Communiqué du groupe LFI
Le 27 mars 2026, le Tribunal des affaires économiques a placé l’Association Asalée en redressement judiciaire. Les 2000 infirmier·es de l’association ne perçoivent plus de salaires depuis 2 mois. Cette situation est le résultat d’un bras de fer entre l’association et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) qui dure depuis 2020.
L’approche Asalée a pourtant fait ses preuves : les patient·es, l’Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé, le directeur de la Cnam et les ministres successifs chargés de la santé ont reconnu son efficacité. L’association prend en charge plus de 300 000 patient·es, aujourd’hui menacé·es de rupture de soins.
La Ministre de la Santé affirme vouloir « assurer la continuité du dispositif et sécuriser les professionnels de santé », mais ne précise jamais les mesures concrètes envisagées. Après l’abandon des structures d’exercice coordonné participatives (SECPA), le Gouvernement continue de casser les alternatives pour des temps de soins dignes et préventifs.
Le groupe parlementaire de La France Insoumise demande officiellement une audition du Directeur Général de la CNAM, Monsieur Thomas Fatôme, en Commission des Affaires sociales : la CNAM doit répondre de la situation et informer les parlementaires des mesures envisagées pour soutenir les activités d’Asalée.
Le groupe parlementaire LFI rappelle la nécessité de soutenir financièrement l’association Asalée, dont les activités s’inscrivent dans la lutte contre les déserts médicaux et le non-recours au droit de santé. Nous rappelons la nécessité de défendre les sociétés coopératives d’intérêt collectif qui permettent aux salarié·es de déterminer collectivement leurs conditions de travail dans l’intérêt des patient·es.
Plus généralement, les député·es de La France insoumise interpellent la Ministre de la Santé sur l’incapacité des politiques gouvernementales à garantir des conditions d’exercice et de rémunération dignes pour les infirmier.es, pourtant clef de voûte de notre système de santé.