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Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale

Dans les années 1990, J.-M Blanquer, alors recteur, introduisait le MEDEF dans son académie de Créteil. Expérimentale, cette convention sera, sans surprise, généralisée à toute l’Education nationale sans aucun bilan …par un ministère pourtant féru d’évaluation en tous genres. Ainsi, le MEDEF s’est introduit dans les établissements scolaires : interventions dans les classes de collèges et lycées sans concertation avec les enseignant·es, lesquels sont invités à suivre des stages de formation pour connaître le monde de l’entreprise afin « qu’ils puissent mettre en œuvre une mini entreprise au moins une fois dans [leur] carrière ». Prenant ses aises, il va jusqu’à souffler des mesures au ministère ou lui inspirer des réformes comme ce fut le cas pour le « socle commun » dans lequel il voit « l’employabilité immédiate du jeune ».
Puis, pour accélérer son emprise sur l’Ecole, il prend la main sur l’apprentissage en créant des centres de formations. Encadrés par des salariés de l’Union des Industries des Métiers de la Métallurgie (UIMM), sans compétence pédagogique, les élèves-futurs salariés sont formatés selon les attentes du patronat. Ces formations débouchent sur des diplômes non (encore) reconnus par l’Education nationale, et valables seulement dans telle entreprise. Enfin, désormais depuis vingt-six ans, ce partenariat est mis à l’honneur annuellement par « la semaine Ecole-entreprise » dans chaque académie.

Nous dénonçons cet entrisme, en contradiction avec le discours ministériel qui rappelle sur son site que le principe de laïcité permet de « préserver les élèves de tout prosélytisme idéologique, économique et religieux ». Faut-il rappeler qu’après un habile changement de nom, l’ancienne Confédération Nationale du Patronat Français, reste un syndicat défendant sa vision du monde du travail, son idéologie qu’un de ses vice-présidents, Denis Kessler, résumait ainsi : « Il s’agit de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

Il est temps de mettre hors de danger les élèves et de suspendre ce partenariat nocif pour revenir à la vocation première de l’Ecole : former des citoyen·nes libres et développer leur esprit critique.

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