Il faut des alternatives au confinement général

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Le 3 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour s’opposer à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Il a dénoncé une situation où la pandémie est « hors de contrôle » et où les consignes sanitaires ne sont pas pleinement obéies du fait de l’absence de consentement de la population aux mesures prises. Il a aussi expliqué que la multiplication des situations d’état d’urgence passant ensuite dans le droit commun posait un problème démocratique. Une position également défendue dans un document rendu public ce même jour sur la « dérive autoritaire de Macron ».

Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a appelé à créer les conditions du consentement aux mesures sanitaires en trouvant des alternatives au confinement général. Il a notamment proposé de réouvrir les commerces de proximité et à faire un roulement dans les classes d’école.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau expliqué que la prise de décisions par le Conseil de défense posait un grave problème démocratique.

Macronistes : vous limitez les libertés individuelles et collectives

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée Nationale le 4 novembre 2020 pour expliquer le vote du groupe parlementaire « La France insoumise » lors du vote de prorogation de l’état d’urgence sanitaire.

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la dérive autoritaire du gouvernement et de la majorité parlementaire. Il a aussi dénoncé le problème constitutionnel que pose le Conseil de Défense, ce groupe tenu au secret-défense auquel est confié la mission spéciale de gérer la crise sanitaire alors que cela ne fait partie de ses attributions légales.

Le groupe parlementaire « La France insoumise » a rendu public à cette occasion un document choc sur la dégradation de nos libertés individuelles et collectives depuis le début du quinquennat Macron, consultable en suivant ce lien.

Vidéo - Il faut des alternatives au confinement général

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Le 3 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour s’opposer à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Il a dénoncé une situation où la pandémie est « hors de contrôle » et où les consignes sanitaires ne sont pas pleinement obéies du fait de l’absence de consentement de la population aux mesures prises. Il a aussi expliqué que la multiplication des situations d’état d’urgence passant ensuite dans le droit commun posait un problème démocratique. Une position également défendue dans un document rendu public ce même jour sur la « dérive autoritaire de Macron ».

Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a appelé à créer les conditions du consentement aux mesures sanitaires en trouvant des alternatives au confinement général. Il a notamment proposé de réouvrir les commerces de proximité et à faire un roulement dans les classes d’école.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau expliqué que la prise de décisions par le Conseil de défense posait un grave problème démocratique.

Confinement 2 : « Nous n’avons pas confiance »

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Le jeudi 29 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon répondait depuis l’Assemblée nationale à l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé l’absence de préparation du gouvernement alors que des alertes nombreuses avaient été faites sur cette 2e vague. Il a également réagi à l’attaque terroriste survenue à Nice le matin même à l’église Notre-Dame.

Voici la rentranscription de cette intervention.

« Président, ministres, collègues,

Je veux en tout premier lieu exprimer au nom de tous les insoumis de France nos condoléances affligées et horrifiées aux familles des victimes, mais aussi, et je veux le souligner, notre totale solidarité avec les catholiques de France, menacés dans la pratique de leur foi. Il est significatif qu’en France, après la liberté de savoir, ce soit la liberté du culte qui soit attaquée et je voudrais rappeler que la laïcité en France est l’héritière d’une bataille implacable pour la liberté du culte.

Dès lors, c’est dans ce contexte glaçant que nous sommes conduits à discuter d’un sujet qui nous oppose il est vrai : la méthode et les manières de faire face à la situation de détresse sanitaire que nous sommes en train d’affronter.

Personne, Monsieur le Premier ministre, ne vous reprochera la pandémie, ce serait absurde. Voici la deuxième vague de l’épidémie. Le Président, avez-vous noté, a annoncé la troisième vague et tout le monde peut constater que vous êtes pris de court, « surpris » a dit le président ! Pourtant il fanfaronnait en juillet : « tout est prêt ». Le plan de déconfinement a été un échec. Personne ne s’en réjouit.

Vous n’avez pas préparé ce qui devait l’être. Dès lors, l’épidémie est hors de contrôle et permettez-moi de vous le dire : il me semble que le Président aussi.

D’où sort le plan qu’il a présenté hier soir ? Vous le reprenez aujourd’hui dans votre discours, Monsieur le Premier ministre, mais qui est l’auteur de ce plan ? Pas l’Assemblée nationale, pas sa commission, pas le gouvernement non plus. Il ne s’est pas réuni pour en délibérer. De qui alors Monsieur Castex êtes-vous le facteur ?

Le « Conseil de défense », a déclaré hier le porte-parole du gouvernement. Une sorte de gouvernement secret qui décide sans rendre de comptes à personne ni avoir été élu par personne. De « défense » dites-vous, parce que les chefs militaires s’y trouvent avec les chefs du renseignement. Mais nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en crise sanitaire. Nous affrontons un virus. Le virus n’a pas de stratégie. Son traitement est un fait sanitaire, pas militaire.

C’est au gouvernement de gouverner, pas à un conseil aux délibérations secrètes. C’est au gouvernement de prévoir, de planifier les actions après avoir consulté ses conseils scientifiques et médicaux. Au lieu de quoi, un homme décide de tout, tout seul, entouré de ce Conseil de défense hors sol.

Hélas, hélas, hélas. Aucune leçon ou presque n’a été tirée des mésaventures du premier confinement. On se bat encore une fois pour empêcher la saturation des lits de réanimation. Car le problème, c’est encore une fois le bilan de la destruction de l’hôpital public et cela continue. Vous nous présentez un plan. Un plan à prendre ou à laisser sans un mot, sans un amendement possible ni une ligne. Vous nous demandez un vote de confiance. Et bien nous n’avons pas confiance. Et nous avons de moins en moins confiance, autant vous le dire.

Nous respecterons les disciplines sanitaires que vous aurez fait adopter ici par le vote de votre majorité. Mais nous le ferons pour le salut commun et par respect pour les nouveaux sacrifices demandés aux soignants. Mais ne nous demandez pas de fermer les yeux sur ce qui nous semble être une incohérence majeure : les principaux foyers de contamination restent en service. Nous ne vous demanderions pas d’adopter nos onze propositions de loi, nos cinq plans pour faire face à l’urgence sanitaire, ni les conclusions de notre commission d’enquête. Nous ne vous demanderions pas de faire amende honorable pour nous avoir ri au nez quand nous vous mettions en garde contre une deuxième vague possible. Ni pour les réponses arrogantes que vous nous avez faites tout au long de la discussion de la loi de finances de sécurité sociale.

Nous vous demandons encore une fois de faire ce que vous n’avez pas fait la dernière fois et qui est indispensable. Premièrement, garantir la production des moyens de soins : remettre en route les chaînes de production de Luxfer pour avoir les bouteilles d’oxygène adéquates, commander les bons respirateurs, réquisitionner Framar pour produire les molécules pharmaceutiques nécessaires, interdire chez Sanofi les fins d’activité de production des molécules pharmaceutiques, réquisitionner toutes les unités de production capables de produire les gants, les surblouses et les charlottes nécessaires aux soignants. Ouvrir l’embauche immédiate des personnels nécessaires en commençant, car je sais bien qu’on ne les trouve pas d’un claquement de doigts, en commençant par le proposer aux 180 000 personnes déjà qualifiées qui ont quitté ce métier où ils étaient maintenus dans la précarité et les salaires insuffisants.

Deuxième point : garantir l’accueil de la jeune génération. Vous avez voulu reprendre les cours dix jours en juin dernier, c’était hasardeux. Mais vous n’avez rien appris comme on le voit depuis la rentrée.Vous n’avez pris aucune disposition de réquisition des bâtiments pour faire face à la promiscuité sanitaire des enfants et des maîtres. Vous n’avez prévu aucune embauche d’assistants des enseignants pour aider ceux-ci à organiser le rattrapage scolaire et la division des effectifs en sous-groupes. Troisièmement : garantir la solidarité humaine. Je vous en conjure, entendez le tocsin que sonne la pauvreté en France ! Pour les 10 millions de pauvres : la détresse alimentaire va s’incruster. Il faut dans chaque commune organiser les points de ravitaillement sociaux sur le modèle que réalisent les associations de solidarité.

Écoutez bien, vous n’empêcherez aucun parent qui n’a ni revenu ni travail, de sortir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour trouver de la nourriture pour leur famille. Il n’y a donc pas, comme on le voit à partir de cet exemple, de discipline sanitaire possible, il n’y a pas de consentement à l’autorité, sans solidarité humaine. Ne laissez pas sans revenu les précaires dont la masse des étudiants et des artistes qui contribuent à la beauté de la vie. Mettez à contribution les profiteurs de crise, ceux qui se sont fabuleusement enrichis pendant le premier confinement.

Deux jours de leurs super profits en cette période suffiraient à dégager trois milliards permettant à chacun au moins de manger dignement chaque jour. Dans quel pays allons-nous vivre ? Et je suis sûr que vous êtes tous étreint comme moi, de la même angoisse et de la même inquiétude. Dans quel pays allons-nous vivre ? Quoi qu’on pense les uns et les autres. Sans joie, sans gaieté, sans contacts humains, sans rires familiaux ni amicaux, sans théâtre, sans cinéma, sans concerts.

Auto, métro, boulot, dodo, au sens strict.« Vous ne sortirez que pour aller travailler » a dit le Président ! Nous allons vivre de quinze jours en quinze jours, en attendant les décisions du Conseil de défense et du président Macron qui nous diront à quelle heure nous pouvons sortir, combien de temps, à quelle heure nous devons rentrer et de combien nous serons mis à l’amende si nous lui désobéissons.

Que reste-t-il de notre liberté individuelle fondatrice de l’identité humaine ? Où sont passées nos libertés collectives ? Comment nommer cette société entre surveillance généralisée et terrorisme sporadique ? En trois ans, la liberté semble s’être effacée de nos vies. Puisse-t-elle y revenir. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Non. Mais sachons, pour conclure, qu’il n’y a pas de jours heureux sans qu’il n’y ait eu auparavant de résistance humaine. »

Tout pour les riches, rien pour les pauvres !

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 26 octobre 2020. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé une politique macroniste qui consiste à donner tout pour les riches et rien pour les pauvres. 

Voici la retranscription de son intervention :

« Je ne dirai pas grand-chose du plan de relance parce que tout a déjà été dit par mes collègues à cette tribune. Je le résume de la manière suivante : ce n’est pas un plan, c’est un saupoudrage, sur deux ans, d’une somme qui ne correspond même pas au rattrapage des investissements que l’État n’a pas fait pendant les 3 ou 4 dernières années.

Deuxièmement ce n’est pas un plan global puisqu’il ne comporte aucune conditionnalité sociale ni écologique. Ce n’est pas non plus un plan de relance, à supposer qu’il faille relancer ce qui existait déjà plutôt que d’organiser le déploiement de ce qui devrait exister. Car nous allons réinjecter 2 points de richesse dans la circulation économique du pays là où il en manque 10, pendant que nos voisins allemands pour 6 points de perdus en réinjectent 20. Nos voisins allemands d’ailleurs faisant à eux tout seuls 57% du total des aides qui sont prévues en Europe pour les différents plans de relance. Ce qui veut dire que l’écart économique entre nos deux pays va continuer.

Non, je suis venu pour parler d’une seule chose : la pauvreté. La pauvreté explose. Vous avez déjà déposé un plan sur ce sujet samedi, soit la bouche du Premier ministre qui déjà est en train de le rectifier tellement les associations du secteur se disent sidérées par l’insuffisance de ce plan. Nous allons avoir un million de pauvres en plus en 2020. C’est une situation inédite depuis 1945. Nous allons dépasser les 10 millions de pauvres, dont un enfant sur 5. Le plan dit “de relance” ne leur accorde que de toutes petites miettes sur la table plantureuse où d’autres se gavent. 800 millions d’euros, c’est-à-dire 0,8% du plan dit “de relance” dont 600 millions sont déjà dépensés c’est-à-dire les ¾. Les 150 euros annoncés par M. le Président Macron qui représentent une dépense d’un milliard d’euros ne tomberont pas avant décembre et ne concernent que 3 millions de Français sur 10 millions de pauvres.

Et cela représente, en une fois et pour une seule fois, seulement un tiers des dépenses contraintes des plus pauvres pour un seul mois. Alors, évidemment encore une baisse d’impôts de 20 milliards aux entreprises. “Aux entreprises”, car je suis à peu près certain qu’on n’en retrouvera pas plus la trace dans la production qu’on a retrouvée trace dans la production et les investissements des sommes qui ont déjà été consenties par cette pluie d’allègement d’impôts qui, au cours des 10 dernières années, est tombée sur ces soi-disant entreprises. La vérité, c’est que cet argent est passé pour l’essentiel dans les dividendes qui ont augmenté de 70% en 10 ans, pendant que les investissements reculaient de 5%. Les investissements ont reculé de 5% alors qu’il y avait une manne incroyable de crédits d’impôts et de dons de cette sorte qui étaient faits. Et pour finir, les soi-disant entreprises qui vont bénéficier de ces sommes, en réalité elles ne seront que 0,01% du total des entreprises existantes à en bénéficier réellement. Non, ça ne peut pas être une fois de plus tout pour les riches et rien pour les pauvres.

Les associations vous demandent d’augmenter le RSA d’au moins 100 euros. Elles vous demandent de l’étendre aux jeunes de moins de 25 ans. Sans discuter des principes qui seraient alors en cause, pour la période de détresse, cette idée vaut la peine d’être entendue et suivie. Car pendant ce temps, nous savons où trouver la ressource. Pendant ce temps, tout va de mieux en mieux pour les riches tandis que tout va de pire en pire pour les pauvres. En effet, pendant le confinement, la fortune des milliardaires a augmenté de 45%. Il vous suffit donc, pour financer ces mesures que demandent les associations du secteur, d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes. Deux jours de gain des milliardaires égalent 3 milliards dans les caisses de l’État. Je vous le redis, ces gens abandonnés seront en définitive ceux qui empêcheront toute la dynamique de la société. Parce que celle-ci ne peut pas être accomplie si une partie d’entre-elle, de cette société, vit enfermée dans la servitude de la misère. Je vous rappelle ce principe énoncé si clairement et si lucidement par Maximilien Robespierre : « Quel est le premier des droits imprescriptibles de l’homme ? Celui d’exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister. » Pour 10 millions de pauvres, cette réalité n’est toujours pas accomplie. »

Présidentielle 2022 : pour une investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens

https://​youtu​.be/​n​4​n​r​3​4​W​m​5-s

Le mardi 27 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour présenter une proposition de loi qu’il déposait ce jour pour permettre un parrainage citoyen à l’élection présidentielle.

Le président du groupe « La France insoumise » a expliqué qu’il s’appuyait sur la proposition de la commission Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie politique créée en 2012 par François Hollande. Il a dit que cette proposition serait une deuxième voie qui pourrait exister à côté du parrainage par les 500 signatures de maires. Il a appelé à en discuter dans le cadre de la commission Debré qui étudiait la possibilité d’un report des élections départementales et régionales.

Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre une abstention qui pourrait être record pour l’élection présidentielle de 2022, comme le montrait un sondage récent. Il a appelé à permettre une implication citoyenne renforcée dans cette élection.

VIDÉO - Blanquer, son projet : la destruction de l’école publique et de ses professeur·es

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Le lundi 26 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Carine Bécart et d’Ali Baddou. Il a été interrogé sur le vote des insoumis contre la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, voté le samedi précédent à l’Assemblée nationale. Le président du groupe parlementaire de la France insoumise a expliqué qu’il était opposé aux lois réduisant les libertés individuelles et collectives, et donnant toujours plus de pouvoirs au gouvernement.

Exprimant des doutes sur les effets du couvre-feu pour combattre l’épidémie, il a ensuite été interrogé sur les mesures qu’il jugerait bonnes à prendre concernant la situation sanitaire du pays. Jean-Luc Mélenchon a constaté que rien en Europe, ni en France n’avait été fait pour se préparer à la 2ème vague de l’épidémie : il y a de nouveau une pénurie de masques, de gants, de blouses et de médicaments. Il appelle notamment à l’augmentation du nombre de lits en réanimation. Rappelant que gouverner consiste à organiser le consentement à l’autorité, il a mis en garde contre la mauvaise manière qu’à Macron de mener le pays à la baguette.

Ali Baddou est ensuite revenu sur la note publiée par Jean-Luc Mélenchon sur son blog intitulée « La Semaine noire ». Il y expliquait la semaine noire pour la patrie, commencée avec l’assassinat de Samuel Paty puis se transformant en semaine irrationnelle où tous les ministres se sont répandus en injures, accusant les insoumis d’être les complices des terroristes. Carine Bécard lui demande ensuite si l’on pouvait républicain et participer à la manifestation du 10 novembre 2019. Jean-Luc Mélenchon a expliqué le sens de sa participation à cette marche et a invité à trouver, dans son parcours politique, une seule phrase non laïque. Il a rappelé qu’il ne faut pas confondre la cause d’une manifestation avec les gens qui y participent.

Puis, Ali Baddou a rappelé les propos tenus par Jean-Michel Blanquer qui pense que « un jour Jean-Luc Mélenchon est républicain, et le lendemain islamo-gauchiste ». Le président du groupe « La France insoumise » a rappelé le bilan de Jean-Michel Blanquer qui a supprimé 50 000 postes dans l’enseignement, favorisé l’organisation d’écoles confessionnelles et a nommé comme directeur de cabinet un homme ayant écrit des livres contre l’école publique et pour l’enseignement privé.

Jean-Luc Mélenchon a répondu à la question d’un auditeur qui défendait l’idée d’un candidat unique à gauche pour 2022. Le député insoumis lui a expliqué sa stratégie pour cette échéance :créer une majorité d’adhésion sur des idées qui rassemblent et qu’ensuite on applique : comme la planification écologique, la 6ème République, le partage des richesses.

Jean-Luc Mélenchon est enfin revenu sur l’absence de stratégie d’Emmanuel Macron à l’international, notamment dans le cadre des relations avec la Turquie d’Erdogan.

#RDLS123 : Samuel Paty, terrorisme, Bolivie, 18€ aux urgences

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Dans cette 123e Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 à Conflans Saint-Honorine. Il explique comment mettre en échec les buts du terroriste qui cherche à faire peur et à diviser le peuple français. Il revient aussi sur l’ambiance d’agitation médiatique et politique qui a fait suite à cet acte ignoble. Il dit pourquoi il respecte la période de deuil national sans entrer dans des polémiques politiciennes et dit son regret que d’autres n’aient pas eu le même comportement.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur une bonne nouvelle passée un peu inaperçue : la victoire du parti d’Evo Morales (le MAS) en Bolivie. Il raconte l’échec des agences d’influence nord-américaines et la victoire d’une stratégie non-violente basée sur une victoire par les urnes quand les adversaires de Morales recherchaient la confrontation violente.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon alerte sur une décision des macronistes : faire payer 18 euros quand on ira aux urgences. Il explique que cette mesure va pénaliser les plus pauvres et ceux qui vivent dans des déserts médicaux.

VIDÉO – 18€ pour aller aux urgences ? – L’alerte de Mélenchon

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 20 octobre 2020 à l’Assemblée nationale sur la décision du gouvernement de mettre en place un forfait de 18 euros pour toute personne qui se rendrait aux urgences sans être ensuite hospitalisée. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé une punition pour les pauvres qui n’auront pas les moyens et les périphéries qui manquent de médecins. Il a aussi appelé à faire une Sécurité sociale unique qui nous fasse économiser le coût des mutuelles privées. 

Voici la retranscription de son intervention :

« Je me présente à cet instant sur un seul et unique thème, en opposition à la création du « forfait patient urgences ». Je ne sais pas si tous les collègues ont bien remarqué cette nouveauté mais je voudrais ici dire à quel point elle nous choque et combien nous la condamnons.

Désormais, TOUS les patients devront payer un forfait de 18 euros pour leur passage aux urgences – forfait réduit parfois à 8 euros – y compris les personnes invalides, les cancéreux, les diabétiques, les malades du sida, les personnes épileptiques, les femmes enceintes – heureusement, il y a un amendement du rapporteur pour les retirer de cette liste. Les seules exceptions sont les malades du Covid-19 et les victimes du terrorisme.

Tout le monde devra payer 18 euros dans le cas où il serait établi que la présence de ces personnes aux urgences ne nécessiterait pas ensuite le passage en hospitalisation. Ça vaut la peine de se demander pourquoi une décision pareille est prise. On le devine : pour désengorger, dit-on, les urgences.

Mais pourquoi va-t-on aux urgences ? Par plaisir ? Parce qu’on se plaint d’un bobo ? Tous les Français savent que passer aux urgences, c’est attendre un temps interminable dans des conditions qui sont tout à fait démoralisantes. Pourquoi y vont-ils ? Et bien parce qu’ils ne sont pas capables, comme tout le monde le comprend, d’évaluer la gravité de ce qu’ils ressentent. C’est pour ça qu’ils vont là : pour qu’on le leur dise.

Et les gens se rendent aux urgences parce qu’il n’y a pas assez de médecins. 20% des Français disent s’être déjà rendus aux urgences dans les deux dernières années par manque de disponibilité d’un médecin de ville. Il n’y avait personne pour s’occuper d’eux ! Ils vont donc au seul endroit où on pourra le faire. 3,8 millions de Français vivent dans un désert médical. Il faut en moyenne 6 jours pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste, 22 jours pour un pédiatre, 28 jours pour un dentiste, 80 jours pour un ophtalmo.

Par conséquent, ce forfait sera d’abord une punition pour les pauvres gens et les périphéries les plus touchées par le manque de médecins. Et que se passera-t-il ? Dès lors qu’ils sauront que ça coûte 18 euros, ils n’iront pas. C’est-à-dire que, le cas échéant, leur état s’aggravera, ou bien que leur situation qui aurait nécessité une hospitalisation, comme ils n’avaient pas la certitude qu’ils l’auraient, ils n’iront pas et donc leur leur situation s’aggravera.

D’ores et déjà, 45% des Français ont déjà renoncé à aller chez le médecin parce que c’est trop cher. 3 millions de Français n’ont pas de mutuelle et donc pas de prise en charge possible du forfait hôpital. Les soins seront donc repoussés jusqu’à aggravation et donc jusqu’à hospitalisation – et hospitalisation « sauvage », si j’ose dire.

Donc, il y a les mutuelles, va-t-on nous dire. Oui, mais les complémentaires, mutuelles, assurances privées vont évidemment inscrire ce nouveau forfait dans leurs contrats. Leurs tarifs ont déjà augmenté de 47% en 10 ans. Et j’ai noté que leurs frais de gestion ont augmenté de 30% également en 10 ans. Vraiment, mieux vaudrait avoir un système de Sécurité sociale unique d’un bout à l’autre, qui nous épargnerait de voir consacrées 15% des dépenses de ces mutuelles en coûts de financement pour la publicité, la bureaucratie privée et les actionnaires !

Voilà, je n’en dirai pas plus. Ces 18 euros sont durs pour les faibles. Et la conséquence sanitaire sera rude. La santé, à cet égard, pour les gens simples, pour la vie de tous les jours, pour ceux qui ne savent pas et cherchent où se faire accueillir, la santé devient un luxe. Un luxe alimentaire : se nourrir correctement. Un luxe pour le logement : vivre quelque part de sain. Et maintenant, cela devient un luxe médical. C’est trop ! »

Vidéo - C’est la paix civile qui est en jeu

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 20 octobre 2020 après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, par un terroriste islamiste à Conflans-Saint-Honorine.

Voici la retranscription de cette intervention :

« Une nouvelle fois notre pays est mis à l’épreuve par un assassin se réclamant de l’islam.

À l’horreur politique que nous voulons stigmatiser, à la compassion affligée que nous voulons exprimer à la famille de Monsieur Samuel Paty, à ses élèves et à ses collègues, s’ajoute cette pensée que chacun d’entre nous conserve pour les profs qui ont marqué nos vies.

Nos enseignants ne font pas seulement un métier. Ils portent la lumière républicaine que le savoir répand quand il se transmet et voilà bien ce que craignent les obscurantistes.

Car il n’y a pas de liberté réelle pour l’ignorant. Il n’y a pas d’égalité ni de fraternité sans partage des savoirs.

Le meurtrier fait horreur, et il fait honte aussi à sa religion. Mais ses buts politiques nous sont connus.

Partout où il a tué, en France, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et partout dans le monde, l’islamisme politique et le terrorisme ont eu le même objectif : faire peur, et par là même commencer déjà à imposer sa loi, diviser la société et désorganiser l’État de droit en affolant les pouvoirs publics.

Chacun d’entre nous doit se sentir personnellement responsable de mettre en échec ces deux objectifs. En réservant ses coups à l’ennemi.

C’est la paix civile qui est en jeu.

Chacun d’entre nous est le rempart contre la haine.

C’est la paix civile qui est un enjeu.

Nous prendrons notre part à l’unité nationale sans la confondre avec la fin de notre opposition politique.

Nous respecterons la durée du deuil national dans notre façon de nous exprimer.

D’ici là, nous, Monsieur le Premier ministre, vos opposants, nous nous disons à vos côtés pour dire aux ennemis de la patrie républicaine : “Vous ne nous faites pas peur. Nous n’avons pas peur. Vous ne nous diviserez pas. Nous sommes la France !” »

VIDÉO – Europe : vous préparez la déroute de la France

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Le 19 octobre 2020, l’Assemblée nationale débattait de la contribution de la France au budget de l’Union européenne. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une augmentation sans précédent de cette contribution (+5 milliards d’euros en un an, +54% depuis 2017) et a déclaré « jamais nous n’avons donné autant et reçu aussi peu ». Il a expliqué la cause de cette augmentation des dépenses : les rabais obtenus par d’autres États moins solidaires que la France.

Le président du groupe « La France insoumise » a aussi dit que la situation actuelle pouvait mener à un décrochage des économies du sud de l’Europe par rapport à l’Allemagne et a alerté sur le risque d’explosion de la zone euro. Il a expliqué que le plan de relance n’en était pas vraiment un puisque les Français allaient payer davantage qu’il ne recevraient.

VIDÉO – Éradiquer le terrorisme islamiste, c’est possible

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Le 18 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Adrien Gindre après avoir participé au rassemblement d’hommage à Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie assassiné par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a expliqué que l’objectif du terrorisme islamiste était de faire peur et de diviser les Français en fonction de leur religion. Il a appelé à mettre en échec ce double objectif et a dit que c’était le sens des rassemblements qui se tenaient partout en France ce 18 octobre.

Jean-Luc Mélenchon a également appelé à frapper de manière précise et efficace le terrorisme islamiste, pointant notamment la responsabilité de la communauté tchétchène dans les évènements récents. Il a expliqué qu’il fallait retrouver et expulser tous les tchétchènes qui dévoilaient un islamisme politique sur les réseaux sociaux. Il a répété sa proposition d’utiliser la police à bon escient en mettant les moyens là où ils étaient nécessaires, à commencer par le renseignement.

Le député insoumis a rappelé son engagement sans faille contre l’islamisme politique et contre toute immixtion de la religion en politique. Il a appelé à renforcer la laïcité en ne tolérant aucune exception sur le sujet. Il a également parlé des moyens de développer ce sujet à l’école et a dit qu’il fallait faire confiance aux enseignants pour trouver les méthodes justes pour le faire.

La suite de l’interview portait sur les nouvelles mesures mises en place pour lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19, et notamment du couvre-feu. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que cette mesure manquait les principaux clusters qui sont les entreprises, les écoles et les université. Il a aussi questionné l’efficacité du gouvernement pour faire face à la crise sanitaire compte tenu des changements d’avis incessants sur les masques et les tests, mais aussi compte tenu du fait que les surblouses manquent toujours, que les respirateurs manquent toujours et que les lits d’hôpitaux sont moins nombreux que pendant la première vague du coronavirus.

Conflans : la riposte du peuple de France, c’est l’unité

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 17 octobre 2020 après l’assassinat par décapitation de Samuel Paty, professeur d’Histoire, par un terroriste islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Le président du groupe « La France insoumise » a dit son affection et sa solidarité avec la famille de la victime et avec l’ensemble des enseignants fortement marqués par cet évènement. Il a appelé à une répression ciblée et à renforcer nos services de renseignement alors que Samuel Paty et l’école avaient reçu de nombreuses menaces avant cet acte dramatique.

Jean-Luc Mélenchon a appelé à l’unité du peuple français, expliquant que le but des terroristes islamistes était de diviser les gens suivant leur religion.

VLOG - Ces bassines perturbent le cycle de l’eau

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Jean-Luc Mélenchon était le dimanche 11 octobre dans les Deux-Sèvres pour participer à lancer l’alerte sur la question des « bassines », ces immenses retenues d’eau destinées à l’agriculture intensive, qui perturbent le cycle de l’eau.

Ce vlog retrace l’ensemble du déplacement de Jean-Luc Mélenchon avec une première étape dans le marais poitevin pour comprendre les effets de ces bassines sur le cycle de l’eau. En effet, le drainage mis en place pour diriger l’eau vers les bassines assèche les sols et diminue la pénétration lente de l’eau dans la terre. En bout de course, c’est le marais lui-même qui s’assèche. Cette séquence du déplacement a également permis de comprendre ce que pourrait produire une importante montée des eaux.

Dans un second temps, Jean-Luc Mélenchon s’est rendu sur le lieu de construction d’une de ces bassines pour en étudier l’étendue. Elles sont utilisées pour irriguer le maïs destiné à l’exportation. L’occasion de questionner en profondeur le modèle agricole français tourné vers la productivité davantage que vers la construction d’une agriculture vivrière permettant de retrouver notre souveraineté alimentaire.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon participait à la manifestation contre les « bassines » organisée à Épannes. Le député insoumis a pris la parole, aux côtés d’autres acteurs politiques de cette lutte comme Philippe Poutou, José Bové ou Yannick Jadot. Il a évoqué la question de la reconquête du temps long pour protéger le cycle de l’eau et de la nécessaire planification par l’État et la commune pour atteindre cet objectif. Il a expliqué qu’il faudrait nationaliser Veolia et Suez pour protéger le bien commun qu’est l’eau.

Covid-19 : Macron a ébranlé l’autorité de l’État

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Le samedi 10 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Ruth Elkrief. Les échanges ont concerné d’abord la gestion de l’épidémie de Covid 19 par le gouvernement. Le député insoumis a expliqué que les ordres et contre-ordres associés aux changements d’avis successifs avaient ébranlé l’autorité de l’État. Il a expliqué que les décisions récentes prises sur le sujet à Marseille avaient été vécues comme injuste au regard de ce qui était fait ailleurs.

La deuxième partie de l’émission était consacrée à un portrait de Jean-Luc Mélenchon retraçant sa vie et son parcours politique. Il a ainsi expliqué son engagement en tant qu’étudiant, sa première rencontre avec François Mitterrand puis son adhésion au PS et enfin la rupture pour fonder le Front de Gauche et la France insoumise. Il est revenu sur la présidentielle de 2017 où il a raté de peu la marche pour le second tour et a expliqué avoir eu l’impression que la possibilité de changer en profondeur le pays était passée au bout de nos doigts. Il est revenu, aussi, sur l’épisode des perquisitions au siège de la France insoumise.

Les questions de Ruth Elkrief portaient, dans une dernière partie, sur l’actualité du moment. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la loi sur le séparatisme voulue par Macron puis finalement renommée « loi pour renforcer la laïcité ». Le député insoumis a expliqué que la France insoumise ferait des propositions sur le sujet à l’Assemblée. Il est revenu aussi sur le concept de « créolisation » emprunté à Edouard Glissant pour décrire la façon dont les cultures se modifient en se mélangeant. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une fusion entre Veolia et Suez contraire à l’intérêt général et a expliqué : « On parle d’argent plutôt que de parler d’eau »

Reconquérir le temps long : planification et démocratie !

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Le samedi 10 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon concluait la première édition de l’Agora de la France insoumise. Cet espace de débat était cette fois-ci consacré à la question suivante : « Quel rôle et quelle place pour l’État face à l’urgence écologique ? ». Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a fait le lien, dans son discours, entre le changement climatique, la planification, la reconquête du temps long et la démocratie.

Jean-Luc Mélenchon a commencé par brosser le tableau des effets visibles et récents du changement climatique dans notre pays, en concentrant son discours sur la question du cycle de l’eau. Il a ainsi parlé de la sècheresse, avec l’exemple du Doubs à sec (objet d’un déplacement récent du député insoumis) ou de la construction de « bassines » dans certaines régions agricoles pour accumuler l’eau (objet d’un déplacement à venir le lendemain). Il a aussi parlé des inondations dans le sud de la France et a expliqué comment le réchauffement de la Méditerranée provoque une augmentation de l’évaporation qui est à l’origine de pluies plus importantes qui tombent sur des sols imperméabilisés et ruissellent davantage.

Face à ce changement climatique désormais irréversible, Jean-Luc Mélenchon a appelé à planifier pour faire les réparations et les constructions nécessaires pour s’adapter tout en changeant nos modes de production anti-écologique. Il a ainsi évoqué le cas de l’agriculture intensive qui, en utilisant des pesticides, détruit la vie et la spongiosité des sols et augmente le ruissellement, ce qui provoque des inondations au moment des pluies et des sècheresses du fait que l’eau ne peut s’infiltrer correctement. Pour réaliser ces tâches d’intérêt général, le député insoumis a appelé a établir une conscription. Alors que Veolia essaie d’absorber Suez, il a expliqué que si les insoumis arrivaient au pouvoir en 2022, les entreprises liées à la gestion de l’eau seraient nationalisées.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la question de la reconquête du temps long face au temps court imposé par le capitalisme. Il a expliqué que la planification était l’outil de la reconquête du temps long mais aussi du sens. Il a montré comment et pourquoi cette planification devait être le résultat d’une expression démocratique de la souveraineté populaire et que celle-ci devrait s’articuler entre l’échelle nationale par l’Etat et l’échelle locale par la commune.

Néonicotinoïdes : l’empoisonnement volontaire

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 5 octobre 2020 pour s’opposer à la réintroduction par le gouvernement des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles pour les productions de betteraves.

Le président du groupe « La France insoumise » a rappelé les conséquences sur le temps long de l’usage des pesticides, notamment la destruction de la biodiversité des sols qui augmente le ruissellement de l’eau lors des pluies torrentielles ainsi que les effets sur la santé avec des malformations de plus en plus fréquentes.

Jean-Luc Mélenchon a appelé les députés macronistes à s’interroger plus largement sur l’objectif visé par cette réintroduction des néonicotinoïdes. Il a ainsi signalé que la production de betteraves sucrières partait pour 90% dans l’industrie agro-alimentaire et que là aussi l’usage excessif de sucre provoquait des maladies comme le diabète. Le député insoumis a appelé, à l’inverse, à retrouver notre souveraineté alimentaire en sortant du libre-échange et en re-développant une agriculture vivrière.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a rappelé les propos que tenait Barbara Pompili, aujourd’hui ministre, en 2016 : « Les études scientifiques s’empilent. Aujourd’hui, on peut raconter ce qu’on veut, les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux, ils sont dangereux pour les abeilles, mais bien au-delà des abeilles, ils sont dangereux pour notre santé ». Il a donc expliqué que face à ce qui s’apparente à un empoisonnement volontaire, il saisirait la Cour de Justice de la République.

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