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Projet de nomination d’un nouveau PDG à EDF : le problème est d’abord à l’Elysée

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Communiqué du groupe LFI-NFP

Emmanuel Macron a remercié Luc Rémont nommé par lui il y a 3 ans. Il lui est reproché de s’être comporté en PDG d’une Société Anonyme. C’est vrai, mais comment s’en étonner puisque rachetée à 100% par l’Etat, l’entreprise n’a pas changé de statut, ce qui la conduit à rentabiliser ses investissements colossaux dans le nouveau nucléaire tout en apurant sa dette abyssale ? Quel que soit le nouveau PDG nommé, le problème restera le même si le cadre et les objectifs d’EDF ne changent pas.

Pour permettre aux ménages et aux entreprises d’accéder à un tarif de l’électricité raisonnable et stable, il doit être calculé sur les coûts du système électrique français. Aujourd’hui il reste dépendant des prix du gaz, et rien dans la situation géopolitique actuelle ne peut garantir qu’il n’y aura pas d’autres variations brutales. Le Gouvernement doit donc renoncer à son mécanisme post-ARENH, qui fera reposer les tarifs presque intégralement sur les marchés à

partir de 2026. Ensuite, EDF doit être intégrée dans un pôle public de l’énergie au service de ses politiques industrielles et sociales. Enfin, il faut renoncer à la relance du nucléaire au détriment des énergies renouvelables. Le rapport de la cour des comptes de janvier montre que son cout est exorbitant et impossible à contenir,

Nous entendons faire de l’audition en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale de Bernard Fontana un moment utile. Nous auditionnerons également d’autres acteurs, à commencer par les représentants syndicaux.

Enfin, le groupe LFI-NFP a obtenu la création d’une mission d’information sur le prix de l’électricité, la compétitivité des entreprises et l’action de l’Etat. Car il est urgent d’interroger les conséquences de la libéralisation du marché de l’électricité sur notre industrie.