enfin les 3e et 4e vagues.

Le député insoumis parle ensuite sur les débats en cours à l’Assemblée sur le projet de loi visant à « renforcer les principes républicains ». Il analyse les incohérences de ceux qui accusent les insoumis un jour d’être les amis des religions et le lendemain d’être des « bouffeurs de curés ». Il défend un point de vue d’équilibre et présente sa vision des choses : protéger la liberté du culte, ne stigmatiser personne pour sa religion, rétablir l’indifférence de l’État vis-à-vis des religions. Il dénonce, aussi, la pente prise par certains d’une stigmatisation permanente des musulmans dans les débats.

Enfin, le député insoumis analyse la situation en Amérique latine où le candidat progressiste pourrait l’emporter au premier tour en Equateur. Il explique que cela permettrait de reconstituer un arc de forces progressiste en Amérique latine.

LES LIENS

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La France insoumise lance une commission d’enquête sur la privatisation de l’eau

Le mercredi 3 février 2021, le groupe La France insoumise tenait une conférence de presse pour présenter la commission d’enquête sur la mainmise des intérêts privés sur l’eau et ses conséquences qui sera menée par Mathilde Panot et Loïc Prud’homme. Le président du groupe, Jean-Luc Mélenchon, est revenu sur la centralité de la question de l’eau. L’eau est un bien qui vient à manquer, l’approvisionnement en eau potable est en train de devenir une question pratique et une question centrale comme on l’a constaté dans le Doubs ou encore à La Réunion. Il a également souligné que l’eau est désormais clairement une question géopolitique étant donné que des révolutions citoyennes avaient pour point de départ l’approvisionnement en eau. Il a ainsi posé la question de la propriété de l’eau en rappelant que l’eau comme un bien commun qui ne doit pas être accaparé par le privé.

Mathilde Panot est revenuz sur l’accaparement de l’eau par le privé qui se trouve à toutes les étapes du cycle de l’eau : de la captation au traitement en passant par la distribution. Elle a ainsi rappelé que la Cour des comptes estime que la gestion de l’eau par le privé coûte en moyenne 10% plus cher qu’une régie publique et que ce sont les Outre-mer qui sont en première ligne des problèmes qui se posent sur l’eau. Elle a également souligné que la commission d’enquête auditionnera des responsables de multinationales, les ministres en charge de ces questions ainsi que les associations et collectifs concernés. Elle a fini par rappeler que dès décembre 2017, le groupe parlementaire de la France insoumise avait déposé une proposition de loi constitutionnelle pour faire de l’eau un bien commun.

Jean-Hugues Ratenon a dénoncé le fait que les pertes d’eau soient payées par les consommateurs et non par ceux qui sont responsables de la déperdition de cette ressource. Il a également rappelé l’importance de la question de l’eau dans le domaine de la santé publique, tout en fustigeant le manque d’usines de potabilisation performantes de l’eau dans les Outre-mer.

Loïc Prud’homme a souligné de son côté que la question de l’eau n’est pas qu’un problème technique, c’est aussi un problème politique. Il a ainsi dénoncé l’inaction des autorités publiques qui se rendent aveugles sur les métabolites qui se trouvent dans l’eau que nous buvons.

Vous stigmatisez les musulmans avec une loi inutile et dangereuse

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 1er février 2021 contre le projet de loi dit de renforcement « des principes républicains ». Le président du groupe « La France insoumise a dénoncé une loi inutile et dangereuse qui va semer de la division dans le peuple français en stigmatisant les musulmans.

Après avoir rappelé que le gouvernement a réussi à mettre d’accord contre cette loi tous les cultes, le député insoumis a interpellé la majorité sur les défis qui sont devant nous. La pandémie, le dérèglement climatique, les 800 plans sociaux, les 10 millions de pauvres, l’augmentation du gaz, des péages, de l’électricité, les millions de personnes à l’aide alimentaire… Alors que le Parlement va discuter pendant deux semaines du voile, de la polygamie, des certificats de virginité, du contenu des cantines scolaires ou de la mixité dans les horaires des piscines.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ensuite l’hypocrisie du gouvernement. Il a parlé des différents séparatismes qui existent bel et bien dans notre pays dont il n’est pourtant pas question dans cette loi : le séparatisme social des riches, le séparatisme religieux du Concordat, le séparatisme institutionnel de l’Union européenne.

Le Président du groupe La France insoumise a rappelé que l’État est indifférent aux religions et que c’est le gage de notre liberté. Puis il a dénoncé l’amalgame insupportable entre islam et islamisme. Il a pris à partie l’Assemblée en demandant aux députés quand les musulmans avaient manqué à l’appel de la patrie.

Jean-Luc Mélenchon a conclu son discours en disant que la France est grande parce qu’elle fait France de tout bois et que l’amour de la République, comme tout amour, ne vaut rien sous la menace.

Vidéo – Les animaux doivent rester libres

Interventions de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le vendredi 29 janvier 2020 dans le cadre du projet de loi contre la maltraitance des animaux. Le président du groupe « La France insoumise » a défendu la fermeture des delphinariums, expliquant que les dauphins, baleines et orques n’étaient pas là pour notre divertissement.

Jean-Luc Mélenchon a défendu, plus largement, l’idée que les êtres humains devaient sortir d’une philosophie de domination de la nature pour entrer dans l’ère de l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Il a rappelé qu’Étienne de la Boétie lui-même, dans son discours sur la servitude volontaire des êtres humains, prenait en exemple les animaux luttant pour leur liberté et a appelé à la mise en place progressive d’une société où s’achèverait la servitude des animaux.

Maltraitance des animaux : stop à la barbarie

Ce mardi 26 janvier 2021 commence l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi de lutte contre la maltraitance animale. Un projet de loi qui, dans une totale hypocrisie, n’aborde jamais les questions liées à l’élevage intensif. C’est précisément ce que dénonce Jean-Luc Mélenchon dans cette vidéo où il énumère les amendements déposés par la France insoumise et jugés irrecevables ou refusés en commission.

Le député insoumis explique ainsi qu’à l’heure où se pose la question des zoonoses, ces maladies qui passent des humains aux animaux et des animaux aux humains, il faut se poser la question des élevages concentrationnaires d’animaux. Il détaille les objets de maltraitance que fait subir ce mode d’élevage : transport dans des conditions atroce, élevage en batterie avec des zones de vie minuscules pour les poules, broyage vivant des poussins, castration à vif des porcelets, électronarcose (électrocution des poulets)…

Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi la maltraitance que nous faisons subir aux animaux pose une question morale compte tenu du fait que notre humanité doit nous amener à un principe de responsabilité. Puisque la biodiversité est une et indivisible et que nous sommes en mesure de comprendre que les animaux sont des êtres sensibles et doués de conscience, alors nous devons questionner les raisons qui font que nous leur faisons subir une telle maltraitance. Et interroger, par exemple, notre consommation de viande.

Notre programme pour 2022 : la participation populaire pour sortir de la résignation

Le 27 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon présentait en conférence de presse le processus programmatique de sa campagne présidentielle et le lancement des « Cahiers de L’Avenir en commun » dont la première revue consacrée à la 6e République sort en librairie et dans les relais presse (https://​noussommespour​.fr/​p​r​o​g​r​a​m​me/). Il était accompagné de Clémence Guetté, en charge du programme et de Bastien Lachaud, en charge des évènements de campagne.

Le député insoumis a décrit la situation politique du pays où le Covid-19 et la gestion de la crise sanitaire au jour le jour occupent l’essentiel du débat public. Il a appelé à sortir de cette logique et à remettre du débat politique dans tout, y compris dans la gestion de la crise sanitaire elle-même dont la logique autoritaire s’impose sans aucun débat ni aucune discussion démocratique.

Jean-Luc Mélenchon a donc proposé de prendre sa part dans cet objectif et a expliqué que le lancement de la revue programmatique sur la 6e République ainsi que la réalisation d’une émission en réalité augmentée autour du programme visait à remettre de la politique dans le débat public. Il s’est dit prêt à confronter les idées dans des débats avec celles et ceux qui voudraient y participer. Il a aussi expliqué que l’émission en réalité augmentée permettrait de susciter du débat politique en permettant à des gens de se transformer en hologramme pour poser des questions de fond lors de l’émission en réalité augmentée prévue le 7 février 2021.

Le candidat à l’élection présidentielle a aussi mis en cause certaines décisions politiques du gouvernement, notamment sur le mauvais usage de l’argent public alors que Sanofi n’a toujours pas trouvé de vaccin ou encore sur le rapport des gouvernants français au vaccin russe dont on voit qu’il est principalement idéologique au moment où l’Allemagne discute avec la Russie pour produire ce vaccin.

Jean-Luc Mélenchon a, enfin, rappelé que son objectif était de proposer un programme chiffré et applicable dans son ensemble et a montré comment une mesure comme le 100% bio dans les cantines amenait des questions en chaînes traitées dans le programme « L’Avenir en commun ». Il a aussi expliqué que cette démarche visait à proposer un horizon positif pour le peuple français qui fasse reculer la résignation et l’abstention.

Cette conférence de presse est également disponible dans une version version accessible aux sourds et malentendants.

#RDLS129 : Désarmement nucléaire / Vivre avec la pandémie

Pour vous abonner à la chaîne de Jean-Luc Mélenchon, cliquez ici :

Dans ce 129e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’entrée en vigueur du traité TIAN pour interdire les armes nucléaires et sur la demande de Joe Biden de prolonger l’accord New Start sur la limitation des armes nucléaires entre la Russie et les USA.

Le député insoumis explique pourquoi ces deux évènements marquent peut-être le début d’un nouveau temps dans la lutte contre l’armement nucléaire alors que Trump était sorti d’un accord limitant le déploiement des missiles de moyenne portée. Il critique aussi vertement le discours de Macron sur l’extension à l’Union européenne du parapluie militaire français. 

Jean-Luc Mélenchon explique ensuite pourquoi notre société doit apprendre à vivre avec la pandémie du Covid-19 et avec les pandémies en général pour sortir d’une société des confinements-déconfinements et mettre en place une société de roulement.