Consultation populaire : les insoumis·es dijonnais·es rencontrent un co-gérant d’épicerie bio et un médecin réanimateur

Depuis près d’une semaine, les insoumis·es peuvent organiser partout en France des entretiens dans le cadre de la consultation populaire, dont les contributions participeront à la réflexion programmatique autour de L’Avenir en commun. Pas besoin d’interviewer des personnalités connues, notre voisine de palier ou collègue de travail peut nous permettre d’enrichir notre réflexion !

Exemple à Dijon, où les insoumis·es ont pu rencontrer David, ancien cadre qui a décidé, en co-gestion, de créer une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), plus précisément une épicerie bio, local, et 0 déchet.

« La situation est la suivante : il faut aider les gens à changer d’habitudes, car le dérèglement climatique s’avance et il faut des actes concrets, notamment sur les questions alimentaires et agricoles. L’idée est de s’adresser aux militants, mais aussi aux citoyens qui sont plus éloignés des questions écologiques » a-t-il expliqué à Arnaud, insoumis de Dijon.

Pour David, il y a un enjeu de planification : « Il faut développer la formation pour trouver les gens qui peuvent participer aux portages de projets et sur les aspects plus techniques. Cela nécessite de la formation agricole pour sortir des futurs producteurs respectant l’environnement. »

Autre rencontre faite à Dijon : Paul, médecin réanimateur. Il a été au front durant la première vague de Covid. « On a eu la preuve que gérer l’hôpital comme une entreprise provoque des choses graves notamment en période de crise », raconte-t-il. « Pour éviter les engorgements des hôpitaux, il faut que les gens n’y arrivent pas et ça passe par le fait qu’ils ne tombent pas malade. Il y a 13 ans d’espérance de vie en moins pour les 5% les plus pauvres par rapport au 5% les plus riches », détaille-t-il.

Parmi les mesures qu’il propose : orienter la population sur de l’alimentation plus saine pour éviter l’obésité et le diabète, arrêter la publicité et la promotion de l’alcool dans l’espace public ou encore mettre de l’argent dans la recherche sur la malbouffe et l’alcoolisme.

Pour aller plus loin :