Meeting pour les libertés publiques en réalité augmentée de Jean-Luc Mélenchon

Le samedi 28 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon était en meeting en réalité augmentée pour les libertés publiques. Il a expliqué qu’il fallait dès maintenant commencer à débattre sérieusement des questions programmatiques pour affronter la situation au moment de la prise du pouvoir en 2022. Il a parlé du pays dévasté par la crise sociale et sanitaire et des problèmes repoussés par Macron à l’après-élection comme les prêts garantis par l’État, l’interdiction du glyphosate ou encore la sortie du nucléaire.

Après une journée de manifestations pour les libertés publiques dans tout le pays, le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale est aussi revenu sur la question des violences policières. Il a appelé à refonder la police en dissolvant les brigades de voltigeurs, de la BAC et de l’IGPN. Il a demandé que soient expulsés de la police les violents, les racistes et les homophobes afin de retrouver une police républicaine de gardiens de la paix.

Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur la dérive autoritaire qui mine nos institutions. Il a pointé la remplacement inquiétant du gouvernement et du parlement par le Conseil des défense ainsi que la crise politique ouverte par Jean Castex suite à sa volonté de passer outre le parlement sur la proposition de loi sécurité globale. Autant d’occasions pour lui d’appeler à la convocation d’une Assemblée constituante pour passer à la 6ème République.

Enfin, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a abordé le sujet de l’unité du peuple français, menacé par la volonté de le diviser sur des questions religieuses. Il a appelé à défendre la paix civile par un retour à la laïcité républicaine. Face aux grands défis et notamment climatique, la division du peuple n’est pas une option.

Pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, signez sur le site Nous Sommes Pour. Retrouvez également ce meeting dans une version accessible aux sourds et malentendants.

#RDLS126 : Autoritarisme macronien, Chine VS USA, université menacée

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Dans ce 126e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle d’un sujet passé sous les radars médiatiques : le plus grand accord de libre-échange du monde signé entre la Chine et 14 autres pays de la zone Asie-Pacifique. Il explique comment cet accord vient contrebalancer la puissance américaine et sa monnaie, le dollar. Et comment cette situation nouvelle peut provoquer une augmentation des tensions, particulièrement au moment où les démocrates reviennent au pouvoir après les 4 ans de présidence de Donald Trump.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la dérive autoritaire du régime macroniste. Il explique pourquoi la loi « sécurité globale » et la loi « programmation recherche » posent de graves problèmes en matière de libertés publiques en interdisant de filmer les policiers ou en criminalisant l’engagement des étudiants (3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour une occupation de fac). Plus largement, il détaille comment les macronistes, par la loi et par les mots, tentent de criminaliser sans cesse l’opposition au régime et comment le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin participe de cette stratégie.

***LES LIENS***

- Nous sommes pour !
- La Chine signe le plus vaste accord de libre-échange au monde !
- Les dessous de la « méga bombe » américaine larguée en Afghanistan
- Macron à la dérive autoritaire

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#RDLS125 : Présidentielle 2022, élections aux USA, solidarité marseillaise

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Dans cette 125e Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur sa proposition de candidature à l’élection présidentielle avec la plateforme https://​noussommespour​.fr. Il explique d’où vient le nombre de 150 000 parrainages citoyens pour une investiture populaire et rappelle qu’il a déposé une proposition de loi à ce sujet. Il répond aux questions formulées sur la plateforme depuis son lancement (nombre de signatures, validité, poursuite de la collecte après les 150 000, etc) et sur la stratégie dans laquelle celle-ci s’inscrit.

Jean-Luc Mélenchon revient également sur le résultat des élections américaines alors que Donald Trump refuse pour l’instant de reconnaître la victoire de Joe Biden. Le député insoumis explique que si on peut se réjouir du fait que le président-élu des Etats-Unis a annoncé sa volonté de rejoindre l’accord de Paris sur le climat, il ne faut pas pour autant perdre de vue l’objectif d’indépendance de la France. Il rappelle donc en quelques mots sa politique en matière de relations internationales, ainsi que sa proposition de sortir de l’OTAN.

Jean-Luc Mélenchon parle enfin d’une action de solidarité réalisée à Marseille. Il s’agit d’une collecte de denrées alimentaires, de produits d’hygiène et de masques pour les remettre aux plus pauvres grâce à l’aide du Secours populaire. Le député insoumis appelle à mettre en place partout de telles actions de solidarité.

***SOMMAIRE***

00:00 : Introduction
00:12 : Lancement de la plateforme « Nous sommes pour »
19:00 : Une action de solidarité à Marseille à imiter
22:31 : Elections américaines et indépendance de la France 

***LES LIENS***

- La plateforme « Nous sommes pour ! »
- Le 20h de TF1
- Le direct sur 6 réseaux sociaux
- Présidentielle 2022 : pour une investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens
- Une action de solidarité organisée à Marseille ce samedi

« Nous sommes pour ! », comment ça marche ?

Ce dimanche 8 novembre sur TF1, Jean-Luc Mélenchon a proposé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Mais cette proposition est assortie d’une condition : obtenir une investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens. Un site est lancé pour recueillir les signatures : noussommespour​.fr. Pourquoi 150 000 signatures ? Comment ça marche ? Explications. Pourquoi 150 000 signatures ? Le nombre de 150 … Lire plus

Présidentielle 2022 : « Je propose ma candidature »

« Oui, je suis prêt : je propose ma candidature ». C’est par ces mots que Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa décision concernant l’élection présidentielle de 2022 au journal télévisé de 20h de TF1, ce dimanche 8 novembre 2020.

Une investiture populaire

Il a immédiatement assorti cette proposition de candidature d’une « condition » : celle de réunir une « investiture populaire ». Il s’agit, comme il l’a expliqué, de recueillir 150 000 parrainages citoyens. Le Président du groupe parlementaire La France Insoumise avait récemment déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour ouvrir à 150 000 personnes inscrites sur les listes électorales la possibilité de sélectionner les candidats à l’élection présidentielle, un droit réservé pour l’instant à 500 élus.

Une proposition que Jean-Luc Mélenchon a donc décidé de s’appliquer à lui même. Un site internet, « https://​noussommespour​.fr » a été ouvert pour permettre cette collecte de signatures. Sur TF1, l’insoumis a appelé ses soutiens à s’y rendre pour remplir le formulaire de parrainage.

Un programme de gouvernement

L’autre atout sur lequel Jean-Luc Mélenchon dit vouloir s’appuyer, c’est son programme. Une nouvelle version de l’Avenir en Commun a été mise en ligne sur le site « noussommespour​.fr ». Elle est ouverte aux contributions individuelles. Il est vrai que ce document avait déjà réunit 7 millions de voix dans la précédente élection présidentielle de 2017.

Depuis, il a aussi été le fil conducteur pour les 17 députés insoumis à l’Assemblée nationale et les 6 députés européens. Au cours de l’actuel quinquennat, l’Avenir en Commun a été décliné en 80 propositions de loi, 4 contre-budgets et plusieurs milliers d’amendements. De quoi conforter son statut de solide programme de gouvernement.

Se projeter sur l’avenir

Le leader insoumis a clairement donné un ton d’optimisme à sa campagne qui débute. S’il est apparu très conscient des graves problèmes traversés par le pays, comme l’épidémie de coronavirus, il a aussi déclaré vouloir aider les français à « se projeter sur l’avenir ». Pas question de peindre noir sur noir, Jean-Luc Mélenchon veut « déconfiner les esprits » et montrer « qu’il peut y avoir un bout au tunnel en vue », à l’aide de ses propositions phares comme la 6ème République ou la planification écologique. Lui qui, selon les sondages, est le mieux placé pour perturber le duo Macron/Le Pen a fustigé les deux comme des « variantes d’une vision autoritaires de l’Etat et de la société ».

Après son intervention sur TF1, Jean-Luc Mélenchon a prévu d’apparaitre dans un échange avec le public sur les réseaux sociaux (Twitch, Facebook, Youtube, Twitter, Instagram, TikTok).

Après le 20h de TF1, Jean-Luc Mélenchon répond à vos questions - #JLMDirect

Le dimanche 8 novembre 2020 après sa participation au 20H de TF1 où il a proposé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon était en direct sur 6 réseaux sociaux (YouTube, Twitch, TikTok, Instagram, Twitter et Facebook) pour répondre aux questions des internautes.

Pendant 1h15, celui qui a lancé la plateforme « Nous sommes pour ! » pour obtenir l’investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens a traité de nombreux sujets liés à son programme « L’Avenir en commun » : 6e République, sortie du nucléaire, fin de l’agriculture chimique, retraite à 60 ans, égalité salariale entre les femmes et les hommes, revalorisation du métier d’enseignant…

Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur des sujets d’actualité : gestion de la crise sanitaire du coronavirus, dérive autoritaire de la macronie, place du conseil de défense dans la décision politique, réponses sur le lancement de la plateforme « Nous sommes pour ! »…

Retrouvez ci-dessous l’ensemble des questions et le minutage des réponses de Jean-Luc Mélenchon.

SOMMAIRE :
00:00:00 : Introduction
00:00:57 : Candidature élection présidentielle TF1
00:03:40 : Est-ce que l’Avenir en Commun évoluera sur de nombreux points ? Lesquelles ? Si oui quand ?
00:12:22 : Si vous devenez président est-ce que vous instaurerez la 6ème République ?
00:17:55 : Pourquoi une investiture populaire ?
00:21:19 : Que peut-on faire pour convaincre les gens qui ne votent pas ?
00:24:17 : Pour ou contre la retraite à 60 ans ?
00:25:47 : J’aimerais savoir si vous êtes d’accord avec la loi interdisant la publication des vidéos des violences policières ?
00:28:27 : Qu’allez-vous faire pour le personnel soignant ? Augmentation des salaires et des moyens ?
00:33:58 : Est-vous d’accord avec certaines mesures du Président Macron depuis le début de son mandat ?
00:35:13 : Est-ce que vous allez proposer l’égalité salariale homme-femme ?
00:35:54 : Pourriez-vous convaincre les partenaires de gauches PS/ Verts de se rallier à vous ?
00:40:56 : Comment appliquer une véritable politique écologique quand l’Union européenne finance l’agriculture intensive ?
00:45:08 : Pourquoi vouloir arrêter le nucléaire ?
00:47:25 : Les enseignants français ont été particulièrement malmenés sous le mandat de Macron et les précédents ? Sauvez l’école et revalorisez le métier.
00:50:46 : C’est quoi le Conseil de défense ?
00:53:02 : Que comptez-vous faire contre le terrorisme ?
00:55:03 : Que pensez-vous de la loi sur le séparatisme ?
00:57:42 : Déconfiner les esprits : est-ce que vous pouvez expliquer ce que vous voulez dire par cette métaphore ?
00:59:27 : Comment comptez-vous vous adapter à la situation de crise sanitaire ?
01:00:42 : La campagne de 2022 va être violente ?
01:05:12 : Allez-vous faire un ministère pour la défense des animaux ?
01:05:20 : Est-ce que vous allez refaire le catogan ?
01:05:52 : Que pensez de la vente d’Alstom à General Electric ?
01:06:24 : Jean-Luc êtes-vous patriote ?
01:06:55 : Vous pensez quoi des LGBT ?
01:07:15 : Que pensez-vous des protocoles sanitaires dans les collèges et les lycées ?
01:07:45 : Je vous ai entendu parler des réductions du temps de travail horaire décalé pour tenter de réguler cette situation difficile. Serait-ce une nouvelle proposition pour le programme 2022 ?
01:10:54 : Comment pouvons-nous proposer des ajouts de propositions pour l’AEC ?
01:11:12 : Est-il possible de détailler la mesure sur le service citoyen obligatoire ?
01:12:48 : Conclusion

#RDLS124 - Confinement, état d’urgence : le régime autoritaire

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Dans cette 124e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon se concentre sur un seul thème : la mise en place progressive d’un régime autoritaire dans lequel les libertés collectives et individuelles sont peu à peu réduites.

Le président du groupe « La France insoumise » parle d’abord de la remise en place du confinement et explique pourquoi cette mesure n’est pas tenable dans la durée. Il prend le cas des petits commerçants contraints de choisir entre prendre des amendes ou mettre la clef sous la porte compte tenu des difficultés financières qu’occasionnent le nouveau confinement. Il propose également de mettre en place des alternatives au confinement et donne des exemples de ce qui pourrait être fait.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la prorogation de l’état d’urgence sanitaire et explique que se met en place un régime autoritaire dont la pente est totalitaire. Il invite à consulter le document d’analyse « Macron à la dérive autoritaire » qui récapitule les privations de liberté depuis le début du quinquennat.

Enfin, le député insoumis fait le point sur le lancement de l’application « L’insoumission » et sur les abonnements à « L’insoumission Hebdo » et « Le journal de l’insoumission ».

***LES LIENS***

- Le document « Macron à la dérive autoritaire »
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- Téléchargez l’application de L’insoumission sur l’Apple Store 

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Il faut des alternatives au confinement général

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Le 3 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour s’opposer à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Il a dénoncé une situation où la pandémie est « hors de contrôle » et où les consignes sanitaires ne sont pas pleinement obéies du fait de l’absence de consentement de la population aux mesures prises. Il a aussi expliqué que la multiplication des situations d’état d’urgence passant ensuite dans le droit commun posait un problème démocratique. Une position également défendue dans un document rendu public ce même jour sur la « dérive autoritaire de Macron ».

Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a appelé à créer les conditions du consentement aux mesures sanitaires en trouvant des alternatives au confinement général. Il a notamment proposé de réouvrir les commerces de proximité et à faire un roulement dans les classes d’école.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau expliqué que la prise de décisions par le Conseil de défense posait un grave problème démocratique.

Macronistes : vous limitez les libertés individuelles et collectives

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée Nationale le 4 novembre 2020 pour expliquer le vote du groupe parlementaire « La France insoumise » lors du vote de prorogation de l’état d’urgence sanitaire.

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la dérive autoritaire du gouvernement et de la majorité parlementaire. Il a aussi dénoncé le problème constitutionnel que pose le Conseil de Défense, ce groupe tenu au secret-défense auquel est confié la mission spéciale de gérer la crise sanitaire alors que cela ne fait partie de ses attributions légales.

Le groupe parlementaire « La France insoumise » a rendu public à cette occasion un document choc sur la dégradation de nos libertés individuelles et collectives depuis le début du quinquennat Macron, consultable en suivant ce lien.

Vidéo - Il faut des alternatives au confinement général

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Le 3 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale pour s’opposer à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Il a dénoncé une situation où la pandémie est « hors de contrôle » et où les consignes sanitaires ne sont pas pleinement obéies du fait de l’absence de consentement de la population aux mesures prises. Il a aussi expliqué que la multiplication des situations d’état d’urgence passant ensuite dans le droit commun posait un problème démocratique. Une position également défendue dans un document rendu public ce même jour sur la « dérive autoritaire de Macron ».

Le président du groupe parlementaire « La France insoumise » a appelé à créer les conditions du consentement aux mesures sanitaires en trouvant des alternatives au confinement général. Il a notamment proposé de réouvrir les commerces de proximité et à faire un roulement dans les classes d’école.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau expliqué que la prise de décisions par le Conseil de défense posait un grave problème démocratique.

Confinement 2 : « Nous n’avons pas confiance »

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Le jeudi 29 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon répondait depuis l’Assemblée nationale à l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé l’absence de préparation du gouvernement alors que des alertes nombreuses avaient été faites sur cette 2e vague. Il a également réagi à l’attaque terroriste survenue à Nice le matin même à l’église Notre-Dame.

Voici la rentranscription de cette intervention.

« Président, ministres, collègues,

Je veux en tout premier lieu exprimer au nom de tous les insoumis de France nos condoléances affligées et horrifiées aux familles des victimes, mais aussi, et je veux le souligner, notre totale solidarité avec les catholiques de France, menacés dans la pratique de leur foi. Il est significatif qu’en France, après la liberté de savoir, ce soit la liberté du culte qui soit attaquée et je voudrais rappeler que la laïcité en France est l’héritière d’une bataille implacable pour la liberté du culte.

Dès lors, c’est dans ce contexte glaçant que nous sommes conduits à discuter d’un sujet qui nous oppose il est vrai : la méthode et les manières de faire face à la situation de détresse sanitaire que nous sommes en train d’affronter.

Personne, Monsieur le Premier ministre, ne vous reprochera la pandémie, ce serait absurde. Voici la deuxième vague de l’épidémie. Le Président, avez-vous noté, a annoncé la troisième vague et tout le monde peut constater que vous êtes pris de court, « surpris » a dit le président ! Pourtant il fanfaronnait en juillet : « tout est prêt ». Le plan de déconfinement a été un échec. Personne ne s’en réjouit.

Vous n’avez pas préparé ce qui devait l’être. Dès lors, l’épidémie est hors de contrôle et permettez-moi de vous le dire : il me semble que le Président aussi.

D’où sort le plan qu’il a présenté hier soir ? Vous le reprenez aujourd’hui dans votre discours, Monsieur le Premier ministre, mais qui est l’auteur de ce plan ? Pas l’Assemblée nationale, pas sa commission, pas le gouvernement non plus. Il ne s’est pas réuni pour en délibérer. De qui alors Monsieur Castex êtes-vous le facteur ?

Le « Conseil de défense », a déclaré hier le porte-parole du gouvernement. Une sorte de gouvernement secret qui décide sans rendre de comptes à personne ni avoir été élu par personne. De « défense » dites-vous, parce que les chefs militaires s’y trouvent avec les chefs du renseignement. Mais nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en crise sanitaire. Nous affrontons un virus. Le virus n’a pas de stratégie. Son traitement est un fait sanitaire, pas militaire.

C’est au gouvernement de gouverner, pas à un conseil aux délibérations secrètes. C’est au gouvernement de prévoir, de planifier les actions après avoir consulté ses conseils scientifiques et médicaux. Au lieu de quoi, un homme décide de tout, tout seul, entouré de ce Conseil de défense hors sol.

Hélas, hélas, hélas. Aucune leçon ou presque n’a été tirée des mésaventures du premier confinement. On se bat encore une fois pour empêcher la saturation des lits de réanimation. Car le problème, c’est encore une fois le bilan de la destruction de l’hôpital public et cela continue. Vous nous présentez un plan. Un plan à prendre ou à laisser sans un mot, sans un amendement possible ni une ligne. Vous nous demandez un vote de confiance. Et bien nous n’avons pas confiance. Et nous avons de moins en moins confiance, autant vous le dire.

Nous respecterons les disciplines sanitaires que vous aurez fait adopter ici par le vote de votre majorité. Mais nous le ferons pour le salut commun et par respect pour les nouveaux sacrifices demandés aux soignants. Mais ne nous demandez pas de fermer les yeux sur ce qui nous semble être une incohérence majeure : les principaux foyers de contamination restent en service. Nous ne vous demanderions pas d’adopter nos onze propositions de loi, nos cinq plans pour faire face à l’urgence sanitaire, ni les conclusions de notre commission d’enquête. Nous ne vous demanderions pas de faire amende honorable pour nous avoir ri au nez quand nous vous mettions en garde contre une deuxième vague possible. Ni pour les réponses arrogantes que vous nous avez faites tout au long de la discussion de la loi de finances de sécurité sociale.

Nous vous demandons encore une fois de faire ce que vous n’avez pas fait la dernière fois et qui est indispensable. Premièrement, garantir la production des moyens de soins : remettre en route les chaînes de production de Luxfer pour avoir les bouteilles d’oxygène adéquates, commander les bons respirateurs, réquisitionner Framar pour produire les molécules pharmaceutiques nécessaires, interdire chez Sanofi les fins d’activité de production des molécules pharmaceutiques, réquisitionner toutes les unités de production capables de produire les gants, les surblouses et les charlottes nécessaires aux soignants. Ouvrir l’embauche immédiate des personnels nécessaires en commençant, car je sais bien qu’on ne les trouve pas d’un claquement de doigts, en commençant par le proposer aux 180 000 personnes déjà qualifiées qui ont quitté ce métier où ils étaient maintenus dans la précarité et les salaires insuffisants.

Deuxième point : garantir l’accueil de la jeune génération. Vous avez voulu reprendre les cours dix jours en juin dernier, c’était hasardeux. Mais vous n’avez rien appris comme on le voit depuis la rentrée.Vous n’avez pris aucune disposition de réquisition des bâtiments pour faire face à la promiscuité sanitaire des enfants et des maîtres. Vous n’avez prévu aucune embauche d’assistants des enseignants pour aider ceux-ci à organiser le rattrapage scolaire et la division des effectifs en sous-groupes. Troisièmement : garantir la solidarité humaine. Je vous en conjure, entendez le tocsin que sonne la pauvreté en France ! Pour les 10 millions de pauvres : la détresse alimentaire va s’incruster. Il faut dans chaque commune organiser les points de ravitaillement sociaux sur le modèle que réalisent les associations de solidarité.

Écoutez bien, vous n’empêcherez aucun parent qui n’a ni revenu ni travail, de sortir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour trouver de la nourriture pour leur famille. Il n’y a donc pas, comme on le voit à partir de cet exemple, de discipline sanitaire possible, il n’y a pas de consentement à l’autorité, sans solidarité humaine. Ne laissez pas sans revenu les précaires dont la masse des étudiants et des artistes qui contribuent à la beauté de la vie. Mettez à contribution les profiteurs de crise, ceux qui se sont fabuleusement enrichis pendant le premier confinement.

Deux jours de leurs super profits en cette période suffiraient à dégager trois milliards permettant à chacun au moins de manger dignement chaque jour. Dans quel pays allons-nous vivre ? Et je suis sûr que vous êtes tous étreint comme moi, de la même angoisse et de la même inquiétude. Dans quel pays allons-nous vivre ? Quoi qu’on pense les uns et les autres. Sans joie, sans gaieté, sans contacts humains, sans rires familiaux ni amicaux, sans théâtre, sans cinéma, sans concerts.

Auto, métro, boulot, dodo, au sens strict.« Vous ne sortirez que pour aller travailler » a dit le Président ! Nous allons vivre de quinze jours en quinze jours, en attendant les décisions du Conseil de défense et du président Macron qui nous diront à quelle heure nous pouvons sortir, combien de temps, à quelle heure nous devons rentrer et de combien nous serons mis à l’amende si nous lui désobéissons.

Que reste-t-il de notre liberté individuelle fondatrice de l’identité humaine ? Où sont passées nos libertés collectives ? Comment nommer cette société entre surveillance généralisée et terrorisme sporadique ? En trois ans, la liberté semble s’être effacée de nos vies. Puisse-t-elle y revenir. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Non. Mais sachons, pour conclure, qu’il n’y a pas de jours heureux sans qu’il n’y ait eu auparavant de résistance humaine. »

Tout pour les riches, rien pour les pauvres !

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 26 octobre 2020. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé une politique macroniste qui consiste à donner tout pour les riches et rien pour les pauvres. 

Voici la retranscription de son intervention :

« Je ne dirai pas grand-chose du plan de relance parce que tout a déjà été dit par mes collègues à cette tribune. Je le résume de la manière suivante : ce n’est pas un plan, c’est un saupoudrage, sur deux ans, d’une somme qui ne correspond même pas au rattrapage des investissements que l’État n’a pas fait pendant les 3 ou 4 dernières années.

Deuxièmement ce n’est pas un plan global puisqu’il ne comporte aucune conditionnalité sociale ni écologique. Ce n’est pas non plus un plan de relance, à supposer qu’il faille relancer ce qui existait déjà plutôt que d’organiser le déploiement de ce qui devrait exister. Car nous allons réinjecter 2 points de richesse dans la circulation économique du pays là où il en manque 10, pendant que nos voisins allemands pour 6 points de perdus en réinjectent 20. Nos voisins allemands d’ailleurs faisant à eux tout seuls 57% du total des aides qui sont prévues en Europe pour les différents plans de relance. Ce qui veut dire que l’écart économique entre nos deux pays va continuer.

Non, je suis venu pour parler d’une seule chose : la pauvreté. La pauvreté explose. Vous avez déjà déposé un plan sur ce sujet samedi, soit la bouche du Premier ministre qui déjà est en train de le rectifier tellement les associations du secteur se disent sidérées par l’insuffisance de ce plan. Nous allons avoir un million de pauvres en plus en 2020. C’est une situation inédite depuis 1945. Nous allons dépasser les 10 millions de pauvres, dont un enfant sur 5. Le plan dit “de relance” ne leur accorde que de toutes petites miettes sur la table plantureuse où d’autres se gavent. 800 millions d’euros, c’est-à-dire 0,8% du plan dit “de relance” dont 600 millions sont déjà dépensés c’est-à-dire les ¾. Les 150 euros annoncés par M. le Président Macron qui représentent une dépense d’un milliard d’euros ne tomberont pas avant décembre et ne concernent que 3 millions de Français sur 10 millions de pauvres.

Et cela représente, en une fois et pour une seule fois, seulement un tiers des dépenses contraintes des plus pauvres pour un seul mois. Alors, évidemment encore une baisse d’impôts de 20 milliards aux entreprises. “Aux entreprises”, car je suis à peu près certain qu’on n’en retrouvera pas plus la trace dans la production qu’on a retrouvée trace dans la production et les investissements des sommes qui ont déjà été consenties par cette pluie d’allègement d’impôts qui, au cours des 10 dernières années, est tombée sur ces soi-disant entreprises. La vérité, c’est que cet argent est passé pour l’essentiel dans les dividendes qui ont augmenté de 70% en 10 ans, pendant que les investissements reculaient de 5%. Les investissements ont reculé de 5% alors qu’il y avait une manne incroyable de crédits d’impôts et de dons de cette sorte qui étaient faits. Et pour finir, les soi-disant entreprises qui vont bénéficier de ces sommes, en réalité elles ne seront que 0,01% du total des entreprises existantes à en bénéficier réellement. Non, ça ne peut pas être une fois de plus tout pour les riches et rien pour les pauvres.

Les associations vous demandent d’augmenter le RSA d’au moins 100 euros. Elles vous demandent de l’étendre aux jeunes de moins de 25 ans. Sans discuter des principes qui seraient alors en cause, pour la période de détresse, cette idée vaut la peine d’être entendue et suivie. Car pendant ce temps, nous savons où trouver la ressource. Pendant ce temps, tout va de mieux en mieux pour les riches tandis que tout va de pire en pire pour les pauvres. En effet, pendant le confinement, la fortune des milliardaires a augmenté de 45%. Il vous suffit donc, pour financer ces mesures que demandent les associations du secteur, d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes. Deux jours de gain des milliardaires égalent 3 milliards dans les caisses de l’État. Je vous le redis, ces gens abandonnés seront en définitive ceux qui empêcheront toute la dynamique de la société. Parce que celle-ci ne peut pas être accomplie si une partie d’entre-elle, de cette société, vit enfermée dans la servitude de la misère. Je vous rappelle ce principe énoncé si clairement et si lucidement par Maximilien Robespierre : « Quel est le premier des droits imprescriptibles de l’homme ? Celui d’exister. La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister. » Pour 10 millions de pauvres, cette réalité n’est toujours pas accomplie. »

VIDÉO - Blanquer, son projet : la destruction de l’école publique et de ses professeur·es

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Le lundi 26 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Carine Bécart et d’Ali Baddou. Il a été interrogé sur le vote des insoumis contre la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, voté le samedi précédent à l’Assemblée nationale. Le président du groupe parlementaire de la France insoumise a expliqué qu’il était opposé aux lois réduisant les libertés individuelles et collectives, et donnant toujours plus de pouvoirs au gouvernement.

Exprimant des doutes sur les effets du couvre-feu pour combattre l’épidémie, il a ensuite été interrogé sur les mesures qu’il jugerait bonnes à prendre concernant la situation sanitaire du pays. Jean-Luc Mélenchon a constaté que rien en Europe, ni en France n’avait été fait pour se préparer à la 2ème vague de l’épidémie : il y a de nouveau une pénurie de masques, de gants, de blouses et de médicaments. Il appelle notamment à l’augmentation du nombre de lits en réanimation. Rappelant que gouverner consiste à organiser le consentement à l’autorité, il a mis en garde contre la mauvaise manière qu’à Macron de mener le pays à la baguette.

Ali Baddou est ensuite revenu sur la note publiée par Jean-Luc Mélenchon sur son blog intitulée « La Semaine noire ». Il y expliquait la semaine noire pour la patrie, commencée avec l’assassinat de Samuel Paty puis se transformant en semaine irrationnelle où tous les ministres se sont répandus en injures, accusant les insoumis d’être les complices des terroristes. Carine Bécard lui demande ensuite si l’on pouvait républicain et participer à la manifestation du 10 novembre 2019. Jean-Luc Mélenchon a expliqué le sens de sa participation à cette marche et a invité à trouver, dans son parcours politique, une seule phrase non laïque. Il a rappelé qu’il ne faut pas confondre la cause d’une manifestation avec les gens qui y participent.

Puis, Ali Baddou a rappelé les propos tenus par Jean-Michel Blanquer qui pense que « un jour Jean-Luc Mélenchon est républicain, et le lendemain islamo-gauchiste ». Le président du groupe « La France insoumise » a rappelé le bilan de Jean-Michel Blanquer qui a supprimé 50 000 postes dans l’enseignement, favorisé l’organisation d’écoles confessionnelles et a nommé comme directeur de cabinet un homme ayant écrit des livres contre l’école publique et pour l’enseignement privé.

Jean-Luc Mélenchon a répondu à la question d’un auditeur qui défendait l’idée d’un candidat unique à gauche pour 2022. Le député insoumis lui a expliqué sa stratégie pour cette échéance :créer une majorité d’adhésion sur des idées qui rassemblent et qu’ensuite on applique : comme la planification écologique, la 6ème République, le partage des richesses.

Jean-Luc Mélenchon est enfin revenu sur l’absence de stratégie d’Emmanuel Macron à l’international, notamment dans le cadre des relations avec la Turquie d’Erdogan.

#RDLS123 : Samuel Paty, terrorisme, Bolivie, 18€ aux urgences

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Dans cette 123e Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 à Conflans Saint-Honorine. Il explique comment mettre en échec les buts du terroriste qui cherche à faire peur et à diviser le peuple français. Il revient aussi sur l’ambiance d’agitation médiatique et politique qui a fait suite à cet acte ignoble. Il dit pourquoi il respecte la période de deuil national sans entrer dans des polémiques politiciennes et dit son regret que d’autres n’aient pas eu le même comportement.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur une bonne nouvelle passée un peu inaperçue : la victoire du parti d’Evo Morales (le MAS) en Bolivie. Il raconte l’échec des agences d’influence nord-américaines et la victoire d’une stratégie non-violente basée sur une victoire par les urnes quand les adversaires de Morales recherchaient la confrontation violente.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon alerte sur une décision des macronistes : faire payer 18 euros quand on ira aux urgences. Il explique que cette mesure va pénaliser les plus pauvres et ceux qui vivent dans des déserts médicaux.

VIDÉO – 18€ pour aller aux urgences ? – L’alerte de Mélenchon

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 20 octobre 2020 à l’Assemblée nationale sur la décision du gouvernement de mettre en place un forfait de 18 euros pour toute personne qui se rendrait aux urgences sans être ensuite hospitalisée. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé une punition pour les pauvres qui n’auront pas les moyens et les périphéries qui manquent de médecins. Il a aussi appelé à faire une Sécurité sociale unique qui nous fasse économiser le coût des mutuelles privées. 

Voici la retranscription de son intervention :

« Je me présente à cet instant sur un seul et unique thème, en opposition à la création du « forfait patient urgences ». Je ne sais pas si tous les collègues ont bien remarqué cette nouveauté mais je voudrais ici dire à quel point elle nous choque et combien nous la condamnons.

Désormais, TOUS les patients devront payer un forfait de 18 euros pour leur passage aux urgences – forfait réduit parfois à 8 euros – y compris les personnes invalides, les cancéreux, les diabétiques, les malades du sida, les personnes épileptiques, les femmes enceintes – heureusement, il y a un amendement du rapporteur pour les retirer de cette liste. Les seules exceptions sont les malades du Covid-19 et les victimes du terrorisme.

Tout le monde devra payer 18 euros dans le cas où il serait établi que la présence de ces personnes aux urgences ne nécessiterait pas ensuite le passage en hospitalisation. Ça vaut la peine de se demander pourquoi une décision pareille est prise. On le devine : pour désengorger, dit-on, les urgences.

Mais pourquoi va-t-on aux urgences ? Par plaisir ? Parce qu’on se plaint d’un bobo ? Tous les Français savent que passer aux urgences, c’est attendre un temps interminable dans des conditions qui sont tout à fait démoralisantes. Pourquoi y vont-ils ? Et bien parce qu’ils ne sont pas capables, comme tout le monde le comprend, d’évaluer la gravité de ce qu’ils ressentent. C’est pour ça qu’ils vont là : pour qu’on le leur dise.

Et les gens se rendent aux urgences parce qu’il n’y a pas assez de médecins. 20% des Français disent s’être déjà rendus aux urgences dans les deux dernières années par manque de disponibilité d’un médecin de ville. Il n’y avait personne pour s’occuper d’eux ! Ils vont donc au seul endroit où on pourra le faire. 3,8 millions de Français vivent dans un désert médical. Il faut en moyenne 6 jours pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste, 22 jours pour un pédiatre, 28 jours pour un dentiste, 80 jours pour un ophtalmo.

Par conséquent, ce forfait sera d’abord une punition pour les pauvres gens et les périphéries les plus touchées par le manque de médecins. Et que se passera-t-il ? Dès lors qu’ils sauront que ça coûte 18 euros, ils n’iront pas. C’est-à-dire que, le cas échéant, leur état s’aggravera, ou bien que leur situation qui aurait nécessité une hospitalisation, comme ils n’avaient pas la certitude qu’ils l’auraient, ils n’iront pas et donc leur leur situation s’aggravera.

D’ores et déjà, 45% des Français ont déjà renoncé à aller chez le médecin parce que c’est trop cher. 3 millions de Français n’ont pas de mutuelle et donc pas de prise en charge possible du forfait hôpital. Les soins seront donc repoussés jusqu’à aggravation et donc jusqu’à hospitalisation – et hospitalisation « sauvage », si j’ose dire.

Donc, il y a les mutuelles, va-t-on nous dire. Oui, mais les complémentaires, mutuelles, assurances privées vont évidemment inscrire ce nouveau forfait dans leurs contrats. Leurs tarifs ont déjà augmenté de 47% en 10 ans. Et j’ai noté que leurs frais de gestion ont augmenté de 30% également en 10 ans. Vraiment, mieux vaudrait avoir un système de Sécurité sociale unique d’un bout à l’autre, qui nous épargnerait de voir consacrées 15% des dépenses de ces mutuelles en coûts de financement pour la publicité, la bureaucratie privée et les actionnaires !

Voilà, je n’en dirai pas plus. Ces 18 euros sont durs pour les faibles. Et la conséquence sanitaire sera rude. La santé, à cet égard, pour les gens simples, pour la vie de tous les jours, pour ceux qui ne savent pas et cherchent où se faire accueillir, la santé devient un luxe. Un luxe alimentaire : se nourrir correctement. Un luxe pour le logement : vivre quelque part de sain. Et maintenant, cela devient un luxe médical. C’est trop ! »

Vidéo - C’est la paix civile qui est en jeu

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 20 octobre 2020 après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, par un terroriste islamiste à Conflans-Saint-Honorine.

Voici la retranscription de cette intervention :

« Une nouvelle fois notre pays est mis à l’épreuve par un assassin se réclamant de l’islam.

À l’horreur politique que nous voulons stigmatiser, à la compassion affligée que nous voulons exprimer à la famille de Monsieur Samuel Paty, à ses élèves et à ses collègues, s’ajoute cette pensée que chacun d’entre nous conserve pour les profs qui ont marqué nos vies.

Nos enseignants ne font pas seulement un métier. Ils portent la lumière républicaine que le savoir répand quand il se transmet et voilà bien ce que craignent les obscurantistes.

Car il n’y a pas de liberté réelle pour l’ignorant. Il n’y a pas d’égalité ni de fraternité sans partage des savoirs.

Le meurtrier fait horreur, et il fait honte aussi à sa religion. Mais ses buts politiques nous sont connus.

Partout où il a tué, en France, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et partout dans le monde, l’islamisme politique et le terrorisme ont eu le même objectif : faire peur, et par là même commencer déjà à imposer sa loi, diviser la société et désorganiser l’État de droit en affolant les pouvoirs publics.

Chacun d’entre nous doit se sentir personnellement responsable de mettre en échec ces deux objectifs. En réservant ses coups à l’ennemi.

C’est la paix civile qui est en jeu.

Chacun d’entre nous est le rempart contre la haine.

C’est la paix civile qui est un enjeu.

Nous prendrons notre part à l’unité nationale sans la confondre avec la fin de notre opposition politique.

Nous respecterons la durée du deuil national dans notre façon de nous exprimer.

D’ici là, nous, Monsieur le Premier ministre, vos opposants, nous nous disons à vos côtés pour dire aux ennemis de la patrie républicaine : “Vous ne nous faites pas peur. Nous n’avons pas peur. Vous ne nous diviserez pas. Nous sommes la France !” »

VIDÉO – Europe : vous préparez la déroute de la France

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Le 19 octobre 2020, l’Assemblée nationale débattait de la contribution de la France au budget de l’Union européenne. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une augmentation sans précédent de cette contribution (+5 milliards d’euros en un an, +54% depuis 2017) et a déclaré « jamais nous n’avons donné autant et reçu aussi peu ». Il a expliqué la cause de cette augmentation des dépenses : les rabais obtenus par d’autres États moins solidaires que la France.

Le président du groupe « La France insoumise » a aussi dit que la situation actuelle pouvait mener à un décrochage des économies du sud de l’Europe par rapport à l’Allemagne et a alerté sur le risque d’explosion de la zone euro. Il a expliqué que le plan de relance n’en était pas vraiment un puisque les Français allaient payer davantage qu’il ne recevraient.

VIDÉO – Éradiquer le terrorisme islamiste, c’est possible

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Le 18 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Adrien Gindre après avoir participé au rassemblement d’hommage à Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie assassiné par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a expliqué que l’objectif du terrorisme islamiste était de faire peur et de diviser les Français en fonction de leur religion. Il a appelé à mettre en échec ce double objectif et a dit que c’était le sens des rassemblements qui se tenaient partout en France ce 18 octobre.

Jean-Luc Mélenchon a également appelé à frapper de manière précise et efficace le terrorisme islamiste, pointant notamment la responsabilité de la communauté tchétchène dans les évènements récents. Il a expliqué qu’il fallait retrouver et expulser tous les tchétchènes qui dévoilaient un islamisme politique sur les réseaux sociaux. Il a répété sa proposition d’utiliser la police à bon escient en mettant les moyens là où ils étaient nécessaires, à commencer par le renseignement.

Le député insoumis a rappelé son engagement sans faille contre l’islamisme politique et contre toute immixtion de la religion en politique. Il a appelé à renforcer la laïcité en ne tolérant aucune exception sur le sujet. Il a également parlé des moyens de développer ce sujet à l’école et a dit qu’il fallait faire confiance aux enseignants pour trouver les méthodes justes pour le faire.

La suite de l’interview portait sur les nouvelles mesures mises en place pour lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19, et notamment du couvre-feu. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que cette mesure manquait les principaux clusters qui sont les entreprises, les écoles et les université. Il a aussi questionné l’efficacité du gouvernement pour faire face à la crise sanitaire compte tenu des changements d’avis incessants sur les masques et les tests, mais aussi compte tenu du fait que les surblouses manquent toujours, que les respirateurs manquent toujours et que les lits d’hôpitaux sont moins nombreux que pendant la première vague du coronavirus.