Jeunes mineurs exilés : pas de mise à l’abri, mais mis à l’abri des regards

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Communiqué du groupe parlementaire LFI-NUPES

Depuis 77 jours, près de 700 jeunes exilés tentent de survivre dans une école désaffectée parisienne, entre l’absence d’eau et d’électricité, le manque de dons et de place, l’insalubrité et les attaques de l’extrême-droite.

Tandis que le tribunal judiciaire doit se prononcer le 30 juin prochain sur leur expulsion, et en l’absence de toute perspective de mise à l’abri, les associations mobilisées les ont installées devant le Conseil d’État, pour interpeller les pouvoirs publics. 

C’est donc devant l’édifice « garant des libertés fondamentales », et lors de la journée mondiale des réfugiés, que l’indignité a atteint un paroxysme.

Mobilisant CRS et BRAV-M, l’évacuation a pris le visage de toutes les dérives du maintien de l’ordre à la Française : nasses, gaz lacrymogènes, destructions des tentes, arrestations arbitraires, intimidations et violences à l’encontre des jeunes exilés, des bénévoles et des élus. 

Après plus de cinq heures de scènes de violences inqualifiables et une escorte forcée jusqu’à Bastille, les jeunes exilés non interpellés ont été dispersés dans un parc pour terminer la nuit à même le sol, sans tente ni couverture, à 5h00 du matin.

Ces mineurs non accompagnés sont légalement sur le territoire français et la Convention internationale des droits de l’enfant leur donne droit à un hébergement digne.

Ils sont donc condamnés à la répression et à l’errance, pour avoir osé réclamer leur droit.

Nous condamnons avec gravité la répression policière qu’ils ont subie. Nous leur réaffirmons tout notre soutien, ainsi qu’aux associations mobilisées, et demandons à la préfecture de la région d’Île-de-France une mise à l’abri immédiate.

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