Manifestations contre le racisme et les violences policières

Les Etats-Unis ont connu un regain du mouvement pour l’égalité des droits, suite à la mort de George Floyd. Cet homme noir a été tué par un policier blanc, après 8 longues minutes où il disait qu’il ne pouvait plus respirer. Ce mouvement a trouvé un écho dans de nombreux pays, comme en France, où de nombreuses manifestations contre … Lire plus

VIDEO – Honteux mensonge de Macron sur la pénurie de masques

Le 29 avril dernier, Bastien Lachaud posait la question de la réquisition de la filière textile, pour produire des masques en quantité suffisante, et les distribuer gratuitement aux personnes. Le ministre a fait de l’ironie en disant que ça ne nous arrangeait pas qu’on ne puisse pas réquisitionner le savonnage des mains.

Aujourd’hui, il y a une surproduction de masques fait en France, invendus, car non réquisitionnés. Les gens se sont débrouillés comme ils ont pu pour s’en procurer. Il y a eu pénurie parce que le gouvernement a refusé de réquisitionner.

Il y a surproduction parce que le gouvernement a refusé de planifier.

Les couturières professionnelles ou même bénévoles ont été exploitées sans reconnaissance de leur savoir-faire ni de leur travail.

Revoir la question du 29 avril et la réponse d’Olivier Véran : 

Revoir la question de contrôle du gouvernement sur les masques : 

Lire le texte intégral  de la déclaration :

Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, mes chers collègues,

Nous sommes invités par le groupe socialiste à débattre de la gestion des masques entre 2017 et 2020. Belle opération, mais le désarmement sanitaire de la France n’a pas commencé en 2017. Il a commencé bien avant, sous une majorité dite socialiste, avec la fumeuse doctrine des « sleeping contracts », importée en France par Marisol Touraine, qui prévoyait de pouvoir faire de grosse commandes au moment venu, sans avoir à stocker préalablement.

Aveuglement funeste de l’idéologie de marché ! Ce dogme n’a aucunement été remis en cause depuis.

Nous avons bien vu le résultat, lorsque la crise sanitaire du Covid-19 commence en France, notre pays dispose d’à peine plus de 100 millions de masques chirurgicaux en stock, et aucun stock central de FFP2. Ce sont de misérables restes de ce qui fut un stock stratégique de plus d’un milliard de masques chirurgicaux, et plusieurs centaines de millions de masques FFP2. La responsabilité diluée « au plus près » des besoins, combinée à une politique d’austérité sans moyen de contrôle a eu les mêmes effets dévastateurs qu’ailleurs : déresponsabilisation à tous les échelons, l’échec de la politique de prévention. La volonté de faire des économies de bouts de chandelles a eu pour conséquence une pénurie de masques les mois derniers. Le Premier ministre a beau dire qu’il ne laissera personne dire qu’il y a eu pénurie : c’est un mensonge. Macron prétend que nous n’avons jamais été en rupture de masques : c’est un mensonge ! Dans ma circonscription, à Pantin, il est même allé féliciter les soignants de leur débrouillardise face à la pénurie !

Les mots martiaux grandiloquents ont servi à cacher une impréparation totale de l’Etat

et une incapacité totale du gouvernement à réagir à temps. Les soignants ont été exposés comme des soldats au front, au lieu de leur donner les protections contre le virus et de les reconnaître comme des professionnels de la santé qui ont besoin de matériel pour travailler correctement.

Pendant le confinement, les articles de presse se sont enchaînés pour montrer que les masques manquaient partout. Que les industriels qui ne produisaient pourtant pas des matériels prioritaires pour contenir l’épidémie étaient mieux servis que les hôpitaux.

Le Président du conseil scientifique l’a dit : « le confinement n’était pas la bonne décision, c’était la moins mauvaise ». Oui, compte tenu de l’impossibilité de distribuer des masques suffisamment même aux soignants ! Les soignants hospitaliers ont été rationnés, la médecine de ville insuffisamment dotée, et que dire des recommandations au grand public de la part du gouvernement ? On nous a d’abord pris pour des imbéciles en disant que ça ne servait à rien, puis qu’on était incapables d’apprendre à s’en servir… avant de se raviser.

Je le dis sans détour : si nous avions eu suffisamment de masques pour protéger les soignants, et l’ensemble de la population, nous n’aurions sans doute pas eu besoin de confiner le pays. Nous ne subirions pas une crise économique d’une telle ampleur. Nous n’aurions pas à subir une crise sociale d’une telle violence.

J’ai posé moi-même la question au ministre / Je vous ai posé la question le 29 avril, sur les mesures de planification de la production et de la distribution des masques, et il m’a répondu / vous m’avez répondu ;

je vous cite « il n’y a pas eu besoin de faire une réquisition, il y a une mobilisation générale dans notre pays pour produire ces masques », en croyant balayer le sujet.

Funeste croyance dans la main invisible du marché ! Oui, la filière textile s’est mobilisée, car les gens sont désireux d’aider quand ils le peuvent. Des entreprises ont investi et embauché pour répondre à l’appel. Résultat ? Comme vous avez refusé de réquisitionner, c’est-à-dire que l’Etat achète la production, et planifie la distribution, ces entreprises se retrouvent maintenant avec des stocks invendus.

Comble de l’ironie : après la pénurie, la surproduction ! La main invisible du marché ne produit que des catastrophes.

Les masques jetables importés se vendent davantage, alors qu’ils posent un gros problème de traitement des déchets, et se répandent un peu partout. Le made in France sans planification est un échec cuisant. Sans protectionnisme solidaire, les masques importés coûtent moins cher. Le voilà le monde d’après ! La prime, comme toujours, au grand déménagement du monde et aux solutions polluantes.

Combien d’entreprises voulant bien faire, voulant aider, vont couler, à cause de votre incapacité à planifier quoi que ce soit ?

Les couturières qui se sont organisées dans l’urgence pour fournir des masques aux soignants qui n’en avaient pas ont d’abord été sommées de donner leurs masques, comme si leurs matières premières, leur temps de travail et leurs savoir-faire étaient gratuits. Même en temps de guerre, on paie les ouvriers ! Encore une fois, ce sont des professions majoritairement féminines, qui ont été dévalorisées.

Alors qu’elles sont absolument indispensables, on proclamerait qu’elles ne vaudraient rien, et on ne le payerait pas ? C’est une honte ! Les bonnes volontés qui se sont mobilisées pendant le confinement ont été sèchement remerciées, au motif que la solidarité était une entrave à la concurrence libre et non faussée. Le coût du test d’homologation des masques étant de 1 100€ minimum, il est inaccessible pour une couturière professionnelle à son compte, réservant de fait la certification aux industriels.

Voilà la solidarité et l’auto-organisation du peuple foulés au pieds !

Vous voulez tirer les leçons de cette crise sanitaire ? Oui, il faut en finir avec la concurrence libre et non faussée, le règne du tout marché, et le démantèlement de l’Etat. Oui, il faut anticiper et prévoir la prochaine épidémie possible, oui, il faut planifier et préparer la production et la distribution des masques en cas de besoin, oui, il faut reconstituer un stock stratégique d’Etat de masques.

VIDEO – La crise du Covid-19 a menacé le droit à l’avortement

Le 9 juin 2020 , Bastien Lachaud est intervenu dans l’hémicycle pour dénoncer le recul du droit à l’IVG durant la pandémie du coronavirus. Il est inacceptable qu’en France, des femmes soient entravées dans leur accès à l’IVG face à une grossesse non-désirée.

L’accès effectif à l’avortement était déjà menacé avant la crise, du fait de la fermeture des centres IVG, et l’éloignement du service public hospitalier. Pèsent encore sur les femmes de lourds préjugés sociaux, quand elles ne doivent pas affronter des prières de rues illégales devant les centre où elles se rendent pour mettre un terme à leur grossesse.

Le gouvernement doit garantir la liberté de disposer de son corps pour toutes les femmes, y compris en tant de crise.

Lire le texte intégral :

Madame la Présidente, Madame la Ministre, mes chers collègues,

Toujours, quand la société perd le contrôle de son avenir, réaffirme son contrôle sur ce qu’elle peut contrôler. Et celui-ci porte toujours en premier lieu sur le corps des femmes. Cela n’a pas manqué, avec la crise du Covid-19, le droit à l’avortement a reculé, y compris en France.

La situation avant le confinement n’était pas brillante : le droit à l’avortement est effectif depuis 1975, mais son accès effectif n’est toujours pas garanti à toutes les femmes.

Car encore faut-il trouver une structure capable de faire une IVG, trouver un médecin qui accepte de le faire. Ils ne sont pas si nombreux, et il existe une double clause de conscience permettant de s’y soustraire. 130 structures pratiquant l’IVG ont fermé entre 2001 et 2011, et sur les 10 dernières années, 8% des centres ont fermé. Une femme a plus de difficultés à avorter si elle vit en zone rurale ou périurbaine, qu’en grande ville, si une grossesse non désirée advient en été, plutôt qu’à une autre saison. D’une région à l’autre, les taux de recours varient du simple au double. 9% des IVG sont faits hors du département de résidence.

Il faut parfois faire plus de 100 km pour faire une IVG, ce qui la rend d’autant plus complexe pour les jeunes femmes, les femmes victimes de violences conjugales, ou qui subissent une surveillance au quotidien de leur entourage.

Il faut ensuite affronter le regard de la société, y compris des praticiens, qui tentent de dissuader les femmes d’avorter, se mêlent de leur vie privée ou de leurs aspirations personnelles.

Certaines doivent même subir les pressions terribles des fous de dieux qui se rendent devant les centres d’avortement, pour s’adonner à des prières de rue illégales, et tenter d’empêcher des femmes d’user librement de leurs corps.

Pendant le confinement, la situation s’est aggravée. De nombreuses femmes ont dépassé le délai légal pour pratiquer un avortement, malgré l’allongement de 2 semaines pour une IVG médicamenteuse. Des témoignages terribles sont publiés dans la presse. C’est cette trentenaire, qui s’était juré de ne jamais avoir d’enfant. Quand elle découvre sa grossesse au début du confinement, elle consulte un gynécologue pour une IVG. Il la décourage, la renvoie en lui conseillant de réfléchir, « à son âge ».

« Elle est rentrée chez elle, a pleuré tous les jours et, quand elle est venue nous voir, c’était trop tard ». C’est aussi cette jeune femme qui désirait, elle, avoir un enfant et s’est au départ réjouie de la nouvelle. Sauf qu’avec la grossesse sont arrivés les premiers coups de son conjoint. « Elle décide alors de le quitter et d’avorter, mais ils sont enfermés ensemble. A son arrivée chez nous, elle découvre qu’elle a dépassé le terme. » Voilà des personnes qui sont arrivées à la Maison des Femmes à Saint-Denis.

Mais il y a aussi des mineures, qui n’avaient pas d’autre prétexte pour sortir de chez elles

pendant le confinement, se sont retrouvées dans l’impossibilité d’en parler à leur familles, ni à qui que ce soit, et qui ont laissé passer le délai. Les frontières fermées ne permettent même pas à celles qui auraient les moyens de se rendre en Belgique ou en Espagne pour pratiquer un avortement. Reste alors le terrible choix entre garder un enfant non-désiré, avec toutes les conséquences que cela aura sur sa vie et celle de l’enfant, ou recourir à un avortement clandestin.

 Si nous ne faisons rien, nous préparons un retour des faiseuses d’ange, avec leurs cortèges de malheurs, de mortes, de stériles à vie,

de traumatisées et les souffrances impensables qui étaient celles des femmes avant l’autorisation de l’avortement.

Face à cette situation, nous devons garantir l’effectivité du droit à l’avortement, et adapter les délais à la période de confinement qui a empêché les femmes d’y recourir.

Il faut augmenter le délai de 12 à 14 semaines. Mais plus généralement, il faut suppression de la double clause de conscience des professionnels de santé ; un moratoire sur la fermeture des centres IVG ; le développement de l’offre de proximité ;

l’attribution de moyens conséquents pour l’activité d’IVG avec la garantie de moyens nécessaires pour accéder à des locaux. Le groupe de la France insoumise avait proposé d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, afin qu’aucune crise ne puisse le remettre en cause. Ces mesures sont indispensables pour garantir que les femmes puissent librement disposer de leur corps.

VIDEO – Pour une bifurcation écologique : la planification !

Le 9 juin 2020, Bastien Lachaud a interrogé le gouvernement sur la planification du déconfinement de l’économie : au lieu de saupoudrer sans ordre des subventions, notamment aux industries polluantes, il ferait mieux de planifier les travaux utiles écologiquement pour relancer l’économie par la bifurcation écologique.

En réponse, LREM fait semblant de tout savoir et tout avoir déjà fait.

Lire le texte intégral de la question :

Monsieur le Président, Madame la Ministre, Mes chers collègues,

10% de récession. 1 million de chômeurs en plus. Sixième extinction de masse des espèces vivantes. Après l’Australie, des incendies gigantesques en Sibérie. L’effondrement menace. Nous ne pouvons pas continuer comme avant, et pourtant c’est ce que vous faites. Il ne s’agit pas de relancer mais de bifurquer. Des milliards pour Air France, Renault, Derichebourg : des milliards sans contrepartie, ni sociale, ni écologique.

Vous subventionnez des licenciements pour satisfaire vos amis du CAC 40. Vous n’avez aucune vision, ni pour la France, ni pour l’intérêt général. Vous laissez perdre des savoir-faire indispensables à la souveraineté du pays et à la transition écologique.

Tout cela par pure idéologie : parce que vous refusez la simple idée de planifier. Mais la planification n’est pas une idée neuve en France. Le général de Gaulle lui-même l’a voulue. En 1946, elle a permis le redressement de la Patrie.

Alors aujourd’hui évidemment, il ne s’agit plus d’électrifier le pays, de construire des autoroutes, d’apporter le téléphone dans tous les foyers.

Aujourd’hui, il s’agit de planifier la bifurcation écologique.

La France insoumise vous fait quatre propositions pour sortir notre pays de l’ornière :

1. Parez à l’urgence, avec de grands travaux écologiquement utiles, la rénovation thermique des bâtiments, la rénovation des canalisations qui laissent échapper 20% d’eau, la remise en route d’un réseau ferré dense dans tout le territoire, le développement des énergies propres, y compris pour le transport.

2. Relocalisez grâce à un protectionnisme solidaire.

3. Mettez la France aux avant-postes face aux nouvelles frontières de l’humanité que sont la mer, l’espace et le numérique. Ne laissez pas ces secteurs devenir des zones de non-droit et d’exploitation aveugle des ressources.

4. Enfin, agissez de manière coordonnée en rétablissant le Commissariat général au Plan.

Ces propositions sont faites de bonne foi. Êtes-vous prêts à vous en saisir ?

VIDÉO – la semaine de 4 jours : pour les salariés, la planète et l’économie

Le 4 juin, Bastien Lachaud  tire la sonnette d’alarme ! Alors que le groupe des républicains à l’Assemblée propose de faire travailler les salariés toujours plus, il défend la semaine de 4 jours. Oui, il nous faut ralentir et revoir nos manières de produire : c’est un impératif social et écologique !

Lire le texte intégral :

Le texte proposé veut favoriser la reprise de l’économie après le confinement. Il prétend y parvenir en exonérant de cotisations sociales les patrons dont les salariés reprendraient le travail à temps plein dans les cinq jours suivants sa promulgation.

Ce dispositif relève de la pensée magique. Tout d’abord, il postule que reprendre le travail à temps plein est affaire d’incitation ou de bonne volonté. C’est faux et insultant. Celles et ceux qui y sont réduits ne sont pas des fainéants. Les études sur la fraude ont très claires. Au moins un quart des salariés ont été indûment maintenus en activité aux frais de l’État par leurs employeurs. Exonérer les patrons de cotisations lorsque ces salariés reprendront le travail, c’est tout bonnement récompenser la fraude.

D’ailleurs, il y a bien des raisons de ne pas reprendre à temps complet. Tout d’abord, bien sûr, le respect des précautions sanitaires imposées par l’épidémie. Certains donnent une prime aux travailleurs qui prennent des risques. Comble d’absurdité, ce texte avantage les patrons qui se désintéressent de la santé de leurs salariés ! Et puis, pour reprendre le travail à temps plein, il faut par exemple pouvoir confier ses enfants à l’école ou à une crèche. Or souvent les préconisations du ministre de l’Éducation nationale ne le permettent pas. Combien de mairies doivent demander aux parents de trouver des solutions alternatives à la scolarisation ?

Enfin, inciter à la reprise d’activité par des exonérations de cotisations, c’est encore une fois déséquilibrer les comptes sociaux. C’est une mesure purement idéologique qui vise simplement à affaiblir le système de protection sociale pour affirmer bientôt qu’il est inefficace. Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage. Qui veut privatiser la protection sociale organise sa faillite.

En réalité, pour protéger les petites entreprises et relancer l’économie, c’est l’inverse qu’il faut de faire. L’argent public ne devrait pas servir à affaiblir la protection sociale mais à compenser directement le manque à gagner de ceux qui ont dû fermer boutique pendant le confinement.

Les nécessités du déconfinement devraient aussi inciter à prendre de la hauteur et constater que le chômage partiel compensé est en réalité la préfiguration d’une nécessaire diminution du temps de travail. Au lieu d’inciter à reprendre à temps complet les salariés, mieux vaudraient orienter les crédits vers la reprise d’activité de celles et ceux qui sont complètement au chômage. Ainsi nous soutiendrions la demande intérieure et relancerions l’activité. C’est peu ou prou ce qu’a décidé la Première ministre néo-zélandaise en instaurant la semaine de quatre jours. Cette mesure a d’ailleurs un avantage écologique certains puisqu’elle élimine une journée de déplacement domicile-travail. Bien sûr, cela suppose un transfert d’argent des poches du capital vers le travail et cela vous est insupportable.

Question écrite sur la persistance des mesures de l’état d’urgence après la crise sanitaire

Le 14 mai, Bastien Lachaud interrogeait le premier ministre sur le danger que représente la conservation de l’état d’urgence sanitaire, déjà inquiétant en tant de crise, après la fin de la pandémie du Coronavirus. M. Bastien Lachaud interroge M. le Premier ministre sur la persistance après la crise sanitaire des mesures prises en vertu de … Lire plus

Loi d’urgence agricole et alimentaire : LREM refuse le débat

LREM pratique un sectarisme éhonté La semaine dernière, LREM a pratiqué un sectarisme d’un genre nouveau à l’encontre des propositions de loi de la France insoumise : en les vidant de leur substance, ils parviennent à s’accaparer le peu de temps de parole qui reste à l’opposition pour défendre ses propositions. 1 jour par an est déjà trop pour eux. Les années … Lire plus

Urgence alimentaire : il faut changer de modèle

Le 27 mai 2020, Bastien Lachaud a défendu une proposition de loi de la France insoumise pour répondre à la crise alimentaire : assurer notre souveraineté, rémunérer correctement les producteurs, fournir à des prix abordables des denrées de qualité et saines. Ce texte est examiné dans le cadre de la journée réservée de la France insoumise. Initialement programmée le 5 mars, celle-ci a été reportée suite à l’examen du projet de loi sur les retraites, puis du fait du confinement. Le passage en séance publique aura lieu le 4 juin.

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Il y a urgence, les gens ont faim !

Le 19 mai, Bastien Lachaud a interrogé le gouvernement sur l’aide alimentaire en période de déconfinement. Pendant le confinement, de nombreux foyers ont été privés de ressources, et ont dû recourir à l’aide alimentaire. Cette situation est loin d’être terminée avec le déconfinement, et les 39 millions d’euros prévus sont insuffisants pour tenir l’été.

Lire le texte de la question :

Monsieur le Président, Mes chers collègues, Monsieur le Ministre,

« Les gens ont faim » : voilà ce que disent aujourd’hui les bénévoles associatifs en Seine-Saint-Denis. Car en Seine-Saint-Denis, le Coronavirus ne tue pas seulement davantage qu’ailleurs. L’épidémie et ses conséquences plongent aussi de nombreux habitants déjà fragiles dans une précarité plus grande encore. Dans un département où près de 28% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté – deux fois la moyenne nationale ! –, la crise sanitaire se double d’une crise sociale. Une crise d’une gravité telle qu’elle est d’abord une crise alimentaire.

Avoir faim, se demander comment l’on va nourrir sa famille. La question hante aujourd’hui le quotidien de milliers d’habitants du département. Partout les files d’attente s’allongent devant les points de distribution alimentaire. Le nombre des demandes aux Centre Communaux d’Action Sociale explose. Les personnes concernées ne sont pas seulement les mêmes qu’avant le confinement : de nombreuses familles qui n’y avaient pas recours n’ont d’autre choix que de solliciter l’aide alimentaire, et menacent de tomber dans la pauvreté.

Le préfet de la Seine-Saint-Denis lui-même estimait récemment que 15 à 20 000 personnes risquent d’avoir du mal à se nourrir. Beaucoup d’autres le peuvent encore, mais seulement au prix de choix déchirants. De privations indicibles. Entendez le témoignage d’une habitante d’Aubervilliers, dans ma circonscription :  « mon mari est intérimaire,  depuis la mi- mars il ne gagne plus rien. Nous ne touchons plus que les allocations pour les enfants. Je ne payerai pas mon loyer en avril. Ma priorité est de nourrir mes trois enfants ! ». Comment peut-on accepter cela aujourd’hui en France, dans la 6ème puissance économique mondiale ?

Depuis le début mars, c’est avant tout la générosité et l’élan de solidarité de la population, des associations, qui a permis de faire face à l’urgence. Pour beaucoup d’habitants, les distributions de paniers repas, de produits de première nécessité, le soutien humain aussi, ont constitué une aide cruciale, souvent la seule. Il faut rendre hommage à toutes celles et ceux qui se sont engagés sans compter. Mais ces dons volontaires ne suffisent pas à eux seuls, d’autant que les séquelles sociales de la crise seront durables. C’est à l’État de prendre ses responsabilités, et d’agir massivement pour protéger toutes et celles et ceux qui en ont besoin.

Or, votre gouvernement ne prend pas la mesure de l’urgence sociale qui frappe la Seine-Saint-Denis. C’était déjà le cas avant la crise : le « plan » pour le département annoncé par le Premier ministre en octobre dernier n’était pas à la hauteur. Votre surdité est plus grave encore aujourd’hui. L’aide exceptionnelle de 150 euros et de 100 euros par enfant que vous avez annoncée, versée une seule fois aux foyers les plus modestes, ne suffit pas. Pas plus que l’enveloppe de 39 millions d’euros destinée aux associations chargées de l’aide alimentaire et à la distribution de chèques d’urgence alimentaire. Vous pouvez faire plus, quand l’État a débloqué, par exemple, 7 milliards d’euros de prêt pour Air France KLM !

Les mesures qui pourraient être prises immédiatement sont pourtant simples. Je les ai proposées au Premier Ministre dans un courrier : Encadrer les prix des produits alimentaires de première nécessité ; doubler la prime aux ménages les plus modestes et la pérenniser jusqu’à la fin de la crise ; mettre en place un soutien vraiment massif de l’État aux collectivités locales et aux associations ; suspendre les loyers des personnes en difficulté en compensant les bailleurs. Je pourrais continuer.

Ma question est donc simple. Quand allez-vous prendre la mesure de la crise et de ses conséquences sociales ? Quand allez-vous déployer un vrai plan d’urgence ? Pour que des milliers de personnes, y compris d’enfants, n’éprouvent pas la faim, aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris.

VIDEO – Nous devons reconstruire l’hôpital public

Depuis deux mois, les personnels des hôpitaux sont mobilisés nuit et jour. Depuis deux mois, la charge de travail a été immense. Les risques pris considérables. Le stress et la difficulté face à la maladie et la mort sans commune mesure avec l’exercice normal du métier – déjà pénible.
Question au gouvernement pour demander une augmentation des rémunérations des personnels soignants, et la reconstruction de conditions de travail tournées vers le soin, plutôt que vers les économies.

Lire le texte intégral de la question :

Monsieur le Président, Mes chers collègues, Monsieur le Ministre de la Santé,

Depuis deux mois, les personnels des hôpitaux sont mobilisés nuit et jour. La charge de travail a été immense. Les risques pris considérables. Le stress face à la maladie et la mort sans commune mesure avec l’exercice normal du métier – déjà pénible.

Depuis deux mois, nos concitoyens applaudissent les personnels soignants à leur fenêtre.

Le pays entier le sait : leurs métiers sont indispensables. Ils méritent d’être reconnus à leur juste valeur. Et pas seulement par des symboles – des médailles – mais par des actes : une augmentation des salaires ; des conditions de travail dignes. Enfin ! Les soignants le demandaient plus d’un an avant la crise du Covid, survenue en plein mouvement de grève.

Or, votre gouvernement continue de rester sourd à leurs appels.

Il octroie une prime exceptionnelle pour la période de travail liée au Covid-19 :  1500€ ou de 500€, selon les départements. Inégalité de traitement injuste, indigne, quand les personnels ont été mobilisés partout. Une prime, et c’est tout. Cela sonne comme une aumône.

Aucune réelle revalorisation des salaires. Alors que la France est au 28e rang sur 32 des pays de l’OCDE pour la rémunération des infirmières hospitalières. Vous voulez donc continuer à sous-payer les métiers du soin ? C’est une honte !

Et quand vous annoncez un plan hôpital, c’est pour en finir avec les 35 heures. C’est une mauvaise plaisanterie ! Les soignantes et soignants n’ont pas besoin de travailler plus ; ils doivent simplement gagner plus ! Il veulent également pouvoir travailler et soigner dans de bonnes conditions.

Qu’attendez-vous pour reconstruire l’hôpital public que vous avez détruit ? Allez-vous enfin revenir sur la tarification à l’acte ?

Allez-vous revenir sur les fermetures de lits, de services, d’hôpitaux, qui avaient été jugés « non rentables » et qui ont démontré qu’ils étaient indispensables ? Et enfin, de combien allez-vous augmenter les salaires des personnels hospitaliers ?

UN TEXTE D’URGENCE SANS RÉPONSE A L’URGENCE SOCIALE !

Le 15 mai, Bastien Lachaud a expliqué le vote du groupe de la France insoumise contre le projet de loi d’urgence du gouvernement. Le texte ne répond pas à l’urgence sociale qui est criante. Il n’est pas à la hauteur de l’urgence sanitaire, en ne mettant pas en place un approvisionnement de masques gratuits pour tout. Il ne répond pas à l’urgence démocratique.

Question écrite : les risques de l’état d’urgence sanitaire sur les libertés publiques

Le 14 avril, Bastien Lachaud demandait au Premier ministre quels dispositifs allaient être mis en place par le gouvernement afin de garantir le respect des droits humains durant l’état d’urgence sanitaire. M. Bastien Lachaud interroge M. le Premier ministre sur les risques que fait courir la création d’un nouveau régime d’exception sur les droits humains … Lire plus

VIDEOS – J’interpelle la ministre sur l’opacité du gouvernement dans la gestion du covid-19 au sein des armées

Le 11 mai, Bastien Lachaud questionnait la ministre des armées sur l’opacité de la gestion dans l’épidémie par le ministère.  Les journalistes et parlementaires doivent pouvoir faire leur travail sans obstacle permanent de la part du gouvernement !

Le 4 juin, Bastien Lachaud demandait à nouveau à la ministre des informations sur les causes de la contamination de plus de de 1000 marins du Charles de Gaulle par le covid-19. Mais la ministre des armées Florence Parly refuse de faire la lumière sur ce fiasco.

VIDEO – Gratuité des masques pour tous !

Le 29 avril 2020, Bastien Lachaud a interrogé le ministre de la Santé sur la gratuité des masques de protection individuelle.

En effet, de la même manière que pour l’école publique, le caractère obligatoire doit nécessairement s’accompagner de la gratuité. Avec la rareté, va venir l’inflation des prix.

Sans gratuité, pas de mesure de santé publique efficace, car les plus pauvres ne pourront pas accéder aux masques, ou les économiseront. Dans ce cas, ce seront les premières personnes touchées par la maladies, et celles qui présentent le plus de risque de développer des complications, tout en étant aussi les plus exposées à la contamination, et celles qui risquent de contaminer le plus de personnes dans leurs foyers.

La filière textile doit être réquisitionnée par l’Etat, pour qu’elle produise des masques achetés par lui, et qui seront ensuite redistribués selon les besoins.

Plutôt que de répondre par une politique publique, le ministre se débarrasse du problème sur la responsabilité individuelle des gestes barrières. Il est réduit à invectiver et à discréditer la question pour éviter d’avoir à y répondre. Il est dans la continuité du « les masques ne servent à rien » , et refuse de planifier la production et la distribution.

Lire le texte intégral de la question :

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Le déconfinement le 11 mai se fera dans des conditions particulièrement hasardeuses. Pour limiter les contagions, le port du masque doit être généralisé, et obligatoire dans les lieux publics. Mais alors, s’ils sont obligatoires, comme l’Ecole, ils doivent être gratuits et disponibles pour tous. Et c’est à l’État de le garantir. Personne ne doit être empêché de se protéger, de protéger les siens et de protéger les autres de la contagion pour des raisons d’argent. Vous devez décréter la gratuité des masques et organiser leur distribution.

Mais vous vous refusez à le faire. Pourquoi ?

Parce qu’ Emmanuel Macron vous a imposé une date de déconfinement arbitraire. Et que vous courrez derrière.

Parce que vous ne réquisitionnez pas les filières textiles. Que vous êtes incapables de planifier la production.

Parce que les chaines d’approvisionnement et de distribution ne sont pas déterminées. Chaque ville pourra ou non fournir des masques à ses habitants. Inégalité terrible !

Parce que vous refusez  de contrôler les prix « pour ne pas freiner l’innovation ». Hier dans une pharmacie j’ai trouvé un masque en tissu à 13€. Belle innovation !

Le Premier ministre a annoncé que les masques seraient obligatoires dans certains cas. Mais sans garantir leur distribution.

Les 5 millions de masques lavables à destination des plus démunis seront insuffisants, quand on compte plus de 9 millions de pauvres en France.

Vous créez donc une discrimination des plus vulnérables !

Si le prix du masque empêche des personnes de s’en procurer, elles seront infectées. Les plus touchés seront les plus pauvres, et les plus vulnérables aux formes graves de la maladie.

Ceux qui vivent dans des logements plus petits, plus peuplés, insalubres. Qui vivent dans des déserts médicaux, à la campagne ou à la ville. On peut voir les ravages que fait l’épidémie en Seine-Saint-Denis pour s’en convaincre.

L’épidémie continuera à se répandre. Le déconfinement sera un échec, et nous devrons peut-être reconfiner, comme l’Allemagne s’apprête à le faire.

Monsieur le ministre, ne permettez pas que l’épidémie reparte. Donnez à toutes et à tous des moyens de se protéger contre la contamination. Décrétez la gratuité des masques pour l’ensemble de la population. Organisez leur distribution.

QE sur les mesures d’aide d’urgence économique aux artistes-auteurs durant l’épidémie de Covid19

M. Bastien Lachaud appelle l’attention de M le ministre de la Culture sur la situation économique préoccupante des artistes-auteurs, confronté à la crise du coronavirus. La crise sanitaire du Covid19 se double d’un désastre économique pour de nombreux artistes-auteurs – qu’il soit par exemple plasticiens, graphistes ou photographes – dont les revenus chutent voire disparaissent pour les … Lire plus

Question écrite sur la santé des soldats en OPEX et des prépositionnés à l’étranger

Alors que la pandémie de coronavirus sévit depuis plusieurs mois dans de nombreux pays, Bastien Lachaud demande, le 7 mars, au ministère des Armées ce qu’il entend faire pour assurer la protection des soldats français en OPEX : M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre des armées sur la protection des soldats français en OPEX et prépositionnés … Lire plus

Question écrite sur la santé des soldats de l’opération Sentinelle

Le 7 mars, le confinement des Français perdure depuis plusieurs semaines. Les soldats de l’opération Sentinelle, eux, continuent de patrouiller dans les rues. Ainsi, M. Lachaud interroge le ministère des Armées afin de savoir quelles mesures sont prises pour les protéger du coronavirus : M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre des armées sur les mesures de … Lire plus

Question écrite sur l’accès aux soins ambulatoires

En avril 2019, Bastien Lachaud interrogeait le ministère des solidarités et de la santé sur les difficultés d’accès pour les personnels soignants aux domiciles des patients : M. Bastien Lachaud appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’accès des personnels soignants aux domiciles des patients. Depuis le début et tout … Lire plus

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