Communiqué du groupe LFI
La fin du traité New START marque un nouveau tournant pour l’architecture de sécurité internationale. Dernier grand accord de limitation des arsenaux nucléaires entre les États-Unis et la Russie, il constituait un garde-fou essentiel contre la reprise incontrôlée de la course aux armements.
En laissant s’éteindre ce traité qui n’aura pas de successeur, la Russie et les États-Unis ouvrent la voie à une prolifération nucléaire sans limite, alors même que le contexte international est déjà marqué par l’aggravation des tensions et des conflits entre les nations.
Cette situation est en contradiction avec leurs engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération, qui encadre strictement la prolifération, mais aussi qui engage les états à la poursuite de négociations en vue du désarmement nucléaire. La poursuite et le respect de ces engagements est une condition non négociable de l’architecture de sécurité internationale.
Face à cette fuite en avant, la France doit porter une voix claire en faveur du désarmement, de la relance de véritables négociations multilatérales et du renforcement des instruments internationaux de non-prolifération. Pour cela, elle doit prendre l’initiative de lancer une conférence internationale avec les puissances dotées permettant de rouvrir un chemin vers un désarmement multilatéral, progressif et encadré. Elle doit aussi être la puissance qui porte le retour d’un nouveau traité sur la limitation des armes de portée intermédiaire. C’est ce que fera un gouvernement insoumis.
La sécurité des peuples ne se construit pas sur l’accumulation sans limite d’armes de destruction massive, mais sur la coopération, le respect du droit international et la recherche active de la paix.