Nous apportons tout notre soutien à Ariane Lavrilleux, journaliste d’investigation à Disclose, qui fait l’objet d’un véritable acharnement judiciaire en raison de son enquête sur l’opération Sirli en Égypte. Cette enquête révélait que des renseignements fournis par la France au gouvernement égyptien auraient été détournés afin de mener des frappes contre des civils.
Dans cette affaire, c’est au Gouvernement de rendre des comptes sur les faits révélés, et non à une journaliste dont le seul tort est d’avoir fait son travail d’information.
Ariane Lavrilleux avait d’ailleurs bénéficié d’un non-lieu en octobre 2025. Pourtant, la cour d’appel a décidé de rouvrir l’instruction à son encontre à la demande du parquet, et donc du gouvernement.
Cette décision est profondément préoccupante et fait peser une menace grave sur la liberté de la presse.
L’État ne peut pas instrumentaliser les procédures judiciaires pour intimider les journalistes et museler leur travail. Nous exigeons l’abandon pur et simple de ces poursuites et réaffirmons notre attachement au droit des citoyens à être informés sur ces faits d’intérêt général.