#RDLS117 : Climat, eau, nucléaire, indépendance de la Justice, Fillon, Kohler, Belloubet

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Dans cette 117e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon traite deux sujets centraux du moment. Le changement climatique, d’abord, qui prend une forme très identifiable en Sibérie où les températures sont montées jusqu’à 28°C au-delà du cercle polaire. Il parle également à ce sujet des effets de ce changement climatique sur l’eau et sur les conséquences possibles sur l’énergie nucléaire en France. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale parle ensuite de l’utilisation politique de la justice faite par les réseaux PS autour de la ministre de la Justice Nicole Belloubet alors que les révélations les plus récentes de l’affaire Kohler et de l’affaire Fillon montrent une immixtion de l’exécutif dans les dossiers judiciaires à caractère politique. 

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#RDLS116 - Dangers du régime macroniste, police, racisme, Adama Traore

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Dans ce 116e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les récentes menaces que fait peser le régime macronistes sur les libertés publiques avec notamment la volonté de l’exécutif de s’affranchir du contrôle parlementaire, avec l’application StopCovid ou encore avec la lettre envoyé au président de l’Assemblée nationale pour recueillir des propositions. Jean-Luc Mélenchon parle également de la police et des violences policières qui ont eu lieu pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Il appelle également à participer à la manifestation du samedi 13 juin appelée par la famille d’Adama Traore.

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#RDLS115 - Racisme, police, industrie, planification, Medef, Twitch

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Dans ce 115e numéro de la Revue de la semaine tourné à Marseille, Jean-Luc Mélenchon revient sur les suites en France du meurtre de George Floyd par un policier aux États-Unis. Il explique comment cet évènement a eu des conséquences dans notre pays par des mobilisations populaires. Il revient aussi sur le racisme qui existe chez certains policiers dans notre pays et comment cela mine l’ordre républicain que la police est censée assurer.

Dans un deuxième temps, Jean-Luc Mélenchon traite d’un tout autre sujet : l’industrie et particulièrement l’industrie automobile. Il explique qu’il faut trouver un compromis entre les organisations syndicales et les organisations patronales pour déterminer le sens vers lequel orienter une bifurcation écologique de notre industrie. Enfin, il revient sur le lancement (réussi) de sa chaîne Twitch.

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#RDLS114 : Planification écologique, voiture électrique, eau, Monde en commun, Twitch

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Dans ce 114e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les propositions d’Emmanuel Macron concernant la voiture électrique et le secteur automobile. Il explique les problèmes pratiques que pose la décision d’augmenter le parc automobile électrique et appelle à planifier pour faire face à l’objectif. Il prend également les exemples du second-oeuvre dans le bâtiment et de la production de tuyaux pour acheminer l’eau potable. Jean-Luc Mélenchon parle ensuite du site d’actualité international « Le Monde en commun » et explique ses objectifs. Il donne également rendez-vous le vendredi 29 mai à 18H sur sa chaîne Twitch pour une nouvelle émission, « Twitchons », dans laquelle il débattra avec les abonnés du sujet des libertés publiques. 

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VIDÉO – Macron-Merkel : de quel droit ?

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 19 mai 2020. Retrouvez ci-dessous la retranscription intégrale de cette intervention. Seul le prononcé fait foi. 

Les 5 minutes dont je dispose ne me permettent pas d’exposer ce que j’aurais voulu dire à mes collègues et donc je remettrai par écrit l’analyse que les insoumis se font du moment tout à fait exceptionnel que nous venons de vivre. D’ici là, nous ne participerons ni au numéro d’autoflagellation que certains d’entre vous ‚en effet, ont raison de pratiquer compte tenu de leurs aveuglements passés, ni aux lettres au père Noël qui en ce moment s’expriment de tous côtés sous la forme d’un messianisme furieux à propos du monde d’après sur lequel chacun fait d’amples et vastes rêves. C’est ici et maintenant, dans le concret, que les questions qui nous sont posées continuent de se traiter et en particulier celle de la souveraineté. Il serait inouï que je m’abandonne devant vous à une dissertation générale alors même que la souveraineté de la patrie a été remise en cause aussi durement qu’elle l’a été, à mon avis, par la déclaration de madame Merkel et monsieur Macron hier, qui apparemment n’a pas semblé soulever de difficultés pour beaucoup d’observateurs, mais énormément pour moi.

Madame Merkel et monsieur Macron ont décidé que les prétendus 500 milliards d’aides européens seront attribués aux régions et aux secteurs de l’économie. En République française, la souveraineté du peuple n’est pas divisible. De quel droit certains recevraient des fonds et ensuite le peuple tout entier aurait à rembourser sans que ses représentants les aient attribués. La République française n’est pas une République fédérale, les régions françaises ne sont pas des Länder. 

Madame Merkel et monsieur Macron ont autorisé la commission à émettre des emprunts. Ceux-ci seront payés par les États et leur peuple. Mais en cas de défaut d’un des pays garants ou utilisateurs de ces emprunts, le peuple français devra payer à sa place. 

De quel droit monsieur Macron et madame Merkel peuvent-ils les y engager sans que le peuple ou ses représentants se soient prononcés. Par ailleurs, de quel droit la France renoncerait-elle, du mois, à la souveraineté sur sa dette ?

Madame Merkel et monsieur Macron ont autorisé un plan de relance dans lequel l’Allemagne bénéficiera de 57 % des aides versées aux entreprises, 1 000 milliards contre 200 milliards pour la France. 

C’est, permettez-moi de vous le dire avec le sourire, une grave altération du traité de Lisbonne, auquel je suis hostile, concernant la concurrence libre et non faussée comme l’a déclaré le commissaire Josep Borrell et qui est décidée sans vote ni des Parlements ni des peuples.
De même pour la règle des 3% maximum de déficit autorisé qui a été abolie pour la période, fort heureusement ! Nous sommes donc entrés, sans crier gare, dans une sortie partielle des traités européens sur des points essentiels. Je m’en réjouis. 

Mais cela prouve que ces règles sont inapplicables en cas de péril commun. En rejetant le traité constitutionnel européen de 2005, les peuples français et hollandais avaient donc raison, et vous venez de l’avouer !

La souveraineté de leur décision va-t-elle être désormais mise en œuvre ? Et nous sommes obligés de dire que ce qui est à l’horizon, c’est la sortie permanente des traités.

Cinquièmement, au mépris du statut de la Banque centrale européenne fixé par les traités pourtant signés par l’Allemagne elle même, la cour Constitutionnelle de Karlsruhe s’est permis d’interpeller la Banque centrale européenne pour lui demander des comptes à propos de sa politique de rachat des dettes des États dans les banques privées. Cette Cour a donc assumé, dans le silence du gouvernement allemand, le risque de provoquer une hausse des taux d’intérêts dans les pays les plus lourdement endettés et qui sont les concurrents commerciaux de l’Allemagne comme l’Italie et la France qui continuent pour leurs parts à payer par leur dette le coût de la réunification allemande.
La Cour a donc mis en cause la souveraineté des Français et de leur Parlement qui a voté le statut de cette banque – mais pas moi, c’est le paradoxe de la situation. Mais elle l’a fait aussi en cherchant a provoquer la diminution des moyens d’action financier de notre peuple.

Sixièmement, en République et dans la tradition française et universelle, depuis jean Bodin au 16éme siècle, Jean-Jacques Rousseau au 18ème et la grande Révolution de 1789, la souveraineté est indivisible. Son dépositaire exclusif est le peuple et lui seul. Cette souveraineté s’exerce sur un territoire et sur un peuple. L’Union européenne n’a pas de peuple politiquement constitué.
Elle n’a pas non plus un territoire qui la définisse mais plusieurs territoires sous administration différentes : l’espace Schengen, le marché unique, la zone euro, la Pologne qui ne participe pas à la charte des droits fondamentaux, le Danemark qui ne participe pas à la politique commune de sécurité et de défense, l’Autriche qui est neutre. 

Enfin l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, compte 57 États membres parmi lesquels il n’y a pas tous les membres de l’union européenne. 

Le territoire européen est donc introuvable. Et sa souveraineté de même.
La souveraineté ne peut exister que là où le territoire et le souverain se recoupent.
Dans ces conditions, le seul cadre à la disposition du peuple souverain est l’État nation dont nous sommes les dépositaires. Je finis sur cette phrase.

De quel droit, sans vote ni du peuple ni du Parlement et sans mandat, le président et le gouvernement admettent que la forme des pouvoirs en France, les traités et les pactes d’amitiés que le pays a signé soient remis en cause ? Car telle est la question de notre souveraineté à cette heure.

CORONAVIRUS - Aucune confiance en Macron

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Le dimanche 17 mai 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Amélie Carrouer pour parler de l’état de la France une semaine après le déconfinement. Il a dit son manque de confiance dans le gouvernement qui a menti plusieurs fois depuis le début de la crise du coronavirus, notamment sur la question des masques et des tests. Il a appelé de nouveau à rendre les masques gratuits, évaluant le coût mensuel d’achat de masques pour une famille de 4 personnes à 340 euros par mois.

Interrogé sur la situation politique du pays, le député insoumis a expliqué que les évènements révolutionnaires survenaient quand le pouvoir était incapable de répondre aux besoins essentiels de la population. Il a également expliqué que face au désordre de la macronie, il existait un programme de gouvernement avec « L’Avenir en commun » et a indiqué : « s’il fallait gouverner demain matin, nous saurions le faire ».

Concernant la situation économique du pays, le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a appelé à planifier le déconfinement économique. Il a expliqué que, s’il gouvernait le pays, il mettrait autour de la table le Medef et les organisations syndicales de salariés pour organiser la production et commencer la bifurcation écologique de la production. Il a également appelé à définir les conditions sanitaires viables d’une reprise du travail.

Jean-Luc Mélenchon a également appelé à nationaliser Sanofi pour en faire la colonne vertébrale d’un pôle public du médicament. Il a expliqué qu’il fallait que le vaccin contre le coronavirus soit libre et gratuit, expliquant que l’humanité universelle faisait face à un péril commun.

#RDLS113 – Coronavirus, Sanofi, loi Avia, dette, 6e République, école, déconfinement, Mayotte

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Le 14 mai, Jean-Luc Mélenchon diffusait en direct sa 113e Revue de la semaine sur YouTube, Twitch, Facebook et Twitter. Il répondait aux questions des internautes depuis… Marseille (mais sur fond vert 😉). Retrouvez ci-dessous les questions posées et les thèmes abordés lors de cette émission.

SOMMAIRE :

00:43 :
Carte postale d’amour pour Marseille

07:26 :
Que pensez-vous du plan de relance touristique du Premier ministre Edouard Philippe ?
+ La Corse

13:16 :
Que pensez-vous de l’ultimatum de la Justice allemande à la BCE ? Est-ce la fin de l’UE ?
+ La dette, la relance, l’Allemagne

23:37 :
Pourquoi pensez-vous que la Vème République n’est pas bonne ?
+ L’histoire de la création des républiques, la Vème République et pourquoi il faut la changer

30:35 :
Comment gagner en 2022 ? Comment convaincre malgré le poids des médias ?
+ Le programme l’Avenir en commun, il faut que les gens s’en mêlent

36:57 :
Avez-vous un recours contre la loi Avia ?
+ L’évolution des forces entre les États-Unis et la Chine, le capitalisme qui va sortir du Covid va augmenter le contrôle des populations, la réduction des libertés en France

41 : 33 :
Quel livre sur Jean Jaurès me conseilleriez-vous ?

42:20 :
Que pensez-vous de la réouverture des écoles ?

44:04 :
Pensez-vous qu’à la fin de ce virus les manifestations peuvent reprendre de plus belles malgré les courbettes de la majorité envers les pompiers, les services hospitaliers… ?
+ Moments de crise donc pas de grande poussée, ce qui crée les révolutions

50:11 :
Pourquoi être allé chez le coiffeur et ne pas avoir persisté dans le catogan ?

50:50 :
Pourrions nous construire à l’avenir proche une union méditerranéenne ?
+ La géographie, l’union en Europe basée sur l’égalité, l’union méditerranéenne, le site le monde en commun

01:00:28 :
La Chine va-t-elle devenir le premier pays capitaliste si les États-Unis s’écroulent ?

01:01:52 :
Vous allez fêter comment les 500 000 abonnés sur YouTube ?

01:04:19 :
Que pensez-vous de la gestion de la prime de 1 000 euros ?

01:06:26 :
Comment impliquer les jeunes dans l’engagement politique ?
+ les 100 propositions de Nicolas Hulot,

01:10:01 :
Pensez-vous que le gouvernement contrôle encore sa police ?
+ racisme dans la police et violences policières

01:11:45 :
Comment pourrait-on mettre réellement la finance au service de l’économie réelle ? Ou comment remoraliser la finance ?
+ Annuler la dette, planifier le déconfinement en parlant avec les patrons, Sanofi
+ Réponses à des questions rapides sur le Bitcoin, l’Europe et le PTB

01:18:29 :
Pourquoi a-t-on le sentiment que rien ne changera ?

01:20:55 :
Qu’est-ce que vous pensez des idées de John Rawls dans la théorie de la justice par son principe de différence et son idée du voile de l’ignorance ?

02:22:30 :
Deux scandales européens : les travailleurs détachés qui vont ramasser les asperges en Allemagne et les coupes franches de forêt en pleine pandémie. Qu’en pensez-vous ?

01:24:53 :
6ème République et constitution et droits « basiques » de l’Homme : un toit, à manger, un travail pour tous, est-ce possible ?
+ Lula, sobriété, planification et organisation

01:27:38 :
Cette crise est-elle une bonne opportunité pour commencer la transition écologique ?
+ Combattre la pollution de l’air

01:29:27 :
La relance économique par la consommation est-elle compatible avec un modèle écologique basé sur la décroissance ?
+ L’augmentation du temps de travail et le chômage de masse

01:32:36 :
Que pensez-vous des manifestations à l’hôpital Robert-Debré aujourd’hui ?

01:34:00 :
Que pensez-vous de la situation sanitaire et sociale à Mayotte ?

01:36:42 :
Je suis une infirmière en réanimation 1 500 euros nets/mois. Avec le Covid j’ai perdu la foi, une fois la crise passée je change de métier si rien ne change pour nous
+ ARS Grand-Est qui veut supprimer des lits, différence entre gestion et comptabilité

01:39:15 :
Que pensez-vous d’une nationalisation massive des grandes sociétés à intérêt public énergie, transport, etc ?
+ Renault, Sanofi, santé privé aux Etats-Unis, non réquisition des cliniques en France

01:43:10 :
Que pensez-vous de la crise alimentaire qui arrive et que feriez-vous ?
Interdépendance, rupture des chaînes, spécialisation de l’agriculture

01:47:53 :
Un conseil pour se lancer en politique ?

01:48:12 :
Conclusion

#RDLS112 - 11 mai : la pagaille, déconfinement, écoles, dette, Karlsruhe

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Dans ce 112e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la semaine politique passée et sur les prises de parole des insoumis qui ont atteint plusieurs millions de personnes. Il parle ensuite de la pagaille du déconfinement le 11 mai et en particulier de la situation des écoles. Il analyse les propos de Jean Castex, en charge du déconfinement, qui dit préparer également un plan de reconfinement. Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle de la question de la dette et de la décision de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe qui lance un ultimatum à la BCE sur le sujet. 

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VIDÉO – Coronavirus – Déconfinement hasardeux : Macron responsable

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Le mardi 28 avril 2020, Jean-Luc Mélenchon répondait au Premier ministre Edouard Philippe qui présentait le plan du gouvernement pour un déconfinement le 11 mai. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a listé les ordres et contre-ordres du président Emmanuel Macron depuis le début de la crise du coronavirus sur le confinement, les masques et les tests.

 

Jean-Luc Mélenchon a critiqué l’impréparation concernant la planification du déconfinement alors que la France insoumise alertait sur le sujet depuis la fin du mois de mars 2020. Il a expliqué que, dans ces conditions, une deuxième vague de propagation du virus était certaine. Il a également dénoncé les injonctions « odieuses » faites aux parents de décider eux-mêmes s’il fallait ou non remettre leurs enfants à l’école le 11 mai.

 

Retrouvez ci-dessous le discours de Jean-Luc Mélenchon retranscrit (seul le prononcé fait foi).

Discours de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 28 avril 2020

Nous n’allons pas voter ce qui nous est proposé. Non en raison de votre personne, monsieur le Premier ministre, ni même de l’idée que nous nous faisons de votre action. Nous sommes certains que vous faites pour le mieux. Mais nous ne partageons ni vos diagnostics, ni le système d’actions que vous avez choisi. Au demeurant, on voit bien que vous êtes aujourd’hui le bouc émissaire de confort de toutes sortes de gens, à commencer dans votre propre majorité.

Ce n’est pas notre état d’esprit. Notre état d’esprit, c’est de discuter les contenus, les faits, d’une manière rationnelle car nous croyons que c’est la raison qui peut nous tirer des difficultés dans lesquelles la patrie se trouve. Au demeurant, vous n’êtes pas le responsable des diagnostics erronés.

En première ligne, comment oublier, à propos de l’épidémie, le 24 janvier, ces déclarations de Mme Agnès Buzyn, de triste mémoire dans l’hôpital public : « Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré. Il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles » ? On pourrait lui faire porter la responsabilité de cette déclaration et de celle qu’elle a fait ensuite en prétendant vous avoir informé du danger. Ce qui ne se voit pas à cette déclaration. Mais comment alors comprendre le Président de la République le 3 mars – le 3 mars ! – Déclarant : « Il est encore trop tôt pour dire si la France passera au stade de l’épidémie » ?

Les masques, dont tout le monde convient à présent qu’ils sont indispensables et font partie, en quelque sorte, des instruments barrières élémentaires, dont vous dites vous-même, M. le Premier ministre, qu’il faudra en faire porter dans les transports – et vous avez raison de dire qu’il le faudra, notamment quand vous verrez qu’il ne sert à rien de dire aux gens de ne pas prendre le métro pour leur plaisir, car ils sont forts rares ceux qui sont dans cette situation et je vous invite à aller voir comment ça se passe sur la ligne 13. Les gens font ce qu’ils font parce qu’ils y sont obligés, non parce qu’ils sont déraisonnables. En attendant sur ce masque, le 13 avril M. Macron déclarait : « Je refuse aujourd’hui de recommander le port du masque pour tous et jamais le gouvernement ne l’a fait. Si nous le recommandons ce serait incompréhensible ». Le 13.

Les tests, dont l’OMS a dit dès le 15 mars qu’il fallait « tester, tester et tester encore ». Formule qui a été reprise entre-temps par d’autres, après que l’on nous ait dit dans cet hémicycle que cela ne servait à rien. Le président Macron, le 23 avril déclare – le 15 mars l’OMS dit qu’il faut que tout le monde le fasse – le 23 avril, le président Macron déclare « Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, ça n’aurait pas de sens ».

Et enfin le confinement, acquis de haute lutte après combien d’efforts de conviction faits, et bien le Président, lui encore, le 6 mars, sortait du théâtre et déclarait : « La vie continue, il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sorties ».

Voilà dans quel état d’esprit cette terrible crise a été abordée par ceux qui commandaient. Ordres et contre-ordres se sont succédés, tant et si bien que s’est brisé – et c’est pour cela que je mentionne toutes ces citations – tant et si bien que s’est brisé le ressort fondamental de la lutte : la confiance. Car en démocratie, il n’y a pas de consentement à l’autorité sans confiance dans la légitimité des consignes qui sont données. Et cette confiance est morte.

Je ne suis pas sûr, M. le Premier ministre, qu’il faille vous en rendre vous responsable. Mais celui qui a pris toutes ces décisions et tenu ces propos alors qu’il occupe la plus éminente place dans la République, lui, doit en être tenu pour responsable. Et je me risque à cette critique en prenant la mesure des menaces qu’il a proféré contre ceux qui comptaient le critiquer. Le président Macron en effet, le 31 mars a dit : « Quand cette crise sera passée, on aura tous à rendre des comptes. Tous sans exception ». La majorité bien évidemment, je crois que ça va être pour vous M. le Premier ministre, et c’est normal. Vous savez avec quels mots vous êtes traités dans un quotidien de droite qui, dans le passé, vous a été favorable. Mais aussi, dit le président Macron, « tous ceux qui ont joué à un certain moment un jeu dangereux pour déstabiliser le pays dans une période où l’unité prévalait ».

Nous n’avons jamais, pour notre part, joué aucun jeu dangereux, ni personne sur ces bancs. Nous avons juste joué le jeu de la démocratie qui consiste à dire, avec sens des responsabilités et plus de mesure que vous ne le croyez, ce qu’il était nécessaire de dire pour mettre en garde. Et si vous n’y croyez pas alors vous ne pouvez pas croire un seul jour à la démocratie parce que l’essence de la démocratie c’est justement d’entendre des gens qui disent des choses désagréables parce qu’ils ne sont pas de votre avis.

À présent nous voici rendus, après une gestion calamiteuse, à une sortie hasardeuse.

Nous avons alerté le 30 mars, par une tribune collective de tous les parlementaires insoumis, vous disant : « Il est temps de parler déconfinement ». Certains commentateurs considérant le peuple français comme une assemblée bruyante de jeunes gens instables, disaient qu’il ne fallait pas prononcer le mot, de peur que les gens n’en viennent à en conclure qu’ils pouvaient tous sortir de chez eux et partir aller faire la fête, comme si ce peuple n’avait pas fait la démonstration, au milieu de tous ces ordres et contre-ordres, au contraire, d’une magnifique et terrible discipline, dont il faut lui rendre tout l’hommage et toute la grâce, quand bien même tant de fois il aura été montré du doigt par ces mêmes commentateurs.

Sortie hasardeuse : il faut planifier, planifier et non pas croire que le libre marché, la libre motivation des individus va suffir à remplir les conditions qu’il faut remplir pour que ce 11 mai puisse être autre chose qu’une aventure. D’ailleurs les observateurs attentifs auront remarqué que cette décision a été prise par le président de la République et lui seul. Sans tenir compte du gouvernement, sans tenir compte de l’Assemblée nationale, sans tenir compte du comité scientifique qu’il a pourtant lui-même nommé. Et nous avons entendu avec la délicatesse qu’on apporte à ce genre de moments, le Premier ministre nous dire que lui-même n’est pas bien sûr que le 11 mai on lèvera le confinement, parce que si certaines conditions que l’on observerait, venaient à le pousser à décider autrement, on déciderait autrement. Heureusement que vous le dites, Monsieur le Premier ministre, parce que sinon nous aurions très peur. Le 11 mai, hélas, il est possible que le déconfinement ne puisse pas se produire. Car nous savons depuis le début que le déconfinement est indispensable. Mais encore, comme il est indispensable, faut-il le préparer avec tout le sérieux nécessaire.

Voici venu le moment des injonctions odieuses. Vous n’avez pas été précis sur ce point Monsieur le Premier ministre : les enfants doivent-ils aller à l’école obligatoire le 11 mai, ou bien sur la base du volontariat, comme l’a dit votre ministre de l’Éducation nationale ? Parce que ça, c’est anxiogène. Des millions de familles se sont dit « Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je dois faire ?». Voilà ce que les gens viennent de vivre. Comment peut-on demander aux parents d’évaluer le risque d’exposer leurs enfants au danger ? C’est odieux ! Oui, c’est odieux ! Ils ne savent que faire, les braves gens, et surtout quand leur décision n’est pas libre. Parce qu’on leur dit : il faut maintenant retourner au travail, c’est d’ailleurs pour ça qu’on commence par les plus petits. Parce qu’il ne sont pas capables de se surveiller eux-mêmes, alors que les plus grands pourraient le faire. Et pour les enseignants, n’est-ce pas odieux de mettre en balance leur conscience professionnelle, leur attachement aux enfants qu’ils éduquent, et leur propre risque, leur évaluation du risque pour eux et pour leur famille ?

Voilà ce que j’appelle les injonctions odieuses. Et pour les travailleurs, qui vont aller sur leur poste de travail, sans qu’on leur garantisse qu’ils aient un masque pour se protéger, et sans que vous ayez ordonné, comme c’est votre responsabilité de le faire – ordonné, pas suggéré – ordonné que les travailleurs puissent avoir des réunions de collectifs de sureté sanitaire sur les lieux de travail pour décider de contrôler d’un point de vue sanitaire la production et les conditions de la production. Voilà, maintenant ce qu’il faut dire, monsieur le Premier ministre, et qui fait que je m’étonne qu’autant de gens dans votre propre camp envient votre place.

C’est que la deuxième vague de l’épidémie est inéluctable. Le deuxième pic est inéluctable, et il sera d’autant plus violent que les conditions n’auront pas été réunies pour réussir la sortie du 11 mai.

Il n’y aura ni la quantité de masques suffisante, c’est-à-dire celle qui permet à chaque personne de disposer d’un masque efficace, sans qu’il lui en coûte un euro parce qu’il s’agit de sa propre survie et que si on trouve 3 milliards pour Air France, on peut en trouver autant pour tous les Français, et que leurs masques soit donnés gratuitement comme on dit. Parce qu’il n’y aura pas la quantité de tests, parce qu’il n’y aura pas la capacité d’hébergement en quarantaine qui nécessiterait des réquisitions dans le système hôtelier, des réquisitions de la totalité de l’industrie textile pour qu’ils produisent les masques dont nous avons besoin, à l’image du Maroc que nous devrions imiter dans ce domaine parce qu’il parvient à cette performance. Oui, le Maroc c’est très bien, c’est mon pays natal, et je pense qu’il mérite votre admiration.

Le plan des insoumis, nous l’avions préparé Monsieur le Premier ministre pour vous le soumettre et pour en parler avec vous. Il était prévu une discussion le 5 mai. Bien sûr nous n’avons pas les moyens dont vous disposez, c’est normal, qui sont ceux de l’État. Finalement, il aura fallu le publier alors même que cette rencontre n’est plus possible. Alors, vous en connaissez les principes, je les ai rappelés.

Mais, mes derniers mots seront pour vous dire que si la planification doit être celle des besoins, des moyens matériels, ce doit être aussi celle de certains moyens. Vous avez évoqué sur tous les tons la Grande Guerre, mais pendant la Grande Guerre, ils ont décidé qu’il y aurait un moratoire des loyers. Faites-le ! Pendant la Grande Guerre, ils ont décidé qu’il y aurait un impôt sur les profiteurs de guerre, faites-le ! Et, monsieur le Premier ministre, élu de milieu populaire, comme d’autres ici, je veux à tout prix que vous entendiez cette parole : la faim menace dans certains quartiers, en France. Et c’est l’organisation admirable spontanée des habitants qui fait que cette faim ne fait pas d’avantages de dégâts parmi nous. Mais quand même elle travaille les masses.

J’achève. Nous vivons un évènement global, Monsieur le Premier ministre. Au départ un évènement écologique, il est devenu un évènement biologique, il devient un évènement économique, il sera un évènement social maintenant avec des millions de chômeurs, et pour finir ce sera un évènement politique. Nous n’échapperons pas à cet enchaînement puisque la patrie vient de redécouvrir la valeur des mots souveraineté, indépendance, relocalisation, État, service public.

En crise sanitaire Monsieur le Premier ministre, j’espérais recueillir au moins le sérieux de l’attention, en crise sanitaire, c’est la mobilisation populaire qui est la clé. Comme toujours, le peuple n’est pas le problème mais la solution. Il faut qu’il ait confiance.

VIDÉO – Coronavirus – 11 mai : l’impréparation du gouvernement

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Le dimanche 26 avril 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Dimanche en politique » pour parler de la crise sanitaire due au coronavirus. Il a dénoncé l’imposture du gouvernement pour le déconfinement le 11 mai et a expliqué qu’il aurait d’abord fallu planifier la production de masques, de tests, et de gel hydroalcoolique avant d’annoncer une date.

Le président du groupe « La France insoumise » a également dénoncé la parodie de démocratie qui consiste à découvrir le plan du gouvernement à l’Assemblée et à voter pour ou contre sans aucun temps de réflexion sur le sujet. Il a indiqué que les insoumis proposeraient leur propre plan de déconfinement avec des propositions concrètes.

Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité de planifier et de s’organiser face à la crise sanitaire et alimentaire. Il a appelé la population et les travailleurs à le faire si le gouvernement en était incapable. Pour le 1er mai, il a proposé d’organiser des « casserolades » à midi pour dénoncer la mauvaise gestion du gouvernement.

#RDLS111 - Coronavirus - Crise économique, sociale et politique / Annuler la dette

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Dans ce 111e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon analyse en détail le « moment coronavirus » dans lequel nous sommes et comment la crise sanitaire que nous traversons est d’abord le résultat d’un mode d’organisation de la société. Il explique comment on part d’un fait écologique (la prédation de l’homme sur la nature) à une crise sanitaire qui entraîne en chaîne une crise économique, financière, alimentaire, sociale et enfin politique. Il revient ensuite en détail sur une proposition déjà formulée : annuler la dette en la transformant en dette perpétuelle à taux nul. 

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#RDLS110 - Coronavirus : USA, masques, tests, confinement, tracking, écologie, #PlusJamaisCa

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Dans cette 110e Revue de la semaine spéciale coronavirus, Jean-Luc Mélenchon revient sur la situation nationale et internationale due à la crise sanitaire du coronavirus. Il commence par parler de la crise économique dont le coeur se trouvera aux États-Unis avant d’aborder la situation en France. Il rappelle que cette crise est le symptôme d’une société, à la fois parce qu’il est le fait d’une crise écologique et de l’urbanisation du monde, mais aussi parce que les problèmes que nous rencontrons viennent du manque d’investissement dans les services publics.

Jean-Luc Mélenchon explique dans cette Revue de la semaine pourquoi l’opposition doit garder des espaces d’expression libre, tout en faisant avancer des causes communes comme la planification de la mobilisation sanitaire, la réquisition des entreprises textile, la nationalisation de Luxfer et Famar, pour produire les masques, tests et médicaments dont non seulement notre pays a besoin mais encore dont auront besoin bientôt d’autres pays, notamment dans l’espace francophone. Il parle aussi de la planification du déconfinement, de la préparation du monde d’après ou encore de la manif en ligne #PlusJamaisCa.

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Coronavirus - « Je crois à l’État et aux solutions collectives »

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Le dimanche 5 avril 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité du Grand Jury pour parler de la situation de crise sanitaire et économique que traverse notre pays avec le coronavirus.

Le chef de file de la France insoumise a appelé de nouveau à nationaliser Luxfer et Famar pour produire les bouteilles d’oxygène à usage médical et les médicaments dont nous avons besoin ; il a de même renouvelé sa proposition de réquisitionner les entreprises textiles pour produire en quantité les masques dont nous avons besoin et dont auront bientôt besoin d’autres pays, notamment ceux de l’espace francophone.

Jean-Luc Mélenchon a concentré son propos sur le rôle de l’État et de la planification, appelant à préparer correctement le déconfinement et à produire les tests dont nous aurons besoin pour tester massivement la population. Il a dénoncé ceux qui ont sciemment appauvri l’État par la suppression de l’ISF et a rappelé sa proposition d’une révolution fiscale pour créer un impôt plus progressif avec 14 tranches où ceux qui ont le plus paieraient davantage. Il a aussi parlé du « monde d’après » pour lequel il a dit qu’il pourrait correspondre à ce que proposait « L’Avenir en commun » avec le retour de l’État et du collectivisme, au sens moderne du terme.

Le député insoumis a expliqué que le tracking des données mobiles pour le déconfinement était inquiétant et que mieux valait se concentrer sur la production de tests. Pour faire face à la crise économique et aux difficultés que traversent les ménages, il a appelé à une loi de relocalisation des entreprises et à la suspension des loyers en mettant en place une garantie universelle des loyers.

CORONAVIRUS : « Pas de sortie de crise sans planification »

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Le 1er avril 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Renaud Dély pour parler de la situation du pays face à la crise sanitaire du coronavirus. Il a de nouveau appelé à mettre en place une véritable planification de la mobilisation sanitaire avec des réquisitions d’entreprises pour produire des masques et respirateurs et avec la nationalisation de Luxfer et de Famar pour produire des bouteilles d’oxygène à usage médical et des médicaments alors que des associations alertent sur un risque de pénurie. Le député insoumis a également dit de nouveau qu’il fallait préparer dès à présent le déconfinement, c’est à dire la sortie du confinement.

Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que « le monde d’après » appelé par certains devait commencer dès maintenant. Il a ainsi expliqué que le libéralisme avait fait la preuve de son inefficacité et que, dans la période, l’Union européenne était inexistante. Il a appelé à donner plus de pouvoir aux salariés dans l’entreprise en leur permettant de participer aux décisions pour organiser la production.

CORONAVIRUS : « Il faut une planification de la mobilisation sanitaire »

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Le mardi 24 mars 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Jeff Wittemberg. Face au Coronavirus, il a appelé à mettre en place une véritable planification de la mobilisation sanitaire en nationalisant l’entreprise Luxfer qui produit des bouteilles d’oxygène à usage médical et en réquisitionnant les entreprises textiles pour produire par millions les masques dont nous avons besoin en France et dont auront besoin d’autres pays, notamment dans l’espace francophone. Il a aussi lancé un appel aux salariés pour qu’ils organisent eux-mêmes la production dans les conditions sanitaires qui leur semble viables.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a également expliqué pourquoi les insoumis avaient voté contre l’état d’urgence sanitaire que le gouvernement veut mettre en place. Il a notamment appelé à ne pas mettre la démocratie entre parenthèses. Jean-Luc Mélenchon a, enfin, appelé à préparer dès maintenant le « monde d’après » le confinement ; un monde débarrassé de l’égoïsme social et qui ferait la part-belle au partage et au service public. 

#RDLS109 - Lancement de linsoumission​.fr, coronavirus à l’Assemblée

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Dans cette 109e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle du lancement du site www​.linsoumission​.fr, plateforme multimédia qui agrège les contenus de la France insoumise (vidéos, articles, dossiers, directs…). Il parle ensuite de l’arrivée du coronavirus dans les débats à l’Assemblée nationale et de la manière dont les débats vont être organisés. 

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CORONAVIRUS : confinement et solidarité ! - Réaction de J.-L. Mélenchon à l’allocution d’E. Macron

Le lundi 16 mars 2020, le président de la République Emmanuel Macron s’exprimait sur la situation liée au coronavirus et expliquait, sans employer le mot, que de strictes mesures de confinement allaient être mises en place.

Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon réagit à l’allocution du président de la République. Il appelle à respecter les consignes de confinement et à mettre en place une société de la solidarité, de l’entraide et du partage plutôt que du chacun pour soi. Il appelle également à réquisitionner au plus vite les outils permettant d’assurer la production des biens (comme les masques) nécessaires à la lutte contre le coronavirus.