Conférence de Jean-Luc Mélenchon à l’ESCP

Le 29 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était en conférence à l’ESCP à l’invitation de l’association étudiante Tribunes.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a tout d’abord répondu à une question de Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, concernant la possible fabrication commune d’un avion de combat avec l’Allemagne. Il s’est opposé à ce projet puisque l’Allemagne a été un partenaire déloyal avec la France comme l’ont montré les exemples Airbus, Eurocopter et Ariane. Il a également rappelé qu’en matière de défense nationale, l’idée centrale doit être la souveraineté. Il a donc rejeté une nouvelle fois l’idée de création d’une Europe de la défense qui aurait comme logique l’escalade militaire avec les Russes et les Chinois.

Interrogé sur l’énergie nucléaire, Jean-Luc Mélenchon a souligné que bien que la probabilité d’accidents soit faible, cette énergie était dangereuse du fait des dégâts considérables qu’elle pouvait provoquer. Il a donc appelé à sortir du nucléaire, car il existe des risques importants. Il a aussi rappelé que cette énergie rendait la France dépendante, notamment pour sa fourniture en matière première comme l’uranium.

Le président du groupe parlementaire insoumis s’est ensuite exprimé sur ses propositions sur l’écologie. Il a détaillé en quoi consistait le protectionnisme écologique qu’il défend. Il a pris l’exemple des jeans en expliquant qu’un jean importé parcourt en moyenne 12 pays, 36 000 km et coûte en eau la consommation d’un humain pendant 7 ans avant d’arriver en France. Il a appelé à arrêter l’importation de ce type de produit pour les fabriquer en France puisque des entreprises le font déjà. Jean-Luc Mélenchon a également rappelé son opposition au glyphosate et aux produits importés qui en contiennent. Il a expliqué ensuite que l’augmentation du SMIC à 1 400€ était une mesure écologique, car quand on est mieux payé, on se nourrit avec des produits de meilleure qualité pour la santé et pour la planète.

Le candidat à l’élection présidentielle a abordé le thème des féminicides en indiquant que s’il était élu il mettrait le milliard d’euros demandé par les associations pour lutter contre les violences faites aux femmes. Il a souligné qu’un tel enjeu n’avait pas de prix.

Il a également traité plus largement des thèmes liés à la sécurité et à la police. Il a rappelé le mauvais bilan des précédents gouvernements à ce sujet avec des lois chaque année qui aboutissent à moins de libertés et plus de contrôle pour des résultats nuls. Jean-Luc Mélenchon a listé plusieurs propositions de son programme comme dissoudre les BAC et les BRAV pour augmenter les effectifs de police judiciaire.

En matière d’immigration, le candidat a rappelé que la première chose à faire était de se préoccuper des causes du départ car on ne part jamais par plaisir de son pays. Il a précisé que ça n’avait pas de sens de parler de 2e ou de 3e génération d’immigrés puisqu’en France, quand on naît en France, on est Français, c’est le droit du sol. Il a rappelé ce qu’il avait dit à M. Zemmour lors du débat avec lui, c’est-à-dire qu’un prénom français, c’est un prénom porté par un Français et rien d’autre, que ce soit Mohamed, Alaric ou Gwen, c’est le nom d’un compatriote.

Jean-Luc Mélenchon a conclu la conférence en détaillant sa vision de la France, qui sera en 2050 la première nation d’Europe en nombre d’habitants. Il a expliqué que plus un peuple est nombreux, plus il a de capacités intellectuelles. Il a affirmé que pour lui, la puissance vient du rayonnement philosophique, scientifique, culturel et moral d’une nation et pas de sa puissance militaire ou des résultats du commerce extérieur.

Débat Mélenchon VS Zemmour : le replay

Le jeudi 23 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon débattait contre Éric Zemmour. Il a expliqué que ce débat était l’occasion de mettre sur le devant de la scène les vrais problèmes de notre pays : lutte contre le changement climatique, pauvreté, crise sociale, et de sortir des thèmes stériles de M. Zemmour.

Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a dénoncé le « danger pour la France » que représente Éric Zemmour, notamment pour les droits des femmes. Il a aussi démontré la fausseté des chiffres extravagants du polémiste d’extrême droite sur l’immigration. À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon a défendu la « religion républicaine » du peuple français uni autour de sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Concernant la sécurité, face à un Éric Zemmour qui ne proposait pas grand chose, Jean-Luc Mélenchon a déployé son programme : dissolution des BAC et des BRAV, arrêt de l’utilisation par la police des flashball et des grenades dans le maintien de l’ordre. Il a défendu une police républicaine, respectueuse des gens, entraînée et disciplinée. Il a également affirmé vouloir casser pour de bon les trafics d’armes, de drogue et d’êtres humains et lutter contre le blanchiment de l’argent sale.

Le débat portait ensuite sur l’indépendance de la France et sa souveraineté. Jean-Luc Mélenchon a défendu la sortie de l’OTAN. Mais il a également parlé du rayonnement de notre pays, évoquant notamment notre territoire maritime (le deuxième du monde) et notre contribution à la recherche spatiale. Il a par ailleurs proposé que la francophonie devienne un espace politique de coopération entre les peuples partageant la langue commune qu’est le français.

Jean-Luc Mélenchon a ensuite développé son programme social : SMIC à 1400 euros nets, retraite à 60 ans pour 40 annuités, blocage de certains prix et notamment de l’énergie (électricité, gaz, essence) et de l’alimentation. Il a expliqué que ces mesures étaient aussi des mesures écologiques puisqu’un meilleur salaire signifie aussi souvent une meilleure consommation alimentaire. Sur tous ces sujets, Éric Zemmour est resté muet.

Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a aussi défendu son programme en matière écologique. Il a expliqué qu’il voulait mettre en place un protectionnisme écologique pour interdire l’entrée sur notre territoire de produits contenant du glyphosate puisqu’il l’interdirait lui-même en France. Il a aussi dit qu’il fallait sortir du nucléaire et a expliqué comment un plan permettrait de le faire en développant les énergies renouvelables et en créant des dizaines de milliers d’emplois.

Concernant les traités européens, Jean-Luc Mélenchon a pris l’engagement absolu d’appliquer son programme quoi qu’il arrive, expliquant que si des traités européens s’y opposaient, il appliquerait un droit « d’opt-out » sur ces traités, c’est-à-dire de non application. Défendant la souveraineté du peuple dans toutes ses dimensions, il a aussi plaidé de nouveau pour une 6e République, un référendum d’initiative citoyenne et le droit de révoquer les élus.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a conclu l’émission en rappelant que le défi numéro 1 à relever était de faire face au changement climatique. Il a souligné l’urgence de ce défi en précisant que sans action de notre part, en 2050, plusieurs zones de la France seront sous l’eau et 1 million de personnes inondées chaque année. Pour y faire face, il a proposé d’appliquer la “règle verte”, mesure présente dans son programme qui consiste à ne pas prendre à la nature plus que ce qu’elle ne peut reconstituer. Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a aussi appelé, à l’heure du changement climatique, à agir tous ensemble, dans la solidarité et sans discrimination.

Gaz, électricité, alimentation : il faut bloquer les prix !

Le lundi 13 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité des Grandes Geules. Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a défendu son projet de loi d’urgence sociale comprenant notamment le blocage des prix des produits de première nécessité (gaz, électricité, alimentation) et l’augmentation du SMIC à 1400€ nets par mois. Il a expliqué que cette mesure pouvait être prise rapidement par un simple décret.

Jean-Luc Mélenchon a aussi dénoncé l’accumulation de profits des entreprises du CAC 40 pendant la crise sanitaire alors que le reste de la population pâtissait de la crise sanitaire. Il a ainsi expliqué qu’avec les 51 milliards d’euros de bénéfices du CAC 40 lors de l’année écoulée, on aurait pu créer 1 million d’emplois au salaire moyen. Et face aux remarques sur le risque d’évasion fiscale des plus riches, le candidat à l’élection présidentielle a rappelé sa proposition de mise en place d’un impôt universel, comme le font les États-Unis.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a également expliqué qu’il voulait refonder la police en renforçant les moyens de la police judiciaire dédiée aux enquêtes au long-cours quand l’accent est actuellement mis sur la BAC qui concentre ses missions sur le flagrant délit. Il a dit vouloir revenir à une logique de gardiens de la paix en la matière.

Jean-Luc Mélenchon a aussi répondu aux questions concernant la proposition d’Anne Hidalgo de doubler le salaire des enseignants. Il a expliqué que cette mesure était non seulement coûteuse mais que de surcroît elle ne répondait pas aux demandes des syndicats. Il a expliqué quant à lui être favorable au rattrapage du gel du point d’indice et à une augmentation des salaires, mais aussi à une augmentation du nombre de postes dans l’Éducation nationale pour diminuer le nombre d’élèves par classe.

Enfin, interrogé sur la place de Zemmour dans l’élection présidentielle, il a expliqué que ce dernier créait de la peur pour créer du liant à droite.

Débat Mélenchon-Hedebouw : La gauche en Europe face à la montée de l’autoritarisme

Le dimanche 12 septembre 2021 à 12h30, Jean-Luc Mélenchon était à Ostende (Belgique) à la #ManiFiesta pour un débat avec Raoul Hedebouw, président du Parti des travailleurs belge (PTB) sur le thème : « La gauche en Europe face à la montée de l’autoritarisme ».

Raoul Hedebouw est revenu dans un premier temps sur l’évolution inquiétante de l’autoritarisme en Belgique : de plus en plus de droits démocratiques sont bafoués comme avec la “loi pandémie” qui peut enlever les pouvoirs du Parlement lorsque l’état de pandémie est déclaré. Il critique ensuite la concentration du pouvoir entre les mains des multinationales pour appeler à reconquérir ce pouvoir.

Jean-Luc Mélenchon rebondit sur les propos de Raoul Hedebouw en revenant sur l’extrême concentration du capital dans les mains de quelques personnes. Il rappelle que le capitalisme a construit une société de la compétition de chacun contre tous et qu’aucune société humaine ne peut vivre sur un régime de compétition généralisée. Il souligne que le changement climatique nous oblige, au contraire, à une vie en société faite de solidarité.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 aborde ensuite la question de la gestion de la crise sanitaire en France. Il critique vivement la manière dont les décisions ont été prises : au sein d’un Conseil de défense tenu au secret-défense qui ne rend de compte à personne et n’informe d’aucune décision prise. Il rappelle ensuite que le pass sanitaire met en place des contrôles de plus en plus autoritaires, du fichage généralisé et des décisions absurdes dans le monde du travail. La France insoumise a voté contre.

Jean-Luc Mélenchon revient sur le danger de la montée de l’extrême droite en Europe et rappelle que l’extrême droite est là pour utiliser et susciter la peur. Elle vise à diviser les gens sur la base d’une couleur de peau ou d’une religion pour empêcher l’unité du peuple autour de combats communs. Il appelle à mener la lutte contre l’extrême droite et à ne pas laisser un millimètre d’espace aux fascistes.

Le président du Parti des travailleurs belge revient sur sa vision de la montée de l’extrême droite en Belgique. Il explique qu’en Belgique l’extrême droite souhaite une confrontation entre Wallons et Flammands, entre Belges nés en Belgique et les autres, entre la Belgique et le reste du monde. À l’inverse, il appelle à construire un “nous” unifiant : celui des travailleurs qui construisent la richesse.

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la stratégie de l’Union Populaire. Il a expliqué que l’#UnionPopulaire consiste à rassembler le peuple autour de ses revendications communes, rappelant que les sondages le démontraient sur des questions aussi diverses que l’interdiction du glyphosate, le 100% d’énergies renouvelables, l’augmentation des retraites et du SMIC… Il souligne : “Notre stratégie, c’est de se demander : qu’est-ce qui est bon pour le peuple, pour l’intérêt général, pour la patrie républicaine ?”.

Retrouvez l’ensemble du programme sur : https://​melenchon2022​.fr/​p​r​o​g​r​a​m​me/

Raoul Hedebouw a abondé dans le sens de Jean-Luc Mélenchon en insistant sur le fait que l’État doit intervenir pour faire prévaloir l’intérêt général et l’intérêt des travailleurs avant les intérêts particuliers. Il a alerté ensuite sur la situation catastrophique des agriculteurs et paysans à travers le monde et sur la nécessité de les soutenir partout où ils sont en lutte.

Jean-Luc Mélenchon rappelle qu’en France un paysan se suicide tous les 2 jours. Il insiste sur l’urgence de traiter de manière concrète la question paysanne et sur la nécessité d’arrêter le saccage des sols par les pesticides et le glyphosate et appelle à mieux rémunérer les paysans. Il souligne qu’on ne peut pas séparer la question écologique de la question sociale : c’est en augmentant le SMIC qu’on peut permettre aux gens d’acheter des produits bios qui permettent de mieux rémunérer les paysans.

Pour finir, Raoul Hedebouw et Jean-Luc Mélenchon sont revenus sur la question de la concentration des médias. Le candidat à l’élection présidentielle insiste : le problème est la pluralité des médias. Il prône au contraire un pluralisme, de la contradiction et note l’importance de construire ses propres propres réseaux de communication.

Procès des attentats du 13 novembre 2015 : étendre la lumière de la vérité

Ce mercredi 8 septembre 2021 s’ouvre à Paris le procès des attentats du 13 novembre 2015. À cette occasion, Jean-Luc Mélenchon adresse un message aux Français. Il explique que ce procès peut permettre d’étendre la lumière de la vérité sur ces actes terroristes.

Le président du groupe « La France insoumise » espère ainsi que ce procès permettra d’éclairer les causes et les complices qui ont rendu possible cet attentat et notamment : ses financements et ses financeurs, mais aussi la provenance des armes qui ont été utilisées.

Plus largement, Jean-Luc Mélenchon appelle à renforcer le renseignement humain. Il explique également qu’il faut renforcer la surveillance des parlementaires sur ces sujets et sur les décisions de politique internationale.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon appelle à ne pas laisser la peur l’emporter. Et en particulier à ne jamais donner le point aux islamistes en acceptant qu’ils soient la représentation politique des musulmans dans notre pays.

Outre-mer : nous rejetons l’état d’urgence sanitaire

Le 7 octobre 2021, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l’Assemblée nationale concernant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire dans les Outre-mer.

Le président du groupe parlementaire de La France insoumise a commencé par dire son indignation sur la situation qui prévaut dans les Outre-mer français et sur les conditions qui ont rendu possible une telle situation. Il a notamment pointé du doigt le krash social en Outre-mer qui a permis un tel krach sanitaire.

Il a rappelé que la situation des Outre-mer était prévisible et que les insoumis avaient fait un rapport sur le sujet à la fin du premier confinement. L’eurodéputé Younous Omarjee avait écrit au Premier ministre pour demander un plan d’urgence dans les Outre-mer et le député Jean-Hugues Ratenon avait saisi le ministre des Outre-mer.

Il a dénoncé le fait que c’était la première fois du mandat qu’un projet de loi concernait tous les Outre-mer en dépit de leurs différences géographiques, des conditions naturelles diverses et des écarts importants des taux d’incidence qui existent entre eux.

Jean-Luc Mélenchon a appelé a rejeté la proposition de loi qui prolonge un confinement sans fin et sans moyens. Il a appelé à une discussion d’ensemble qui permettrait de prendre l’intégralité des éléments en compte de la réalité des départements et territoires d’Outre-mer.

Il a expliqué par exemple que le manque de confiance dans la vaccination en Guadeloupe et en Martinique s’expliquait par la culture de la défiance dans ces départements liée à l’utilisation du chlordécone. Il a également souligné les situations spécifiques à Mayotte et en Guadeloupe où il est difficile de faire les gestes barrières pour une raison simple : il y a de graves problèmes d’approvisionnement en eau.

Sur la vaccination, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a indiqué qu’il s’efforçait de convaincre les gens de son utilité, mais qu’il était totalement contre toutes les mesures de restriction des libertés, comme le Pass sanitaire, car cela ne nous prépare pas pour la suite. Il a rappelé que nous étions dans l’ère de l’incertitude écologique où les risques d’émergence de nouvelles zoonoses ne sont pas réglés.

Enfin le président du groupe parlementaire LFI a réitéré ses propositions pour faire face à la crise sanitaire en commençant à construire là où ça va le plus mal la société du roulement, en organisant la fin du surpeuplement grâce à la construction de logements et en mettant en place des purificateurs d’air dans toutes les salles de classe.

Macron à Marseille : le monarque présidentiel est ridicule

Jean-Luc Mélenchon tenait un point presse à Marseille le jeudi 2 septembre 2021 pour réagir au déplacement d’Emmanuel Macron dans la cité phocéenne.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a dénoncé la logique purement communicationnelle du président lors de sa venue à Marseille : « Macron vient avec sa lettre au Père Noël, promet beaucoup de choses mais ne fera rien. Quand on vient 8 mois avant une élection promettre des milliards, c’est qu’on a pas l’intention de les donner. Il n’y a plus de premier ministre dans ce pays ? C’est ça la nouvelle constitution française ? Non, moi je ne me fais pas à la monarchie présidentielle, je trouve que c’est ridicule. »

En déplacement dans l’école Antoine de Ruffi dans le 2ème arrondissement de Marseille, Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur les propos polémiques de Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, concernant la prétendue augmentation d’achats d’écrans plats lors du versement des allocations de rentrée scolaire. Il a également évoqué le manque de préparation du gouvernement de cette rentrée scolaire. Il a proposé de mettre en place la société par roulement, d’installer des purificateurs d’air et à dédoubler les classes.

Marseille : Mélenchon répond à Macron

Le jeudi 2 septembre 2021, Jean-Luc Mélenchon réagissait à la venue d’Emmanuel Macron à Marseille et à ses annonces.

Le député des Bouches-du-Rhône a dénoncé l’opération de communication du président, venu en campagne à Marseille faire un pèlerinage des promesses. Il a rappelé que de nombreuses annonces avaient déjà été faites par ses prédécesseurs qui ont pourtant laissé la ville dans l’abandon. Il a notamment démontré que le président était venu à Marseille faire des promesses déjà faites par ses ministres. C’est le cas concernant la sécurité avec les précédentes annonces de Gérald Darmanin, mais aussi pour la santé avec l’ancienne ministre Agnès Buzyn.

Le président du groupe parlementaire LFI a dénoncé le côté monarchique du président qui se déplace pour promettre de l’argent à Marseille en se substituant au maire de la ville et à la région. Il a souligné que les habitants de Marseille n’étaient pas dupes et étaient habitués à compter sur eux-mêmes depuis longtemps. Il a évoqué sa rencontre de la veille avec Emmanuel Macron où il l’a directement interpellé sur ses promesses.

Enfin le candidat à l’élection présidentielle de 2022 s’est étonné d’être le seul opposant lors de ce déplacement d’Emmanuel Macron, les autres dirigeants politiques nationaux étant aux abonnés absents.

Notre stratégie, c’est l’union populaire

Le dimanche 29 août 2021 après son discours de clôture des AMFIS2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité du 13h de TF1. Il a expliqué pourquoi il avait choisi de démarrer tôt sa campagne présidentielle et a affirmé avoir un programme, une équipe et une stratégie : l’union populaire.

Il a ensuite détaillé cette stratégie, rappelant que le programme qu’il porte est majoritaire dans la société. Il a donc expliqué que son but était de faire l’union populaire autour de ce programme afin que le peuple puisse trancher, dans les urnes, ce qu’il faut pour le pays. Il a répété que l’abstention « vote Macron » et a dit pourquoi il allait donc mobiliser les abstentionnistes pour les faire revenir vers les urnes.

« L’abstention vote Macron » - Meeting de Jean-Luc Mélenchon à Valence - #AMFIS2021

Le dimanche 29 août 2021, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Valence aux côtés d’Huguette Bello, présidente de la Région Réunion pour clôturer les #AMFIS2021.

Huguette Bello a rappelé que sur l’île de la Réunion, l’union populaire qui avait été mise en place lors de l’élection régionale avait permis d’emporter la victoire. Elle a expliqué que le peuple réunionnais avait exprimé par son vote une exigence de justice sociale après des années où l’éthique et la morale avaient été bafouées par les dirigeants politiques de l’ordre établi. Rappelant que l’identité réunionnaise s’était forgée dans la lutte pour la conquête de la liberté, elle a appelé le peuple français tout entier à lutter pour « Restaurer la République. Restaurer la liberté. Restaurer l’égalité. Restaurer la fraternité. » Huguette Bello a dénoncé la société néolibérale qui maltraite les humains et la nature. Elle a expliqué que si la France se tournait vers les Outre-mers, elle pouvait mettre en place une politique maritime d’ampleur, ayant le deuxième territoire maritime du monde. Elle a expliqué qu’elle prendrait toute sa part, sur l’île de La Réunion, à participer à la victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2022.

Jean-Luc Mélenchon a de son côté rappelé que sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 était celle d’un programme qui avait déjà obtenu 7 millions de voix en 2022, d’une équipe parlementaire prête a gouverner, et des 250 000 personnes qui le soutiennent déjà sur le site https://​melenchon2022​.fr.

Alors que la déroute américaine en Afghanistan occupe le devant de la scène médiatique, le président du groupe parlementaire insoumis a dressé le bilan des 20 ans de guerre des USA dans ce pays : 2000 milliards de dollars dépensés pour le résultat obtenu. Il a expliqué que la guerre ne règle jamais les problèmes politiques et a appelé à réfléchir sur l’intervention française au Mali.

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau rappelé son opposition au pass sanitaire, dénonçant les faux débats autour de cette question et les polémiques qui visent à diviser le peuple entre « pro-vax » et « anti-vax ». Il a appelé le monde salarié et associatif organisé à participer à ces manifestations et à en expulser ceux qui sont antisémites.

Face aux défis du changement climatique, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a dit qu’il fallait une société plus solidaire. Il a dénoncé la petite oligarchie qui s’est enrichie pendant et par la crise sanitaire. Il a appelé à entrer dans l’action politique pour résoudre les problèmes qui se posent dans notre pays et au-delà et a donc lancé un appel fort contre l’abstention, affirmant que l’abstention favorise Le Pen et Macron et, pour le résumer en une formule, que « L’abstention vote Macron ».

Face à ceux qui disent que sans union il est impossible de gagner, mais qui commencent par se diviser et n’ont même pas de programme à proposer aux Français, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que sa candidature portait un programme largement soutenu par le peuple français, rappelant que les sondages le démontraient sur des questions aussi diverses que l’interdiction du glyphosate, le 100% d’énergies renouvelables, l’augmentation des retraites et du SMIC… Il a dénoncé ceux qui cherchent à diviser le peuple français en utilisant la question de la vaccination ou celle des religions. Il a défendu la créolisation de la société face à des gens comme Eric Zemmour qui disent s’y opposer. Il a aussi rappelé sa proposition, faite au Burkina-Faso, d’une francophonie des peuples.

Le candidat de l’union populaire à l’élection présidentielle a aussi affirmé qu’il fallait planifier. Il a répété son engagement de ne plus faire de réductions d’impôts sans contreparties sociales et environnementales et a expliqué qu’il donnerait de la visibilité aux entreprises par la planification. C’est par cette méthode qu’il a dit pouvoir réaliser la relocalisation des productions dans notre pays.

Moquant les débats ineptes qui laisseraient à penser que des candidats à l’élection présidentielle seraient pour l’insécurité, Jean-Luc Mélenchon a aussi parlé de son programme en matière de sûreté publique. Il a ainsi dit qu’il voulait renforcer les moyens de la police judiciaire pour lutter efficacement contre les trafics.

Lançant un appel à la mobilisation populaire, les candidat à l’élection présidentielle a aussi annoncé une nouvelle étape dans sa campagne avec la constitution à venir d’un « Parlement de l’Union populaire » rassemblant des personnalités du monde du salariat organisé, des associations ou des arts et des lettres.

« Le pass sanitaire, c’est le pass autoritaire »

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le dimanche 25 juillet 2021 pour la motion de rejet contre le pass sanitaire. Voici la retranscription de son intervention :

 

Président, rapporteur, ministres,

L’empereur Caligula, dit-on, avait imposé son cheval comme Consul de Rome. Il testait la résistance du Sénat. Emmanuel Macron applique le pass sanitaire. Il teste l’attachement des français à leurs libertés.

Le Pass sanitaire n’aura aucun effet sur la santé des Français. Au contraire, on doit craindre qu’il puisse la menacer. Car la vaccination par la contrainte qu’il vise est déconseillée avec force par l’Organisation mondiale de la santé. De plus, vous voulez ignorer que les personnes vaccinées, comme moi, peuvent encore non seulement être contaminées mais diffuser le virus. Enfin, vous rendez les tests rares et payants contrairement, une fois de plus, aux conseils de l’OMS.

Au total, avec la gestion de la crise sanitaire dans le secret du conseil de défense, en pleine crise collective, notre pays est gouverné par une personne seule, le président, dont il faut ensuite changer la moitié des décisions parce qu’elles sont ingérables.

À présent, vous prenez une pente, plus hasardeuse encore, quand vous entrez dans l’intime du corps sain ou malade, souffrant ou mourant, pour y établir le règne de vos lois et règlements absurdes. Allez lire chez Hannah Arendt où mènent inéluctablement les effractions du politique dans l’intime. Le pass sanitaire change la nature de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Ainsi, d’une crise sanitaire vous faites une crise politique. Car avec le pass sanitaire, pour la France, commence l’ère de la liberté conditionnelle. Oh ! Tout reste libre, à condition que le régime macroniste, ses états d’urgence et pass de toutes sortes, en donnent la permission. Liberté conditionnelle, comme pour tous les condamnés qui se sont bien tenus, c’est la société du contrôle permanent. Le pass-sanitaire sera contrôlé cent fois par jour, à tout propos, vous allez scanner et rescanner toute la population, par toutes sortes de gens sans mandat, et même ceux qui ne le veulent pas. C’est le cas des 200 000 restaurateurs et cafetiers chargés de contrôler leurs clients. Vous les menacez : 9000 euros d’amende et la fermeture administrative de l’établissement.

Un travailleur vient travailler sans pass ? Son salaire est suspendu. S’il est en CDD ou contrat de mission, licenciement immédiat possible ! Je note qu’avec une ostentation de classe assumée, vous n’imposez pas de Pass sanitaire à l’entrée des conseils d’administration ni avant les assemblées d’actionnaires. Et si une personne testée positive ? Isolement forcé avec visite de police possible à la fin des contrôles. La BAC à domicile ? Pourquoi pas les Brav ? Un soignant non vacciné ? Suspendu ! Il doit apprendre à vivre sans salaire. Consternant régime où la menace sociale remplace tout dialogue.

Évidemment le règne de la bureaucratie du contrôle ce sera l’absurdie. Pour vous on se contamine dans les TGV mais pas dans les RER. Le virus est présent dans les restaurants mais pas dans les écoles. Les soignants, les pompiers, les serveurs, les cinéphiles, les théâtreux sont des vecteurs de contagion mais pas les policiers. Vous forcez à l’isolement les personnes contaminées mais même dans leurs logements même surpeuplés sans réquisitionner les milliers de chambres d’hôtel disponibles.

Et puis, voici les vaccinations contrôlées par des non vaccinés, vérifiées d’un arrêt du train à l’autre et combien d’autres trouvailles. Elles ne semblent être là que pour permettre une sorte de dressage généralisé des « gaulois réfractaires » et les obliger à obéir, obéir et obéir encore contre la raison et le bon sens. Le pass sanitaire c’est le pass autoritaire. Le pass sanitaire c’est la discrimination sociale assumée comme le montre la carte des vaccinations. Pourtant, la liberté est notre droit initial et vous n’avez aucun droit contre elle. Bien sûr, toute liberté a des limites. Mais on ne peut les fixer qu’avec scrupules et les mains tremblantes.

Pour les amis de la liberté, mieux vaut se tromper en oubliant d’interdire qu’en interdisant trop. Non ! Nous ne sommes pas un peuple de patients, ni de délinquants potentiels, mais un peuple de citoyens. Et pendant que vous imposez ces absurdités vous ne prévoyez rien pour organiser les roulements d’horaires de travail, rien pour les purificateurs d’air à installer partout, rien pour renforcer les moyens de l’hôpital public et faire revenir les 180 000 personnes qui ont quitté son service ! Rien pour la rentrée de douze millions d’élèves et de leurs enseignants. Que vont devenir les millions d’enfants non vaccinés à l’heure de la piscine, de la musique et de tous les temps extra-scolaires ?

Enfin, vous continuez à vous opposer à la liberté de produire les vaccins laissant les millions d’Africains à 2% de vaccination. Oui, nous avons bien senti le délire du moment. Quand vous avez fait revoter l’Assemblée à 5H du matin. Et cela pour annuler l’amendement présenté par Caroline Fiat. Il supprimait l’obligation du pass sanitaire s’il s’agit d’aller tenir la main d’un parent mourant.

Malheureux ! Au secours ! Antigone reviens ! Vous connaissez l’histoire à son sujet. Sophocle la raconte dans sa pièce, cinq siècles avant notre ère. Contre la loi, et contre son oncle au pouvoir qui le lui interdisent, Antigone décide, au péril de sa propre vie, d’enterrer son frère condamné pour rébellion à rester sans sépulture. Voici la leçon, universelle et permanente : le respect du droit de chacun est notre premier devoir.

Depuis il y a eu sur ce thème 10 pièces de théâtres, 10 films réalisés depuis 1961, 11 opéras composés depuis 1762. Au total 30 œuvres majeures depuis 24 siècles. Bref, vous aviez eu les moyens de savoir à quoi vous en tenir. Je résume : dans certaines circonstances on ne demande pas la permission ! Aucune interdiction ne vaut contre le devoir moral. A cet instant, on n’attend pas la validation des contrôles et des paperasses de la bureaucratie que vous installez jusqu’aux portes de la mort.

Dans ce cas, une fois de plus, ce sera un honneur de désobéir et d’être Insoumis. Ici, nous n’avons qu’un devoir, dire si oui ou non, ce texte permet d’affronter correctement la pandémie. Nous ne croyons qu’il ne diminue que nos libertés. Il faut donc le rejeter.

Dans ce 95e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle de son nouveau livre, « Et ainsi de suite - Un procès politique en France ». Il raconte la genèse de l’écriture de cet ouvrage qui mêle arguments sur le lawfare et récits de son voyage en Amérique latine.

Il revient aussi sur les images volées de la manifestation des retraites et la manipulation médiatique qui en a suivi avec le mot « barbares » ainsi que la réaction inquiétante du syndicat de policiers Alliance.

Il dit ensuite son soutien pour les décrocher de portraits et développe le thème de la désobéissance civique face au péril climatique.

Enfin, il revient sur d’autres évènements qui ont marqué la semaine comme l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, l’incendie de l’usine Seveso Lubrizol à Rouen et la mort du Président Chirac.

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Pass sanitaire : absurde, injuste et autoritaire !

Le jeudi 22 juillet 2021 était examiné à l’Assemblée nationale le projet de loi du gouvernement visant à mettre en place le « pass sanitaire » qui va créer une société du contrôle généralisé. Jean-Luc Mélenchon a mené la bataille contre ce texte liberticide. Cette vidéo regroupe ses différentes interventions.

Le président du groupe « La France insoumise » a mis en lumière dans une première intervention la pagaille et le désordre que ce texte mettrait dans le pays avec des absurdités comme les règles différentes en fonction des transports en commun.

Dans ses deuxième et troisième interventions, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le risque que fait courir la fin des remboursements des tests. Il a ainsi expliqué que l’idée que les personnes vaccinées n’auraient pas besoin de se faire tester était fausse puisque le vaccin n’empêche ni de contracter la maladie, ni de la transmettre. Il a aussi appelé à respecter ce que dit l’OMS sur la meilleure manière d’avancer sur la vaccination, en convainquant plutôt qu’en contraignant. Il a aussi dit de nouveau qu’il fallait lever les brevets sur les vaccins afin de permettre une large propagation de la vaccination dans le monde.

Alors que les macronistes veulent rendre légaux la suspension de salaire et, même, le licenciement au bout de deux mois d’un salarié non vacciné, le président du groupe « La France insoumise » a mis en lumière dans une quatrième intervention cette violence faite aux salariés de notre pays. Il a dénoncé la nouvelle violation de liberté que cela constituait.

Enfin, dans sa cinquième et sa sixième intervention, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l’impréparation du gouvernement dans la crise sanitaire et son absence de planification. Il a rappelé qu’à chaque étape, les insoumis avaient prévenu, notamment de l’arrivée de nouvelles vagues de contamination. Il a aussi rappelé toutes les propositions qui avaient été faites, sans être jamais mise en oeuvre par le gouvernement.

Rencontre de Jean-Luc Mélenchon avec le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso

Lundi 19 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était en déplacement au Burkina Faso. Il était accompagné de Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire de la France insoumise et de Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis. À la suite de son entretien avec le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, M. Alassane Bala Sakandé, le président du groupe parlementaire insoumis a répondu à plusieurs questions de journalistes lors d’un point presse.

Il a tout d’abord évoqué la crise sanitaire qui présente des particularités entre les différents pays. Il a rappelé qu’on ne pouvait pas gouverner sans un consentement des populations et qu’il fallait trouver des solutions qui permettent de mobiliser tout le monde, notamment en matière sanitaire.

Il a expliqué qu’il devrait écourter son déplacement au Burkina Faso pour participer aux débats à l’Assemblée nationale sur le Pass sanitaire qui commencent ce mercredi 21 juillet 2021. Jean-Luc Mélenchon a précisé sa position à ce sujet puisque cela risque de poser question dans de nombreux pays. Il a rappelé que le Pass sanitaire était inapplicable dans les faits et participait simplement du contrôle permanent de la population.

Le président du groupe parlementaire LFI a indiqué qu’il avait également échangé avec M. Alassane Bala Sakandé sur le thème de la sécurité. Il a rappelé que la question du financement des groupes armés était primordiale pour demander des comptes à ceux qui payent. Il a dit partager la position du Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso sur la sécurité et le fait que chacun des peuples doit déployer par lui-même les moyens de résistance à l’agression puisque c’est cette résistance qui est la plus efficace et que toutes les autres méthodes ont échouées.

Pour finir, Jean-Luc Mélenchon a évoqué le cas du Mali, pays voisin du Burkina Faso, où la France est toujours présente militairement. Il a demandé à consulter le peuple malien sur cette présence qui pose question et qui devra prendre fin tôt ou tard. Il a donc appelé à trouver une solution rapidement à ce sujet.

Thomas Sankara est une figure de l’insoumission

Le 18 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était présent au mémorial Thomas Sankara, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Accompagné des députés insoumis Mathilde Panot et Bastien Lachaud, il est venu rendre hommage à l’ancien Président burkinabé, de 1983 jusqu’à son assassinat en 1987.

À cette occasion, il a prononcé une allocution au cours de laquelle il a mis l’accent sur les réalisations de la première révolution burkinabé. Il a notamment cité les domaines pour lesquels les discours et les actes de Thomas Sankara doivent nous inspirer des leçons pour l’avenir. C’est ainsi qu’il a rappelé son action en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre le patriarcat. Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’à ses yeux, Thomas Sankara était un précurseur de l’écologie politique.

Concernant les questions agricoles, il a fait sien l’objectif de souveraineté alimentaire, atteint à l’époque en 4 années par le Burkina Faso, et que la France d’aujourd’hui n’a plus. Il s’est aussi déclaré en accord avec la vision de Thomas Sankara concernant la francophonie. De manière générale, Thomas Sankara est pour lui une figure de l’insoumission.

Le Président du groupe La France insoumise a également parlé de sa rencontre avec le Balai Citoyen, une organisation burkinabé qui a joué un rôle clé dans la révolution de 2014. Il a dit être venu dans ce pays avant tout pour « apprendre et pas pour donner des leçons ».

Pass sanitaire : la société du contrôle permanent

Le 16 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole suite à la décision du gouvernement de mettre en place un pass sanitaire.

Le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée a rappelé que le groupe parlementaire insoumis, bien que ses membres soient vaccinés ou en voie de l’être, était formellement opposé à la vaccination obligatoire. Une position que les insoumis partagent avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Sur ce sujet, il a appelé le gouvernement à convaincre les Français plutôt que de les contraindre.

Jean-Luc Mélenchon a précisé que le pass sanitaire était une restriction considérable des libertés. Il a dénoncé une société du contrôle et du conflit permanents organisée par Emmanuel Macron et qui va s’amplifier avec la mise en place de ce pass. Il a rappelé que la liberté est notre cause commune, quelles que soient nos opinions politiques et que la liberté de conscience, la liberté individuelle, la liberté d’agir, autant qu’on respecte la loi, est la liberté la plus fondamentale. Il a donc appelé à la défendre.

Il a également dénoncé les mesures absurdes décidées par le gouvernement, comme le fait de demander aux soignants et pompiers de se vacciner alors qu’ils seront eux-mêmes contrôlés par des personnes à qui on ne demandera pas le pass sanitaire. Il a ensuite pointé du doigt l’incroyable coût que va représenter pour les gens les tests PCR à réaliser à la rentrée, puisqu’ils ne seront plus remboursés.

Le président du groupe parlementaire LFI a indiqué que les insoumis, dans cette circonstance comme dans toutes les autres, feront ce que bon leur semble concernant les manifestations organisées contre le pass sanitaire. Il leur a néanmoins demandé de ne pas permettre qu’ils soient confondus, ou que le mouvement soit confondu, avec des expressions inappropriées concernant la vaccination. Il a rappelé que le vaccin librement consenti n’était pas un apartheid et que sa diffusion n’était pas la Shoah. Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il allait s’adresser aux 100 organisations qui ont déjà organisé une première manifestation de défense des libertés pour les solliciter et leur demander d’organiser à leur tour une marche pour les libertés.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a énuméré les nombreuses propositions que le groupe insoumis a fait à l’Assemblée nationale concernant la crise sanitaire, que ce soit pour proposer des alternatives au confinement, pour installer des purificateurs d’air, pour mettre en place une société du roulement, pour un plan de déconfinement économique. Il a rappelé qu’il était primordial que la France porte, comme il l’a proposé avec l’ancien président du Brésil Lula, la levée des brevets sur les vaccins.

Enfin Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’avec les annonces d’Emmanuel Macron de remettre sur la table ses attaques contre les retraites et contre les chômeurs, nous allons entrer dans un moment délicat sur le plan sanitaire de façon extrêmement brutale. Il a donc appelé à l’unité du peuple français.

14 juillet 1789 : première Révolution citoyenne ?

Dans cette conférence qui sera diffusée ce mercredi 14 juillet à 14h, Jean-Luc Mélenchon analyse le 14 juillet 1789 et la période révolutionnaire française avec le prisme de la théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne. Il explique en particulier comment le nombre humain, la concentration du peuple français dans des espaces urbains, sa dépendance à des réseaux collectifs notamment pour l’accès à la nourriture, ou encore des évènements climatiques sont autant d’éléments qui sont partie prenante de la Révolution de 1789.

Le candidat de l’Union Populaire à l’élection présidentielle tire aussi quelques leçons de 1789 qui peuvent être utiles pour le présent. Il explique notamment pourquoi, dans notre pays, c’est la République qui fonde la nation et non l’inverse et, par conséquent, pourquoi la France et la République sont une seule et même chose. Il souligne la place et le rôle des femmes dans les moments révolutionnaires. Il précise pourquoi la Révolution française peut être considérée comme un évènement universel et pas seulement national.

Avec cette conférence, Jean-Luc Mélenchon invite celles et ceux qui l’écoutent à considérer la Révolution de 1789 comme une part importante de notre présent, riche en leçons politiques pour nous-mêmes et pour les générations à venir.

« Le peuple est l’acteur de l’Histoire » - J.-L. Mélenchon au festival du journalisme

Le vendredi 9 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était le grand témoin du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne. Il était invité à un débat à partir d’une question : le peuple a-t-il toujours raison ?

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a développé la théorie de l’ère du peuple, qui donne le titre de son ouvrage sur le sujet. Il a en particulier expliqué que le peuple est d’une part défini par le nombre des êtres humains qui le composent et par l’interdépendance croissante de ces derniers. Il a ainsi expliqué que le mode de vie urbain et la nécessité d’accéder à des réseaux (eau, nourriture, transport, etc.) sont des composantes essentielles de la définition matérielle du peuple.

Jean-Luc Mélenchon a aussi rappelé que la revendication d’un accès aux réseaux est au coeur des révolutions citoyennes modernes : accès à l’eau, aux réseaux de transport, aux réseaux numériques… Il a dit également que, dans le monde rural, c’est aussi cet accès aux réseaux qui est souvent au coeur des revendications populaires : y ait une gare, une école, une eau de qualité.

Répondant à une question sur le « peuple de gauche », le candidat de l’union populaire à l’élection présidentielle a expliqué que face à un clivage « gauche/droite » qui peut diviser le peuple, il fallait y préférer un clivage « peuple/oligarchie » qui au contraire peut le rassembler contre les séparatistes de l’argent qui développent leurs propres réseaux pour vivre en dehors des réseaux collectifs.

Jean-Luc Mélenchon a également développé une autre vision des médias. Il a dénoncé la possession de 90% des médias par 9 milliardaires dans notre pays. Il a proposé d’interdire à un patron de presse de posséder plusieurs médias et a également égrainé des solutions pour démocratiser la presse en donnant du pouvoir aux abonnés et aux téléspectateur, en augmentant la place des journalistes dans la prise de décision et en s’assurant de la tenue régulière de conférences de rédaction.

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