Communiqué du groupe LFI à L’Assemblée nationale
L’audience du recours en Conseil d’Etat sur à la dissolution de la jeune garde devait se tenir aujourd’hui. Elle a été reportée sine die sans explication.
En mai 2025, Bruno Retailleau, alors Ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron, annonçait la dissolution de la Jeune Garde, alors qu’il était en pleine campagne pour la Présidence du Parti Les Républicains. Utilisant cette annonce comme un coup de pub pour séduire l’aile la plus droitière du parti, il s’attaquait ainsi gravement à la liberté d’expression et à la liberté associative.
Les arguments avancés par le gouvernement pour justifier cette décision renvoient dangereusement dos à dos les antifascistes et les néonazis. La demande de dissolution s’appuie en effet sur des décisions de justice concernant des activités suprémacistes ou antisémites et accuse le groupe d’incitation à la violence au prétexte que la JG appellerait à « vaincre le fascisme ». Nous le disons fièrement : la Jeune Garde est essentielle justement parce qu’elle a pour mission depuis sa création de lutter contre l’extrême droite, contre des groupes fascistes et néonazis de plus en plus violents partout en France.
Alors que les meurtres et crimes à caractère raciste se multiplient en France, la priorité du gouvernement macroniste est de criminaliser les voix antifascistes, comme le fait partout ailleurs l’internationale de l’extrême droite au pouvoir. Après l’abandon de la procédure à l’encontre d’Urgence Palestine et suite à l’annulation par le Conseil d’État de la dissolution des Soulèvements de la Terre, la Macronie s’acharne. Ces intimidations ne feront taire personne : on ne dissout pas l’antifascisme.
Nous interpellons solennellement Emmanuel Macron et son gouvernement : cette procédure de dissolution infondée et attentatoire aux libertés fondamentales doit être immédiatement et définitivement abandonnée.