Débat du 16 avril 2019 organisé par le Réseau Action Climat

Devant les associations, Manon Aubry défend un programme de combats

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Tout au long de la campagne, les candidat·e·s de la liste France insoumise poursuivent leurs rencontres avec les citoyen·ne·s, professionnel·le·s et associations pour être à l’écoute de leurs propositions et présenter les mesures de notre programme. Ces rencontres, quasi quotidiennes, permettent notamment au tissu associatif d’analyser le positionnement des différentes listes dans leur domaine d’expertise et d’assurer leur rôle de vigie citoyenne. 

Manon Aubry, tête de liste pour La France insoumise, échangeait ce mardi 16 avril avec pas moins de quatre associations dans le cadre de rencontres individuelles, mais aussi de débats avec les candidat·e·s des autres listes. Un bon exemple du travail de fonds mené au quotidien par nos 79 candidat·e·s.

Défense des consommateur·rice·s et réglementation des multinationales

Un premier rendez-vous était organisé dans la matinée avec l’Union Fédérale des Consommateurs « Que Choisir », association indépendante qui défend les droits des consommateur·rice·s et leurs intérêts. Compétences partagées entre l’UE et les Etats membres, la protection des consommatrices et des consommateurs sera tout particulièrement impactée par les élections du 26 mai prochain c’est pourquoi Manon Aubry a passé en revue nos propositions parmi lesquelles réguler les multinationales et lutter contre les lobbies afin de privilégier l’intérêt et l’information des consommateur·rice·s plutôt que les intérêts financiers.

À ce titre, le « dieselgate », le scandale révélant une tromperie du groupe Volkswagen pour masquer les réelles valeurs des émissions polluantes de certains moteurs donnait une illustration parfaite du travail à accomplir au niveau de l’UE pour encadrer ces grands groupes, mais aussi imposer transparence et indépendance pour les autorités de contrôle.

Les échanges ont également permis un retour sur le « Nutriscore » qui vise à lutter contre la « malbouffe » en classant les aliments suivant leur qualité nutritionnelle. Une mesure désormais obligatoire sur les publicités pour les denrées alimentaires grâce à la proposition de loi du groupe LFI à l’Assemblée adoptée le 21 février dernier.

Un programme de combat pour répondre à l'urgence climatique

Le Réseau Action Climat (RAC), fédération d’associations nationales et locales qui lutte contre les causes des changements climatiques organisait ensuite un débat entre des représentant·e·s des différentes listes. Manon Aubry, seule tête de liste présente lors de ces échanges (voir la photo de couverture), a détaillé et chiffré les propositions de la liste France insoumise pour répondre à l’urgence climatique. Refonte de la Politique Agricole Commune (PAC), refus des nouveaux traités de libre-échange, lutte contre la privatisation des barrages ou encore financement de la transition écologique, elle est revenue sur les combats du programme européen de la liste pour répondre aux enjeux climatiques.

Quelques heures plus tard, c’est avec le Fond Mondial pour la Nature (WWF) que la tête de liste échangeait sur la protection de l’environnement. Au menu de la rencontre : analyse du programme, financements de nos propositions, économie de la mer ou encore préservation de la biodiversité. Une large part était également consacrée aux conventions sur la haute-mer. Alors que le groupe BASF (plus grand groupe de chimie mondial) détient la moitié des brevets concernant les espèces marines, notamment en haute-mer, de nombreuses questions se posent quant à l’appropriation de cette biodiversité marine par de grandes multinationales aux intérêts généralement contradictoires avec la défense des différentes espèces.

Enfin concernant la réglementation de la pêche, la victoire pour l’interdiction de la pêche électrique ce mardi 16 avril au Parlement européen, portée par l’eurodéputé insoumis Younous Omarjee offrait un exemple concret de ce que seront les combats des député·e·s insoumis·es au sein de l’UE.

Pour terminé cette journée chargée, Manon Aubry rencontrait la Coordination Sud, plateforme nationale des ONG françaises pour la solidarité internationale. Parmi les nombreux sujets évoqués, l’impact de la PAC sur le développement des agricultures paysannes des pays du Sud. Quelques jours auparavant, c’est Romain Dureau, également candidat sur la liste France insoumise, qui exposait déjà la position et les propositions du mouvement à ce sujet lors d’un séminaire organisé par la coordination (voir l’article « PAC et pays du Sud : l’impérative et urgente mise en cohérence ! ».