CARAVANE POPULAIRE POUR NOS RETRAITES - Jour 8 - Étape de Montbard

Lundi 27 avril, la caravane populaire pour nos retraites fait étape à Montbard en Côte-d’Or. Le point infos retraites attire la curiosité des passant·es. Dans ce quartier laissé à l’abandon, les habitant·es sont heureux·ses de venir discuter avec les insoumis·es et de partager un moment convivial.

« Enfin des gens qui s’intéressent à nous et à ce qu’on pense ! », nous lance Idriss en s’approchant de notre stand. La discussion s’engage sur la réforme des retraites. Idriss, 18 ans, est en terminal dans un lycée professionnel en maintenance des systèmes de production connectés. Il nous confie s’être intéressé à la réforme lors de son dernier stage en entreprise : « C’était le sujet principal de mes collègues. Aucun d’entre eux ne voulaient travailler deux ans de plus. Même ceux qui avaient voter pour Macron ! Personne n’en veut de cette réforme ». Il nous fait part ensuite de ces interrogations : « Moi je n’ai toujours pas compris combien d’années je devrais travailler, 43 ou 44 ans ? 44 si je commence cette année, 43 si je commence l’année prochaine ? C’est n’importe quoi ! ». Pendant les débats à l’Assemblée nationale, les député·es insoumis·es ont dénoncé l’arnaque du gouvernement pour celles et ceux qui ont commencé à travailler très jeunes : la « roue de la fortune des carrières longues » ! La seule chose qui est claire avec ce dispositif, c’est que tout le monde sera perdant !

En porte-à-porte, nous discutons avec Martine, 62 ans, elle s’apprête à prendre sa retraite : « D’après ce que j’ai lu, je ne suis pas concernée par la réforme, mais je suis tout de même contre celle-ci ! Pourquoi mes collègues plus jeunes que moi de quelques années ne pourraient pas elles aussi partir à 62 ans ? C’est injuste ! ». Elle continue : « En plus, en réalité, il n’y a aucun problème de financement des retraites ! Donc non seulement cette réforme est injuste mais en plus elle est inutile ! ». Effectivement, le président du Conseil d’orientation des retraites l’a dit lui-même devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale : « Les dépenses de retraites sont globalement stabilisées et même à très long terme, elles diminuent dans trois hypothèses sur quatre. Donc les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées ». Martine viendra grossir les rangs des manifestant·es le 7 mars prochain : « J’irai manifester, croyez-moi ça ne m’est pas arrivé souvent dans ma vie, mais là c’est trop ! Il faut qu’on soit nombreux ».

Un peu plus tard, nous rencontrons Mohammed, ouvrier à la retraite. Il a travaillé toute sa vie et touche 1 250 euros de pension : « Je paye un loyer de 400 euros, le gaz, l’eau et l’électricité 230 euros, j’ai un crédit de 200 euros à rembourser, l’assurance de la voiture et l’essence 200 euros, et il faut ajouter le téléphone, les courses… Bref, il me reste rien à la fin du mois ! Et jamais aucun plaisir, aucune sortie. C’est pas une vie ! ». Nous présentons lui présentons les propositions de La France insoumise pour garantir à tou·tes une retraite digne. Pour lutter contre la précarité, nous défendons un niveau minimum de retraite à 1 600 euros net par mois, en cohérence avec notre proposition d’augmentation du SMIC. Mohammed est convaincu : « Vous avez raison, après une vie de travail, tous les retraités doivent pouvoir vivre dignement ! ».

On se retrouve demain pour la neuvième étape de la caravane à Vitry-le-François dans la Marne.

➡️ Rendez-vous sur la page des caravanes populaires pour nos retraites pour retrouver les étapes près de chez vous
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Crédits photos : Clément Batllé

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