#RDLS123 : Samuel Paty, terrorisme, Bolivie, 18€ aux urgences

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Dans cette 123e Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 à Conflans Saint-Honorine. Il explique comment mettre en échec les buts du terroriste qui cherche à faire peur et à diviser le peuple français. Il revient aussi sur l’ambiance d’agitation médiatique et politique qui a fait suite à cet acte ignoble. Il dit pourquoi il respecte la période de deuil national sans entrer dans des polémiques politiciennes et dit son regret que d’autres n’aient pas eu le même comportement.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur une bonne nouvelle passée un peu inaperçue : la victoire du parti d’Evo Morales (le MAS) en Bolivie. Il raconte l’échec des agences d’influence nord-américaines et la victoire d’une stratégie non-violente basée sur une victoire par les urnes quand les adversaires de Morales recherchaient la confrontation violente.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon alerte sur une décision des macronistes : faire payer 18 euros quand on ira aux urgences. Il explique que cette mesure va pénaliser les plus pauvres et ceux qui vivent dans des déserts médicaux.

VIDÉO – 18€ pour aller aux urgences ? – L’alerte de Mélenchon

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 20 octobre 2020 à l’Assemblée nationale sur la décision du gouvernement de mettre en place un forfait de 18 euros pour toute personne qui se rendrait aux urgences sans être ensuite hospitalisée. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé une punition pour les pauvres qui n’auront pas les moyens et les périphéries qui manquent de médecins. Il a aussi appelé à faire une Sécurité sociale unique qui nous fasse économiser le coût des mutuelles privées. 

Voici la retranscription de son intervention :

« Je me présente à cet instant sur un seul et unique thème, en opposition à la création du « forfait patient urgences ». Je ne sais pas si tous les collègues ont bien remarqué cette nouveauté mais je voudrais ici dire à quel point elle nous choque et combien nous la condamnons.

Désormais, TOUS les patients devront payer un forfait de 18 euros pour leur passage aux urgences – forfait réduit parfois à 8 euros – y compris les personnes invalides, les cancéreux, les diabétiques, les malades du sida, les personnes épileptiques, les femmes enceintes – heureusement, il y a un amendement du rapporteur pour les retirer de cette liste. Les seules exceptions sont les malades du Covid-19 et les victimes du terrorisme.

Tout le monde devra payer 18 euros dans le cas où il serait établi que la présence de ces personnes aux urgences ne nécessiterait pas ensuite le passage en hospitalisation. Ça vaut la peine de se demander pourquoi une décision pareille est prise. On le devine : pour désengorger, dit-on, les urgences.

Mais pourquoi va-t-on aux urgences ? Par plaisir ? Parce qu’on se plaint d’un bobo ? Tous les Français savent que passer aux urgences, c’est attendre un temps interminable dans des conditions qui sont tout à fait démoralisantes. Pourquoi y vont-ils ? Et bien parce qu’ils ne sont pas capables, comme tout le monde le comprend, d’évaluer la gravité de ce qu’ils ressentent. C’est pour ça qu’ils vont là : pour qu’on le leur dise.

Et les gens se rendent aux urgences parce qu’il n’y a pas assez de médecins. 20% des Français disent s’être déjà rendus aux urgences dans les deux dernières années par manque de disponibilité d’un médecin de ville. Il n’y avait personne pour s’occuper d’eux ! Ils vont donc au seul endroit où on pourra le faire. 3,8 millions de Français vivent dans un désert médical. Il faut en moyenne 6 jours pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste, 22 jours pour un pédiatre, 28 jours pour un dentiste, 80 jours pour un ophtalmo.

Par conséquent, ce forfait sera d’abord une punition pour les pauvres gens et les périphéries les plus touchées par le manque de médecins. Et que se passera-t-il ? Dès lors qu’ils sauront que ça coûte 18 euros, ils n’iront pas. C’est-à-dire que, le cas échéant, leur état s’aggravera, ou bien que leur situation qui aurait nécessité une hospitalisation, comme ils n’avaient pas la certitude qu’ils l’auraient, ils n’iront pas et donc leur leur situation s’aggravera.

D’ores et déjà, 45% des Français ont déjà renoncé à aller chez le médecin parce que c’est trop cher. 3 millions de Français n’ont pas de mutuelle et donc pas de prise en charge possible du forfait hôpital. Les soins seront donc repoussés jusqu’à aggravation et donc jusqu’à hospitalisation – et hospitalisation « sauvage », si j’ose dire.

Donc, il y a les mutuelles, va-t-on nous dire. Oui, mais les complémentaires, mutuelles, assurances privées vont évidemment inscrire ce nouveau forfait dans leurs contrats. Leurs tarifs ont déjà augmenté de 47% en 10 ans. Et j’ai noté que leurs frais de gestion ont augmenté de 30% également en 10 ans. Vraiment, mieux vaudrait avoir un système de Sécurité sociale unique d’un bout à l’autre, qui nous épargnerait de voir consacrées 15% des dépenses de ces mutuelles en coûts de financement pour la publicité, la bureaucratie privée et les actionnaires !

Voilà, je n’en dirai pas plus. Ces 18 euros sont durs pour les faibles. Et la conséquence sanitaire sera rude. La santé, à cet égard, pour les gens simples, pour la vie de tous les jours, pour ceux qui ne savent pas et cherchent où se faire accueillir, la santé devient un luxe. Un luxe alimentaire : se nourrir correctement. Un luxe pour le logement : vivre quelque part de sain. Et maintenant, cela devient un luxe médical. C’est trop ! »

Vidéo - C’est la paix civile qui est en jeu

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 20 octobre 2020 après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, par un terroriste islamiste à Conflans-Saint-Honorine.

Voici la retranscription de cette intervention :

« Une nouvelle fois notre pays est mis à l’épreuve par un assassin se réclamant de l’islam.

À l’horreur politique que nous voulons stigmatiser, à la compassion affligée que nous voulons exprimer à la famille de Monsieur Samuel Paty, à ses élèves et à ses collègues, s’ajoute cette pensée que chacun d’entre nous conserve pour les profs qui ont marqué nos vies.

Nos enseignants ne font pas seulement un métier. Ils portent la lumière républicaine que le savoir répand quand il se transmet et voilà bien ce que craignent les obscurantistes.

Car il n’y a pas de liberté réelle pour l’ignorant. Il n’y a pas d’égalité ni de fraternité sans partage des savoirs.

Le meurtrier fait horreur, et il fait honte aussi à sa religion. Mais ses buts politiques nous sont connus.

Partout où il a tué, en France, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et partout dans le monde, l’islamisme politique et le terrorisme ont eu le même objectif : faire peur, et par là même commencer déjà à imposer sa loi, diviser la société et désorganiser l’État de droit en affolant les pouvoirs publics.

Chacun d’entre nous doit se sentir personnellement responsable de mettre en échec ces deux objectifs. En réservant ses coups à l’ennemi.

C’est la paix civile qui est en jeu.

Chacun d’entre nous est le rempart contre la haine.

C’est la paix civile qui est un enjeu.

Nous prendrons notre part à l’unité nationale sans la confondre avec la fin de notre opposition politique.

Nous respecterons la durée du deuil national dans notre façon de nous exprimer.

D’ici là, nous, Monsieur le Premier ministre, vos opposants, nous nous disons à vos côtés pour dire aux ennemis de la patrie républicaine : “Vous ne nous faites pas peur. Nous n’avons pas peur. Vous ne nous diviserez pas. Nous sommes la France !” »

VIDÉO – Europe : vous préparez la déroute de la France

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Le 19 octobre 2020, l’Assemblée nationale débattait de la contribution de la France au budget de l’Union européenne. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une augmentation sans précédent de cette contribution (+5 milliards d’euros en un an, +54% depuis 2017) et a déclaré « jamais nous n’avons donné autant et reçu aussi peu ». Il a expliqué la cause de cette augmentation des dépenses : les rabais obtenus par d’autres États moins solidaires que la France.

Le président du groupe « La France insoumise » a aussi dit que la situation actuelle pouvait mener à un décrochage des économies du sud de l’Europe par rapport à l’Allemagne et a alerté sur le risque d’explosion de la zone euro. Il a expliqué que le plan de relance n’en était pas vraiment un puisque les Français allaient payer davantage qu’il ne recevraient.

VIDÉO – Éradiquer le terrorisme islamiste, c’est possible

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Le 18 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Adrien Gindre après avoir participé au rassemblement d’hommage à Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie assassiné par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a expliqué que l’objectif du terrorisme islamiste était de faire peur et de diviser les Français en fonction de leur religion. Il a appelé à mettre en échec ce double objectif et a dit que c’était le sens des rassemblements qui se tenaient partout en France ce 18 octobre.

Jean-Luc Mélenchon a également appelé à frapper de manière précise et efficace le terrorisme islamiste, pointant notamment la responsabilité de la communauté tchétchène dans les évènements récents. Il a expliqué qu’il fallait retrouver et expulser tous les tchétchènes qui dévoilaient un islamisme politique sur les réseaux sociaux. Il a répété sa proposition d’utiliser la police à bon escient en mettant les moyens là où ils étaient nécessaires, à commencer par le renseignement.

Le député insoumis a rappelé son engagement sans faille contre l’islamisme politique et contre toute immixtion de la religion en politique. Il a appelé à renforcer la laïcité en ne tolérant aucune exception sur le sujet. Il a également parlé des moyens de développer ce sujet à l’école et a dit qu’il fallait faire confiance aux enseignants pour trouver les méthodes justes pour le faire.

La suite de l’interview portait sur les nouvelles mesures mises en place pour lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19, et notamment du couvre-feu. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que cette mesure manquait les principaux clusters qui sont les entreprises, les écoles et les université. Il a aussi questionné l’efficacité du gouvernement pour faire face à la crise sanitaire compte tenu des changements d’avis incessants sur les masques et les tests, mais aussi compte tenu du fait que les surblouses manquent toujours, que les respirateurs manquent toujours et que les lits d’hôpitaux sont moins nombreux que pendant la première vague du coronavirus.

Conflans : la riposte du peuple de France, c’est l’unité

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 17 octobre 2020 après l’assassinat par décapitation de Samuel Paty, professeur d’Histoire, par un terroriste islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Le président du groupe « La France insoumise » a dit son affection et sa solidarité avec la famille de la victime et avec l’ensemble des enseignants fortement marqués par cet évènement. Il a appelé à une répression ciblée et à renforcer nos services de renseignement alors que Samuel Paty et l’école avaient reçu de nombreuses menaces avant cet acte dramatique.

Jean-Luc Mélenchon a appelé à l’unité du peuple français, expliquant que le but des terroristes islamistes était de diviser les gens suivant leur religion.

VLOG - Ces bassines perturbent le cycle de l’eau

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Jean-Luc Mélenchon était le dimanche 11 octobre dans les Deux-Sèvres pour participer à lancer l’alerte sur la question des « bassines », ces immenses retenues d’eau destinées à l’agriculture intensive, qui perturbent le cycle de l’eau.

Ce vlog retrace l’ensemble du déplacement de Jean-Luc Mélenchon avec une première étape dans le marais poitevin pour comprendre les effets de ces bassines sur le cycle de l’eau. En effet, le drainage mis en place pour diriger l’eau vers les bassines assèche les sols et diminue la pénétration lente de l’eau dans la terre. En bout de course, c’est le marais lui-même qui s’assèche. Cette séquence du déplacement a également permis de comprendre ce que pourrait produire une importante montée des eaux.

Dans un second temps, Jean-Luc Mélenchon s’est rendu sur le lieu de construction d’une de ces bassines pour en étudier l’étendue. Elles sont utilisées pour irriguer le maïs destiné à l’exportation. L’occasion de questionner en profondeur le modèle agricole français tourné vers la productivité davantage que vers la construction d’une agriculture vivrière permettant de retrouver notre souveraineté alimentaire.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon participait à la manifestation contre les « bassines » organisée à Épannes. Le député insoumis a pris la parole, aux côtés d’autres acteurs politiques de cette lutte comme Philippe Poutou, José Bové ou Yannick Jadot. Il a évoqué la question de la reconquête du temps long pour protéger le cycle de l’eau et de la nécessaire planification par l’État et la commune pour atteindre cet objectif. Il a expliqué qu’il faudrait nationaliser Veolia et Suez pour protéger le bien commun qu’est l’eau.

Covid-19 : Macron a ébranlé l’autorité de l’État

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Le samedi 10 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Ruth Elkrief. Les échanges ont concerné d’abord la gestion de l’épidémie de Covid 19 par le gouvernement. Le député insoumis a expliqué que les ordres et contre-ordres associés aux changements d’avis successifs avaient ébranlé l’autorité de l’État. Il a expliqué que les décisions récentes prises sur le sujet à Marseille avaient été vécues comme injuste au regard de ce qui était fait ailleurs.

La deuxième partie de l’émission était consacrée à un portrait de Jean-Luc Mélenchon retraçant sa vie et son parcours politique. Il a ainsi expliqué son engagement en tant qu’étudiant, sa première rencontre avec François Mitterrand puis son adhésion au PS et enfin la rupture pour fonder le Front de Gauche et la France insoumise. Il est revenu sur la présidentielle de 2017 où il a raté de peu la marche pour le second tour et a expliqué avoir eu l’impression que la possibilité de changer en profondeur le pays était passée au bout de nos doigts. Il est revenu, aussi, sur l’épisode des perquisitions au siège de la France insoumise.

Les questions de Ruth Elkrief portaient, dans une dernière partie, sur l’actualité du moment. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la loi sur le séparatisme voulue par Macron puis finalement renommée « loi pour renforcer la laïcité ». Le député insoumis a expliqué que la France insoumise ferait des propositions sur le sujet à l’Assemblée. Il est revenu aussi sur le concept de « créolisation » emprunté à Edouard Glissant pour décrire la façon dont les cultures se modifient en se mélangeant. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une fusion entre Veolia et Suez contraire à l’intérêt général et a expliqué : « On parle d’argent plutôt que de parler d’eau »

Reconquérir le temps long : planification et démocratie !

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Le samedi 10 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon concluait la première édition de l’Agora de la France insoumise. Cet espace de débat était cette fois-ci consacré à la question suivante : « Quel rôle et quelle place pour l’État face à l’urgence écologique ? ». Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a fait le lien, dans son discours, entre le changement climatique, la planification, la reconquête du temps long et la démocratie.

Jean-Luc Mélenchon a commencé par brosser le tableau des effets visibles et récents du changement climatique dans notre pays, en concentrant son discours sur la question du cycle de l’eau. Il a ainsi parlé de la sècheresse, avec l’exemple du Doubs à sec (objet d’un déplacement récent du député insoumis) ou de la construction de « bassines » dans certaines régions agricoles pour accumuler l’eau (objet d’un déplacement à venir le lendemain). Il a aussi parlé des inondations dans le sud de la France et a expliqué comment le réchauffement de la Méditerranée provoque une augmentation de l’évaporation qui est à l’origine de pluies plus importantes qui tombent sur des sols imperméabilisés et ruissellent davantage.

Face à ce changement climatique désormais irréversible, Jean-Luc Mélenchon a appelé à planifier pour faire les réparations et les constructions nécessaires pour s’adapter tout en changeant nos modes de production anti-écologique. Il a ainsi évoqué le cas de l’agriculture intensive qui, en utilisant des pesticides, détruit la vie et la spongiosité des sols et augmente le ruissellement, ce qui provoque des inondations au moment des pluies et des sècheresses du fait que l’eau ne peut s’infiltrer correctement. Pour réaliser ces tâches d’intérêt général, le député insoumis a appelé a établir une conscription. Alors que Veolia essaie d’absorber Suez, il a expliqué que si les insoumis arrivaient au pouvoir en 2022, les entreprises liées à la gestion de l’eau seraient nationalisées.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la question de la reconquête du temps long face au temps court imposé par le capitalisme. Il a expliqué que la planification était l’outil de la reconquête du temps long mais aussi du sens. Il a montré comment et pourquoi cette planification devait être le résultat d’une expression démocratique de la souveraineté populaire et que celle-ci devrait s’articuler entre l’échelle nationale par l’Etat et l’échelle locale par la commune.

Néonicotinoïdes : l’empoisonnement volontaire

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 5 octobre 2020 pour s’opposer à la réintroduction par le gouvernement des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles pour les productions de betteraves.

Le président du groupe « La France insoumise » a rappelé les conséquences sur le temps long de l’usage des pesticides, notamment la destruction de la biodiversité des sols qui augmente le ruissellement de l’eau lors des pluies torrentielles ainsi que les effets sur la santé avec des malformations de plus en plus fréquentes.

Jean-Luc Mélenchon a appelé les députés macronistes à s’interroger plus largement sur l’objectif visé par cette réintroduction des néonicotinoïdes. Il a ainsi signalé que la production de betteraves sucrières partait pour 90% dans l’industrie agro-alimentaire et que là aussi l’usage excessif de sucre provoquait des maladies comme le diabète. Le député insoumis a appelé, à l’inverse, à retrouver notre souveraineté alimentaire en sortant du libre-échange et en re-développant une agriculture vivrière.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a rappelé les propos que tenait Barbara Pompili, aujourd’hui ministre, en 2016 : « Les études scientifiques s’empilent. Aujourd’hui, on peut raconter ce qu’on veut, les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux, ils sont dangereux pour les abeilles, mais bien au-delà des abeilles, ils sont dangereux pour notre santé ». Il a donc expliqué que face à ce qui s’apparente à un empoisonnement volontaire, il saisirait la Cour de Justice de la République.

VIDÉO – Séparatisme : Mélenchon dénonce la « mise en scène » politicienne de Macron

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Le vendredi 2 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était en déplacement dans le Doubs. Il a été interrogé par les journalistes présents sur place sur le discours d’Emmanuel Macron sur le « séparatisme » et a dénoncé une mise en scène politicienne du président de la République visant à épouser l’idée selon laquelle l’islam serait le problème de notre pays.

Jean-Luc Mélenchon a rappelé tous les manquements à la laïcité du chef de l’État et a aussi expliqué qu’il aurait mieux fait de représenter la France au Conseil européen plutôt que de laisser madame Merkel, la chancelière allemande, représenter la France. Il a appelé à fermer toutes les écoles hors contrat si l’on voulait agir contre l’embrigadement religieux des plus jeunes de nos enfants.

Mais si Jean-Luc Mélenchon était dans le Doubs, c’était d’abord et avant tout pour parler de l’eau. En effet, la rivière qui donne son nom au département est à sec en plusieurs endroits. Le chef de file des insoumis s’est donc rendu sur place pour alerter sur ce sujet crucial dont il a appelé à ne pas avoir peur d’affronter la complexité. Il a rappelé sa proposition principale : sortir l’eau de la gestion des mains du privé afin de protéger ce bien commun et planifier, de l’échelon communal à l’échelon national, pour régler les problèmes qui se posent.

VLOG – Une rivière… sans eau !

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Le vendredi 2 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était en déplacement dans le Doubs pour alerter sur la question de l’eau. En effet, sur plusieurs kilomètres, la rivière qui donne son nom au département est littéralement à sec.

Des images choquantes dans ce département vert et boisé où on ne penserait pas que la sècheresse pourrait sévir autant. Et pourtant… les habitants du secteurs décrivent un phénomène de plus en plus récurrent et de plus en plus étalé dans le temps. En cause ? Des précipitations moins importantes dues au changement climatique et l’artificialisation des sols due à l’activité humaine qui fait que l’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer doucement.

Mais la rivière à sec permet aussi de prendre conscience d’un autre phénomène : le développement des algues dues à une utilisation excessive d’engrais pour l’agriculture. Ces algues tapissent le fond de l’eau et étouffent le sol, détruisant la biodiversité.

On le voit : la question de l’eau, de la gestion de son cycle, est une question globale. Il s’agit d’une cause commune du peuple français quelle que soit l’orientation politique de chacun d’entre nous. Jean-Luc Mélenchon appelle à sortir sa gestion des mains du privé qui cherche à faire du profit sur ce bien commun et à planifier pour affronter le changement climatique sur le temps long.

#RDLS122 - Covid-19 : Macron dépassé / cadeaux fiscaux / créolisation

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Ce 122e numéro de la Revue de la semaine se fait sous un nouveau format de moins de 20 minutes. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez dans les commentaires de la vidéo.

Dans cette 122e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les nouvelles mesures restrictives prises par le gouvernement contre le Covid-19, notamment à Marseille. Il dénonce des mesures imposées sans prévenir les gens et qui ne laissent pas aux commerçants le temps de faire face à cette nouvelle situation. Il explique aussi que le manque de planification du gouvernement a conduit à cette situation désastreuse et combien les politiques de cadeaux fiscaux aux entreprises ont affaibli l’État alors que la situation actuelle montre combien il faudrait des services publics puissants pour lutter contre l’épidémie.

Jean-Luc Mélenchon revient également sur le concept de créolisation qu’il a développé dans son discours sur la République le 21 septembre 2020 à l’invitation de l’institut La Boétie.

LES LIENS

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VIDÉO – « La République n’est pas un régime neutre » – Lancement de l’institut La Boétie

Le 21 septembre 2020, pour la date anniversaire de la naissance de la Première République, Jean-Luc Mélenchon prononçait à la maison de la Mutualité un discours sur la République à l’occasion du lancement de l’Institut La Boétie.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a retracé l’histoire de la pensée humaniste née avec des auteurs comme Étienne de La Boétie ou Christine de Pisan. Il a montré comment la naissance de la République en France était le débouché politique de cette pensée humaniste qui proclame l’égalité entre les êtres humains. Il a expliqué, aussi, comment la naissance des Républiques dans notre pays avait toujours résulté d’une conjugaison de crises sociales, écologiques et d’une crise des frontières.

Jean-Luc Mélenchon a aussi défendu l’idée que la République n’est pas un régime neutre et qu’elle est plus qu’une simple organisation des institutions. Il a expliqué qu’elle était une organisation de la société visant à atteindre l’intérêt général, c’est à dire à faire non ce qui est bon pour soi mais ce qui est bon pour tous. Il a montré pourquoi il ne pouvait y avoir de droits de l’Homme sans droits du Citoyen et pourquoi l’indépendance de notre pays, notamment vis-à-vis des institutions européennes, était la condition de la souveraineté du peuple.

Alors que certains tentent de diviser notre peuple sur des bases religieuses ou ethniques, le député insoumis a développé le concept de « créolisation » forgé par Édouard Glissant et a rappelé le sens de la laïcité : l’indifférence de l’État vis-à-vis des religions. Il a expliqué pourquoi l’enjeu de notre temps était l’unité du peuple pour faire face aux défis du changement climatique. Il a dénoncé la volonté de Macron de mettre en place une loi de différenciation qui serait une brèche dans l’unité et l’indivisibilité de la République et de sa loi.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que l’abstention massive du peuple était un signal de la fin du régime de la monarchie présidentiel et qu’arrivait le temps où la Constituante deviendrait nécessaire pour que le peuple redéfinisse lui-même la règle du jeu politique.

#RDLS121 - Sécurité, Covid19, écoles fermées, eau en Guadeloupe, incendies, tensions en Méditerranée

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale parle ensuite de l’évolution préoccupante de l’épidémie de coronavirus et des fermetures de classes et d’écoles qui se multiplient au fur et à mesure que des cas de contamination sont constatés.

Jean-Luc Mélenchon parle ensuite de la question de l’eau en Guadeloupe, et des coupures insupportables pour la population. Il lit les témoignages de plusieurs personnes qui parlent de ce que représente cette situation au quotidien et explique qu’on la retrouve dans d’autres départements d’Outre-Mer. Il parle également du changement climatique qui se constate dans différentes actualités, à commencer par les nombreux incendies dans le monde, notamment en Californie et en Argentine.

Enfin, le député insoumis revient sur les tensions en Méditerranée autour de Chypre entre la Grèce et la Turquie pour la question de l’exploitation des hydrocarbures et des pipelines. Il appelle, comme il l’a déjà fait dans le passé, à un moratoire sur les forages en Méditerranée.

SOMMAIRE
00:19 : Sécurité : retour à la raison
02:30 : Covid-19 : écoles et classes fermées, décrochage scolaire
09:07 : Problèmes d’eau en Guadeloupe et dans les Outre-Mer
15:26 : La sécheresse en hexagone, les incendies dans le monde
16:25 : La planification écologique
23:49 : Éloge de la grève
24:26 : Tensions en Méditerranée

LES LIENS
- Colloque de LFI sur la sécurité
- Conclusion de Jean-Luc Mélenchon au colloque sur la sécurité
- En Guadeloupe, de nombreuses écoles contraintes de fermer à cause de coupures d’eau et du Covid-19
- La déforestation de l’Amazonie s’accélère et pourrait la conduire à « un point de non-retour »
- Pourquoi la Grèce et la Turquie s’affrontent en Méditerranée orientale

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Rentrée scolaire : je lance l’alerte !

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Ce dimanche 30 août 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Questions politiques ». Il a salué l’unanimité qui existait pour une fois pour dénoncer l’article de Valeurs Actuelles faisant de Danièle Obono une esclave mais a aussi expliqué que le harcèlement continuel dont elle fait l’objet contribuait à créer un climat permettant ce genre de publication raciste. 
 
Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a aussi détaillé la stratégie des causes communes qu’il propose, expliquant qu’une « unité » d’appareils politique n’était pas un objectif en soi et qu’il fallait au contraire rassembler le peuple autour de grands enjeux pour notre pays. 
 
Concernant l’épidémie de coronavirus, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la confusion créée par le gouvernement qui parlait d’abord des masques comme une chose inutile avant de les rendre obligatoires dans de nombreux endroits. Il a appelé à les rendre gratuits. Il a aussi redit l’importance de porter un masque pour protéger les autres. 
 
À quelques jours de la rentrée scolaire, le député insoumis a alerté sur le risque de décrochage scolaire. Il a appelé à embaucher 100 000 jeunes en emploi jeune rémunérés au SMIC pour venir en aide aux enseignants. Il a également proposé de sécuriser les étudiants dans l’enseignement professionnel en leur garantissant un emploi. 
 
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a expliqué en détail l’importance de la planification pour réaliser les tâches utiles pour notre pays comme la réparation des canalisations d’eau ou encore la réparation des ponts. Il a aussi signalé que planifier permettait de donner davantage de visibilité aux entreprises.

#RDLS120 - YouTube / Mali / Révolutions citoyennes

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C’est la rentrée politique… et la Revue de la semaine n’échappe pas à la règle ! Dans ce 120e numéro, Jean-Luc Mélenchon revient sur le développement de sa chaîne YouTube qui totalise près de 20 millions de vues sur l’année écoulée et s’approche des 500 000 abonnés.
 
Le député insoumis parle ensuite des révolutions citoyennes qui ont lieu en ce moment dans le monde au Liban, en Thaïlande, au Mali ou encore en Biélorussie. Il en dresse les traits communs : recherche de l’unanimité, revendications concrètes (notamment autour des réseaux), dégagisme contre les dirigeants politiques. 
 
Jean-Luc Mélenchon revient enfin en détail sur la situation au Mali où un processus de révolution citoyenne est en cours et où la présence militaire française est un enjeu à la fois pour les Maliens et pour les Français. Il appelle à respecter le processus politique en cours et à ne pas tomber dans les pièges d’une mauvaise information sur la situation dans ce pays. 
 

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VIDÉO – Eh, M. Roux de Bézieux (MEDEF), vous nous menez dans le mur !

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Dans cette vidéo publiée le 27 août 2020, Jean-Luc Mélenchon réplique aux propos de Geffroy Roux de Bézieux tenus la veille aux universités d’été du MEDEF. Voici ce qu’avait déclaré le patron des patrons : 

« J’ai aussi ouvert le débat sur le temps de travail au niveau de l’entreprise. “Travailler plus”, que n’avais-je pas dit au pays des 35h ! Depuis, j’ai cru entendre certains responsables politiques parler de “travailler davantage”. Travailler plus, travailler davantage, je pense qu’il faudra réouvrir le débat. Notamment quand on arrivera au moment des retraites. Il faudra rouvrir le débat, pourquoi ? Je le dis très simplement ici :  la richesse d’un pays, c’est la quantité de travail produite par un individu multipliée par le nombre de personnes qui travaillent. Tout le reste, c’est de l’idéologie. Donc ce débat sur le travailler davantage nous l’aurons au moment des retraites. Pas maintenant, la priorité c’est la relance. Mais pas non plus en 2022. Nos amis européens, les fourmis généreuses d’Europe du Nord qui ont contribué au plan européen nous demanderons des comptes sur les réformes. »

Jean-Luc Mélenchon apporte ici une réponse point par point sur les 35h et la durée hebdomadaire moyenne réelle du travail en France, sur la richesse d’un pays en terme de production, sur l’importance de l’investissement public dans la formation et privé dans les machines, ou encore sur les pays radins d’Europe du Nord. Il explique également qu’il faut travailler sérieusement à la relance de l’activité dans notre pays.

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