Les professions médicales sont aujourd’hui dans une grave crise, entre surcharge de travail et injonctions contradictoires. Le mouvement de grève inédit que connaît le secteur en ce moment même en témoigne. Pour les médecins, le choix d’une autre médecine, publique et salariée, peut répondre à leurs aspirations. Aujourd’hui il n’y aurait que 115 centres municipaux de santé sur tout le territoire, employant seulement 0,5% des médecins. Pourtant, les ⅔ des jeunes médecins recherchent un poste salarié à leur installation. Les communes ont la place pour proposer une offre publique de médecine.
L’accès à la santé a été rendu de plus en plus difficile pour des millions de personnes par les gouvernements libéraux successifs, guidés par des logiques de privatisation et de rentabilité à court terme. Alors que près d’un tiers de la population vit dans un désert médical, le programme des insoumis·es pour les municipales propose une rupture avec les politiques de santé menées ces dernières décennies. En Île-de-France, près de deux tiers des habitant·es rencontrent aujourd’hui des difficultés pour consulter un médecin.
Face à cette situation, les insoumis·es défendent le développement de centres municipaux de santé, fondés sur le salariat des médecins, sans dépassements d’honoraires et à tiers payant intégral, afin de garantir un accès aux soins de proximité sur l’ensemble du territoire. Le programme prévoit également la mutualisation intercommunale pour les petites communes et une coopération renforcée avec les ARS, l’hôpital public et l’Assurance Maladie.
Le programme insoumis défend par ailleurs une approche globale de la santé, intégrant prévention et santé publique. Prévenir, c’est soigner mieux et durablement. Les insoumis développeront ainsi les contrats locaux de santé pour articuler les politiques publiques de santé (prévention, santé communautaire, santé mentale, sport santé, accès aux droits, plan alimentation, éducation à la santé, etc.) et mettront en place des campagnes de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, perte de consentement, etc.)
Avec ce programme, les insoumis affirment une priorité claire : mettre fin aux déserts médicaux et garantir l’égalité d’accès aux soins pour toutes et tous.