Communiqué du groupe LFI-NFP
Le groupe parlementaire de la France Insoumise prend acte de la décision de la Cour d’appel de Paris qui maintient en détention Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais âgé de 73 ans.
Cet arrêt confirme la décision historique du tribunal d’application des peines de Tarbes du 15 novembre 2024. Elle reconnaissait que la libération de ce défenseur infatigable de la cause palestinienne ne devait plus dépendre de l’appréciation du pouvoir politique.
Cependant, la juridiction renvoie au 19 juin sa libération afin qu’il puisse s’acquitter des dommages et intérêts dus à la partie civile - les Etats Unis d’Amérique - à raison de ses facultés contributives, une « mesquinerie juridique » pour reprendre les mots de l’avocat de Georges Abdallah.
Si la Cour d’appel confirme le principe d’une libération, elle cède en partie aux injonctions de l’administration américaine qui s’est illustrée tout au long de la procédure par des mémoires outranciers et des plaidoiries insultantes et dont l’intention manifeste est d’humilier un militant politique sans revenu, incarcéré depuis quarante longues années.
Le groupe parlementaire de la France Insoumise exprime sa solidarité envers Georges Ibrahim Abdallah. Il condamne la répression politique qui continue de s’abattre sur ses soutiens, l’interdiction de manifestations, la dissolution de collectif s’inscrivant dans un large mouvement de criminalisation de la solidarité avec la Palestine.
Plus que jamais, la lutte continue pour sa libération.