#RDLS135​ : Les leçons de l’Équateur / Vaccins : levez les brevets / Combattre le lawfare

Dans cette 135e Revue de la semaine tournée depuis l’Équateur, Jean-Luc Mélenchon parle de son déplacement en Amérique latine. Il explique dans un premier temps pourquoi il se rendra en Bolivie à l’invitation du président Luis Arce à l’occasion de l’anniversaire de la journée de la terre pour porter la question de la levée des brevets sur … Lire plus

#RDLS134​ - Votation eau, question sociale, unité, Jadot, appel aux communistes

Dans cette 134e Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle de la votation citoyenne sur l’eau, accessible sur le site https://eau.vote​, pour exiger l’inscription du droit à l’eau dans la Constitution française. Il explique comment l’eau est devenu un enjeu majeur au cours des dernières années, qu’il s’agisse de la sécheresse, de la pollution, de la réparation des canalisation ou encore des conflits entre les nations pour l’accès à cette ressource. Il rappelle, aussi, comment ce sujet, nous invite - comme la pandémie - à penser le peuple humain comme un face aux enjeux qui concernent sa survie. Il explique, aussi, ce que la Bolivie a fait sur le sujet et pourquoi il s’y rendra prochainement.

Le président du groupe parlementaire insoumis parle ensuite de la question sociale. Il dénonce les diversions médiatiques qui ont été faites sur cette question en utilisant des sujets comme le prétendu islamo-gauchisme. Il pointe notamment du doigt les entreprises qui reçoivent de l’argent public pour soutenir leur activité et qui se servent de cette manne financière pour payer des plans de licenciements massifs : Renault, Air France, Airbus ou encore Auchan. Il rappelle aussi son opposition à la réforme de l’assurance chômage qui va faire perdre du revenu à plus d’un million de personnes dans notre pays.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon donne son point de vue sur les appels à l’unité en vue de la présidentielle de 2022 et revient notamment sur la proposition de rencontre de Yannick Jadot. Il explique que l’enjeu de cette élection est d’abord dans la mobilisation des abstentionnistes et dans la clarté sur le programme : 6e République, planification écologique, partage des richesses. Il lance également un appel aux communistes pour un accord aux élections présidentielle et législatives.

LES LIENS

Confinement 3 : Mélenchon répond à Macron

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 1er avril 2021 en réponse à l’intervention d’Emmanuel Macron la veille annonçant un confinement de l’ensemble du pays. Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a dénoncé le piétinement du Parlement par la macronie avec une convocation du jour pour le lendemain et un vote sans conséquence puisque la responsabilité du gouvernement n’y est pas engagée. Il a donc expliqué que les insoumis ne participeraient pas à ce vote pour marquer un boycott d’exaspération.

Voici la retranscription de cette intervention :

« C’est vraiment le premier avril qu’aujourd’hui et la blague du jour est cette mauvaise mascarade.

Vous nous avez convoqué du jour pour le lendemain. Que vous ne respectiez pas l’Assemblée est une chose mais permettez-nous au moins de respecter nos propres groupes. Impossible de se réunir, impossible de faire revenir tout le monde, impossible de se dédire des engagements déjà pris. Cette réunion est une honte pour le parlement français. Elle ne sert à rien. Elle n’aura aucune conséquence. Tout est décidé et nous ne sommes invités qu’à venir vous acclamer. Vous vous en passerez.

Le monarque présidentiel, meilleur virologue de France parait-il et meilleur ami de la modestie est apparu hier soir à la télévision et il a décidé au nom d’un « nous » qui pose problème. Est-ce un « nous » de majesté, pour lui qui regrette le roi ? Est-ce un « nous » pour désigner le conseil de défense dans lequel il ourdit en secret ses plans et où tout se décide ? Peu importe le résultat sera le même. Le président a tout décidé tout seul, tout annoncé hier soir à la télé et vous venez nous le répéter. Nous ne pouvons rien amender . Nous ne pouvons que voter oui ou non. Rien amender, rien proposer une nouvelle fois des onze propositions de lois que nous avons fait depuis le début de la crise, des 4 plans d’action, de la commission d’enquête, les innombrables amendements que nous avons déposés et votés ensemble avec nos camarades communistes. Le vote n’aura aucune conséquence. Car même si nous venions à voter non, tous unis pour cette fois, cela ne changerait rien. La responsabilité du gouvernement n’est pas engagée par ce vote.

Oui, c’est un mauvais poisson d’avril. Et le poisson d’avril, comme tous les poissons, pourrit par la tête. Les Français, par contre, n’ont pas une mémoire de poisson rouge, eux. Ils se souviennent que vous avez passé votre temps à les tromper. Dès le premier jour, le 23 janvier de l’année 2020, quand madame Buzyn déclarait : « le risque d’introduction du virus en France est faible ». Sur les masques, quand le Premier ministre déclarait : « le port du masque en population générale, ça ne sert à rien ». Le 19 mars 2020 : « il ne servirait à rien de tester massivement », alors même que l’Organisation mondiale de la Santé disait qu’il fallait y procéder de toute urgence. Et vous ne faisiez rien ! Et puis alors le pompon : le ministre de l’Éducation nationale. Puisque sur l’école plus que tout, vous avez bafouillé, trébuché, hasardé, vous montrant plus habiles à faire la chasse politique à l’islamogauchisme qu’au Covid-19 parmi les personnels et les enseignés. Vous avez commencé par dire que le danger n’existait pas pour les enfants. Puis que ce danger existait au point qu’un seul malade par classe justifiait qu’on ferme séance tenante la classe. Puis que ça pouvait être trois ! Il n’y a pas besoin d’être très malin pour comprendre que si trois étaient malades, tous les autres le seraient bien vite, ainsi que leurs familles. Donc, à trois on pouvait. Puis à un à nouveau ! Et enfin, aujourd’hui, tout est tellement parti dans le décor que vous fermez toutes les classes. Voilà où nous en sommes avec cet homme qui, pour finir, aura représenté le principal danger à l’école et qui est toujours là, quoi qu’il ait déclaré qu’on s’y contaminait moins qu’ailleurs. Le 22 janvier : « la contamination reste limitée » puis : « on se contamine moins à l’école qu’ailleurs ». Des malades par milliers, des centaines de classes fermées, des centaines de professeurs et d’agents de tous métiers non remplacés. Et des menaces, par-dessus le marché, contre le personnel récalcitrant. Mensonges à répétition, roueries inacceptables comme ce 25 mars 2021 où, de nouveau, Emmanuel Macron-Caligula dit : « il n’y a pas eu d’explosion prévue par tous les modèles » alors que, précisément, ces modèles prévoyaient l’explosion qui a eu lieu en mars. Alors ce jour de chienlit est de trop ! Nous boycottons déjà votre comité de suivi confidentiel. Nous allons pratiquer un boycott du vote, un boycott d’exaspération. Nous refusons de voter. Nous ne sommes pas votre public voué à vous acclamer. Nous en avons assez de voir l’Assemblée exclue de la discussion sur la stratégie à mettre en œuvre contre la pandémie. Nous en avons assez du mauvais suspens de ces déclarations de jour et de nuit du Président qui parle souvent pour ne rien dire et seulement pour se montrer. Vous avez annulé la discussion prévue au Parlement en janvier dernier sur l’organisation des stratégies sanitaires face à la pandémie. Pendant des mois l’Assemblée est exclue de tout ce qui se décidait : pas consultée pour la mise en place du couvre-feu à 20h, pas consultée pour l’avance du couvre-feu à 18h, pas consultée sur la décision de ne rien faire de plus en janvier dernier, pas consultée sur les nouvelles mesures pour les 16 départements. Vous nous demandez de voter uniquement pour amnistier vos fautes. Nous avons fait notre devoir de parlementaires en vous alertant à chaque étape sur la deuxième vague et la nécessité de planifier le déconfinement en mars 2020. Vous avez ricané. Nous vous avons alertés sur la nécessité de lever les brevets sur les vaccins, nous l’avons fait il y a un an et vous êtes toujours rendus au même point de voter contre dans les réunions internationales tout en signant de manière inepte et irresponsable des tribunes dont vous ne pensez pas un seul mot. Nous vous avons alerté sur l’urgence d’organiser des alternatives sérieuses au confinement, vous avez ricané. Nous vous avons alertés sur le fait que le virus allait muter, je me suis fait étriller pour la cause. Sur la 4eme vague psychologique en janvier dernier pareil, ricanements et roulements de tambour du garde champêtre à intervalle régulier, point final. Chaque fois ce furent moqueries, lazzis, mépris et vous continuez alors que vous êtes responsables devant l’Histoire d’un désastre sanitaire comme la patrie n’en a jamais connu.

Vous avez laissé la vague monter en aggravant tout. La dernière loi de financement de la Sécurité Sociale retire encore 800 millions du budget d’économies pour l’hôpital public. À cet instant, des lits continuent à être fermés. Vous annoncez hier, par la voix du Président, 10 000 lits et il faudrait qu’on se batte les flancs de joie ? Ça fait 4 000 de moins que la dernière annonce ! Alors les lits apparaissent, disparaissent, reviennent, partent. En fait, vous n’en pensez pas un mot. Vous dites une chose et vous faites le contraire. Et vous vous moquez du monde.

Maintenant, aucun recrutement de professeurs ou d’assistants d’éducation contrairement à l’Italie qui en a embauché 84 000. Aucun purificateur d’air mis dans la moindre salle de classe ni même dans cet hémicycle alors que cette machine existe, qu’elle est efficace et qu’elle est produite en France. Pas de mise à disposition des masques FFP2. Rien pour accélérer la campagne de vaccination. Et vous continuez à refuser au nom de « Johnson et Johnson et Johnson » le vaccin russe qui lui n’a pas de nom. Il s’appelle Spoutnik comme le premier satellite et j’ai vu que monsieur Ciotti disait comme moi dorénavant. L’idéologie dans la crise sanitaire c’est de l’obscurantisme et rien d’autre. Rien fait pour organiser la société du roulement. Savez-vous dorénavant et depuis hier soir dans quel désarroi vous avez plongé des milliers de familles qui avaient organisé leurs vacances, qui doivent dorénavant organiser leur présence à la maison, non seulement pour maintenant, mais dans le moment où vous enverrez les plus petits à l’école primaire tandis que les plus grands du collège resteront à la maison. Les gens ne savent plus de quel côté se tourner. Ils savent par contre que leurs droits au chômage vont être abattus. Ils savent par contre que même avec le chômage partiel ça ne fera pas le total de la pauvre paye avec laquelle déjà ils n’arrivaient pas à faire face aux dépenses qui leur sont imposées. Savez-vous que vous prétendez avoir gagné du temps de liberté, il n’y a que vous pour croire que c’était un monde de liberté que celui où tous les magasins sont fermés et où à 18h il faut rentrer à la maison « coucouche panier » parce que sinon vous mettez un dixième d’un SMIC comme amende. On continue de fermer des lits d’hôpitaux. La liberté n’a été gagnée que par la production et l’accumulation. Nous n’avons pas gagné du temps de liberté, nous avons perdu du temps de nettoyage de l’air, de vaccination. La France aujourd’hui comme toute l’Europe a confié son sort à une bureaucratie misérable incapable d’organiser la vaccination au point que l’Organisation Mondiale de la Santé vous reproche une lenteur inacceptable.

J’achève. Gens de santé, d’enseignement et de culture, chômeurs livrés à la violence de votre réforme vous dit par ma voix et celle de mon groupe sa colère et son dégoût. Nous ne voterons pas. »

Climat : soyons députés du peuple humain tout entier

Le lundi 29 mars 2021, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour rejeter la prétendue loi climat du gouvernement. Le président du groupe « La France insoumise » a expliqué tous les manques qui rendaient ce projet de loi inadapté à l’urgence. Il a ainsi demandé comment LREM pouvait prétendre faire une loi sur le climat dans laquelle il n’était fait aucune mention des accords de libre échange, du 100% renouvelable ou encore de la question de l’interdiction des pesticides dangereux comme le glyphosate.

Face à l’inaction climatique du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a notamment décrit les changements que l’activité humaine produisaient sur notre planète, jusqu’à la modification des couches géologiques qui comportent désormais des traces des explosions nucléaires, d’os de poulets ou encore de plastiques. Il a peint le tableau de l’urgence climatique à l’heure où des îles sont submergées par les flots, où la fonte des banquises menace les courants océaniques qui régulent le climat, où il y aura 250 millions de réfugiés climatiques en 2050, où les plastiques se retrouvent dans les foetus humains, où l’évaporation accélérée de la mer Méditerranée provoque des pluies diluviennes.

Le candidat insoumis à l’élection présidentielle de 2022 a expliqué l’objectif de son programme : faire une société de l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Il a rappelé les deux axes centraux de son programme écologique : la règle verte (ne pas prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer) et la planification écologique pour reconquérir le temps long là où le capitalisme impose le temps court. Il a ainsi expliqué l’importance de refaire entièrement les canalisations du pays à l’heure où l’eau commence déjà à manquer. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a appelé ses collègues à se penser en députés du peuple humain tout entier au moment de voter sur les questions climatiques tant ce sujet doit être pensé à l’échelle de notre planète et montre que, face au danger, les êtres humains sont semblables et doivent mettre en place une société de l’entraide pour s’en sortir collectivement.

2022 : « Je suis le candidat d’un programme »

Le dimanche 15 mars 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Léa Salamé et Nicolas Demorand sur France Inter. Interrogé sur la gestion de la crise du Covid, il a dénoncé le manque de planification du gouvernement pour y répondre. Il a notamment expliqué que la France insoumise avait dès le début du confinement appelé à réfléchir à un plan de déconfinement, puis annoncé la 2e vague et appelé à s’y préparer. Il a aussi expliqué que la prochaine vague serait « une vague psy ».

Sur le vaccin, le candidat à la présidentielle de 2022 a demandé au gouvernement de ne pas faire d’idéologie en refusant par principe la solution russe dont on connaît l’efficacité depuis novembre-décembre. Il a aussi appelé à ne pas se priver de la possibilité des vaccins chinois et cubains et a expliqué que Cuba allait vacciner toute sa population d’ici juillet puis proposer son vaccin aux pays pauvres.

Jean-Luc Mélenchon a également rappelé que le développement et la propagation des épidémies étaient le symptôme d’un mode d’organisation de la société. Il a donc appelé à agir rapidement en stoppant notamment l’élevage ultra-intensif qui va continuer d’augmenter le risque de zoonoses, c’est-a-dire des pandémies qui passent des hommes aux animaux et inversement.

Pour faire face au changement climatique, Jean-Luc Mélenchon a appelé à changer nos modes de production en mobilisant toute la société. Il a rappelé la nécessité d’organiser la planification écologique, en proposant de commencer à l’échelle de la commune. Il a rappelé les dangers de l’utilisation de l’énergie nucléaire et l’importance de se tourner vers les énergies renouvelables. Le président du groupe LFI à l’Assemblée a évoqué la nouvelle revue consacrée aux questions écologiques du programme l’Avenir en commun qui vient de sortir en kiosque ainsi que la votation citoyenne sur l’eau, organisée à partir du 22 mars par La France insoumise et un collectif d’associations. Enfin toujours sur l’écologie, il a pointé du doigt l’inaction de Marine Le Pen sur le sujet, absente le jour du vote sur le glyphosate et qui a voté pour la réintroduction des néonicotinoïdes proposé par Macron.

Revue de la semaine #132 – Le duo Macron-Le Pen / L’assurance chômage en danger / 500.000 abonnés 🎉

Envoyez nous vos vidéos sur la Revue de la semaine ici ❤️ : cloud​.franceinsoumise​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​s​/​r​g​t​x​7​o​g​S​s​k​n​J​WFJ ⚠️ Attention : ces vidéos pourraient être diffusées dans une prochaine vidéo. Si vous ne le souhaitez pas, merci de la préciser dans la vidéo. N’hésitez pas à nous dire votre mail et votre numéro de téléphone à voix haute et intelligible pour que nous puissions vous contacter 😉 !

Dans ce 132e numéro de la revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon célèbre le passage des 500 000 abonnés sur sa chaîne YouTube, première chaîne YouTube du pays pour une personnalité politique. Il invite les abonnés à envoyer leurs vidéos sur les raisons pour lesquelles ils se sont abonnés à la chaîne à cette adresse.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la réforme de l’assurance chômage voulue par Elisabeth Borne et Emmanuel Macron. Une réforme qui va créer une perte de revenu pour 40% des chômeurs indemnisés. Il explique que face à l’explosion du chômage, certains proposent de mettre en place un revenu universel qui gommerait toute différence dans les situations en remettant à plat des aides sociales calibrées pour répondre à des besoins précis. Le candidat à l’élection présidentielle explique que son programme est, à l’inverse, de créer de l’emploi dans les secteurs qui ont besoin de main d’oeuvre et d’atteindre le plein emploi. Il prend notamment l’exemple de l’agriculture paysanne, de la sortie du nucléaire ou encore du plan sur l’eau pour la réparation des canalisations du pays.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon explique que, désormais, la question se pose d’une potentielle victoire de Marine Le Pen au deuxième tour face à Emmanuel Macron. Une situation qu’il s’agit désormais d’enrayer en faisant en sorte d’empêcher le duo Macron-Le Pen d’arriver au second tour. Pas seulement en votant « contre » mais surtout en votant « pour », pour un programme qui change en profondeur la manière d’organiser la production, la consommation, les institution et le partage des richesses. Un programme qui porte un nom : « L’Avenir en commun » et qui est d’ores et déjà candidat à gouverner le pays avec la candidature portée par Jean-Luc Mélenchon et la campagne « Nous sommes pour » (noussommespour​.fr)

LES LIENS :
– Envoyez-nous vos vidéos
– La réforme de l’assurance chômage est relancée : 40% des demandeurs risquent de voir leurs droits diminuer

#RDLS131​ : Darmanin-Le Pen, islamogauchisme, Vidal et l’université

Dans ce 131e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur deux franchissements de seuil inquiétants dans la vie politique et médiatique de notre pays : le non-débat Darmanin-Le Pen sur France 2 d’une part et les déclarations de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur l’islamogauchisme à l’université.

Sur le premier point, Jean-Luc Mélenchon explique comment le service public de la télévision s’est fait l’agent de communication du gouvernement en mettant en scène un prétendu débat sur l’islam entre Darmanin et Le Pen. Un « débat » dont l’unique objectif était de faire parler de ce sujet alors qu’était étudié à l’Assemblée nationale le projet de loi sur les principes républicains. Et un « débat » dans lequel Gérald Darmanin a pu donner ses points d’accord avec Marine Le Pen et dire qu’elle était plus « molle » que lui sur ce sujet.

Sur le second point, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi les propos de la ministre de l’Enseignement Vidal sur la recherche et l’islamogauchisme sont un franchissement de seuil et une volonté de contrôler la recherche jamais vue auparavant en France. Il explique ce que sont les études de sciences sociales et les quelques points qui suscitent du questionnement ou de la curiosité. Il appelle les universitaires à s’opposer à cette volonté de la macronie de tout contrôler, jusqu’à la recherche elle-même.

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#RDLS130 : Facebook censure, Covid et vaccins, laïques hypocrites

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Dans ce 130e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient d’abord sur la volonté de Facebook de diminuer l’impact des publications politiques. Il appelle à s’abonner à sa chaîne YouTube et au réseau social « Action populaire » pour s’assurer de recevoir les informations importantes.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, et en particulier sur la question des vaccins. Il explique que le gouvernement n’a écouté aucune des alertes qui avaient été lancées par les insoumis depuis le début de cette crise sur le déconfinement, la 2e vague, le vaccin et enfin les 3e et 4e vagues.

Le député insoumis parle ensuite sur les débats en cours à l’Assemblée sur le projet de loi visant à « renforcer les principes républicains ». Il analyse les incohérences de ceux qui accusent les insoumis un jour d’être les amis des religions et le lendemain d’être des « bouffeurs de curés ». Il défend un point de vue d’équilibre et présente sa vision des choses : protéger la liberté du culte, ne stigmatiser personne pour sa religion, rétablir l’indifférence de l’État vis-à-vis des religions. Il dénonce, aussi, la pente prise par certains d’une stigmatisation permanente des musulmans dans les débats.

Enfin, le député insoumis analyse la situation en Amérique latine où le candidat progressiste pourrait l’emporter au premier tour en Equateur. Il explique que cela permettrait de reconstituer un arc de forces progressiste en Amérique latine.

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Vous stigmatisez les musulmans avec une loi inutile et dangereuse

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 1er février 2021 contre le projet de loi dit de renforcement « des principes républicains ». Le président du groupe « La France insoumise a dénoncé une loi inutile et dangereuse qui va semer de la division dans le peuple français en stigmatisant les musulmans.

Après avoir rappelé que le gouvernement a réussi à mettre d’accord contre cette loi tous les cultes, le député insoumis a interpellé la majorité sur les défis qui sont devant nous. La pandémie, le dérèglement climatique, les 800 plans sociaux, les 10 millions de pauvres, l’augmentation du gaz, des péages, de l’électricité, les millions de personnes à l’aide alimentaire… Alors que le Parlement va discuter pendant deux semaines du voile, de la polygamie, des certificats de virginité, du contenu des cantines scolaires ou de la mixité dans les horaires des piscines.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ensuite l’hypocrisie du gouvernement. Il a parlé des différents séparatismes qui existent bel et bien dans notre pays dont il n’est pourtant pas question dans cette loi : le séparatisme social des riches, le séparatisme religieux du Concordat, le séparatisme institutionnel de l’Union européenne.

Le Président du groupe La France insoumise a rappelé que l’État est indifférent aux religions et que c’est le gage de notre liberté. Puis il a dénoncé l’amalgame insupportable entre islam et islamisme. Il a pris à partie l’Assemblée en demandant aux députés quand les musulmans avaient manqué à l’appel de la patrie.

Jean-Luc Mélenchon a conclu son discours en disant que la France est grande parce qu’elle fait France de tout bois et que l’amour de la République, comme tout amour, ne vaut rien sous la menace.

Vidéo – Les animaux doivent rester libres

Interventions de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le vendredi 29 janvier 2020 dans le cadre du projet de loi contre la maltraitance des animaux. Le président du groupe « La France insoumise » a défendu la fermeture des delphinariums, expliquant que les dauphins, baleines et orques n’étaient pas là pour notre divertissement.

Jean-Luc Mélenchon a défendu, plus largement, l’idée que les êtres humains devaient sortir d’une philosophie de domination de la nature pour entrer dans l’ère de l’harmonie entre les êtres humains et la nature. Il a rappelé qu’Étienne de la Boétie lui-même, dans son discours sur la servitude volontaire des êtres humains, prenait en exemple les animaux luttant pour leur liberté et a appelé à la mise en place progressive d’une société où s’achèverait la servitude des animaux.

Maltraitance des animaux : stop à la barbarie

Ce mardi 26 janvier 2021 commence l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi de lutte contre la maltraitance animale. Un projet de loi qui, dans une totale hypocrisie, n’aborde jamais les questions liées à l’élevage intensif. C’est précisément ce que dénonce Jean-Luc Mélenchon dans cette vidéo où il énumère les amendements déposés par la France insoumise et jugés irrecevables ou refusés en commission.

Le député insoumis explique ainsi qu’à l’heure où se pose la question des zoonoses, ces maladies qui passent des humains aux animaux et des animaux aux humains, il faut se poser la question des élevages concentrationnaires d’animaux. Il détaille les objets de maltraitance que fait subir ce mode d’élevage : transport dans des conditions atroce, élevage en batterie avec des zones de vie minuscules pour les poules, broyage vivant des poussins, castration à vif des porcelets, électronarcose (électrocution des poulets)…

Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi la maltraitance que nous faisons subir aux animaux pose une question morale compte tenu du fait que notre humanité doit nous amener à un principe de responsabilité. Puisque la biodiversité est une et indivisible et que nous sommes en mesure de comprendre que les animaux sont des êtres sensibles et doués de conscience, alors nous devons questionner les raisons qui font que nous leur faisons subir une telle maltraitance. Et interroger, par exemple, notre consommation de viande.

#RDLS129 : Désarmement nucléaire / Vivre avec la pandémie

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Dans ce 129e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’entrée en vigueur du traité TIAN pour interdire les armes nucléaires et sur la demande de Joe Biden de prolonger l’accord New Start sur la limitation des armes nucléaires entre la Russie et les USA.

Le député insoumis explique pourquoi ces deux évènements marquent peut-être le début d’un nouveau temps dans la lutte contre l’armement nucléaire alors que Trump était sorti d’un accord limitant le déploiement des missiles de moyenne portée. Il critique aussi vertement le discours de Macron sur l’extension à l’Union européenne du parapluie militaire français. 

Jean-Luc Mélenchon explique ensuite pourquoi notre société doit apprendre à vivre avec la pandémie du Covid-19 et avec les pandémies en général pour sortir d’une société des confinements-déconfinements et mettre en place une société de roulement. 

La censure privée menace la liberté d’informer – Vœux de J.-L. Mélenchon à la presse

Le jeudi 14 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon présentait ses voeux à la presse. Il a insisté sur les dangers qui pèsent sur la liberté d’informer et a placé son discours sous le parrainage de Julian Assange et Loujain Al-Hathloul. Le député insoumis a en particulier pointé les dangers qui planent sur la liberté de la presse et a mis l’accent sur l’importance du pluralisme et sur la situation sociale des journalistes. Il a aussi évoqué la question de la concentration des réseaux sociaux dans les mains d’une poignée d’entreprises privées, à l’heure où les GAFAM se sont arrogés un droit de censure en coupant l’accès de Trump à ses différents comptes.

Jean-Luc Mélenchon a ensuite centré son discours sur la question sociale. Il a ainsi expliqué qu’elle était au centre de la question écologique et que la déforestation ou l’utilisation massive des pesticides était des conséquences du modèle capitaliste. Il a aussi rappelé que la pandémie du coronavirus avait à la fois des origines sociales et qu’elle frappait plus durement les populations les plus pauvres. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a, sur ce point, parlé de la situation dramatique des petits commerçants, notamment dans le secteur de la restauration. Il a appelé le gouvernement à centraliser les dettes dans une même caisse afin de desserrer l’étau de la dette qui pèse sur ces petits commerçants.

Enfin, le candidat à l’élection présidentielle a expliqué que 2022 était « la dernière station avant le désert » et qu’il fallait prendre maintenant les décisions nécessaires pour engager la bifurcation écologique et mettre en place une société de l’entraide. Il a appelé les citoyens à faire leurs choix en fonction des programmes et non des personnes et a rappelé que le programme « L’Avenir en commun » était sur la table et en débat pour toutes celles et ceux qui voudraient participer à son élaboration et le faire gagner.

Cliquez ici pour accéder à la version sourds et malentendants.

Vaccin : l’effondrement de l’État rend la France impuissante

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Le dimanche 10 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Amélie Carrouër pour En Toute Franchise. Le député des Bouches-du-Rhône était d’abord interrogé sur la situation sanitaire à Marseille et a appelé le gouvernement à écouter les demandes du maire Benoît Payan.

Concernant la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le chaos des consignes. Il a aussi critiqué l’incapacité du pouvoir en place à organiser une campagne de vaccination efficace. Sur ce point, il a aussi appelé à ce que les Français puissent avoir le choix entre le vaccin Pfizer à l’ARN messager et d’autres vaccins employant d’autres techniques.

Plus largement, Jean-Luc Mélenchon a fait état d’une forme de déclassement de la France avec l’effondrement de l’État. Il s’est interrogé sur la raison pour laquelle la France était la seule grande puissance à ne pas avoir développé de vaccin, ou encore sur la raison pour laquelle c’était LVMH qui avait fourni 5 millions d’euros à l’institut Pasteur de Lille pour des recherches sur un traitement contre le Covid 19 plutôt que l’État. Il a appelé à construire un pôle public du médicament.

Sur un tout autre sujet, le député insoumis a dénoncé le comportement de Michelin qui touche le CICE mais va supprimer des emplois dans notre pays. Il a plus largement expliqué que le comportement égoïste des riches était intolérable dans une période aussi importante que celle que nous traversons avec la crise sanitaire.

Jean-Luc Mélenchon était également interrogé sur la tentative de putsch aux États-Unis avec la prise du Capitole par des militants pro-Trump. Il a expliqué qu’en dépit de son opposition à Trump, il n’était pas d’accord avec le fait que des entreprises privées comme Facebook et Twitter s’occupent de le censurer et a rappelé que la loi Avia avait autorisé cela en France. Jean-Luc Mélenchon a aussi alerté sur le danger que constitue l’extrême droite dans ce pays comme dans d’autres et a demandé de nouveau la dissolution des groupes d’extrême droite les plus dangereux. Il a aussi dénoncé l’ambiguité des macronistes qui n’ont pas voulu nommer le danger en citant l’extrême droite. Il a rappelé les ambiguïtés du président Macron qui, dans une interview, faisait des oeillades à l’extrême droite en citant Pétain et Maurras.

Enfin, le député insoumis était interrogé sur la présence de Macron à Jarnac pour l’anniversaire de la mort de Mitterrand. Il a expliqué que les Français ne confondraient pas l’homme qui a mis en place l’ISF avec celui qui l’a supprimé et qu’ils ne confondraient pas l’homme de la retraite à 60 ans avec celui qui veut la mettre à 63 ans.

#RDLS128 : Spéciale USA : Trump et l’attaque du Capitole

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Ce 128e numéro de la revue de la semaine est consacré à l’attaque du Capitole par des putschistes pro-Trump. Jean-Luc Mélenchon revient sur cet évènement exceptionnel où l’on a vu se déchaîner l’extrême droite américaine pour tenter de s’emparer du Congrès américain. Il explique comment la société américaine a lentement glissé vers cet évènement et pourquoi il n’est que la surface immergée de quelque chose de plus profond alors que Donald Trump est le président sortant qui a recueilli le plus de voix au cours d’une élection présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon explique aussi que cet évènement peut être annonciateur d’autres de même nature dans les pays les plus liés, notamment économiquement, aux États-Unis d’Amérique. Il appelle à nommer clairement l’extrême droite qui est à l’origine de cette tentative de putsch et signale le silence des macronistes ou, pire, leurs attaques contre les insoumis dans un moment où il faudrait au contraire faire preuve de clarté politique.

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Vous ciblez ENCORE l’islam : hypocrites de la laïcité !

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 3 décembre 2020.

Président, ministre, collègues.

S’il y avait le moindre doute sur ce qui est visé par ce texte qui en reste à quelques généralités redondantes et inutiles, les interventions que nous avons entendues nous auront suffisamment éclairées. Vous visez l’Islam et vous le faites sans discernement en ne tenant pas compte de ce qu’est l’Histoire profonde de la France, à qui les guerres de religion n’ont jamais rien valu de bon.

Que faisons-nous à cette heure ? Nous combattons le djihadisme politique terroriste. Voilà ce que nous faisons. Alors si nous le combattons, il faut s’en donner les moyens. Et le premier de ces moyens c’est de ne pas lui donner la victoire en lui attribuant une capacité à représenter les musulmans de France, qu’il n’a pas. Et en acceptant de nous diviser entre Français, selon notre religion, voilà les deux points qu’il faut refuser au djihadisme et c’est ce que j’ai l’intention de faire à cette tribune en commençant par dire que je partage la souffrance des musulmans de Brétigny qui ont été agressé hier par une voiture bélier contre leur mosquée. Comme je m’étais associé à l’unique protestation qui se fit dans ce pays après les attentats à la mosquée de Bayonne avec la manifestation du 10 novembre.

Votre texte invite l’eau chaude. Il répète que la Constitution s’applique à tous, la belle découverte. Décrétez pendant que vous y êtes, que tous ceux qui cessent de respirer sont condamnés à mort et vous aurez fait la même avancée, ça n’a pas de sens. Le moment est venu de se rappeler que 80% des victimes du djihadisme sont des musulmans. Dans le monde entier et y compris sur notre territoire lorsque par exemple le premier attentat abominable à Nice a fait des victimes de toutes religions, nous le savons tous très bien. Il ne faut pas donner le point à nos ennemis. À cet instant, j’ai le cœur serré en pensant à ceux de mes camarades assassinés en Algérie par l’islamisme politique. J’ai le cœur serré en pensant à mes camarades Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés en Tunisie parce qu’ils étaient des dirigeants du front populaire qui voulaient proclamer le caractère laïque de la République tunisienne. Ne les confondons pas, ne les oublions pas, ne les méprisons pas. Ces musulmans, dans une tradition qui commence avec Averroès, qui se retrouvent dans le mutazilisme, se sont toujours opposés à ce que la loi religieuse s’impose sur la loi de la cité. Et dans le Coran, si vous voulez le savoir, cela est écrit en toutes lettres.

Après, vous pouvez toujours dire que 74% des jeunes musulmans pensent que la loi de Dieu est au-dessus de la loi civile. Mais 100% des croyants pensent que la loi de Dieu est aussi de toutes lois, et s’ils ne le croient pas alors ce sont des hérétiques ou des mécréants. Mais bien sûr, tous respectent. On peut accepter la loi de Dieu et ensuite accepter la loi civile et c’est ce que font les croyants qui par exemple ne veulent pas de l’avortement mais respectent la liberté de l’avortement, ils ne se l’appliqueront pas à eux. Et ça n’a empêché d’aucun chrétien qui croit au premier des articles du Décalogue : « tu ne tueras point », de faire son devoir au service de la patrie, quand bien même cela signifiait qu’il fallait tuer beaucoup hélas, hélas, hélas, et entre chrétiens comme entre français et allemands.

La guerre de religion ne vaudra jamais rien à la France. 3 siècles de guerres entre catholiques et protestants après 1000 ans de mauvais traitements à l’égard des juifs. Où tout cela nous a mené ? Nulle part. Jusqu’à la grande loi de 1905 qui dit la seule chose qui vaille : l’État ne reconnaît aucune religion.

Votre texte est d’une hypocrisie absolue. Avez-vous l’intention de dissoudre les partis identitaire et suprématiste blanc qui existent en France : non. Avez-vous l’intention de dissoudre la ligue de défense juive, qui a grossièrement insulté les parlementaires de la France insoumise et les a obligé à quitter, sous la protection de la police, une manifestation. Une organisation qui est déclarée terroriste en Israël et aux États-Unis d’Amérique, non plus. Avez-vous l’intention de cesser les relations avec les régimes islamiques qui chaque année condamne des dizaines de personnes à la peine de mort ou à la lapidation : non plus.

Nous sommes en train de perdre notre temps et de donner à la France une image lamentable : non il n’y a pas de guerre en France contre les musulmans. Il y a la laïcité, la loi implacable qui s’applique à tous de la même manière, et c’est seulement cela, collègues, députés de la Corse, qui vous donne raison. La République français est indivisible en ce sens que la loi décidée par tous s’applique à tous. La seule communauté qui soit admise en France est la communauté légale. Je reviendrai dans mes amendements sur ce qui me reste à dire sur le reste. Rappelez-vous de ça : pas de guerre de religion en France.

Meeting pour les libertés publiques en réalité augmentée de Jean-Luc Mélenchon

Le samedi 28 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon était en meeting en réalité augmentée pour les libertés publiques. Il a expliqué qu’il fallait dès maintenant commencer à débattre sérieusement des questions programmatiques pour affronter la situation au moment de la prise du pouvoir en 2022. Il a parlé du pays dévasté par la crise sociale et sanitaire et des problèmes repoussés par Macron à l’après-élection comme les prêts garantis par l’État, l’interdiction du glyphosate ou encore la sortie du nucléaire.

Après une journée de manifestations pour les libertés publiques dans tout le pays, le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale est aussi revenu sur la question des violences policières. Il a appelé à refonder la police en dissolvant les brigades de voltigeurs, de la BAC et de l’IGPN. Il a demandé que soient expulsés de la police les violents, les racistes et les homophobes afin de retrouver une police républicaine de gardiens de la paix.

Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur la dérive autoritaire qui mine nos institutions. Il a pointé la remplacement inquiétant du gouvernement et du parlement par le Conseil des défense ainsi que la crise politique ouverte par Jean Castex suite à sa volonté de passer outre le parlement sur la proposition de loi sécurité globale. Autant d’occasions pour lui d’appeler à la convocation d’une Assemblée constituante pour passer à la 6ème République.

Enfin, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a abordé le sujet de l’unité du peuple français, menacé par la volonté de le diviser sur des questions religieuses. Il a appelé à défendre la paix civile par un retour à la laïcité républicaine. Face aux grands défis et notamment climatique, la division du peuple n’est pas une option.

Pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, signez sur le site Nous Sommes Pour. Retrouvez également ce meeting dans une version accessible aux sourds et malentendants.