Communiqué du groupe LFI
Le budget 2026 prévoit à nouveau une baisse des crédits affectés à l’audiovisuel public : - 86 M€ versés à France Télévisions, Radio France et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), remettant directement en cause leurs capacités même à mener à bien leurs missions.
Cette coupe n’est qu’une nouvelle étape du processus méthodique de démantèlement de l’audiovisuel public mené de concert par la Macronie et l’extrême droite depuis des années. Suppression de la “redevance télé” en 2022 et remplacement par un système d’affectation de ressources qui rend son financement beaucoup plus dépendant des aléas politiques du Parlement, projet de création d’une “holding”, attaques contre les journalistes du service public par la ministre de la Culture, pourtant garante de son indépendance…
La commission d’enquête à charge contre l’audiovisuel public menée actuellement par le rapporteur UDR Charles Alloncle à l’Assemblée en est le dernier exemple : ce dernier n’a en effet jamais caché son souhait de le faire disparaître - le tout avec le silence complice des macronistes.
Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Alors que le niveau de désinformation et d’ingérences atteint des sommets, que les financements publics du secteur culturel n’ont jamais été à des niveaux aussi bas, le service public de l’audiovisuel a une responsabilité majeure en matière de production d’une information fiable et indépendante mais également en matière de financement de la création française.
Dans ce contexte, il est indispensable de défendre le rétablissement d’un audiovisuel public fort, indépendant et suffisamment doté pour mener ses missions à bien. Rétablissement d’une “redevance télé” progressive et universelle, abandon de la réforme de “holding” ou encore titularisation des salarié•es précaires sont indispensables pour défendre un précieux outil au service de notre démocratie et de l’exception culturelle française.