Violences contre des parlementaires : j’interpelle le Premier ministre

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Le mardi 1er juin 2021, Jean-Luc Mélenchon interpellait le Premier ministre lors des questions au gouvernement après les violences policières commises contre la députée Bénédicte Taurine. Voici la retranscription de son intervention.

« Monsieur le Premier ministre,

Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège, est empêchée de vous poser cette question. Elle se remet des violences délibérées qu’elle a dû subir de la part d’un policier qui l’a jeté à terre et de ceux qui l’ont ensuite frappé du pied et du poing. C’était à l’occasion d’une charge lancée sans sommation et d’ailleurs sans motif compte tenu du caractère parfaitement pacifique de l’action syndicale qui était en cours. D’ailleurs, elle agissait ceinte de son écharpe tricolore qui signalait sa qualité.

Bénédicte Taurine comme le député européen Manuel Bompard et le sénateur Joël Labbé également présents sur place, agissaient dans le cadre de leur mandat de parlementaire au côté des manifestants de la Confédération paysanne.

En France, comme dans toutes les démocraties du monde, la liberté d’action d’un parlementaire dans le cadre de son mandat, est première dans la hiérarchie des normes et nul n’a le droit de s’y opposer. Cette inviolabilité est acquise aux élus depuis la première élection, en 494 avant notre ère, des premiers tribuns du peuple et elle fut confirmée par le premier vote de la première assemblée des premiers députés de 1789.

Après l’interpellation de trois de nos collègues de la majorité qui voulaient revenir dans notre Assemblée, punis ensuite d’autant d’amendes de 135 euros, on voit une escalade s’opérer, monsieur le Premier ministre.

L’inviolabilité des députés est la garantie de leur liberté de parole et d’action, au nom du peuple par la volonté duquel nous sommes ici. Députés du peuple, la République c’est chacun de nous.

Ce matin, le président de notre Assemblée a interpellé le gouvernement sur cette violence. Nous ne réclamons ni mansuétude ni privilège. Nous exigeons la garantie de notre liberté d’action.

Je vous demande, monsieur le Premier ministre, de mettre le holà publiquement et fermement à ces comportements. »

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