Troisième série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes !

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Conformément aux annonces du Comité électoral, retrouvez dans cet article la troisième série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes de 2019.

Découvrez les 6 nouvelles candidatures ! 

Consultez aussi :
– la première partie des candidat·e·s déjà publiée
– la deuxième partie des candidat·e·s

Rendez-vous ce samedi 8 décembre dès 14h lors de la Convention pour la publication et le vote sur la liste complète des candidat·e·s de La France insoumise aux élections européennes.

Catherine Coutard

57 ans – Auvergne-Rhône-Alpes - Médecin-urgentiste

    « J’ai 57 ans et je suis mariée, mère de deux filles. Je suis médecin urgentiste dans un hôpital public. Je suis aussi conseillère municipale de Montélimar, un mandat bénévole au service de la vie quotidienne des Montiliennes et des Montiliens. Je suis vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen.

Je me suis engagée quand j’avais 20 ans avec un fil rouge : la République sociale.  Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité sont les mots qui guident cet engagement et qui ensemble, pour moi,  doivent tisser un chemin émancipateur et de progrès. 

Et j’ai toujours  la même énergie pour lutter pour la justice sociale, l’égalité des femmes et des hommes, l’émancipation de tous, la qualité des services publics, l’accès aux soins et contre la mondialisation financière, l’urbanisation extensive, l’abandon des zones rurales et semi-rurales, et l’Union Européenne telle qu’elle se fait. La souveraineté des peuples et des nations est pour moi la garantie de la liberté et de la démocratie. 

Cette liste pour les européennes nous permet de refuser l’enfermement du débat public entre identitaires europhobes et ultra-libéraux europhiles que l’on voudrait nous imposer et ouvre la voie d’une nouvelle espérance. »

Carole Mare

33 ans – Occitanie – Militante pour la condition animale

    « Militante de la condition animale depuis une dizaine d’années, j’ai grandi dans une ferme en Ariège. Après une succession de jobs alimentaires, j’ai choisi de vivre précairement pour militer à plein temps. Je suis également famille d’accueil pour chats en fin de vie.

Mon engagement a commencé par du bénévolat auprès d’enfants de milieux défavorisés. Puis j’ai découvert la réalité de la condition animale et j’ai fondé une association à Toulouse avec un paysan local. Nous avons mené des actions de rue et mis en place des adoptions de poules « de réforme ». Cette association s’est peu à peu transformée en antenne de l’association L214.

Je souhaite porter la voix des animaux, victimes invisibles et silencieuses du capitalisme. Parce que leur exploitation acharnée est institutionnelle et légale alors même que plus personne ne peut douter de leurs ressentis : les mêmes que nous ressentirions dans la même situation. Parce qu’ils n’ont aucun droit et sont exploités jusque dans leur chair pour des raisons de tradition et de profit, et traqués jusque dans les derniers espaces que ne nous ne leur avons pas encore volés.

Il est temps de dégager les lobbies et d’instaurer une société pacifique, d’entraide, en rétablissant l’injustice profonde qui est faite aux plus fragiles et aux plus vulnérables d’entre nous au détriment de notre propre humanité :

– pour le respect des libertés fondamentales ;
– pour une justice pour l’ensemble des êtres sensibles ;
– pour que les animaux ne soient plus considérés comme des choses ;
– pour une agriculture éthique et durable ;
– pour dégager les lobbies ; 
– pour une Europe de la paix. »

Frédéric Viale

53 ans – Île-de-France – Militant altermondialiste, auteur de plusieurs livres critiques sur les accords de libre-échange

    « Après avoir participé à l’aventure de la création d’Attac France ainsi que du comité local que j’ai animé 3 ans, j’ai eu à cœur de prendre en charge les campagnes successives d’Attac contre l’OMC puis contre les Accords de libre-échange (TAFTA, CETA, JEFTA etc.). Ce combat m’a permis de comprendre que l’Union européenne telle qu’elle est ne constitue pas une solution mais un problème. Ce combat m’a amené également à écrire deux livres, un directement sur l’UE, l’autre sur le libre-échange.

Le néo-libéralisme au service des intérêts financiers et marchands a clairement pour programme d’écarter les peuples des choix politiques et du champ économique mais aussi de marginaliser les principes démocratiques eux-mêmes. Dés lors, le combat de La France insoumise me paraît utile puisqu’il consiste à faire le lien entre les politiques austéritaires et autoritaires menées actuellement en France avec les orientations de l’UE ultra-libérale. Ce combat est également nécessaire pour la réussite d’une stratégie de conquête du pouvoir. Les urgences sociales, climatiques, démocratiques ne nous permettent plus d’attendre, pas davantage que la montée des périls d’extrême-droite encouragée de fait par les politiques actuelles et que seules les forces de gauche pourraient contrecarrer. Toutes ces raisons m’amènent à franchir le pas et à passer du mouvement social à l’engagement politique actif en acceptant de faire partie de la liste France insoumise aux élections européennes de 2019.

Je pense pouvoir amener une analyse permettant de saisir la portée du libre-échange comme idéologie mortifère pour la démocratie car elle installe dans les têtes et la pratique l’idée que la concurrence de tous contre tous constitue le seul horizon de nos vies. L’Union européenne étant actuellement le théâtre principal où se met en place le libre-échange, il est normal que ce soit là qu’il faille agir. »

Landry Ngang

19 ans – Île-de-France – Etudiant, militant des quartiers populaires

    « Je m’appelle Landry Ngang et je suis un jeune dionysien. J’ai découvert La France insoumise par hasard il y a deux ans sur les réseaux sociaux grâce à une vidéo de Jean-Luc Mélenchon qui présentait le programme du mouvement ainsi que ses principes : ce fut une véritable claque ! Je venais de trouver quelqu’un qui parvenait à défendre mes idées avec des mots simples, que tout le monde pouvait comprendre.

Après m’être malheureusement retrouvé sans fac en septembre 2017, j’ai commencé ma toute première expérience de militantisme au sein de La France insoumise.

Cette première année de militantisme m’a apporté énormément de choses tant sur le plan personnel qu’amical. Si je devais retenir trois moments militants forts je retiendrais : mon investissement dans la lutte contre la loi ORE, mon aide dans l’occupation de Paris 8 pour un accueil digne des réfugié·e·s ainsi que mon investissement dans la campagne des Rencontres Nationales des Quartiers Populaires. 

J’ai compris quelques mois après mes débuts de militantisme pourquoi j’allais me battre : pour les banlieues, pour la démocratie et contre l’austérité.

Et pour ça il faudra conquérir l’Europe avec et pour le peuple ! »

Mauricio Garcia-Pereira

49 ans – Nouvelle-Aquitaine – Lanceur d'alerte, ancien employé dans un abattoir, auteur de "Ma vie toute crue"

    « Je m’appelle Mauricio Garcia Pereira, j’ai 49 ans, j’habite en France depuis 2001, et je suis père de deux enfants nés et élevés en France.

Pendant plus de 6 ans, j’ai travaillé dans le plus grand abattoir municipal de France à Limoges. Au sein de l’abattoir, j’ai découvert un monde à part, celui de quelques-un·e·s qui font fièrement manger la planète entière mais avec des méthodes sauvages qui ne respectent pas les ouvrier·e·s d’abattoirs et surtout pas les animaux. La société ne veut pas savoir ce qui s’y passe, et préfère vivre dans « le déni » plutôt que de reconnaître « la vérité ». Par exemple, l’abattage « des vaches gestantes ». Par dizaines, voire centaines, tous les jours, pour que les lobbies puissent tout simplement contrôler le prix au kilo de la viande sur le marché.

C’est tout cela et beaucoup plus que je décris dans un livre qui a été publié en mai 2018 chez Plon, « Ma vie toute crue ». Voilà une des bases de mon combat à présent : des réformes officielles, que les abattoirs seront obligés de respecter, des nouvelles lois, en faveur des animaux destinés à l’élevage et à l’abattage pour la consommation.

Je soutiens la France insoumise et me suis porté volontaire pour participer à sa liste pour les élections européennes parce que les politicien·ne·s qui dirigent la France et surtout l’Europe aujourd’hui ne sont pas à la hauteur des attentes de la majorité de nos concitoyen·ne·s en Europe. Si on ne fait rien maintenant pour lutter contre la surconsommation, la surexploitation (des océans, du terroir, des ressources naturelles, des énergies fossiles, etc…), le capitalisme, la mondialisation… Comme la majorité des pères et mères de famille, je me demande aujourd’hui ce qu’on va laisser, à mes enfants, à nos enfants. Aujourd’hui je me présente à vous comme un insoumis de plus parmi les millions qui habitent en France, en Europe et dans le Monde. »

Sébastien Delogu

31 ans – Région Sud – Marseillais et militant des quartiers populaires

    « Je m’appelle Sébastien Delogu. Je suis né et j’ai grandi dans les quartiers nord de Marseille, où je vis toujours. Je suis père de deux merveilleux enfants.

Pendant neuf ans, j’ai été chauffeur de taxi, une activité qui m’a conduit à lutter contre l’ubérisation de cette profession et plus largement celle de la société. 

Mon parcours professionnel m’a aussi amené à conduire des enfants handicapé·e·s et à être confronté à de nombreux problèmes liés aux handicaps. 

Aujourd’hui encore, je reste très sensible à ces réalités humainement très difficiles.

Ayant constaté le délabrement de l’école de mes enfants située dans les quartiers nord de Marseille, j’ai été à l’initiative avec les parents d’élèves, leurs enfants ainsi que des insoumis·es, d’une action citoyenne visant à la repeindre, « Une action d’auto-organisation inédite. »

Depuis, j’ai endossé la casquette de lanceur d’alerte local en réalisant des vidéos sur le quotidien des habitant·e·s et des familles de ces quartiers. 

Mon objectif est de dénoncer l’inertie des autorités publiques. Dans cet engagement, je travaille étroitement avec les collectifs citoyens et les associations, parce que nos quartiers populaires sont abandonnés. 

Je me battrai pour redonner la parole aux habitant·e·s et pour faire respecter leurs droits trop souvent ignorés, pour faire triompher les valeurs de la République dans ces territoires pleins de richesse. 

Détestant les injustices, je considère indispensable que le pouvoir revienne au peuple. »

Les 20 candidat·e·s

Deuxième partie de la liste

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Première partie de la liste déjà publiée