« Le pass sanitaire, c’est le pass autoritaire »

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Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le dimanche 25 juillet 2021 pour la motion de rejet contre le pass sanitaire. Voici la retranscription de son intervention :

 

Président, rapporteur, ministres,

L’empereur Caligula, dit-on, avait imposé son cheval comme Consul de Rome. Il testait la résistance du Sénat. Emmanuel Macron applique le pass sanitaire. Il teste l’attachement des français à leurs libertés.

Le Pass sanitaire n’aura aucun effet sur la santé des Français. Au contraire, on doit craindre qu’il puisse la menacer. Car la vaccination par la contrainte qu’il vise est déconseillée avec force par l’Organisation mondiale de la santé. De plus, vous voulez ignorer que les personnes vaccinées, comme moi, peuvent encore non seulement être contaminées mais diffuser le virus. Enfin, vous rendez les tests rares et payants contrairement, une fois de plus, aux conseils de l’OMS.

Au total, avec la gestion de la crise sanitaire dans le secret du conseil de défense, en pleine crise collective, notre pays est gouverné par une personne seule, le président, dont il faut ensuite changer la moitié des décisions parce qu’elles sont ingérables.

À présent, vous prenez une pente, plus hasardeuse encore, quand vous entrez dans l’intime du corps sain ou malade, souffrant ou mourant, pour y établir le règne de vos lois et règlements absurdes. Allez lire chez Hannah Arendt où mènent inéluctablement les effractions du politique dans l’intime. Le pass sanitaire change la nature de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Ainsi, d’une crise sanitaire vous faites une crise politique. Car avec le pass sanitaire, pour la France, commence l’ère de la liberté conditionnelle. Oh ! Tout reste libre, à condition que le régime macroniste, ses états d’urgence et pass de toutes sortes, en donnent la permission. Liberté conditionnelle, comme pour tous les condamnés qui se sont bien tenus, c’est la société du contrôle permanent. Le pass-sanitaire sera contrôlé cent fois par jour, à tout propos, vous allez scanner et rescanner toute la population, par toutes sortes de gens sans mandat, et même ceux qui ne le veulent pas. C’est le cas des 200 000 restaurateurs et cafetiers chargés de contrôler leurs clients. Vous les menacez : 9000 euros d’amende et la fermeture administrative de l’établissement.

Un travailleur vient travailler sans pass ? Son salaire est suspendu. S’il est en CDD ou contrat de mission, licenciement immédiat possible ! Je note qu’avec une ostentation de classe assumée, vous n’imposez pas de Pass sanitaire à l’entrée des conseils d’administration ni avant les assemblées d’actionnaires. Et si une personne testée positive ? Isolement forcé avec visite de police possible à la fin des contrôles. La BAC à domicile ? Pourquoi pas les Brav ? Un soignant non vacciné ? Suspendu ! Il doit apprendre à vivre sans salaire. Consternant régime où la menace sociale remplace tout dialogue.

Évidemment le règne de la bureaucratie du contrôle ce sera l’absurdie. Pour vous on se contamine dans les TGV mais pas dans les RER. Le virus est présent dans les restaurants mais pas dans les écoles. Les soignants, les pompiers, les serveurs, les cinéphiles, les théâtreux sont des vecteurs de contagion mais pas les policiers. Vous forcez à l’isolement les personnes contaminées mais même dans leurs logements même surpeuplés sans réquisitionner les milliers de chambres d’hôtel disponibles.

Et puis, voici les vaccinations contrôlées par des non vaccinés, vérifiées d’un arrêt du train à l’autre et combien d’autres trouvailles. Elles ne semblent être là que pour permettre une sorte de dressage généralisé des « gaulois réfractaires » et les obliger à obéir, obéir et obéir encore contre la raison et le bon sens. Le pass sanitaire c’est le pass autoritaire. Le pass sanitaire c’est la discrimination sociale assumée comme le montre la carte des vaccinations. Pourtant, la liberté est notre droit initial et vous n’avez aucun droit contre elle. Bien sûr, toute liberté a des limites. Mais on ne peut les fixer qu’avec scrupules et les mains tremblantes.

Pour les amis de la liberté, mieux vaut se tromper en oubliant d’interdire qu’en interdisant trop. Non ! Nous ne sommes pas un peuple de patients, ni de délinquants potentiels, mais un peuple de citoyens. Et pendant que vous imposez ces absurdités vous ne prévoyez rien pour organiser les roulements d’horaires de travail, rien pour les purificateurs d’air à installer partout, rien pour renforcer les moyens de l’hôpital public et faire revenir les 180 000 personnes qui ont quitté son service ! Rien pour la rentrée de douze millions d’élèves et de leurs enseignants. Que vont devenir les millions d’enfants non vaccinés à l’heure de la piscine, de la musique et de tous les temps extra-scolaires ?

Enfin, vous continuez à vous opposer à la liberté de produire les vaccins laissant les millions d’Africains à 2% de vaccination. Oui, nous avons bien senti le délire du moment. Quand vous avez fait revoter l’Assemblée à 5H du matin. Et cela pour annuler l’amendement présenté par Caroline Fiat. Il supprimait l’obligation du pass sanitaire s’il s’agit d’aller tenir la main d’un parent mourant.

Malheureux ! Au secours ! Antigone reviens ! Vous connaissez l’histoire à son sujet. Sophocle la raconte dans sa pièce, cinq siècles avant notre ère. Contre la loi, et contre son oncle au pouvoir qui le lui interdisent, Antigone décide, au péril de sa propre vie, d’enterrer son frère condamné pour rébellion à rester sans sépulture. Voici la leçon, universelle et permanente : le respect du droit de chacun est notre premier devoir.

Depuis il y a eu sur ce thème 10 pièces de théâtres, 10 films réalisés depuis 1961, 11 opéras composés depuis 1762. Au total 30 œuvres majeures depuis 24 siècles. Bref, vous aviez eu les moyens de savoir à quoi vous en tenir. Je résume : dans certaines circonstances on ne demande pas la permission ! Aucune interdiction ne vaut contre le devoir moral. A cet instant, on n’attend pas la validation des contrôles et des paperasses de la bureaucratie que vous installez jusqu’aux portes de la mort.

Dans ce cas, une fois de plus, ce sera un honneur de désobéir et d’être Insoumis. Ici, nous n’avons qu’un devoir, dire si oui ou non, ce texte permet d’affronter correctement la pandémie. Nous ne croyons qu’il ne diminue que nos libertés. Il faut donc le rejeter.

Dans ce 95e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle de son nouveau livre, « Et ainsi de suite - Un procès politique en France ». Il raconte la genèse de l’écriture de cet ouvrage qui mêle arguments sur le lawfare et récits de son voyage en Amérique latine.

Il revient aussi sur les images volées de la manifestation des retraites et la manipulation médiatique qui en a suivi avec le mot « barbares » ainsi que la réaction inquiétante du syndicat de policiers Alliance.

Il dit ensuite son soutien pour les décrocher de portraits et développe le thème de la désobéissance civique face au péril climatique.

Enfin, il revient sur d’autres évènements qui ont marqué la semaine comme l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, l’incendie de l’usine Seveso Lubrizol à Rouen et la mort du Président Chirac.

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Pass sanitaire : absurde, injuste et autoritaire !

Le jeudi 22 juillet 2021 était examiné à l’Assemblée nationale le projet de loi du gouvernement visant à mettre en place le « pass sanitaire » qui va créer une société du contrôle généralisé. Jean-Luc Mélenchon a mené la bataille contre ce texte liberticide. Cette vidéo regroupe ses différentes interventions.

Le président du groupe « La France insoumise » a mis en lumière dans une première intervention la pagaille et le désordre que ce texte mettrait dans le pays avec des absurdités comme les règles différentes en fonction des transports en commun.

Dans ses deuxième et troisième interventions, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le risque que fait courir la fin des remboursements des tests. Il a ainsi expliqué que l’idée que les personnes vaccinées n’auraient pas besoin de se faire tester était fausse puisque le vaccin n’empêche ni de contracter la maladie, ni de la transmettre. Il a aussi appelé à respecter ce que dit l’OMS sur la meilleure manière d’avancer sur la vaccination, en convainquant plutôt qu’en contraignant. Il a aussi dit de nouveau qu’il fallait lever les brevets sur les vaccins afin de permettre une large propagation de la vaccination dans le monde.

Alors que les macronistes veulent rendre légaux la suspension de salaire et, même, le licenciement au bout de deux mois d’un salarié non vacciné, le président du groupe « La France insoumise » a mis en lumière dans une quatrième intervention cette violence faite aux salariés de notre pays. Il a dénoncé la nouvelle violation de liberté que cela constituait.

Enfin, dans sa cinquième et sa sixième intervention, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l’impréparation du gouvernement dans la crise sanitaire et son absence de planification. Il a rappelé qu’à chaque étape, les insoumis avaient prévenu, notamment de l’arrivée de nouvelles vagues de contamination. Il a aussi rappelé toutes les propositions qui avaient été faites, sans être jamais mise en oeuvre par le gouvernement.

Rencontre de Jean-Luc Mélenchon avec le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso

Lundi 19 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était en déplacement au Burkina Faso. Il était accompagné de Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire de la France insoumise et de Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis. À la suite de son entretien avec le Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, M. Alassane Bala Sakandé, le président du groupe parlementaire insoumis a répondu à plusieurs questions de journalistes lors d’un point presse.

Il a tout d’abord évoqué la crise sanitaire qui présente des particularités entre les différents pays. Il a rappelé qu’on ne pouvait pas gouverner sans un consentement des populations et qu’il fallait trouver des solutions qui permettent de mobiliser tout le monde, notamment en matière sanitaire.

Il a expliqué qu’il devrait écourter son déplacement au Burkina Faso pour participer aux débats à l’Assemblée nationale sur le Pass sanitaire qui commencent ce mercredi 21 juillet 2021. Jean-Luc Mélenchon a précisé sa position à ce sujet puisque cela risque de poser question dans de nombreux pays. Il a rappelé que le Pass sanitaire était inapplicable dans les faits et participait simplement du contrôle permanent de la population.

Le président du groupe parlementaire LFI a indiqué qu’il avait également échangé avec M. Alassane Bala Sakandé sur le thème de la sécurité. Il a rappelé que la question du financement des groupes armés était primordiale pour demander des comptes à ceux qui payent. Il a dit partager la position du Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso sur la sécurité et le fait que chacun des peuples doit déployer par lui-même les moyens de résistance à l’agression puisque c’est cette résistance qui est la plus efficace et que toutes les autres méthodes ont échouées.

Pour finir, Jean-Luc Mélenchon a évoqué le cas du Mali, pays voisin du Burkina Faso, où la France est toujours présente militairement. Il a demandé à consulter le peuple malien sur cette présence qui pose question et qui devra prendre fin tôt ou tard. Il a donc appelé à trouver une solution rapidement à ce sujet.

Thomas Sankara est une figure de l’insoumission

Le 18 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était présent au mémorial Thomas Sankara, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Accompagné des députés insoumis Mathilde Panot et Bastien Lachaud, il est venu rendre hommage à l’ancien Président burkinabé, de 1983 jusqu’à son assassinat en 1987.

À cette occasion, il a prononcé une allocution au cours de laquelle il a mis l’accent sur les réalisations de la première révolution burkinabé. Il a notamment cité les domaines pour lesquels les discours et les actes de Thomas Sankara doivent nous inspirer des leçons pour l’avenir. C’est ainsi qu’il a rappelé son action en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre le patriarcat. Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’à ses yeux, Thomas Sankara était un précurseur de l’écologie politique.

Concernant les questions agricoles, il a fait sien l’objectif de souveraineté alimentaire, atteint à l’époque en 4 années par le Burkina Faso, et que la France d’aujourd’hui n’a plus. Il s’est aussi déclaré en accord avec la vision de Thomas Sankara concernant la francophonie. De manière générale, Thomas Sankara est pour lui une figure de l’insoumission.

Le Président du groupe La France insoumise a également parlé de sa rencontre avec le Balai Citoyen, une organisation burkinabé qui a joué un rôle clé dans la révolution de 2014. Il a dit être venu dans ce pays avant tout pour « apprendre et pas pour donner des leçons ».

Pass sanitaire : la société du contrôle permanent

Le 16 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole suite à la décision du gouvernement de mettre en place un pass sanitaire.

Le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée a rappelé que le groupe parlementaire insoumis, bien que ses membres soient vaccinés ou en voie de l’être, était formellement opposé à la vaccination obligatoire. Une position que les insoumis partagent avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Sur ce sujet, il a appelé le gouvernement à convaincre les Français plutôt que de les contraindre.

Jean-Luc Mélenchon a précisé que le pass sanitaire était une restriction considérable des libertés. Il a dénoncé une société du contrôle et du conflit permanents organisée par Emmanuel Macron et qui va s’amplifier avec la mise en place de ce pass. Il a rappelé que la liberté est notre cause commune, quelles que soient nos opinions politiques et que la liberté de conscience, la liberté individuelle, la liberté d’agir, autant qu’on respecte la loi, est la liberté la plus fondamentale. Il a donc appelé à la défendre.

Il a également dénoncé les mesures absurdes décidées par le gouvernement, comme le fait de demander aux soignants et pompiers de se vacciner alors qu’ils seront eux-mêmes contrôlés par des personnes à qui on ne demandera pas le pass sanitaire. Il a ensuite pointé du doigt l’incroyable coût que va représenter pour les gens les tests PCR à réaliser à la rentrée, puisqu’ils ne seront plus remboursés.

Le président du groupe parlementaire LFI a indiqué que les insoumis, dans cette circonstance comme dans toutes les autres, feront ce que bon leur semble concernant les manifestations organisées contre le pass sanitaire. Il leur a néanmoins demandé de ne pas permettre qu’ils soient confondus, ou que le mouvement soit confondu, avec des expressions inappropriées concernant la vaccination. Il a rappelé que le vaccin librement consenti n’était pas un apartheid et que sa diffusion n’était pas la Shoah. Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il allait s’adresser aux 100 organisations qui ont déjà organisé une première manifestation de défense des libertés pour les solliciter et leur demander d’organiser à leur tour une marche pour les libertés.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a énuméré les nombreuses propositions que le groupe insoumis a fait à l’Assemblée nationale concernant la crise sanitaire, que ce soit pour proposer des alternatives au confinement, pour installer des purificateurs d’air, pour mettre en place une société du roulement, pour un plan de déconfinement économique. Il a rappelé qu’il était primordial que la France porte, comme il l’a proposé avec l’ancien président du Brésil Lula, la levée des brevets sur les vaccins.

Enfin Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’avec les annonces d’Emmanuel Macron de remettre sur la table ses attaques contre les retraites et contre les chômeurs, nous allons entrer dans un moment délicat sur le plan sanitaire de façon extrêmement brutale. Il a donc appelé à l’unité du peuple français.

14 juillet 1789 : première Révolution citoyenne ?

Dans cette conférence qui sera diffusée ce mercredi 14 juillet à 14h, Jean-Luc Mélenchon analyse le 14 juillet 1789 et la période révolutionnaire française avec le prisme de la théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne. Il explique en particulier comment le nombre humain, la concentration du peuple français dans des espaces urbains, sa dépendance à des réseaux collectifs notamment pour l’accès à la nourriture, ou encore des évènements climatiques sont autant d’éléments qui sont partie prenante de la Révolution de 1789.

Le candidat de l’Union Populaire à l’élection présidentielle tire aussi quelques leçons de 1789 qui peuvent être utiles pour le présent. Il explique notamment pourquoi, dans notre pays, c’est la République qui fonde la nation et non l’inverse et, par conséquent, pourquoi la France et la République sont une seule et même chose. Il souligne la place et le rôle des femmes dans les moments révolutionnaires. Il précise pourquoi la Révolution française peut être considérée comme un évènement universel et pas seulement national.

Avec cette conférence, Jean-Luc Mélenchon invite celles et ceux qui l’écoutent à considérer la Révolution de 1789 comme une part importante de notre présent, riche en leçons politiques pour nous-mêmes et pour les générations à venir.

« Le peuple est l’acteur de l’Histoire » - J.-L. Mélenchon au festival du journalisme

Le vendredi 9 juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon était le grand témoin du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne. Il était invité à un débat à partir d’une question : le peuple a-t-il toujours raison ?

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a développé la théorie de l’ère du peuple, qui donne le titre de son ouvrage sur le sujet. Il a en particulier expliqué que le peuple est d’une part défini par le nombre des êtres humains qui le composent et par l’interdépendance croissante de ces derniers. Il a ainsi expliqué que le mode de vie urbain et la nécessité d’accéder à des réseaux (eau, nourriture, transport, etc.) sont des composantes essentielles de la définition matérielle du peuple.

Jean-Luc Mélenchon a aussi rappelé que la revendication d’un accès aux réseaux est au coeur des révolutions citoyennes modernes : accès à l’eau, aux réseaux de transport, aux réseaux numériques… Il a dit également que, dans le monde rural, c’est aussi cet accès aux réseaux qui est souvent au coeur des revendications populaires : y ait une gare, une école, une eau de qualité.

Répondant à une question sur le « peuple de gauche », le candidat de l’union populaire à l’élection présidentielle a expliqué que face à un clivage « gauche/droite » qui peut diviser le peuple, il fallait y préférer un clivage « peuple/oligarchie » qui au contraire peut le rassembler contre les séparatistes de l’argent qui développent leurs propres réseaux pour vivre en dehors des réseaux collectifs.

Jean-Luc Mélenchon a également développé une autre vision des médias. Il a dénoncé la possession de 90% des médias par 9 milliardaires dans notre pays. Il a proposé d’interdire à un patron de presse de posséder plusieurs médias et a également égrainé des solutions pour démocratiser la presse en donnant du pouvoir aux abonnés et aux téléspectateur, en augmentant la place des journalistes dans la prise de décision et en s’assurant de la tenue régulière de conférences de rédaction.

L’Union Populaire pour 2022 – Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon

Le 1er juillet 2021, Jean-Luc Mélenchon présentait lors d’une conférence de presse la nouvelle étape de sa campagne présidentielle : l’Union Populaire. Il a dévoilé son nouveau site internet : Melenchon2022​.fr.

Après avoir évoqué le début de la campagne présidentielle pour 2022 et les différentes annonces de candidatures, Jean-Luc Mélenchon a pointé l’hypocrisie des appels à l’union de la gauche de la part de ceux qui n’ont aucune intention de renoncer à leur propre candidature. Il a rappelé que le bloc historique que représentait la gauche traditionnelle avait été détruit par les trahisons du quinquennat de François Hollande. Le président du groupe LFI à l’Assemblée a indiqué que sa campagne représentait le pôle de la résistance et de l’insoumission et que sans le mouvement insoumiset son programme l’Avenir en Commun, il n’y aurait plus trace d’une candidature qui ait une assise populaire suffisamment importante.

Jean-Luc Mélenchon a appelé à se concentrer sur la comparaison des programmes. Il a rappelé que la question sociale était la question centrale du moment, y compris pour parler de la question écologique.

Il a ensuite détaillé une stratégie pour réunir une majorité : l’Union Populaire. Plutôt qu’une soupe de logos sans signification politique, il a appelé à s’unir sur un programme capable de rassembler le peuple. Jean-Luc Mélenchon a énoncé les nombreuses mesures du programme l’Avenir en commun qui sont ratifiées par les Français : 9 sur 10 sont d’accord pour augmenter le SMIC, pour la garantie d’emploi, pour interdire le glyphosate, 8 Français sur 10 sont d’accord pour plafonner les frais bancaires, rétablir l’ISF, taxer les profiteurs de crise, rendre gratuits les premiers mètres cubes d’eau. 7 Français sur 10 sont d’accord pour la sortie du nucléaire, l’instauration du RIC ou encore la retraite à 60 ans. 6 sur 10 sont d’accord pour la 6e République ou le RSA jeune. Il a donc appelé à fédérer d’amples secteurs de la société et à rassembler une majorité d’électeurs autour d’un programme : l’Avenir en commun.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a ensuite dénoncé les propos d’Emmanuel Macron qui veut décider de la longueur des vêtements des jeunes filles. Il a mis en garde contre cette « police du vêtement » qui décide de la longueur à partir de laquelle une jeune femme ou une jeune fille ou une fillette se comporte d’une manière décente ou non.

Enfin Jean-Luc Mélenchon a critiqué le choix de la date de l’élection présidentielle, organisée au milieu des vacances scolaires et qui peut augmenter la désorganisation après que l’État se soit montré incapable de faire la distribution des professions de foi lors des élections régionales et départementales.

#RDLS143 - Blanquer détruit le bac / Régionales : La Réunion et la Guyane victorieuses !

Dans ce 143e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon analyse la volonté de Blanquer de remplacer les épreuves du bac par le contrôle continu. Une décision qui, si elle est appliquée, aura pour effet de faire un bac à la carte en fonction des établissements scolaires et d’en finir avec l’égalité devant des épreuves et un diplôme nationaux. 

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale explique aussi pourquoi le baccalauréat a un lien avec la République sociale, du fait des droits qu’il ouvre pour l’accès aux formations universitaire, mais aussi des droits sociaux qui y sont associés dans les conventions collectives des travailleurs.

Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur le résultat des élections régionales, où l’abstention a connu de nouveaux records. Il parle en particulier de deux cas complètement ignorés par les médias hexagonaux : La Réunion et la Guyane où l’ont emporté les listes conduites respectivement par Huguette Bello et Gabriel Serville. Il explique pourquoi ces résultats sont le fruit de mouvements sociaux qui ont travaillé en profondeur les sociétés réunionnaise et guyanaises et qui ont trouvé un débouché politique de rupture incarné par des figures fortes et reconnues.

LES LIENS

« La laïcité est le moyen de la souveraineté du peuple »

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 28 juin 2021 dans le cadre du débat sur le projet de loi séparatisme.

Le président du groupe « La France insoumise » a expliqué que la laïcité n’était pas un athéisme d’État et qu’elle était au contraire le moyen pour chaque Français de vivre libre, qu’il soit croyant ou non. Il a rappelé que la laïcité était d’abord la séparation stricte des Églises et de l’État et que la seule limite à l’exercice des religions était le respect de la loi et de l’ordre public.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un texte du gouvernement qui montrait du doigt les musulmans et dont les débats avaient pu être vécus comme humiliants par ces derniers. Il a rappelé que les musulmans n’étaient pas les ennemis de la France et qu’ils n’avaient jamais manqué à l’appel de la patrie, notamment lors de la seconde guerre mondiale quand il a fallu chasser l’occupant allemand de Notre-Dame-de-la-Garde.

Le candidat à l’élection présidentielle a fait le lien entre la laïcité, la souveraineté et la République, traçant l’histoire de la laïcité dans notre pays. Il a expliqué que la laïcité garantissait le fait qu’aucune transcendance ne pouvait s’opposer à la loi décidée par le peuple et qu’elle était donc la garantie de la souveraineté populaire.

#RDLS142 - Rapport du GIEC / Régionales / #EnnemiDeLaRépublique

Dans ce 142e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’accélération du changement climatique. Il explique en quoi le changement climatique, en modifiant les conditions dans lesquelles l’humanité et toute la biodiversité vit, est le fait majeur qui va organiser les autres. Il revient ensuite sur la déclaration de l’ONU alertant sur les dangers de la sécheresse. Jean-Luc Mélenchon appelle à élever le niveau de culture et d’apprentissage de la population pour faire face à la catastrophe qui arrive.

Ensuite, le président du groupe « La France insoumise » revient sur les élections régionales et le niveau d’abstention record depuis le début de la Vème République. Il pointe du doigt le manque de publicité du scrutin de la part de l’État et le manque d’information sur le rôle des régions et des départements. Jean-Luc Mélenchon met aussi en cause la gestion catastrophique de la distribution du matériel électoral par l’entreprise privée Adrexo.

Enfin, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 raconte l’émotion ressentie après avoir découvert la formidable mobilisation des insoumis sur Twitter suite à des propos infamants de Valérie Pécresse les traitant d’ennemis de la République. En utilisant le hashtag #EnnemiDeLaRepublique ils expliquent pourquoi ils ne sont pas d’accord pour qu’on les compare aux membres du Rassemblement National. Puis, Jean-Luc Mélenchon explique les différences entre les insoumis et les membres du parti de Le Pen.

#RDLS141 - Complotisme : le bashing mensonger / G7 : la Chine visée / Retraites : la menace Macron

Dans ce 141e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’épisode de baching mensonger qui s’est déroulé contre lui sur le thème du complotisme. Il explique pourquoi cette attaque est infondée. Il appelle aussi ceux qui se sont engagés dans cette manipulation à cesser leurs attaques et à débattre du fond du programme plutôt que d’inventer des polémiques sur des sujets infondés.

Le président du groupe « La France insoumise » revient ensuite sur le G7 qui a marqué une nouvelle étape dans la création d’un conflit géopolitique avec la Chine, désigné comme « ennemi systémique », et l’influence américaine, notamment dans le cadre de l’OTAN, dans la prise de cette décision. Il défend pour la France une position non alignée et indépendante, notamment en matière militaire.

Enfin, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 alerte sur la question des retraites. En effet, Emmanuel Macron pourrait décider de rallonger l’âge de départ en retraite avant la fin de son mandat. Jean-Luc Mélenchon affirme que s’il le fait, les insoumis engageront une bataille sociale pour y résister. Il explique, également, comment remettre le budget du système de retraites français à l’équilibre en augmentant les salaires et en créant de l’emploi pour rétablir la retraite à 60 ans.

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L’extrême-droite est un danger pour la République

Le dimanche 13 juin 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité d’Amélie Carrouër. Il est revenu sur la Marche des libertés qui se tenait la veille à Paris et où un militant d’extrême droite l’avait enfariné. Il a expliqué que cet acte visait la manifestation elle-même et le droit à manifester et que donc c’était au procureur de décider s’il fallait poursuivre en justice celui qui l’a commis. Il a dénoncé la montée de l’extrême droite et la complaisance dont font preuve certains médias en la dédiabolisant et en minimisant le danger qu’elle représente.

Le candidat insoumis à l’élection présidentielle de 2022 est également revenu sur ses propos que certains ont voulu utiliser pour le traiter de « complotiste ». Il a dénoncé cette manoeuvre consistant à détourner un mot ou une phrase de son contexte pour lui faire dire autre chose que ce qu’il avait dit. Il a rappelé que les terroristes agissaient à dessein pendant les élections et que certains se servaient de ces actes pour montrer du doigt les musulmans.

Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur ses propositions, expliquant que son programme, « L’Avenir en commun », répond aux attentes de la population française. Il a présenté plusieurs mesures, comme l’augmentation du SMIC, la 6e République ou encore l’interdiction du glyphosate qui sont soutenues par 60% à 90% des Français. Il a expliqué que ce programme portait une stratégie d’union populaire autour des enjeux qu’il porte. Il a aussi pointé du doigt ceux qui donnaient des leçons sur le financement de son programme mais qui se sont montrés incompétents en matière économique, échouant à faire des prévisions stables et sérieuses.

Enfin, le président du groupe « La France insoumise » a parlé des sujets internationaux, rappelant sa demande d’une levée des brevets sur les vaccins. Il a aussi dit, de nouveau, qu’il fallait une solution politique au Mali et que les buts de guerre justifiant la présence de notre armée auraient dû être définis il y a bien longtemps.

Prise de parole de Jean-Luc Mélenchon en soutien aux salariés de MBF Aluminium - #JLMSaintClaude

Jeudi 10 juin à 15h30, suivez en direct la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon dans le Jura, à Saint-Claude, pour soutenir la mobilisation des salariés de la fonderie MBF Aluminium, dont les emplois sont menacés. Réagissez et participez en direct avec #JLMSaintClaude.

Indiquez votre participation sur l’événement Facebook.

#RDLS140 - Compteur Linky payant / Répression à Bure / Députée violentée : Castex s’en fiche

Dans ce 140e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le procès des militants de Bure, une lutte contre la poubelle nucléaire qui doit être installée dans cette ville de la Meuse. Il explique comment les militants ont été harcelés par des moyens d’enquête disproportionnés, avec des test ADN, qui n’ont au final rien donné et font que ces militants sont simplement jugés pour leur participation à une manifestation… dans laquelle l’un d’entre eux a été blessé.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale parle ensuite des violences policières commises contre la députée insoumise Bénédicte Taurine. Il explique qu’alors qu’il a dénoncé ce fait lors d’une question au Premier ministre Jean Castex, ce dernier n’a ni daigné présenter des excuses, ni même avoir le moindre mot de compassion pour la députée violentée.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle des compteurs Linky qui seront finalement payés par les usagers alors qu’EDF avait promis le contraire. Non contents de fliquer les gens sur leurs usages d’électricité, il va falloir maintenant payer pour engraisser les actionnaires.

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Violences contre des parlementaires : j’interpelle le Premier ministre

Le mardi 1er juin 2021, Jean-Luc Mélenchon interpellait le Premier ministre lors des questions au gouvernement après les violences policières commises contre la députée Bénédicte Taurine. Voici la retranscription de son intervention.

« Monsieur le Premier ministre,

Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège, est empêchée de vous poser cette question. Elle se remet des violences délibérées qu’elle a dû subir de la part d’un policier qui l’a jeté à terre et de ceux qui l’ont ensuite frappé du pied et du poing. C’était à l’occasion d’une charge lancée sans sommation et d’ailleurs sans motif compte tenu du caractère parfaitement pacifique de l’action syndicale qui était en cours. D’ailleurs, elle agissait ceinte de son écharpe tricolore qui signalait sa qualité.

Bénédicte Taurine comme le député européen Manuel Bompard et le sénateur Joël Labbé également présents sur place, agissaient dans le cadre de leur mandat de parlementaire au côté des manifestants de la Confédération paysanne.

En France, comme dans toutes les démocraties du monde, la liberté d’action d’un parlementaire dans le cadre de son mandat, est première dans la hiérarchie des normes et nul n’a le droit de s’y opposer. Cette inviolabilité est acquise aux élus depuis la première élection, en 494 avant notre ère, des premiers tribuns du peuple et elle fut confirmée par le premier vote de la première assemblée des premiers députés de 1789.

Après l’interpellation de trois de nos collègues de la majorité qui voulaient revenir dans notre Assemblée, punis ensuite d’autant d’amendes de 135 euros, on voit une escalade s’opérer, monsieur le Premier ministre.

L’inviolabilité des députés est la garantie de leur liberté de parole et d’action, au nom du peuple par la volonté duquel nous sommes ici. Députés du peuple, la République c’est chacun de nous.

Ce matin, le président de notre Assemblée a interpellé le gouvernement sur cette violence. Nous ne réclamons ni mansuétude ni privilège. Nous exigeons la garantie de notre liberté d’action.

Je vous demande, monsieur le Premier ministre, de mettre le holà publiquement et fermement à ces comportements. »

#RDLS139 : Suicides de policiers, féminicides, mort au travail, burnout, pénibilité

Dans ce 139e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la manifestation des policiers du 19 mai. Il évoque, surtout, le problème des suicides dans la police alors que 14 policiers se sont suicidés depuis le début de l’année. Un sujet sur lequel les députés insoumis Alexis Corbière et Ugo Bernalicis avaient déposé une commission d’enquête.

Le député insoumis parle ensuite de la question des féminicides : ces actes meurtriers commis contre les femmes et souvent leurs enfants par des conjoints ou ex-conjoints. Il explique qu’il faut y faire face en prenant au sérieux les alertes, quand elles sont lancées, et y mettre les moyens pour protéger les femmes de leurs potentiels agresseurs.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle de la mort au travail et de la pénibilité au travail. Il dénonce le burnout, cette situation à laquelle arrivent ceux qui travaillent trop et qui sont tellement épuisés qu’ils ne peuvent plus travailler. Le candidat à l’élection présidentielle explique aussi pourquoi ceux qui disent que les Français ne travaillent pas assez sont des menteurs.

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#RDLS138 : Manif de policiers / Arctique en danger / Meeting d’Aubin et actions de campagne

Dans ce 138e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur la manifestation de policiers qui se tenait devant l’Assemblée nationale le 19 mai 2021. Il explique pourquoi les propos tenus par plusieurs responsables d’organisations policières donnent à ce rassemblement un caractère factieux, c’est à dire de mise en cause des institutions.

Le candidat à l’élection présidentielle parle ensuite du meeting d’Aubin où plus de 800 personnes étaient présentes malgré une pluie battante. Il explique que l’organisation d’un tel évènement repose sur le travail de dizaines de volontaires. Il appelle à s’engager dès maintenant dans la campagne présidentielle en téléchargeant l’application « Action populaire », en rejoignant ou en créant un groupe d’action et en faisant un don sur le site https://​noussommespour​.fr.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle de l’Arctique. Un sujet jamais évoqué dans les médias mais qui est pourtant crucial puisqu’il concentre à la fois des questions écologiques, militaires, de souveraineté, de biens communs et de droit international. Il explique ainsi que le réchauffement climatique s’y est accéléré et pourrait perturber le Gulf Stream. Mais aussi que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes et de nouveaux appétits concernant le sous-sol, riche en hydrocarbures. Il appelle à créer du droit international sur le sujet pour protéger les biens communs de l’humanité, et pose également cette question à propos des grands fonds marins où des enjeux de sécurité se font jour autour des câbles sous-marins.

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