Scandale d’État et casse sociale chez General Electric, la lutte doit continuer !

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Le samedi 19 octobre, La France insoumise s’est rendue une nouvelle fois à Belfort apporter son soutien aux salarié·es lors d’une marche qui a réuni environ 5 000 personnes. Pour rappel, en 2014, l’entreprise américaine General Electric rachète Alstom, mettant ainsi la main sur un fleuron de l’industrie française, notamment dans la production des turbines à gaz. La vente d’Alstom a pu voir le jour grâce à une manœuvre judiciaire Nord-américaine qui visait à affaiblir l’entreprise française pour faciliter son rachat par General Electric. Cette vente, en plus d’être une absurdité économique, est également un scandale politico-financier. Elle a été possible notamment par l’action du ministre de l’Économie de l’époque : Emmanuel Macron. Cette opération est décortiquée dans le documentaire La Guerre fantôme qui revient sur les conditions de vente d’Alstom. 

Ce scandale n’est pas seulement économique, mais également social puisque l’entreprise décide dès le 28 mai 2019 de licencier massivement. Une lutte entre les salarié·es et la direction s’est engagée depuis avec plusieurs manifestations mais aussi une grève pour afficher leur opposition et leur désir de proposer un projet industriel alternatif pour sauver les emplois menacés. 

L’Espace des luttes de la France insoumise a accompagné les salarié·es de GE durant les assises industrie et énergie qu’ils ont organisé·es, et a pu échanger avec eux notamment auprès de Alexis Sesmat, représentant du syndicat SUD et membre de l’intersyndicale de General Electric, qui fut l’un des coordinateurs des assises (retrouvez leur échange ici).

Depuis cette marche, un accord a été acté le 21 octobre dernier entre la direction et une majorité des salarié·es de Général Electric. Ce seront finalement 485 salarié·es qui seront licencié·es au lieu des 792 initialement prévu·es. 307 emplois « sauvés » donc, mais non sans contrepartie : la direction demande 12 millions d’euros d’économies faisant l’impasse sur de nombreux acquis sociaux des salarié·es. Cette décision, approuvée par les syndicats SUD et CFE-CGC, s’est faite suite à un vote majoritaire en assemblée générale, non sans divisions et déceptions. De son côté, la CGT a décidé de ne pas participer au vote en se retirant de l’intersyndicale, samedi 19 octobre, lors du rassemblement de soutien. Le bras de fer n’est donc pas terminé entre les salarié·es et General Electric.

La France insoumise réitère son désir de nationaliser un secteur de l’industrie essentiel à l’indépendance énergétique du pays. En effet, cette branche industrielle affecte directement le nucléaire français, qui n’est désormais plus géré intégralement par l’État mais également par une multinationale américaine. Il est temps de relancer un projet industriel en France pour réaliser la transition écologique et préserver les salarié·es ainsi que les savoir-faire dans l’industrie !