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« Faire mieux pour Montpellier » Avec Nathalie Oziol

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À Montpellier Nathalie Oziol, tête de liste insoumise pour les municipales des 15 et 22 mars prochains, nous présente sa ville et comment elle entend avec son équipe changer la vie des gens et faire mieux pour Montpellier.

Présentez-vous et dites nous ce qui vous a poussé à mener cette bataille pour votre commune ?

Je m’appelle Nathalie Oziol, je suis députée de Montpellier et candidate aux municipales à Montpellier. On peut faire bien mieux pour Montpellier, en particulier pour les classes populaires, les jeunes, les quartiers populaires, trop souvent exclus des lieux de décisions politiques locales. En tant que députée, je suis souvent interpellée sur des problématiques locales, telles que le logement, des dossiers de demande de logement social qui restent bloqués pendant des mois voire des années, l’insuffisance de fréquence et de desserte des transports en commun, le coût de l’alimentation… Autant de sujets qui mériteraient un changement de politique locale pour l’intérêt général.

Le maire de Montpellier n’a jamais défendu de politique de rupture avec le macronisme et le néolibéralisme. Il a été soutien d’Anne Hidalgo aux présidentielles (qui avait obtenu 2,30% à Montpellier), il avait ensuite fait campagne pour la candidate socialiste dissidente contre la NUPES aux élections législatives de 2022. Son ancienne première adjointe, élue députée grâce à l’accord du NFP, a trahi son engagement en ne votant pas les motions de censure qui auraient pu faire tomber le gouvernement de François Bayrou et en votant le budget de la sécurité sociale du gouvernement.

Par ailleurs, le bilan de Michaël Delafosse après 5 ans à la mairie de Montpellier et à la métropole est désastreux. 

Sa politique est antisociale comme l’ont montré l’installation de rochers anti-SDF (qui avaient ensuite été retirés tant cela avait fait scandale), ou encore le mépris et le rejet des revendications des ATSEM qui subissent, aujourd’hui encore, le rallongement de leur temps de travail et leur maintien dans la précarité. Il instrumentalise la laïcité et sème un climat de division entre les citoyen·nes au prétexte de leur religion. Il s’est rangé avec ceux qui criminalisent la voix de la paix et encourage la répression des manifestant·es pour Gaza à Montpellier.

Sa politique est antiécologique : il soutient les projets routiers inutiles du LIEN et du COM, mène des projets de bétonisation et ne lutte pas contre l’étalement urbain, alors que Montpellier subit déjà de plein fouet les effets du réchauffement climatique.

Sa politique est antidémocratique : tout est décidé par un petit cercle fermé, les financements et la gestion sont opaques, les habitant·es ne sont jamais concertés avant l’élaboration de nouveaux projets comme celui qui a radicalement bouleversé le plan de circulation de la ville ou avant la rénovation urbaine de La Paillade et des Cévennes.

Nous construisons donc notre programme local de rupture en nous appuyant sur le programme du Nouveau Front Populaire, dont je me revendique, sur les propositions faites à l’Assemblée nationale, comme le moratoire sur les projets routiers écocides, mais aussi sur les revendications populaires portées dans les manifestations et dans les luttes locales. Je veux faire de Montpellier une commune engagée pour la paix, notamment en Kanaky-Nouvelle Calédonie, à Gaza et au Liban. Nous devons lutter contre la précarité dans tous les secteurs de la société. Je soutiens les étudiant·es, qui la subissent au premier plan, organisent des distributions solidaires de produits hygiéniques et alimentaires et se mobilisent contre l’augmentation des loyers du CROUS. Je veux faire de Montpellier une commune féministe, inclusive, engagée contre l’islamophobie, l’antisémitisme et contre tous les racismes. Je veux faire de Montpellier une ville où il fait bon vivre, où chacune et chacun vit en harmonie.

Sur quelles bases construisez-vous la victoire ? 

Nos groupes d’action se sont multipliés et ont gagné des centaines de nouveaux membres ces derniers mois, particulièrement depuis les élections européennes et les législatives anticipées. Nous comptons désormais plus de 30 groupes d’action dans plusieurs quartiers de Montpellier, et nous aspirons à continuer à nous élargir. Le groupe des jeunes insoumis est la première force politique jeune, notamment grâce à son implantation dans les trois principaux campus universitaires de la ville.

Depuis 2022, La France insoumise est en tête à toutes les élections à Montpellier. Lors de l’élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon avait obtenu 40,73% des voix, réalisant le plus fort résultat dans les villes de plus de 200000 habitants. Aux élections européennes de juin 2024, la liste de l’Union Populaire soutenue par La France insoumise a fini en tête à Montpellier à 24%, soit près de 20000 voix, devant la liste du Parti Socialiste et celle du Rassemblement National. 

La même dynamique qui nous a propulsé aux européennes a permis la réélection des deux député·es insoumis·es à Montpellier après la dissolution de l’Assemblée nationale, dont une dès le premier tour, dans le cadre de l’accord du Nouveau Front Populaire. 

Forts de nos résultats, nous voulons gagner les prochaines élections municipales de 2026 à Montpellier sur la base d’un programme de rupture clair et ambitieux.

Depuis le lancement de votre campagne, quelle dynamique observez-vous ? Racontez-nous ce qui bouge ! 

Les groupes d’action continuent d’accueillir de nouveaux membres. Nous organisons toutes les semaines des tractages sur les marchés et des porte-à-porte. Nous utilisons un questionnaire pour collecter les doléances des habitant·es sur plusieurs sujets du quotidien (logement, transports, santé, écoles,…), qui nous permettent de construire et défendre notre programme de rupture avec les politiques du système PS qui s’appliquent depuis plus de 40 ans.

Les jeunes insoumis·es sont aussi très mobilisé·es : porte-à-porte dans les cités universitaires, tractages devant les facs, campagnes de communication sur les réseaux… Ils et elles sont des porte-paroles efficaces de la campagne municipale. Il y a un enjeu à ce que les étudiant·es en particulier, les jeunes en général s’inscrivent sur les listes électorales à Montpellier quand 1 habitant·e sur 5 est étudiant·e à Montpellier. Les étudiant·es passent la majorité de leur temps dans leur commune d’étude : ils et elles sont donc concerné·es au premier plan par les politiques locales.Partout où nous sommes en action, les réactions sont très encourageantes : d’abord les député·es insoumis·es sont félicité·es pour leur cohérence avec leurs engagements à l’Assemblée nationale, en particulier contre le gouvernement et son budget de malheur. Parce que nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce que nous disons, les électrices et les électeurs veulent des gens qui s’engagent et respectent leurs engagements au niveau local.

Le jour d’après votre élection : quelle sera votre première mesure symbolique ? Et quelle réalisation concrète changera rapidement la vie quotidienne des habitant·es ? 

Nous avons un plan d’urgence pour le logement. Montpellier traverse une crise du logement sans précédent. Entre flambée des prix et pénurie de logements sociaux, l’accès à un logement digne est devenu un parcours du combattant pour des milliers d’habitant·es. Le maire de Montpellier, comme le gouvernement, a laissé faire : toujours au service des spéculateurs immobiliers, jamais des habitant·es. Il y a ainsi 22000 demandes de logement en attente, 2794 personnes sans logement et 18600 logements vides. Dès 2026, nous renforcerons l’encadrement des loyers, nous augmenterons la part des logements publics pour réduire les inégalités, nous régulerons la location touristique de courte durée et nous ferons en sorte qu’il n’y ait plus d’expulsion locative sans solution de relogement pérenne.

Montpellier s’est aussi malheureusement illustrée par les immenses files d’attente d’étudiant·es aux distributions alimentaires. C’est insupportable dans une ville où une très grande part de la population est jeune. Alors, nous mettrons en place un restaurant populaire municipal bio et à petit prix. C’est une mesure d’intérêt général quand 8 millions de personnes sont contraints d’avoir recours à l’aide alimentaire en France et quand le tiers des étudiant·es saute des repas par manque d’argent. Une mairie insoumise à Montpellier agira pour les jeunes.

Le 15 mars, voter pour la liste insoumise, c’est faire mieux pour Montpellier. C’est lutter contre les inégalités entre quartiers provoquées par la gentrification, réellement encadrer le prix des loyers et combattre le logement indigne, encourager le partenariat entre la municipalité et le CROUS pour plus de logements étudiants abordables, en finir avec les projets routiers et autoroutiers écocides, suspendre le jumelage avec Tibériade en Israël, dont le gouvernement commet un génocide à Gaza et s’engager aux côtés des peuples en lutte dans le monde entier.

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