Communiqué du groupe LFI
Après avoir volé deux ans de vie aux Françaises et aux Français en repoussant la retraite à 64 ans, la Macronie s’attaque au 1er mai
Les députés de la France Insoumise pèseront de tout leur poids dans les débats parlementaires et aux côtés des travailleurs mobilisés pour s’opposer fermement à la remise en cause du 1er mai, seul jour obligatoirement férié, chômé et payé de l’année.
Conquis social de haute lutte, la consécration du 1er mai comme journée internationale des travailleurs a coûté la vie à de nombreux militants comme Maria Blondeau, ouvrière du coton, morte à Fourmies sous les tirs des gendarmes en 1891.
La droite, la Macronie et Gabriel Attal enchaînent les mensonges pour défendre leur loi de régression sociale, prétextant le volontariat des travailleurs et la défense de l’artisanat. Or, le volontariat en entreprise n’existe pas, le lien de subordination étant inhérent au contrat de travail. Le texte de loi présenté permet l’ouverture de grands groupes comme Interflora, Paul et Grand Frais au détriment des petits commerces et des artisans.
Depuis 2015 déjà, la « loi Macron » incite les salariés à travailler le dimanche, jour auparavant de repos, désormais banalisé et dont la majoration a quasiment disparu. Le 1er mai férié est aujourd’hui la seule exception à la règle d’exploitation continue du salarié. Ce sont 1,5 millions de salariés qui devront travailler ce jour-là si ce texte était adopté.
La priorité du gouvernement devrait plutôt être de repenser le partage de la valeur du travail, alors que quelques ultrariches se gavent des dividendes du CAC40 pendant qu’1,5 million de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté et que notre pays atteint des records historiques de précarité.
Aux côtés des syndicats unis, le groupe parlementaire de la France Insoumise défendra sans relâche le 1er mai chômé, férié, libéré pour les travailleurs qui manifestent ensemble dans le monde entier et exigent des conditions de travail et de vie dignes.