Communiqué du groupe LFI
Dans le cadre du contentieux concernant l’organisation des JOP2030 dans les Alpes françaises, le Conseil d’État a annulé l’ordonnance du juge des référés de Marseille qui enjoignait la SOLIDEO, maître d’ouvrage des JOP2030, de procéder aux formalités nécessaires à la saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP).
Cette décision est lourde de sens et de conséquences : la démocratie environnementale et le droit à l’information et à la participation du public, garantis par la convention d’Aarhus, ne sont pas des priorités pour la France. Nous maintenons notre soutien aux défenseurs de l’environnement dans un moment où les seuls textes protecteurs sont ainsi vidés de leur substance, quand leur interprétation nous semble contourner l’intention première des législateurs et l’esprit de la loi.
Pour rappel, ce projet a un impact financier et environnemental démesuré, puisque son coût s’élèvera à plus de 2,5 milliards d’euros de financements publics et 804 000 tonnes de CO² émises. Il est donc impératif que la justice contraigne l’organisation d’un débat public au plus vite. Nous déplorons le signal funeste que vient de produire cette décision du Conseil d’État, qui encourage la prédation de notre environnement, désarme ses défenseurs et exonère ses destructeurs de leurs responsabilités. Nous, parlementaires de la France Insoumise, restons mobilisés auprès des organisations de protection de notre environnement, et ne renoncerons pas au combat pour léguer aux générations futures une planète et un pays vivables. Non, ces JOP2030 ne sont pas une fatalité pour le futur de notre pays et de nos territoires de montagne.