Mickael Idrac, tête de liste insoumise pour les municipales des 15 et 22 mars prochains à Perpignan, nous parle de la liste qu’il a su rassembler pour mener campagne, et changer la vie des gens dès le lendemain de l’élection.
Dites nous, qui êtes-vous et qu’est-ce qui vous a poussé à mener cette bataille pour votre commune ?
Je m’appelle Mickael Idrac, je suis enseignant-chercheur et spécialiste des migrations de populations. Amoureux de ma ville, j’incarne la bataille contre l’extrême droite du maire Rassemblement National Louis Aliot et contre la droite extrême de Bruno Nougayrède qui est l’éditeur des mémoires de Jean-Marie Le Pen.
Quelles forces insoumises portent votre campagne ?
Après de longs mois de négociations, j’ai obtenu le soutien des écologistes et de Génération.S qui sont désormais pleinement impliqués dans mon équipe de campagne et auprès des insoumis pour mener le combat. Les socialistes aux ordres de Carole Delga ainsi que le Parti Communiste Français ont refusé nos propositions de rencontre et se battent avec Place Publique pour le minuscule espace que représente le centre. Nous sommes la suite logique du Nouveau Front Populaire et les associations et collectifs ne s’y trompent pas, ils saluent notre honnêteté. Lors des élections récentes, la France Insoumise talonnait le Rassemblement National, nous entendons désormais renverser la table.
Les Perpignanais·es savent que notre objectif est de changer la vie des gens, nous sommes mobilisés toute l’année et pas seulement lors des élections, ils nous reconnaissent cette qualité. Le début de campagne a été très dynamique, sur la forme car nous sommes les plus présents sur le terrain mais aussi sur le fond. Nous menons des ateliers programmatiques et avons mobilisés près de 150 personnes lors d’une réunion publique sur la sécurité avec Antoine Léaument. Notre liste sera représentative de Perpignan, ce ne sera pas un « cartel » et c’est pourquoi nous avons lancés un appel à candidature, les retours sont nombreux et nous rencontrons de nouvelles personnes chaque jour, ce qui nous réjouit.
Le jour d’après votre élection : quelle sera votre première mesure symbolique ? Et quelle réalisation concrète changera rapidement la vie quotidienne des habitant·es ?
L’extrême droite qui tient la mairie est dans une surenchère sécuritaire permanente qui n’apporte absolument rien si ce n’est le fait que la population ait peur de sa police municipale. Les finances de la ville dévissent en raison de l’investissement frénétique dans les caméras de surveillance et les armes. Nous souhaitons réaffecter un certain nombre d’agents de la police municipale à des missions sans armes et recruter des éducateurs de rue. Nos choix budgétaires seront réorientés vers l’enfance et la jeunesse. Nous proposons la cantine gratuite, les fournitures scolaires gratuites, les transports gratuits pour les moins de 26 ans et la première licence sportive gratuite pour tous les enfants. Perpignan est l’une des villes les plus pauvres de France, l’urgence est à la dignité et au pouvoir d’achat, pas au surarmement de la police municipale.
En quoi voter pour la liste » Perpignan Changez d’air ! » dès le 15 mars, c’est se donner les moyens de faire mieux ?
Nous choisir le 15 mars c’est faire le choix de la rupture avec la politique catastrophique que l’extrême droite aura menée durant six longues années, c’est voter pour une ville apaisée qui ne harcèlera plus les voix de la paix, c’est voter pour une politique mémorielle pacifiée qui arrêtera de ré-écrire l’histoire et c’est voter pour la dignité de toutes et tous.