Jean-Luc Mélenchon est député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône et président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale. Il est membre de la commission des Affaires étrangères.
M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la place de la langue française à l’Organisation des Nations unies. Par l’article 111 de sa charte, l’ONU reconnaît six langues officielles : l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe. Seules l’anglais et le français sont néanmoins les … Lire plus
Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 12 décembre 2017 pour s’opposer à la fin de la liberté de choix pour les étudiants et à l’introduction, par la sélection, de l’équivalent d’un numérus clausus.
Voici le texte de son intervention :
Je voudrais dire que je suis un peu déçu de la tournure qu’a pris tout à l’heure notre discussion. Admettons qu’on ait des points de vue différents, mais n’affectons pas aux autres des positions qui ne sont pas les leurs. Madame, nos commissaires ont participé à la vie de la commission. Monsieur le rapporteur, nous y avons fait des propositions et admettez que votre amendement 228 ne veut rien dire puisqu’il contient deux propositions de la France insoumise. Regardons plutôt ce qui se confronte. Aucun d’entre nous n’est partisan du tirage au sort.
Aucun d’entre nous ne pense que le recrutement à l’université contente notre esprit républicain et permet un recrutement sur l’ensemble des catégories sociales du pays. Ce n’est pas de cela dont nous parlons.
Permettez-moi de m’en remettre au débat long, depuis trente ans, sur ce qui se passe à propos de l’enseignement supérieur en France et dans le monde. Car nous vivons dans cet environnement et la pression s’est exercée sur nous : classement de Shanghaï et politiques éducatives de la Commission européenne, tout pousse, sous couleur d’autonomie des établissements dont nous nous réclamons tous, à une compétition entre les établissement. Et là, l’aval commande l’amont.
Lorsque vous aurez mis en place des attendus ou des prérequis dans une université, dont les universitaires et les maîtres des disciplines, naturellement, ont tendance à élever le niveau, vous créerez, par la force des choses, un numerus clausus, parce que tout le monde ne contentera pas ces attendus.
Vous dites : « il y aura une préparation ». Mais c’est exactement ce qui se passe dans les écoles de médecine où il y a des classes préparatoires avant même de concourir pour entrer à la première année de l’école de médecine et ça vous donne un résultat de 15% seulement qui réussissent. Donc prenons les choses comme elles sont.
Et permettez-moi de vous dire ceci : c’est une erreur de flétrir le système français pour contenter des vues différentes. Il y en a assez d’entendre dire que l’Éducation nationale n’est bonne à rien ! Que nos élèves ne savent ni lire, ni écrire, ni compter et que ceux qui vont dans l’enseignement supérieur ne débouchent sur rien ! La France est une des grandes nations sachantes. Et sur ces bancs mêmes, il y en a une représentation. Avec un système qui est condamné, avec les mêmes maux, depuis quarante ans.
Donc vous avez, en toutes lettres, voté la suppression - je vais finir là-dessus, président - des paroles suivantes : « tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix ». Et vous le supprimez donc il y a numerus clausus.
Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée le 12 décembre 2017 nationale dans le cadre du projet de loi de réforme de l’université. Le président du groupe « La France insoumise » a défendu la liberté de choix de ses études et la création de places tandis que le gouvernement veut mettre en place la sélection.
Voici le texte de son intervention :
Quoi que nous ne partagions pas les prémices de l’exposant, nous voterons cette motion de rejet par une hostilité constante, depuis déjà plusieurs décennies, au projet qui sous-tend le moment provisoire que nous sommes en train de vivre.
De loi Devaquet en LRU en passant par toutes sortes de fantaisies de cette nature, sous la houlette de l’OCDE qui n’a cessé de répéter qu’il fallait le faire, de la Commission européenne, du parcours Lisbonne, etc., etc., il n’est question que d’une chose, en France comme ailleurs, mais en France qui n’en veut pas : d’établir un marché de l’enseignement supérieur.
Le coup de grâce est donné par le tirage au sort d’une tendance qui venait de loin car on ne fera croire à personne que, depuis 18 ans, quelque chose est moins bien documenté que le nombre d’élèves qui sont tout au long du parcours scolaire. Qu’on nous amène ici ceux qui sont responsable d’un tel désastre ! Comment a-t-on pu faire en sorte que cette richesse surgissant, l’intelligence de nos jeunes, la réussite de l’école française, on en arrive à ce résultat qu’il y ait si peu de places disponibles ?
Donc on vient de décider, on va nous proposer d’ajuster le nombre d’étudiants au nombre de places disponibles. Nous, nous voudrions faire exactement l’inverse. Par conséquent, ce qui est en train de se faire, ça s’appelle la création d’un numerus clausus. Le numerus clausus, il y en a déjà un en médecine, on a déjà vu le résultat.
Et tout ça est emballé de toutes sortes de considérations sur la personnalisation des parcours et autres sottises. Depuis quand un diplôme professionnalisant - et les diplômes de l’enseignement supérieur le sont tous - doit-il être livré à l’appréciation d’un parcours, peut-être d’« éveil » ? Depuis quand un médecin fait un parcours en fonction de ce qu’il a envie de faire à l’université ? Il le fait en fonction d’un référentiel.
L’enseignement supérieur doit concourir à la richesse du pays en tirant parti de la disponibilité de la jeunesse qui vient en fac. Et la liberté de choisir personnellement les études que l’on fait se confond avec la liberté de choisir sa vie. Et c’est contre cela que vous allez.
Dans ce 47e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le décès de Johnny Hallyday. Puis il traite le thème de la déontologie dans les médias et du droit à une information de qualité pour les citoyens, en invitant à signer la pétition pour la création d’un Conseil de déontologie du journalisme (https://www.change.org/DeontologieMedias). Il parle ensuite de la pauvreté et salue le travail des associations qui aident les personnes les plus en difficulté. Enfin, il aborde la question du renouvellement pour 5 ans de l’autorisation de commercialisation du glyphosate.
SOMMAIRE :
00:12 : Johnny Hallyday est mort
02:24 : Pour la création d’un Conseil de déontologie des journalistes
15:36 : Ce qu’est la pauvreté et le travail des associations
20:44 : Le glyphosate autorisé pour 5 ans de plus : que va faire Macron ?
M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la sauvegarde des intérêts stratégiques dans l’entreprise Airbus. Récemment nous apprenions dans le communiqué de résultat semestriel d’Airbus que la justice américaine avait ouvert une enquête pour corruption sur le groupe européen. Cela fait suite aux enquêtes ouvertes par le … Lire plus
Jeudi 30 novembre 2017, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « L’Émission politique » sur France 2. Une émission au cours de laquelle il a parlé des violences faites aux femmes et dénoncé « l’univers de harcèlement » qui existe contre elles.
Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le lundi 27 novembre 2017 dans le cadre du débat sur la résolution visant à promouvoir les symboles de l’Union Européenne.
Samedi 25 novembre 2017, Jean-Luc Mélenchon ouvrait la troisième convention de la France insoumise. Il a expliqué ce qu’était notre mouvement : une force politique prête à gouverner le pays, avec de nombreuses propositions alternatives à la politique destructrice d’Emmanuel Macron. Un mouvement tourné vers l’action et utile au peuple tout de suite. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le saccage du service public organisé par le président de la République, en particulier dans les communes. Il a lancé un salut chaleureux aux personnels de santé, aux syndicalistes, aux lanceurs d’alerte. Jean-Luc Mélenchon a rappelé quels étaient les grands enjeux de notre temps : lutte contre le changement climatique, changement des pratiques alimentaires, sortie de l’agriculture productiviste, sortie du nucléaire et des énergies carbonées, lutte contre le racisme et le patriarcat, défense de la laïcité. Il a enfin expliqué que la France insoumise aurait une liste aux élections européennes pour s’opposer aux gesticulations du président de la République sur les travailleurs détachés et l’Europe prétendument sociale.
M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la privatisation des prisons françaises. La privatisation des établissements pénitentiaires, entamée il y a maintenant plus de 30 ans, semble s’accélérer et concerne désormais une multitude de secteurs allant de la gestion des repas à la construction des maisons d’arrêt. Ces … Lire plus
Le 17 novembre 2017, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Ruth Elkrief. Il a expliqué que ce sont la division syndicale d’une part et la division entre les forces sociales et politiques d’autre part qui ont conduit à ce que Macron puisse faire passer ses politiques libérales et a donc proposé que ces forces convergent face aux politiques libérales. Interrogé sur la polémique entre Mediapart et Charlie Hebdo, Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu’il fallait en revenir aux fondamentaux de la laïcité dans notre pays et a expliqué son hostilité à l’entrée de la religion dans le débat public. Enfin, concernant les questions européennes, il a répété qu’il souhaitait que la France récupère ses 7 milliards de contribution nette au budget de l’UE et a dénoncé l’action de Macron qui parle d’Europe sociale mais fait pire que ce qui existait avant.
Dans cette 46e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon analyse deux grands sujets : d’abord celui du débat autour de la majorité sexuelle et l’âge du consentement ouvert après l’acquittement d’un adulte ayant violé une fille de 11 ans ; ensuite celui du dérèglement climatique alors que plus de 15 000 scientifiques lancent un appel à l’action sur ce sujet pour éviter la catastrophe. Jean-Luc Mélenchon aborde ensuite plusieurs thèmes : la baisse des investissements industriels, le nouvel incident nucléaire à Paluel, la perquisition chez Lafarge, la situation du Liban et la laïcité alors qu’Emmanuel Macron est devenu chanoine de Latran.
SOMMAIRE
00:12 : Débats sur la majorité sexuelle et l’âge du consentement
10:38 : Climat : plus de 15 000 scientifiques lancent un appel à l’action
20:05 : Les investisseurs s’apprêtent à… moins investir !
22:51 : Incident à la centrale nucléaire de Paluel
24:04 : Perquisition au siège de Lafarge
24:54 : Le Premier ministre du Liban toujours retenu par les Saoudiens. Que fait Macron ?
28:23 : La laïcité à géométrie variable : Macron chanoine de Latran
29:22 : Quelques mots sur l’Europe de la Défense et la dette
30:19 : Évolution de nos outils numériques
Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le lundi 13 novembre 2017 pour demander le renvoi en commission du projet de loi de finances rectificatif. Il a dénoncé un gouvernement qui suit simplement la feuille de route de la Commission européenne sans se poser de questions sur l’efficacité de la politique économique que cela induit. Le président du groupe « La France insoumise » a ainsi cité l’exemple de la Grèce où la dette a augmenté depuis que les « remèdes » de la Commission européenne ont été appliqués. Jean-Luc Mélenchon a appelé à une conférence de la dette en Europe pour régler cette question en proposant un rachat de la dette publique par la BCE directement aux États.
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M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le danger pour les insectes pollinisateurs que constituerait la mise sur le marché des insecticides « Closer » et « Transform ». Le 20 octobre 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire nationale (ANSES) a décidé de réexaminer pendant trois mois l’autorisation … Lire plus
Dans ce 45e numéro de la Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon parle du changement climatique à l’approche de la COP23 avant d’aborder la question du report annoncé de la diminution de notre consommation d’énergie nucléaire. Il appelle à sortir des énergies carbonées comme le gaz et le pétrole et parle des tensions au Moyen-Orient après la démission du Premier ministre du Liban depuis l’Arabie Saoudite et les propos de ce dernier contre l’Iran. Enfin, Jean-Luc Mélenchon rappelle quelques unes des propositions de la France insoumise concernant la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale alors que les révélations des « Paradise Papers » montrent l’urgence de lutter contre ces fléaux.
SOMMAIRE
00:28 : Le changement climatique : l’objectif d’un réchauffement de 2°C ne sera pas tenu.
11:22 : La situation au Moyen-Orient : démission du Premier ministre du Liban, tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.
14:54 : Le contre-budget de la France insoumise et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale
Interventions de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le lundi 6 novembre 2017 dans le cadre du débat sur le projet de loi de finances rectificative qui fait suite à la décision du Conseil constitutionnel d’invalider une taxe sur les dividendes introduite en 2012 et qui fait que l’État doit rembourser 10 milliards d’euros. Pour compenser cette somme, le projet de loi de finances rectificatives en débat proposait de créer un impôt sur les bénéfices des grandes sociétés exceptionnel à 38,3% pour celles dépassant un milliard d’euros de chiffre d’affaire et 43,3% pour celles dépassant 3 milliards d’euros de chiffres d’affaire au lieu des 33,3% habituels. Mais cette somme ne permet pas de couvrir la totalité de l’ardoise puisqu’elle devrait rapporter aux alentours de 5,4 milliards d’euros, bien loin des 10 nécessaires pour compenser la décision du Conseil constitutionnel.
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Le lundi 6 novembre 2017, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse suite aux révélations concernant les « Paradise Papers ». Il a rappelé les chiffres de la fraude et de l’évasion fiscale avant d’interroger le gouvernement sur son action sur le sujet. Il a en particulier fait 5 propositions pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale : - Suppression du verrou de Bercy - L’impôt universel - Interdiction pour les établissements bancaires d’exercer dans les paradis fiscaux - Création du délit d’incitation à la fraude fiscale - Interdiction d’exercer un mandat social pour les dirigeants des sociétés qui ont exercé dans les paradis fiscaux.
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M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de l’artothèque du lycée Antonin-Artaud dans les quartiers nord de Marseille (13013), dont la pérennité est menacée par le retrait de la subvention de la DRAC PACA. Ouverte en 1988, animée par un groupe d’enseignants bénévoles, l’artothèque Artaud détient un … Lire plus
M. Jean-Luc Mélenchon alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sur son utilisation du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), le 22 juin 2017. Le fichier national automatisé des empreintes génétiques a été créé en 1998. À l’origine, … Lire plus