Procès politique contre les insoumis :
le récapitulatif

LE FIL DU DIRECT

Retour sur un procès politique

Les jeudi 19 et vendredi 20 septembre 2019 resteront dans nos mémoires : quatre de nos député·es, une de nos salarié·es et un de nos membres ont été jugé·es dans un tribunal correctionnel. Ce procès est politique : deux jours de débats dans une salle d’audience ont confirmé cet aspect. Les procureur·es de Madame Belloubet l’ont voulu

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18:15 : Retour sur l’intervention de Jean-Luc Mélenchon à la mi-journée à la sortie du tribunal :

« Les réquisitions sont la démonstration du fait que nous avons raison depuis le début. J’avais raison, ils avaient tort, ils le reconnaissent. Et pour finir, je vais prendre les mots de Cyrano de Bergerac : « Rien ne me fera résister à l’honneur d’être leur cible. »

18:04 : Jean-Luc Mélenchon retourne s’asseoir, le public applaudit. Le président clôt les débats. La décision sera rendue le 9 décembre 2019 à 10 heures. L’audience de cette deuxième et dernière journée de procès est levée.

18:00 : Jean-Luc Mélenchon poursuit : « Ce que je demande au tribunal, puisque personne n’est capable de me dire pourquoi j’aurais voulu interrompre cette perquisition, c’est ma relaxe. Que tout s’arrête. Vous me persécutez depuis des mois, depuis que j’ai eu ce résultat électoral. Et vous faites en sorte que ça dure et ça dure jusqu’en 2022. Je suis un militant de la
révolution citoyenne. Je suis plus Antigone que Créon. »

17:45 : C’est au tour de Jean-Luc Mélenchon de faire son intervention : 

« Je viens de vivre deux jours qui m’ont donné un privilège auquel je n’ai pas eu droit avant : celui d’un débat contradictoire. Hors de ces murs, c’est pilonnage médiatique continu en boucle depuis un an avec les images de Quotidien.

Le parquet de madame Belloubet a été incapable de fournir le moindre élément de réponse sur la raison pour laquelle j’aurais bien pu vouloir empêcher une perquisition alors que nous n’avons rien à cacher. Pourquoi l’aurais-je empêché ?

Pourquoi sommes-nous là ? Pas parce que le tribunal l’a décidé, parce que le parquet l’a décidé ! Nous passons notre temps à être convoqués, auditionnés. Si je suis un monstre à la tête d’une « horde » et un homme prêt à prendre l’arme d’un policier, pourquoi alors ne pas demander l’inégibilité ? »

17:42 : Alexis Corbière prend la parole à son tour : 

« Je voudrais m’adresser aux policiers, à tous les policiers. Ils font un travail difficile indiscutablement mais chaque fois qu’un policier fera un acte que nous considérons illégal, nous le dénoncerons. Mais nous ne sommes pas anti-flics. 

Je suis de ceux qui sitôt qu’il a été élu a fait plusieurs courriers et questions pour que cesse le drame des suicides de policiers. Celui qui a demandé une commission d’enquête sur les conditions de travail de la police républicaine. 

Je veux bien être condamné pour mes ides. Mais pas pour des à priori, pour une petite musique qu’on veut nous imposer pour nous flétrir. »

17:35 : Manuel Bompard prend la parole : 

« Je voulais réagir à ce qu’a dit le procureur ce matin. Pour défendre l’honneur de ceux qui sont dans la salle, celui des personnes qui sont à l’extérieur. Vous avez dit ce matin que vous représentiez l’intérêt général. Mais ces gens là représentent aussi l’intérêt général. Ils sont venus avec cette idée en tête.

Aucun d’entre nous ne pense que vous avez Mme Belloubet au téléphone toutes les 5min mais nous avons vu dans d’autres affaires de la porosité entre le parquet et le pouvoir politique. Ce n’est pas nous qui avons dit qu’un procureur avait menti pour protéger le Président de la République. C’est le procureur de Nice lui-même. Et il n’avait sans doute pas le Président au téléphone, et pourtant il l’a protégé. »

17:30 : Mathieu Davy : « Nous sommes chez nous. Dans nos locaux. On a le droit d’appeler les médias. En revanche, ce qui n’est pas normal, c’est que cette équipe de Quotidien soit dans nos locaux et que vous la laissiez tourner. La présence de tout élément de captation rend nulle la perquisition. »

Maître Davy finit sa plaidoirie en citant un passage du livre d’Éric Dupond-Moretti :

« Dénoncer une injustice, dire d’un juge qui se tient mal, dire d’un juge qu’il n’a pas fait son boulot, ce n’est pas un mal, c’est la moindre des choses. »

16:53 : Mathieu Davy : « Nous on doit assumer notre rôle. Jean-Luc Mélenchon est le maître des lieux, il est le représentant moral. C’est normal qu’il vienne ! Il revendique d’ailleurs sa présence plusieurs fois.

Au titre de député, de président de groupe parlementaire, d’incarnation de la France insoumise, évidemment qu’il ne laissera pas faire la perquisition sans lui, évidemment qu’il ne laissera pas ses troupes seules ! »

16:51 : Mathieu Davy revient sur l’inquiétude de Jean-Luc Mélenchon durant la perquisition concernant le fichier des insoumis.

16:32 : Mathieu Davy : « Cette perquisition comporte des choses étranges, une rupture dans la chaîne de commandement. Il s’agit d’une perquisition vérolée qui porte atteinte aux Droits de l’Homme.

On regarde des images, vous devez aussi les interpréter et les regarder avec l’acuité nécessaire. Ce n’est pas parce que nous sommes à l’heure de l’image qu’il faut succomber à la faculté de juger sur vidéo.

Sans les images de Quotidien, on ferait un peu plus d’efforts intellectuels pour juger. Ces images vous rendent paresseux. »

16:20 : Mathieu Davy, l’avocat de Jean-Luc Mélenchon, prend la parole.

16:10 : Mikael Régis, l’avocat de l’attachée de presse Muriel R. prend la parole :

« Contre Muriel R., le procureur a requis 2000 euros d’amende. Chaque euro est injustifié. Elle est poursuivie parce qu’elle a ouvert une porte. C’est grotesque.

Il y a, dans les versions des parties civiles des contradictions, des incohérences, des mensonges. Il y a tellement de versions différentes que je me demande comment on peut oser poursuivre Muriel R. pour ce fait.

Il m’a fallu à coup d’insistances faire lâcher à la policière Andrieu la phrase : « je n’ai pas été ceinturée par R. ». Quand on envoie quelqu’un en correctionnelle alors qu’on s’est trompé, a minima on présente des excuses. »

Rappelons que lors du procès, la policière a changé son témoignage.

15:50 : Jade Dousselin, avocate de Manuel Bompard, prend maintenant la parole : 

« Avant d’aller sur les faits, je tiens à souligner que les prévenus, qu’on a présenté comme une « horde », ont renoncé à leur immunité parlementaire pour se présenter devant le tribunal.  

On vous demande de condamner Manuel Bompard, cet homme de 34 ans, élu de la République, député européen pour qu’il ait un casier et qu’on puisse dire que c’est un délinquant. 

Vous avez dit que les images parlent d’elles-mêmes mais en l’occurrence pour tous les faits reprochés à monsieur Bompard, il n’y a pas d’images. Seulement des procès verbaux contradictoires. »

15:20 : C’est au tour de l’avocate de Bastien Lachaud de prendre la parole :

« Alors il serait poursuivi pour avoir bousculé, invectivé des magistrats ? Il n’a parlé à aucun magistrat et encore moins touché un magistrat. »

15:10 : C’est désormais Xavier Sauvignet, l’avocat d’Alexis Corbière, qui prend la parole :

« Le parquet a fini par dire que même des faits minimes peuvent suffire à caractériser cette infraction qui vaut 10 ans de prison. Il est clair que le danger d’arbitraire est maximal ! »

15:03 : M. Croizet : « Qu’est ce qui a causé préjudice pour les policiers ? Ce n’est pas le moment, mais le fait qu’ils soit rentrés dans la caisse de résonance médiatique. Mais je constate qu’aucun d’entre eux ne s’est retournés contre le responsable : la société Bangoumi qui produit l’émission Quotidien. »

14:52 : L’avocat M. Croizet : « Vous avez un nouveau moyen de convocation devant la justice assez génial. La convocation par voie de presse. Les gens mis en cause ici ont ainsi appris (par le journal l’Express) le 29 juin qu’ils allaient comparaître »

14:30 : L’avocat de Bernard Pignerol poursuit : « La situation de Monsieur Pignerol est ubuesque : s’il se rend sur les lieux où il est convoqué, il n’a pas le droit de rentrer. S’il ne s’y rend pas, il se met en faute. 

Il dit ce jour-là : « je veux assister à la perquisition » car il souhaite être présent sur les lieux mais jamais « je veux empêcher la perquisition ».

Quand la deuxième porte s’ouvre, monsieur Pignerol est à moitié projeté. La plupart des fonctionnaires de police ne portent pas à ce moment de signe distinctif, ce qui peut être puni d’une sanction. »

14:15 : Mathieu Croizet : « Le seul ordre que Bernard Pignerol a reçu était de se présenter au 43 rue de Dunkerque. Lorsque monsieur Pignerol se présente au siège, sans explication, on lui refuse l’entrée à la perquisition. 

Monsieur Pignerol est accusé d’intimidation pour avoir sorti sa carte de conseiller d’Etat. Scène dont un policier a dit qu’il n’était pas témoin. Il n’y a pas d’images. Vous êtes saisis de faits dont l’une des victimes dit au tribunal qu’il ne les a pas subis ! »

14:15 : Maître Mathieu Croizet : « On aurait pu croire qu’une telle opération aurait été minutieusement préparée. Mais à la lecture du dossier, on se rend compte seules 3 personnes sur 16 ont participé à des réunions préparatoires ! » Mathieu Croizet

Le commandant Vidal cherche à récupérer le numéro de téléphone de monsieur Pignerol pour « convenir d’une rendez-vous au 43 rue de Dunkerque ». Monsieur Pignerol a été clairement convoqué au siège pour assister à la perquisition de son association.

La policière Andrieu prétend qu’il n’y avait pas de locaux de l’association de monsieur Pignerol au 43 rue de Dunkerque. Pourquoi l’y avoir convoqué ?

Lorsque monsieur Pignerol se présente au siège où il a été convoqué. Et sans explication, on lui refuse l’entrée à la perquisition. »

14:00 : Reprise de l’audience avec la plaidoirie des avocats des insoumis. Maître Mathieu Croizet, avocat de Bernard Pignerol, revient sur le contexte des perquisitions. Pour en savoir plus.

12:20 : La séance est suspendue.

12:40 : Réaction en direct de Jean-Luc Mélenchon aux réquisitions.

12:20 : Les réquisitions des procureurs :

- Pour l’attachée de presse Muriel R. : 2 000€ d’amende
- Pour les parlementaires Bastien Lachaud, Alexis Corbière et Manuel Bompard : 8 000€ d’amende par personne.
- Pour Bernard Pignerol : 10 000€ d’amende
- Pour Jean-Luc Mélenchon : 3 mois avec sursis et 8 000€ d’amende

12:20 : Après nous avoir qualifiés de « horde », le procureur Bourion déclare « pardon si vous n’êtes pas éduqués pour comprendre mes phrases longues ». Il poursuit : « On aurait pu remplir la salle de prévenus », en reconnaissant donc qu’ils ont visé 6 personnes pour l’exemple, toutes membres de l’équipe de campagne de 2017. C’est bel et bien toute la France insoumise qui est ciblée. 

12:15 : « Faire appel au nombre, c’est une culture politique » mais « déjà une intention ». Le réquisitoire du procureur est clairement dirigé contre la culture politique insoumise.

12:10 : C’est au procureur Bourion de prendre la parole.

12:03 : Encore une fois, le terme de « horde » est utilisé par la procureur, dépendante hiérarchique de Nicole Belloubet, pour parler des insoumis arrivant au siège de La France insoumise : « La horde qui a déferlée ». Elle poursuit en comparant notamment les faits de ce jour-là à des scènes de guérilla. Un peu d’exagération ?

11:50 : Fin des plaidoiries et début du réquisitoire.

11:44 : Au total, 59 001 euros sont demandés aux insoumis par les parties civiles pour des postillons et des cauchemars, le business de la plainte pour outrage s’invite dans ce procès politique. Une pratique dénoncée par les avocats.

11:34 : Entre-temps Dupond-Moretti admet qu’il aurait « rêvé » d’écrire le texte de Jean-Luc Mélenchon en hommage à Arnaud Beltrame : « Magnifique d’humanité ».

11:30 : ALERTE : C’est l’heure du traditionnel point Venezuela : « On est pas au Venezuela ici » s’exclame Dupond-Moretti.

11:22 : Depuis plusieurs minutes c’est l’avocat Dupond-Moretti qui a commencé sa plaidoirie. Comme lors de l’audience d’hier il adopte une attitude particulièrement agressive vis-à-vis des insoumis et de Jean-Luc Mélenchon en particulier : « Je fais ce que je veux, La défense c’est moi »

11:11 : L’avocat d’un autre policier présent lors de la perquisition demande à son tour 3 000€ de dommages et intérêts et 1 000€ pour frais de justice.

11:09 : « Il ne regarde même plus la télé » dit l’avocat du policier K. qui est présent, contre son gré, dans une séquence diffusée dans le générique de l’émission Quotidien tous les soirs depuis un an.

Terrible ce procès de l’émission de Yann Barthès !

10:54 : Rappel de la loi pour l’avocat des policiers qui parle d’un « traitement de faveur » réservé à Jean-Luc Mélenchon.

10:15 : L’avocat des quatre policiers demande 12 000 de dommages et intérêts et 3 000 de frais d’avocats.

10:15 : L’avocat plaide que désormais les procureurs ne sont plus aux ordres du ministre de la justice. C’est faux : une circulaire de 2014 oblige les procureurs à remonter les informations à la ministre.

« Il y a une possibilité qu’en dépit de la loi de 2013, en sous main, qu’il y ait des paroles, ou que le parquet anticipe les désirs de la ministre. » reconnaît l’avocat qui plaide pourtant que nous avons eu tort de le dire si fort.

10:14 : Retour sur la « surexposition » médiatique évoqué par l’avocat du procureur Marilly et sur l’étonnante absence de l’émission « Quotidien » qui a diffusé en boucle les images de la perquisition.

10:10 : Pour conclure, l’avocat du procureur Marilly demande 1€ de préjudice moral et 12 000€ au titre des frais d’avocat.

C’est au tour de l’avocat de quatre policiers, dont celle ayant reconnu que son accusation portée contre notre attachée de presse était fausse, de faire sa plaidoirie.

10:05 : Nos eurodéputées sont également présentes lors de cette journée d’audience.

09:36 : L’avocat de Marilly défend le procureur Perruaux. C’est « infondé, déplacé » de publier sa photo avec Moro sur les réseaux sociaux, selon lui.

Pour rappel voici la photo du juge Perruaux qui a organisé les perquisitions chez Mélenchon avec Sergio Moro, le ministre de la justice de Bolsonarao, qui a emprisonné Lula… en plein échange de « bonnes pratiques ».

09:45 : Avant d’entrer dans la salle, Mathilde Panot, est revenue sur la première journée d’audience.

09:36 : L’avocat du magistrat Marilly déclare que son client a été « surexposé médiatiquement sans qu’il l’ai choisi lors d’une opération de police judiciaire » notamment à cause des images tournées et diffusées par Quotidien.

09:30 : Début de l’audience. Les plaidoiries commencent par les parties civiles. C’est l’avocat du magistrat Marilly qui sera le premier à intervenir.

09:20 : Suivez également cette dernière journée d’audience sur les réseaux sociaux de La France insoumise. Partagez et réagissez avec le hashtag #ProcesPolitique

09:05 : Les insoumis arrivent au tribunal de Bobigny. Un nouveau rassemblement est présent pour les soutenir. Comme lors de la première journée des « Résistance ! » ou encore la Marseillaise sont entonnés.

08:46 : Chronologie des moments forts de cette première journée

▶️ 10h30 : Le renvoi du procès est rejeté malgré les demandes du procureur et de la partie civile qui voulaient le repousser au moment des municipales : échec pour eux ! Les insoumis sont prêts à faire face à ce procès politique.

▶️ 10h38 : Le visionnage complet de la vidéo Quotidien est accordé aux insoumis par les juges. Seconde victoire.

▶️ 10h45 : Une policière change de version entre son témoignage à l’IGPN et aujourd’hui. C’est sur la base de son premier témoignage que l’attachée de presse du mouvement est en procès. Les éléments d’accusations s’avèrent faibles et étayent l’idée d’un procès politique.

▶️ 11h05 : Les déboires techniques concernant la diffusion des vidéos s’enchaînent. La salle découvre finalement que Quotidien a caché sciemment 4min de vidéo d’interview d’E.Coquerel expliquant le caractère politique de la perquisition.

▶️ 12h14 : Contre l’avis du procureur, dépendant de l’exécutif, qui avait monté un dossier à charge avec une vidéo de la perquisition sans son, le président d’audience accepte de visionner la version intégrale disponible sur Youtube, avec le son, comme le demande les insoumis.

▶️ 14h20 : Jean-Luc Mélenchon intervient à la barre durant 2 heures face à 6 avocats et 2 procureurs. L’avocat Dupond-Moretti se fait recadrer par le président pour ses attaques incessantes à son encontre. Revoir le passage de Jean-Luc Mélenchon à la barre dans le fil du direct.

▶️ 16h30 : Jean-Luc Mélenchon est accusé d’avoir poussé violemment le vice-procureur Marilly lors de la perquisition. L’avocat de Mélenchon souligne que ce dernier a déclaré lors de son audition ne pas se rappeler avoir été poussé. 

▶️ 17h00 : Le président indique au commandant de la perquisition que le récapitulatif qu’il a fait des événements ne correspond pas aux images visionnées.

▶️ 17h40 : Dupont-Moretti perd ses nerfs et se met à invectiver les insoumis sans raison. Courte suspension d’audience.

▶️ 19h33 : La policière reconnaît que l’accusation qu’elle a porté 3 fois contre Muriel R. de l’avoir ceinturée et amenée au sol était fausse. Mais elle refuse de lui présenter ses excuses.

▶️ 22h05 : L’audition du gendarme K. ne confirme pas les déclarations de ses collègues. Il dit ne pas avoir vu la carte du conseiller d’État de Bernard Pignerol qu’il est censé avoir brandie. D’autres policiers décrivent pourtant ce moment comme une menace et le gendarme K. est noté comme une des victimes. Lui, confirme qu’il ne s’est jamais senti en danger pendant la perquisition, qu’il a connu des situations beaucoup plus dangereuses en maintien de l’ordre et que son préjudice serait dû au fait qu’une scène où il est visible a été diffusée sur les médias, notamment tous les jours dans le générique de Quotidien.

07:38 : Avant la reprise du direct à 9h30, retrouvez le bilan de cette première journée

22:55 : Fin de l’audience. Reprise demain à 9h30

22:09 : L’audition du gendarme K. ne confirme pas les déclarations de ses collègues : il dit ne pas avoir vu la carte de conseiller d’État que Bernard Pignerol est censé avoir brandie. D’autres policiers décrivent pourtant ce pseudo-événement comme une menace. Et le gendarme K. est noté comme étant une des fictimes de cette soit-disant menace et intimidation. K. confirme qu’il ne s’est jamais senti en danger pendant la perquisition et qu’il a connu des situations beaucoup plus dangereuses en maintien de l’ordre. Son préjudice serait dû au fait que la scène a été diffusée sur les médias.

Alors pourquoi ne pas poursuivre Quotidien qui a diffusé ces images tous les jours dans son générique ?

21:32 : Le policier C. refuse de répondre à tout ce qui touche à la perquisition de Bernard Pignerol. Le procureur intervient une nouvelle fois pour approuver cette attitude.

21:05 : Le policier explique ses gestes par la peur qu’il avait que des insoumis saisissent son arme. Quand on lui demande sur quoi il se base pour dire que la France insoumise a une position « anti-flic », il bafouille et ne mentionne aucun fait ou déclaration précis : « des déclarations, dans plusieurs émissions… »

21:01 : Le policier minimise ses gestes en disant qu’il a effectué des gestes réglementaires. Un avocat demande au policier B. si il est réglementaire  de faire une clé d’étranglement à deux personnes en même temps. Le procureur répond à la place du policier « je pense qu’il ne va pas vous répondre ».

20:45 : L’audition du policier B. qui a obtenu 7 jours d’ITT est confuse. Il minimise sa violence, pourtant signalée durant la perquisition par Alexis Corbière. 

Les préjugés du policier B. : « quand on connait leurs opinions vis à vis de la police (le public gronde), arriver comme ça dans une pièce, j’étais obligé d’intervenir ».

Des interventions très musclées…

20:15 : Interrogé, le policier Guimard reconnaît plusieurs faits : 

- Il n’a jamais fait une perquisition d’une telle ampleur en 3 ans à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales .

- Il reconnaît qu’il a toujours été 100% sûr qu’aucun parlementaire n’allait poser la main sur lui ou un autre policier, malgré les décibels

20:00 : Témoignage d’un policier à la barre : « Je rejoins Jean-Luc Mélenchon quand il dit qu’une perquisition est traumatisante. Je conçois que c’est une intrusion et c’est psychologiquement violent. »

19:55 : Alexis Corbière intervenait il y a quelques minutes à Bobigny : 

« Voilà la situation, ça nous semble confirmer le caractère politique de ce procès dont le but est de nous flétrir et en particulier Jean-Luc Mélenchon. Pour Jean-Luc Mélenchon, c’était un grand moment de dignité, car il n’a rien caché et est allé jusqu’au bout de la démonstration que c’est bien un procès politique. Le seul but de tout cela n’est pas de savoir si nous avons parlé trop fort mais de nous mettre sur le dos des choses que nous n’avons pas faites. Je suis satisfait de ce que mes 5 amis et moi nous avons pu dire. »

19:49 : C’est au tour des policiers de la partie civile d’être appelés à la barre.

19:35 : Nouveau mensonge révélé lors du procès : à la barre, la policière Andrieu reconnaît que l’accusation qu’elle a portée trois fois contre Muriel R. de l’avoir ceinturée et amenée au sol était fausse. L’avocat de l’attachée de presse demande si, par conséquent, elle présente des excuses. Elle refuse.

19:25 : Plusieurs rassemblements de soutien étaient organisés en France en ce jour de procès des insoumis. C’était le cas à Marseille par exemple (voir plus haut).

19:20 : Après Alexis Corbière, c’est au tour de l’attachée de presse de La France insoumise d’être appelée à la barre.

19:02 : Alexis Corbière est appelé à la barre pour apporter son témoignage :

« J’ai assisté à une scène avec un policier qui tordait les bras de deux personnes en même temps. Il y a aussi un jeune militant qui est tordu à l’arrière et jeté au sol. Il y a une vraie perte de contrôle donc je me permets de le lui dire. Il s’est relevé et son regard, honnêtement, m’a fait peur.

Indiscutablement j’ai monté le ton parce que je voulais être persuasif. J’avais déjà dit avant calmement « pas de violence » mais le policier Bonan ne m’écoutait pas. »

19:00 : Manuel Bompard : « J’ai déposé une plainte car on m’a tordu la bras. Soit disant pour m’empêcher de « foncer » sur le procureur Marilly. Mais monsieur Marilly lui-même dit ne pas se souvenir de cette scène. »

18:35 : C’est désormais Manuel Bompard, eurodéputé de La France insoumise, qui est appelé à la barre : 

Lors de la perquisition : « J’entends un bruit extérieur. En tant que responsable, j’ai mis la main sur la porte pour l’ouvrir et vérifier le bruit. J’ai nommé Michel Hernando puis j’ai tenté de sortir, ce que l’on a empêché. A aucun moment vous ne pouvez me voir porter quelque geste de violence que ce soit. Ce que les témoignages des policiers confirment. »

18:31 : L’avocate : « Monsieur Lachaud, monsieur Vidal a affirmé que vous lui avez donné un coup de poing. Vous confirmez ? 

Bastien Lachaud : « Pas du tout. A aucun moment je n’ai touché monsieur Vidal. »

18:25 : Bastien Lachaud : « En chemin pour me rendre sur les lieux de la perquisition, je croise Bernard Pignerol, dont je sais qu’il est le responsable légal de l’Ere du peuple. Deuxième inquiétude : une perquisition se déroule sans que le président de l’association concernée ne soit présent ? »

18:16 : N’oubliez pas de partager ce direct et d’y réagir sur les réseaux sociaux avec le hashtag #StopLawfare

18:16 : Bastien Lachaud, député insoumis, est à son tour appelé à la barre :

« Tous nos amendements, tous nos arguments, nos agendas, les propositions de loi que nous préparons, tout cela est aspiré par la police. A partir de ce moment, je me demande légitimement si les droits constitutionnels des partis politiques sont respectés. »

18:06 : Retour sur les deux heures d’interventions de Jean-Luc Mélenchon en début d’après-midi face à 6 avocats et 2 procureurs :

- Il a rappelé n’avoir jamais souhaité empêcher les perquisitions. Il voulait simplement s’assurer que les policiers n’allaient pas prendre le fichier des adhérents et démasquer les vrais responsables politiques de cette opération qui se cachent derrière les policiers.

- Il a également pointé du doigt une opération politique : « je ne crois pas que Belloubet n’était pas au courant, c’est impossible ». Pour appuyer ses dires il a précisé que le procureur Perruaux a ensuite été reconnu en photo avec le juge Moro qui a fait emprisonner Lula au Brésil. « Ce qui intéressait ce jour là, c’était l’intégralité des fic