Conférence de presse de la commission d’enquête sur l’eau - #EnquêteEauFI

Retrouvez la conférence de presse du 15 juillet 2021 de la commission d’enquête sur l’eau présidée par Mathilde Panot, vice-présidente du groupe LFI à l’Assemblée. Elle y présentera avec le rapporteur les recommandations de la commission d’enquête concernant la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences.

En Macronie, le vaccin à la matraque !

Cet été, Jacques a dit pas de vaccin, pas de train. Jacques a dit pas de vaccin, pas de café. Pas de vaccin, pas de commerce. Cet été, si vous êtes vaccinés et pas vos enfants, ils vous attendront devant le restaurant. 

Après la police du vêtement, Macron invente la police sanitaire. Rassurez-vous, il nous l’avait promis : « le vaccin ne sera pas obligatoire ». Bienvenue en Absurdie !

Vous avez la criminalisation facile !

Comme d’autres ont la larme ou la critique facile, vous, c’est la criminalisation. C’est pourtant simple : la meilleure manière de dissuader les militants écologistes de s’introduire dans les aéroports, c’est de prendre au sérieux la question écologique. Sinon, il y a aura toujours, toujours, des militants pour vous rappeler à vos responsabilités !

 

Adrexo, champion hors-catégorie de la maltraitance salariale !

On comprend mieux pourquoi il vous fallait renflouer les caisses avec ce nouveau contrat de distribution du matériel électoral : quand on dépense plus de 2 millions d’euros en 10 ans en frais judiciaires aux Prud’hommes, il faut pouvoir se refaire un peu.

Ma question aux dirigeants de la société Adrexo sur le fiasco des élections.

Imaginez, une seule seconde, l’Élysée sans eau !

Monsieur le Premier Ministre,

Imaginez, une seule seconde, l’Élysée sans eau.

Imaginez, une seule seconde, le personnel du Président de la République se relayer rue du Faubourg St Honoré avec des packs d’eau sur les épaules, recueillir de l’eau dans des fontaines, apporter le linge à la laverie.

Imaginez, une seule seconde, Emmanuel et Brigitte Macron boire de l’eau avec des matières fécales ou du chlordécone.

Imaginez, une seule seconde, vos enfants manquer 1 mois et demi de cours par an car il n’y a plus d’eau à l’école.

Imaginez, une seule seconde, vous lever à 3 heures du matin pour espérer recueillir un filet d’eau au robinet.

Imaginez, une seule seconde, la plus grande pandémie du siècle dans un territoire où il n’y a pas d’eau pour se laver les mains.

Monsieur le Premier Ministre, délocalisez l’Élysée au Gosier, à St-François, à Goyave ou aux Abymes pour voir !

Voilà à quoi ressemble le quotidien scandaleux de nos compatriotes de Guadeloupe. 

Des familles reçoivent des factures d’eau de 5000 euros tout en subissant des coupures d’eau incessantes qui leur pourrissent la vie. Certaines d’entre elles vivent sans eau depuis 6 années ! 

Des familles se ruinent, investissent jusqu’à 8000 euros, sans aucune aide de l’État, pour s’acheter une citerne et recueillir de l’eau de pluie pour vivre. 

Mais vous, pas un mot ! Pas un mot sur les ravages de la Générale des eaux, Véolia, qui a laissé les canalisations à l’abandon, pas un mot sur les millions détournés sur le dos des usagers, pas un mot en faveur d’une gestion publique de l’eau dont la population a besoin. 

400 000 Françaises et Français sont en détresse. Faut-il que les malheurs des Guadeloupéens et de tant d’autres de nos compatriotes arrivent jusqu’à vous pour vous en soucier ?

Il est de la responsabilité de l’Etat de garantir le droit humain à l’eau et à l’assainissement. En Guadeloupe, une catastrophe sanitaire et écologique est en cours. Nous n’avons plus le temps, sortez l’argent ! 

Monsieur le Premier ministre, la Guadeloupe se meurt : rendez aux guadeloupéens leur dignité.

 

Assurance chômage : renoncez à cette réforme de la honte !

On connaît la chanson : « quoi qu’il en coûte » pour ces multinationales, et « pas d’argent magique » pour les intermittents de l’emploi et pour les chômeurs en général, que vous dépouillez pour faire 2,3 milliards d’euros d’économies. Voilà l’indécence de votre politique.

Madame la Ministre, faut-il s’appeler Air France ou Sanofi pour que la solidarité nationale s’applique enfin ?

« Nous sommes des êtres de liberté » - hommage au Morne de la Mémoire

Mon hommage au Morne de la Mémoire, aux Abymes en Guadeloupe.

Bonjour à toutes et à tous,

Chers amis,

Dans ce moment trouble que nous traversons collectivement, rythmé par la crise et les polémiques inutiles, dans cette période singulière où surgissent les monstres, je crois qu’il est essentiel de suspendre le temps politique qui déborde, afin de nous retrouver. C’est un plaisir solennel que j’éprouve devant vous. Solennel, bien sûr, parce que s’érige derrière nous le Morne de la Mémoire, sur lequel sont gravés 1480 noms des femmes et d’hommes qui furent réduits en esclavage. Ils et elles nous surplombent, font peser sur nous leur majesté et surtout, nous rappellent à une forme d’intransigeance dans notre morale politique. 

Ces femmes et ces hommes, à cet instant, nous regardent.

Nous sommes, en effet, les héritiers d’une longue histoire, celle d’un choix politique tous les jours renouvelé : celui de l’insoumission. Ce choix politique est celui qui refuse, en toutes circonstances, l’asservissement des uns au profit des autres. C’est un refus catégorique des chaînes qui enserrent l’espèce humaine.

Nous distinguons sans peine l’histoire et la mémoire. La mémoire, quelque part, nous oblige. Elle est ce geste de sélection ; elle nous somme de choisir, grâce à notre libre-arbitre, de quel côté nous nous situons : qui du bourreau, ou de la victime révoltée, nous voulons poursuivre l’œuvre. Elle nous impose de choisir qui nous célébrons.

Notre camp est celui qui rend hommage à la résistance implacable des esclaves à la cruauté, la torture et l’ignominie des maîtres. La résistance leur a valu, ici, une répression féroce. Mais leur irrépressible désir de liberté est parvenu à vaincre l’oppression. 

Après ce moment d’hommage ici avec vous, je veux me recueillir devant la statue de Solitude, héroïne de la liberté, et par-là, héroïne de la condition humaine. Solitude fut d’abord domestique, puis elle rejoignit un camp d’esclaves insurgés. En 1802, elle s’élança dans la résistance, contre le retour de l’asservissement imposé par Bonaparte. Elle traversa une colonne de tortures, de monstruosité, mais fit preuve d’un courage admirable. « Vivre libre ou mourir », était le mot d’ordre de l’appel à la rébellion de Louis Delgrès, commandant de Guadeloupe, auquel elle prit part. Elle mena cette lutte pour l’émancipation au prix de sa vie, et fut suppliciée le lendemain de son accouchement avant d’être condamnée à mort. 

Solitude nous apprend que la liberté n’existe pas sans ses défenseurs. Il n’y a pas d’émancipation sans processus ; l’histoire, toujours, est mue par ces figures de la révolte qui font écho jusqu’à nous. Bien avant nous, ces femmes et ces hommes courageux ont fait acte de civilisation, alors que l’humanité donnait à voir la plus cruelle et désolante part d’elle-même. Nous prolongeons leur héritage : notre eurodéputé Younous Omarjee a défendu et obtenu la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité au Parlement européen. Mon collègue Jean-Hugues Ratenon a déposé une proposition de loi pour décréter un jour férié national le 4 février, commémorant l’abolition de l’esclavage par la République française. Récemment encore, Jean-Luc Mélenchon s’est rendu à la Réunion pour commémorer son abolition.

Oui, nous avons une responsabilité historique. Celle de briser la longue histoire de la domination humaine, qui se poursuit de nos jours sous des formes nouvelles. Rien que la semaine dernière, nous apprenions dans un rapport de l’Organisation Internationale du Travail et de l’UNICEF que pour la première fois depuis 20 ans, le travail des enfants augmente dans le monde. 160 millions d’enfants forcés de travailler. La moitié d’entre eux a entre 5 et 11 ans. Plus de 8 millions d’enfants en plus qu’en 2016, et le rapport donne ce chiffre terrifiant : le nombre d’enfants forcés de travailler pourrait encore bondir de 46 millions d’ici à 2022.

Les criminels de l’esclavage devaient faire croire que les personnes noires n’avaient d’autre destin que celui d’être esclave. Pour cela, ils ont semé partout l’idée raciste, cette construction théorique répugnante, leur permettant de soumettre et de traiter des âmes humaines en biens meubles. Ce crime était adossé à un système économique, lui donnant une raison mortifère d’exister. Ce crime est aussi la conséquence de la cupidité érigée en loi d’airain. Il prit pour prétexte les nécessités de l’économie, contre la dignité humaine. 

Le poison se répand jusqu’à notre siècle, où l’on justifie l’écrasement d’une large part de la population, maintenue dans la misère et la détresse, pour la seule gloire d’un système économique devenu fou. La haine raciste trouve, ici et là, des entrepreneurs farouches, qui fragmentent sans relâche la patrie républicaine.

Nous refuserons toujours d’être dans le camp du mal, je veux dire, le camp contre le peuple. Aux diviseurs et aux cupides, nous disons : méfiez-vous, votre fin est proche. Non, la patrie républicaine ne se laissera pas malmener. Hier, nous étions des centaines de milliers à défiler dans les rues contre la violence et les idées de l’extrême-droite. Notre devoir est de faire œuvre de clarté quand tant d’idées confuses se donnent à voir.

Et plus que de la clarté, chers amis, il nous faut rallumer une lueur d’espoir. Celle-ci est au bout du chemin. Notre mouvement est celui qui défend, sous toutes ses formes, l’émancipation contre l’oppression, la liberté contre l’injustice, le libre-arbitre contre l’asservissement. Nous ne sommes rien d’autre que des êtres de liberté.

Nous y arriverons, chers amis. 

Nous y arriverons car l’histoire nous scrute, inquiète, et qu’il est de notre devoir de lui faire prendre la voie de l’intérêt général humain.

Nous y arriverons car comme le disait une autre grande combattante de la liberté, Harriet Tubman, la femme qui sauva 300 esclaves des plantations du Maryland : « Chaque grand rêve commence par un rêveur ou une rêveuse. Rappelez-vous toujours, vous avez en vous la force, la patience et la passion d’atteindre les étoiles pour changer le monde ».

 

 

Votre guerre sociale doit cesser !

Il y a alerte. La pauvreté explose. Vous n’avez pas le droit de détourner les yeux. La crise sociale ne fait que commencer. Renoncez à votre réforme de l’assurance chômage ! Prolongez la trêve hivernale !

Retrouvez ma question au gouvernement.

Journée dans le Morbihan

Rencontre très riche aujourd’hui avec des associations, agriculteurs et riverains qui se battent contre 4 méthaniseurs à Bois-de-la-Roche (Morbihan), à Trémorel (Côte d’Armor) et à Betton (Ille-et-Vilaine) à proximité de cours d’eau stratégiques. 

Ils dénoncent : 

- l’absence de débats et décisions démocratiques sur la méthanisation menée à marche forcée puisqu’il n’y a pas d’enquête publique. Allons nous accepter, comme il est prévu, que 10 000 méthanisateurs soient installés sur notre territoire sans aucun débat national alors que la méthanisation industrielle entraîne un basculement de l’utilisation de terres agricoles de l’alimentation vers l’énergie et transforme les agriculteurs en « énergieculteur » ? 

- une rentabilité assurée seulement par les subventions très fortes de l’Union Européenne, la Région Bretagne et l’Ademe auraient ainsi dépensé 8 à 10 millions d’euros pour construire les 110 premiers méthaniseurs  et un soutien financier par un prix d’achat du gaz plus de 5 fois supérieur au prix du marché.   La méthanisation est donc une subvention déguisée à des agriculteurs appauvris par les traités de libre échange signé à tout va par Emmanuel Macron et l’Union Européenne. 

- une fausse « énergie verte » qui représente seulement 0,18% du mix énergétique, pour un rendement énergétique mauvais et qui représente un danger pour l’environnement : l’épandage du digestat (concentrat de la méthanisation) appauvrit les sols et tue les micro-organismes qui le composent et augmente le risque d’eutrophisation des cours d’eau (déséquilibre d’azote et de phosphore qui cause les bloomings d’algues vertes / cyanobactéries).

- des dangers pour l’avenir de l’agriculture : le détournement des céréales vers le méthaniseurs, et surtout du maïs (subventionné 2 fois : par la politique  agricole européenne et par des subventions pour aller dans un méthaniseurs) alors que c’est la culture la plus irriguée, et une concurrence entre agriculteurs qui va provoquer une concentration encore plus forte des terres et empêcher l’installation de nouveaux agriculteurs. L’épandage de digestat menace aussi les installations en agriculture biologique aux alentours qui risquent de perdre leur labellisation. 

- des accidents qui augmentent comme en août 2020  à Châteaulin (Finistère) où une rejet accidentel de 400 m³  de digestat dans la rivière a privé 180 000 personnes d’eau potable.

- des dangers sanitaires : La méthanisation ne permet pas de tuer les bactéries dangereuses pour les êtres humains et les animaux. Parmi elles, la Fièvre Q, qui fait des ravages dans les élevages, et la gangrène gazeuse.  Ces bactéries restent dans le sols, ou sont entrainées par le ruissellement vers les cours d’eau et nappes phréatiques. 

- des nuisances pour les riverains : odeurs, bruits et noria de tracteurs et camions.

- un danger pour l’eau d’autant plus grand qu’en Bretagne contrairement au territoire national, 70% de l’eau potable vient des eaux de surface et 30% des eaux souterraines, ce qui rend d’autant la ressource en eau d’autant plus fragile aux pollutions. 

- des menaces physiques et des tentatives d’intimidation contre les lanceurs d’alerte. 

- et enfin concernant Bois de la Roche, un permis de construire qui ne respecte pas la réglementation spécifique qui s’applique, la ferme en question étant à 250 mètres d’un château classé au patrimoine. 

Je demanderai aux côtés de ces lanceurs d’alerte prochainement un moratoire sur les méthaniseurs. La méthanisation industrielle n’est que la fuite en avant d’un modèle agro-business à bout de souffle. 

Merci à elles et eux pour leur accueil !

Culture sacrifiée, gouvernement disqualifié !

De l’Odéon, une lueur d’espoir s’est rallumée et a gagné tout le pays, avec plus de 100 lieux culturels investis, pour rappeler que l’art est essentiel à notre société. Car l’art décuple la puissance de l’imaginaire : Cyrano de Bergerac a marché sur la Lune bien avant Neil Amstrong.

Ma question sur la réouverture des lieux culturels.

Loi climat : vous êtes des climato-cyniques !

Ce n’est pas lui qui tremble devant le dérèglement climatique, c’est le dérèglement climatique qui tremble devant Emmanuel Macron. Et quand il écoute les lobbys, Emmanuel Macron n’a jamais tort, puisque c’est la réalité qui se trompe. Jamais un Président n’aura eu les chevilles aussi enflées au moment de nous précipiter dans le mur !

Mon intervention à la fin du projet de loi climat.

Macron complice d’Amazon, champion des pollueurs !

Piétinement de la Convention Citoyenne pour le Climat, épisode 3456. La majorité et le gouvernement refusent le moratoire sur les entrepôts de e-commerce. À croire que ça ne leur fait rien qu’Amazon détruise des emplois, soit champion de la pollution et de la maltraitance salariale, artificialise les sols, ne paie pas ses impôts, fraude massivement la TVA…

Retrouvez mon intervention sur le projet de loi climat.

Coupures d’eau : la Guadeloupe n’en peut plus !

Les Guadeloupéennes et Guadeloupéens n’en peuvent plus. Ils sont lassés de souffrir de ces manœuvres. Ils ne croient plus pouvoir, un jour, avoir accès à ce droit fondamental qu’est l’eau. Ce droit humain fondamental, je dis, consacré par les Nations-Unies il y a 11 ans de cela, à l’initiative de la Bolivie, et bafoué dans notre pays.

Mon intervention sur la situation indigne de notre République en Guadeloupe.

Taxons les profiteurs de crise !

Les Français ont déjà fait plus que leur part d’efforts, quand tant d’autres vivent la belle vie, à l’abri de cette calamité publique qu’est la crise sanitaire. Mettons ces derniers à contribution, sauvons la République par la justice.

Ma proposition de loi visant à instaurer une taxe sur les profiteurs de crise que je présente aujourd’hui en commission des finances.

Il est temps de gérer les forêts comme des communs !

Le jeudi 8 avril, pendant l’examen du projet de loi climat et résilience, je suis intervenue sur un amendement que nous avions déposé, un des rares qui traite de la forêt et qui a été accepté et soumis à la discussion. Comme d’habitude, le gouvernement l’a vidé de sa substance. Ce procédé est honteux !

Vos bonnes intentions ne servent à rien !

Avec LREM, on connaissait les échéances repoussées pour ne pas rater les objectifs, et maintenant ils n’inscrivent même plus d’objectifs ni d’échéances dans la loi, pour être sûrs de ne rien rater et de n’embêter personne.

Il faut généraliser la consigne en verre et inscrire une échéance dans la loi ! Leurs bonnes intentions ne mènent nulle part !

Action Populaire

Le réseau social d'action de la France insoumise

Impliquez-vous dans les actions près de chez vous et faites gagner Jean-Luc Mélenchon en 2022 !

En savoir plus sur Action Populaire