Alstom : Hollande bricole pour effacer son bilan

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Les annonces du gouvernement sur l’avenir du site d’Alstom Belfort n’ont qu’un but : éviter cyniquement la fermeture avant l’élection présidentielle.

Le bricolage industriel est donc à l’ordre du jour. Après avoir abandonné le ferroviaire et laminé l’investissement public pendant cinq ans, François Hollande découvre que sa politique d’austérité est une cause centrale des malheurs d’Alstom et se résout à ce que l’État commande des trains !

Le rafistolage frôle le ridicule : à quoi cela rime-t-il d’acheter 15 rames TGV pour les faire circuler sur des lignes intercités que le gouvernement veut fermer ou abandonner aux régions pour 75% d’entre elles ? Y a-t-il encore un pilote dans la locomotive gouvernementale ?

Aucune des causes profondes n’est traitée. Alstom Belfort ne vivra pas sans nationalisation d’Alstom, sans plan d’investissement public massif, sans politique ferroviaire ambitieuse, sans sortie des traités européens et du dogme de la concurrence libre et non faussée par un protectionnisme solidaire.

La lutte des salariés d’Alstom a permis d’éviter la fermeture immédiate. Leur chance d’un avenir meilleur passe, comme pour tous les Français, par l’élection de 2017. Ce sera l’occasion d’imposer d’autres choix pour la France et son industrie. Il en va de l’intérêt général et de notre capacité à mener la transition écologique.

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