Élections régionales 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes

Convergeons pour des causes communes !

En Auvergne-Rhône-Alpes, les chef·fes de file désigné·es pour la France insoumise sont Magali Romaggi et Gabriel Amard. Ils permettront d’emmener une liste de fédération populaire aux élections régionales de 2021.

Pour nos régions, l’urgence appelle à un bouclier social et sanitaire ; à la bifurcation écologique pour sauver notre écosystème et créer de nouveaux emplois ; et à la démocratisation de nos collectivités territoriales pour en faire de véritables outils de l’émancipation populaire. Nos chef·fes de file porteront au plus haut ce programme et favoriseront la poursuite des discussions avec toutes les forces qui souhaiteront se fédérer autour de ces causes communes.

Pour rejoindre la campagne pour une Auvergne-Rhône-Alpes populaire et s’abonner à la newsletter cliquez sur le bouton ci-dessous. Consultez également les chef·fes de file des sections départementales pour la région.

Notre ambition pour la région

En Auvergne-Rhône-Alpes comme partout ailleurs, le changement climatique est engagé. Il est même deux fois supérieur à la moyenne dans notre région, la plus montagneuse d’Europe. La perte de biodiversité s’accélère. Le changement climatique est désormais irréversible et rien n’est planifié pour en atténuer les effets et nous y adapter.

La pandémie de la COVID-19 continue de bouleverser notre société et l’improvisation des consignes au jour le jour fragilise le consentement et l’application des mesures sanitaires. A cette crise sanitaire et son cortège de contraintes s’ajoute une crise sociale dont les effets se font de plus en plus sentir. Les plans de licenciements s’accumulent dans le pays et notamment dans notre région, la première région industrielle de France. La crise démocratique se renforce : des revendications légitimes du mouvement des « Gilets jaunes » aux propositions de la convention citoyenne pour le climat, les aspirations citoyennes ne sont jamais prises en compte par le pouvoir en place, alimentant une véritable grève civique lors des élections.

C’est dans ce contexte inédit qu’en 2021 auront lieu les élections régionales et départementales. Elles sont une opportunité pour faire face à l’urgence sociale et pour planifier les grandes bifurcations écologiques aujourd’hui indispensables. Sur tous les terrains, des défis inédits se présentent. Le temps presse pour engager l’indispensable changement de cap.

Notre région compte près de 8 millions d’habitants. Forte de la diversité de ses territoires et de leurs potentiels, Auvergne-Rhône-Alpes pourrait s’affirmer aux avant-postes des bifurcations sociales, écologiques et démocratiques. Las, depuis 5 longues années, elle est réduite au rôle de laboratoire des « marottes » de la droite dure incarnée par Laurent Wauquiez. Elles font écho à la politique de régression sociale du gouvernement, dont les soutiens ne peuvent prétendre incarner une quelconque alternative aux politiques actuellement mise en œuvre au conseil régional.

Il est grand temps de mettre fin à cette politique anti-sociale et anti-écologique. Le changement doit venir. Il peut venir d’un peuple fédéré autour d’un projet pour en finir avec une politique faible avec les forts et dure avec les faibles. Pour aller vers une bifurcation sociale, écologique et démocratique avec le soutien de toutes celles et ceux qui souhaitent y consacrer de l’énergie.

Par cet appel, nous proposons que se fédère en Auvergne-Rhône-Alpes autour de causes communes la diversité politique écologiste, altruiste et humaniste et toutes celles et ceux qui s’y retrouvent…

NOUS VOULONS UNE RÉGION EXEMPLAIRE POUR RÉPONDRE À L’URGENCE SOCIALE ET ÉCONOMIQUE !

Pour résister aux chocs, les habitant-es de notre région ont besoin d’un bouclier social et écologique. Oui, nous pouvons mettre fin à la « criminalisation » de la pauvreté qui a visé les allocataires du RSA. Oui, nous pouvons rétablir une politique de soutien au milieu associatif à la formation professionnelle après 5 ans de coupes budgétaires aveugles. Pour construire un réel service public de la formation professionnelle, au service de toutes et tous, qui ne doit pas uniquement répondre aux exigences du patronat que défendent les libéraux.

Oui, nous pouvons œuvrer au service d’une stratégie industrielle utile comprenant tous les enjeux, pour aller vers une bifurcation en changeant les processus de production et en sortant de la politique de guichet. Pour inverser cette tendance à la désindustrialisation et aux délocalisations, pour ne plus voir disparaître nos savoirs-faires et nos fleurons industriels tels General Electric et Luxfer. Pour mettre en place de véritables contreparties aux aides économiques sur la base de critères sociaux et environnementaux. Pour sortir de cette démarche mortifère de la politique de l’offre : partons de la demande et du besoin de la population.

Oui, nous pouvons agir pour garantir l’accès de toutes et tous aux services publics, en soutenant le développement des centres publics de santé, en réformant la politique de tarification des services publics locaux pour les rendre plus accessibles notamment aux jeunes et aux personnes en situation de précarité, et en instaurant un véritable droit à la mobilité, à la culture, et à l’éducation.

NOUS VOULONS UNE RÉGION EXEMPLAIRE POUR UNE BIFURCATION ÉCOLOGIQUE !

Derrière les discours identitaires de Wauquiez promouvant la « préférence régionale », la région n’a impulsé aucune politique de relocalisation des activités économiques. L’agriculture intensive est soutenue à corps perdu en dépit du bon sens, alors qu’une relocation d’activités agricoles tournée vers les besoins réels de la population est plus que jamais nécessaire. Oui, nous pouvons encourager une agriculture paysanne, bio et locale, de l’autosuffisance et des circuits courts. Cela passe par une gestion écologique des territoires et notamment des forêts : il est urgent de mettre fin à la liquidation de l’Office national des forêts (ONF). Cela passe par la sanctuarisation des moyens alloués aux Parcs naturels régionaux (PNR). Cela passe également par une politique ambitieuse de formation et d’aide à l’implantation : nous pouvons faire de notre région un territoire d’excellence en matière d’agriculture paysanne et écologique !

Oui, nous pouvons initier une véritable stratégie alimentaire dans notre région. Plutôt que de verser des millions aux fédérations de chasseurs par pure stratégie électoraliste, nous souhaitons rétablir le soutien aux associations environnementales durement malmenées par la région au cours des cinq dernières années. La condition animale doit enfin être prise en compte, avec des moyens concrets d’agir, en proposant notamment des options quotidiennes végétales dans les menus des restaurants collectifs de nos lycées et de nos universités.

Oui, nous pouvons engager résolument nos territoires dans la bifurcation énergétique, en commençant par promouvoir la sobriété, en investissant massivement dans la rénovation thermique du bâti, en soutenant le développement des énergies alternatives au moteur thermique et au nucléaire. Ce sont là des filières d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et bonnes pour l’environnement !

Oui, nous pouvons mettre en place une protection publique rigoureuse de la ressource en eau, dans un contexte de changement climatique qui rend les épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents. Les financements régionaux doivent financer prioritairement les gestions publiques, écologiques et citoyennes de l’eau et des milieux naturels et aquatiques. Dans ce domaine la puissance publique et l’agence de l’eau ont besoin de moyens humains et financiers. Cela implique aussi de rompre avec le modèle productiviste du tourisme industriel : au lieu d’investir dans des canons à neige, promouvons un tourisme 4 saisons !

Oui, nous pouvons agir pour un service public des mobilités qui refuse la privatisation de la SNCF et sa mise en concurrence. Un service public qui s’investit pour la réouverture et le développement, des guichets, des gares et des lignes de TER pour les trajets du quotidien. Un service public qui préserve et même renforce le fret ferroviaire. Pour le développement des mobilités alternatives à la voiture individuelle dans une logique d’interconnexions entre les territoires ruraux, urbains et périurbains, notamment via le soutien au covoiturage, le développement du transport fluvial.

NOUS VOULONS UNE RÉGION EXEMPLAIRE EN MATIÈRE DÉMOCRATIQUE !

La présidence Wauquiez a institué un style autoritaire et descendant. Partout notre région se couvre d’hideux panneaux bleus vantant l’investissement de la région, dans nos lycées, dans nos communes, etc. Mais bien souvent, il s’agit de simples effets de communications, et de décisions prises sans les citoyen-nes.

Oui, nous pouvons mettre en place de véritables processus de co-élaboration avec les habitants des territoires, avec les usagers des services publics, notamment des transports en commun dans le cadre de comités de lignes renforcées. Oui, nous pouvons mettre en place un budget participatif permettant aux habitants de choisir eux-mêmes les projets dans lesquels consacrer des investissements ambitieux. Oui, nous pouvons introduire une part de citoyen-nes tiré-es au sort dans le Conseil économique social et environnemental (CESER) de la région pour donner de l’écho aux revendications citoyennes.

Oui, nous pouvons lutter concrètement contre les inégalités territoriales. La fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes a été décidée unilatéralement par le gouvernement pour alimenter la concurrence entre régions à l’échelle européenne. Nous voulons au contraire de cette logique libérale mortifère promouvoir l’égalité des territoires, la coopération et les solidarités.

Oui, nous pouvons refuser les grands projets inutiles et imposés (projets autoroutiers, galeries commerciales, centres de vacances, lignes LGV et en particulier Lyon-Turin…), construits sans l’aval des citoyens et bien souvent nuisibles à l’environnement.

Oui, nous pouvons promouvoir des élu-es exemplaires, qui s’engagent à ne pas cumuler les mandats, qui sont présent-es auprès de celles et ceux qui luttent pour l’emploi, la justice sociale et climatique partout dans notre région !

En mars 2021 les élections régionales et départementales sont une opportunité pour faire face à l’urgence sociale et pour planifier les grandes bifurcations écologiques aujourd’hui indispensables et faire « la preuve par l’exemple » depuis notre région et nos départements qu’une Auvergne-Rhône-Alpes écologique et solidaire est possible.

Chef·fes de file des sections départementales pour la région

  • 01 - Ain : Florence Pisani et Christian Jolie
  • 03 - Allier : Nelly Depriester et Pierre Guillaumin
  • 26 - Drôme : Annie Lafarge et Olivier Crenn
  • 38 - Isère : Émilie Marche et Gabriel Amard
  • 42 - Loire : Andrée Taurinya et Bernard Paemelaere
  • 43 - Haute-Loire : Valérie Valero et Guy Richard
  • 63 - Puy-de-Dôme : Marianne Maximi et Alain Bidet
  • 69 - Rhône : Maud Dordain et Farouk Ababsa
  • 74 - Haute-Savoie : Magali Romaggi et Clément Échène