Communiqué du groupe LFI
La Commission mixte paritaire (CMP) a entériné la transformation de la loi d’urgence agricole en un véritable désastre écologique et sanitaire.
Aurélie Trouvé et Manon Meunier, membres de cette CMP, dénoncent les parlementaires du RN, de la droite et du bloc présidentiel qui ont mené leurs tractations à huis clos pour aboutir à un texte mettant en danger la santé de la population, les agriculteurs et l’environnement. Parmi les dizaines de mesures irresponsables introduites par le Sénat, la quasi-totalité a été maintenue par une CMP dominée par la droite et l’extrême droite.
Contre l’avis de l’Ordre des médecins et de la quasi-totalité des sociétés savantes concernées, le texte permet de réautoriser deux pesticides dangereux, dont les effets néfastes sur le développement neurologique sont largement documentés. En pleine multiplication des épisodes de canicule et de sécheresse, le texte consacre également un droit quasi absolu à l’agrobusiness d’accaparer la ressource en eau.
Il reviendra aux députés, lors du vote solennel en hémicycle ce lundi, de faire tomber cette loi incendiaire façonnée par des sénateurs climatosceptiques et trumpistes. Fait révélateur, même le MEDEF estime qu’il s’agit d’« un accaparement sans contrepartie, sans contrainte et sans limite des ressources en eau pour un acteur ».
Les députés du bloc présidentiel, soutiens des candidats Gabriel Attal et Édouard Philippe, assumeront-ils de voter un tel texte ?
D’ici là, nous appelons tous les citoyens à se mobiliser ce samedi dans des dizaines de villes, puis ce lundi à 18 heures aux Invalides, à Paris, pour dire non à cette loi d’empoisonneurs et d’assoiffeurs.