VIDÉO - À tous les oubliés du Ségur de la santé ! | Adrien Quatennens

Le 14 avril 2021, Adrien Quatennens intervenait à l’Assemblée nationale lors de la lecture définitive du projet de loi visant l’amélioration du système de santé.

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VIDÉO - Régionales​ : cessez de jouer aux apprentis sorciers avec la démocratie ! | Adrien Quatennens

Stop au projet Hercule ! L’énergie est un secteur stratégique

Privatisation des profits, mutualisation des pertes ! Voilà ce qu’est le projet Hercule, projet de découpe d’EDF, avec un cadeau fait au privé : les énergies renouvelables. 

Tout ça pour faire plaisir à la commission européenne et à la sacro sainte concurrence libre et non faussée. Pourtant les outils de production et le réseau de distribution d’électricité sont un monopole naturel. La concurrence voulue par le projet Hercule est une fausse concurrence : les opérateurs privés vont se contenter de faire du profit sur les contrats et sur l’électricité toujours produite par EDF. 

Le libéralisme effréné doit prendre fin : l’énergie est un secteur stratégique que notre pays ne peut abandonner à cette lubie !

Stop au projet Montagne d’or en Guyane !

Alors que la convention citoyenne avait demandé un moratoire sur l’exploitation minière en Guyane, le gouvernement préfère au contraire prévoir la réforme du code minier par ordonnance, c’est à dire s’auto donner le pouvoir de décider.  En Guyane, le projet minier Montagne d’or est une catastrophe écologique : déboisement de 1500 ha de forêts dont 1/3 de … Lire plus

VIDÉO - Licenciements, assurance chômage : la 4ème vague est sociale ! | Adrien Quatennens

Loi climat : l’article sur la publicité … ne sert à rien !

L’article 4 de la loi climat sur la publicité … ne sert à rien​.Il vise uniquement à empêcher les publicités sur les énergies fossiles. Vous avez déjà vu une pub pour l’extraction du pétrole vous ? Ça n’existe pas. Nous proposons des vraies mesures : interdire les pubs sur les voitures les plus polluantes, les trajets en avion les plus … Lire plus

Je laisse aux professionnels de la culture le soin de juger de votre sens des priorités.

Michel LARIVE a profité de la proposition de résolution relative à l’ajout du nom de Valéry Giscard d’Estaing, aux musées d’Orsay et de l’Orangerie, pour dire un mot concernant le bilan de la majorité en matière culturelle, et l’état de la culture en France aujourd’hui.

« Nous examinons aujourd’hui une proposition de résolution visant à ajouter le nom de « Valéry Giscard d’Estaing », au Musée national d’Orsay. Cette démarche peut se justifier, notamment par l’engagement de l’ancien Président de la République, dans la transformation de la gare d’Orsay en musée, sous son septennat. Effectivement, c’est grâce à son impulsion que ce majestueux bâtiment de la fin du XIXème siècle, fut préservé de la destruction, et offert à la culture, avec la mise en valeur de l’art occidental contemporain. 

La tradition d’attribuer à des lieux et institutions publics le nom d’un ancien Président est ancré depuis de nombreuses décennies. Nous n’y voyons pas d’opposition majeure, d’autant que la dénomination « Musée d’Orsay » demeurera.

Pour autant, je souhaite profiter de l’occasion qui m’est donné pour nuancer ce discours visant à présenter Monsieur Giscard d’Estaing en protecteur des arts. Sous son septennat, la part du budget de la culture dans les dépenses de l’Etat a rétrogradé de 0.64% en 1974 à 0.47% en 1981. 

Tout comme la majorité actuelle, le Président Valéry Giscard d’Estaing, a considéré la culture comme une variable d’ajustement du budget national et des budgets locaux des collectivités territoriales.

La période de « printemps culturel », incarnée par Michel GUY au début du septennat, avec quelques avancées notables, ne fut qu’une brève respiration avant la mise aux oubliettes de la culture. Dès 1976, la culture, rétrogradée au rang de Secrétariat d’État, a été diluée dans le marché libéral et la communication. Le citoyen n’est plus usager, mais consommateur de produits culturels, influencé par l’american way of life.

Ce rappel étant fait, je souhaiterais dire un mot concernant votre bilan en matière culturelle, et l’état de la culture en France aujourd’hui. Je voudrais en premier lieu alerter, puisque l’on parle de musées, sur la situation désespérante des guides-conférenciers, qui subissent de plein fouet la crise sanitaire. Entre l’effondrement du nombre de visiteurs, l’emploi du temps incertain, la fermeture des lieux culturels… beaucoup basculent et sombrent dans la précarité, voire envisagent d’abandonner leur métier, souvent passionnel, exercé par vocation. La détresse financière est subie avant tout par les guides indépendants, moins protégés que les salariés de musées. Certains d’entre eux interrogent le caractère pertinent de notre débat d’aujourd’hui et du temps que nous y passons, en comparaison à la situation de détresse dans laquelle nombre de professionnels du secteur se trouvent.

Vous n’êtes pas sans savoir que le secteur culturel traverse l’une des plus grandes crises de son histoire. Ce matin, nous dénombrons près de 75 théâtres occupés pour diverses raisons dont la lutte contre toutes les précarités, l’exigence d’une nouvelle année blanche pour tous les intermittents, l’abandon de la réforme délétère de l’assurance chômage et la réouverture des lieux culturels.

Face à cette mobilisation d’ampleur, il est insupportable d’entendre la ministre de la Culture qualifier d’ « inutiles » et « dangereux » ces mouvements de lutte qui ne visent qu’à mettre en lumière un quotidien désespérant. 

La culture, ce n’est pas seulement un secteur économique comme un autre, c’est également une nourriture intellectuelle, un support de lien social et d’épanouissement entre les êtres humains. J’insiste, encore et toujours, sur l’urgence de déconfiner la culture. La fermeture des lieux culturels, l’entrave à pratiquer son art, l’impossibilité de ‘’vivre’’ un film, un spectacle ou un concert, ne sauraient être des perspectives de réenchantement, pour une société toujours en proie à une crise sanitaire majeure.

A plusieurs reprises, lors des questions d’actualités, j’ai alerté le Gouvernement. La réponse de Madame Bachelot n’était pas à la hauteur, ne répondant à aucune des revendications légitimes des occupantes et occupants des théâtres français. C’est la raison pour laquelle je profite, une fois de plus, du temps de parole qui m’est donné, pour porter la voix des artistes et professionnels des arts et de la culture, et d’une certaine façon du public dont nous faisons partie.

La France insoumise ne s’opposera pas à cette proposition de résolution. Mais je tiens à préciser que nous aurions préféré voter des solutions en faveur des artistes-auteurs, des intermittents, des diffuseurs, et bien sûr des guides-conférenciers… A la place, nous renommons un musée pour qu’il porte le nom d’un ancien chef d’État. Je laisse aux professionnels de la culture le soin de juger de votre sens des priorités. »

« Je n’obéirai plus »

Nous n’allons plus attendre. Nous n’allons plus attendre votre permission. Nous n’allons plus attendre pour vivre et pour rire, pour danser et pour chanter, même masqués. Depuis lundi, vous proclamez : « Dedans avec les miens, dehors en citoyens ! » Comptez sur nous ! On vous le promet ! Ce printemps, nous serons dehors en citoyens !

VIDÉO - Dette : appliquer les vieilles recettes serait criminel ! | Adrien Quatennens

Loi Sport : un texte inabouti et approximatif

Explication de vote de Michel LARIVE lors du passage en hémicycle de la proposition de loi visant à « Démocratiser le sport en France » :

« Rien sur l’EPS, rien sur le sport à l’université, rien sur les problèmes d’infrastructures sportives (…) Ces débats n’ont pas servi le sport, ni la démocratie et encore moins la démocratie du sport ! »

Il est temps de réinterroger le modèle sur lequel est bâti notre politique sportive.

Intervention de Michel LARIVE lors des débats sur la proposition de loi visant à « démocratiser le sport en France ».

« Le 4 février dernier, La Banque des territoires qualifiait votre proposition de loi de « poids-plume ». Je partage leur avis. Selon moi, ce texte ne mérite pas son titre puisqu’il ne permet, en rien, de « démocratiser le sport » en France. En 2017, le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron promettait : « Nous nous battrons pour permettre à tous de pratiquer une activité sportive ». Ni le bilan de la majorité depuis presque 4 ans, ni ce texte, ne sont à la hauteur des ambitions d’alors et des attentes du secteur sportif.

Aucun moyen supplémentaire financiers, structurels et humains, ne sont réellement envisagés. Vous ne prévoyez aucune construction d’équipements sportifs permettant une plus grande égalité territoriale. Je crains que ce texte, ne soit qu’une incantation de plus dans la litanie de vos « bonnes intentions ».

Votre proposition de loi se trouve être en complet décalage par rapport à la situation de crise sanitaire que nous traversons. Les clubs amateurs sont en grande difficultés financières. Des pratiquants renoncent au sport faute de moyens pécuniaires. Ils ne peuvent notamment ni renouveler leur licence, ni s’équiper en matériel, ni couvrir les frais liés à leur mobilité. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est responsable, chaque année dans le monde, de deux millions de décès, ainsi que de nombreuses pathologies chroniques. L’inactivité physique « tue dix fois plus que les accidents de la route chaque année ».Elle est la cause de 5 % des cardiopathies coronariennes et de 7 % du diabète de type 2. De plus, 16 % des français ont un IMC au-dessus de 30 et sont donc en situation d’obésité, une augmentation de 3% en seulement 2 ans selon le Baromètre national des pratiques sportives 2020 publié en février 2021 par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP).

Le confinement et les restrictions des possibilités de pratique sportive appellent des mesures urgentes de développement du sport-santé. Ces problématiques ne font l’objet d’aucun traitement sérieux dans aucun des articles proposés à la discussion.

Il est temps de réinterroger le modèle sur lequel est bâti notre politique sportive. Cette proposition de loi ouvrait la possibilité d’échanger sur le service public du sport, l’éducation populaire, le financement du mouvement sportif, la gouvernance des fédérations sportives, le rôle des licenciés et du public dans la prise de décision… En réalité, votre proposition n’appréhende aucun de ces aspects pourtant fondamentaux dans la perspective d’une démocratisation réelle du sport.

En commission, nous avons eu de longues discussions sur l’encadrement des droits de retransmission des compétitions sportives. L’affaire Médiapro y est pour quelque chose. Mais vous ne semblez pas tirer toutes les conséquences d’un tel fiasco. Les premiers lésés, dans cette affaire, ce sont des clubs amateurs qui ne participent en aucun cas à la décision de redistribution de ces subsides et de plus, se voit spolier d’une manne financière qu’ils avaient parfois provisionner dans leur budget prévisionnel. J’ai émis l’idée, en commission, d’une sanctuarisation de cette manne financière que représenterait la taxe Buffet, issue de ces droits de retransmission. Nous pourrions imaginer qu’après la signature d’un contrat dont on connaîtrait le montant exact, on pourrait sauvegarder l’enveloppe dédiée, via cette taxe, et l’affecter, quoi qu’il en soit, au sport amateur, son destinataire légitime. J’espère que cette proposition retiendra toute votre attention et que nous aurons l’occasion, cette fois, de la finaliser lors de notre discussion.

Lors de la commission, le groupe de la France insoumise a déposé un certain nombre d’amendements proposant de s’investir pleinement au service de l’intérêt général, pour un sport émancipateur. Près de la moitié d’entre eux ont été balayés d’un revers de la main, jugés irrecevables, empêchant ainsi de confronter votre vision mercantile à notre vision constructive et ambitieuse pour le sport. Je regrette que nos débats en commission aient été aussi stériles et creux, faute de contenu politique dans votre proposition de loi.

Une fois encore, pour les débats en séance publique, plus de la moitié de nos amendements, cette fois-ci, ne seront pas discutés. 

Voici ce qui pour vous ne participe pas à la démocratisation du sport, et qu’il convient d’écarter de nos débats : 

- L’apprentissage de la natation.

- La promotion du sport féminin.

- L’accessibilité aux équipements sportifs des personnes en situation de handicap.

- La non reconnaissance de la spécificité des sourds et malentendants dans les compétitions sportives olympiques.

- L’inclusion de la parité dans les retransmissions sportives.

- Le déploiement de Conseillers Techniques et Sportifs sur tout le territoire.

- Et pour finir, même la promotion des valeurs morales et éthiques véhiculées par le sport, ne mérite pas votre attention, selon vous.

Pour la 2ème fois en 10 jours, vous avez tout censuré. On ne pourra même pas en débattre au sein de notre hémicycle. Je vous le répète, votre texte est tout petit et votre censure bien trop grande. »

THEATRES OCCUPÉS - Michel LARIVE interpelle Roselyne BACHELOT pour exiger la réouverture des lieux culturels !

Question du député Michel LARIVE à la Ministre Roselyne BACHELOT lors des questions au gouvernement.

« Madame la Ministre,

La culture est essentielle. Un corps social privé de culture meurt, car la culture est une alimentation, comme les autres. Qu’elle s’adresse à l’esprit, et non à l’estomac, n’enlève rien à son impératif. Elle porte en elle une part de notre humanité.

La culture et la liberté sont les deux facettes de cette humanité consciente. La culture est l’antidote absolue contre les obscurantismes. Il n’est pas de liberté sans culture !

Depuis le mois de décembre et l’ouverture des salles de spectacle au public, notamment à Barcelone, je vous interpelle pour qu’il soit procédé de la même façon ici en France, avec un protocole sanitaire adapté.

A la révolte qui gronde dans les théâtres occupés, vous répondez « Inutile et dangereux ». Vous n’avez qu’une seule solution Madame Bachelot, il faut de toute urgence rouvrir les lieux culturels. Déconfinez la culture !

Il est temps de reconnaître aux serviteurs de la culture une place aussi essentielle dans la société que la culture elle-même.

Depuis 1 an, celles et ceux qui donnent du sens à nos vies s’enfoncent dans la pauvreté. Ils vous attendent : Annoncez maintenant, l’octroi d’une nouvelle année blanche pour les intermittents. Et plus encore, abandonnez cette réforme de l’assurance-chômage qui précarise tous les professionnels dont le travail discontinu est l’essence même de leur action, qu’ils soient intermittents, saisonniers ou extras.

L’art est subversif, c’est sa raison d’être, et c’est ainsi qu’il a participé à l’évolution de nos sociétés. Derrière la nudité de Corine MASIÉRO, vous ne retenez que l’image, alors qu’il faut y voir le symbole d’une culture, que vous déshabillez tous les jours un peu plus.

Vous n’avez jamais habité le rôle Madame Bachelot, est-il toujours pertinent que vous endossiez le costume de Ministre de la Culture ? »