Communiqué du groupe LFI
Le groupe parlementaire de la France Insoumise apprend par diverses alertes de la presse que le Gouvernement Lecornu a acté la coupe de près de 1 milliard d’euros de la contribution au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Engagée depuis la création du Fonds en 2002, la France en était le deuxième contributeur.
Les coupes françaises et états-uniennes marquent le retrait des deux principaux contributeurs à la lutte pour l’éradication du Sida horizon 2030.
Les coupes françaises s’ajoutent au retrait de la moitié des financements états-uniens au Fonds mondial en 2026. Alors qu’ONUSIDA rappelle régulièrement que l’objectif d’éradication du VIH à l’horizon 2030 était en bonne voie, le retrait financier français et états-unien met en péril sa réalisation. Les impacts seront particulièrement graves. ONUSIDA prévoit 10 millions de nouvelles infections et 3 millions de décès dans les 5 prochaines années avec le seul retrait des Etats-Unis. Il fait craindre une reprise de l’épidémie, dans les pays les plus touchés mais aussi dans le monde.
Contexte : une nouvelle baisse de 18% de l’aide publique au développement votée dans le budget de l’État pour 2026.
Depuis 2024, la baisse du budget de l’aide publique au développement est de 38%. La réduction constante de cette enveloppe ne pouvait qu’aboutir au recul de l’implication française dans la santé mondiale. C’est dans cette crainte que l’Assemblée adoptait, avec le soutien insoumis, une proposition de résolution le 3 février 2026. Non contraignante, celle-ci a été sans étonnement piétinée par le gouvernement. La principale raison des coupes de la contribution française au Fonds demeure l’austérité du budget de l’État pour 2026, adopté avec la complicité du groupe socialiste.
Le groupe parlementaire de la France Insoumise demande au ministre des Affaires Étrangères de sécuriser la participation française à l’éradication mondiale du Sida, sans impacter les contributions de l’aide publique au développement votées l’année précédente.