Il y a une semaine les États-Unis lançaient une guerre illégale et illégitime contre le Venezuela, en enlevant son chef d’État.
Le prétexte de la lutte contre le narcotrafic ne tient pas. Donald Trump n’a cessé depuis de confirmer que les Etats-Unis placent le Venezuela sous tutelle coloniale, en vue notamment de mettre la main sur les premières réserves de pétrole au monde. Le pays est menacé de nouvelles agressions militaires s’il n’obtempère pas aux exigences de Washington.
L’incapacité des autorités françaises, Emmanuel Macron en tête, à condamner cette opération est grave et inacceptable. Ce piétinement inédit du droit international ouvre la voie à la généralisation de la loi du plus fort, dont les conséquences sont incommensurables. Cette invasion met en cause la paix dans toute la région et dans le monde.
La France et l’Europe sont directement concernées. Accepter l’enlèvement du président d’un État souverain, c’est accepter demain la main basse des États-Unis sur toute ou partie du Groenland. C’est laisser les États-Unis prendre d’une manière ou d’une autre le contrôle des territoires et ressources de ce que la nouvelle doctrine impériale des États-Unis considère comme leur propriété.
C’est pourquoi la France insoumise continue d’exiger le respect de la souveraineté de l’État du Venezuela, et de son peuple seul légitime à choisir ses dirigeants. La France insoumise exige également la libération immédiate de Nicolás Maduro et de son épouse, la garantie pleine et entière de leur sécurité, ainsi que leur retour immédiat et sans condition sur le sol vénézuélien, conformément au droit international. Taire cette exigence revient de fait à reconnaître le résultat de l’opération lancée par les États-Unis.
Nous appelons à participer aux rassemblements organisés partout en France sur ces bases en solidarité avec le peuple vénézuélien.