CARAVANES DE L’UNION POPULAIRE – Jour 9 – Étapes de Limoges et de Sisteron

Vendredi 19 août, les caravanes populaires ont fait étape à Limoges et à Sisteron.

La caravane retrouve les militant·es des Alpes-de-Haute-Provence dans le quartier Beaulieu à Sisteron. Ici, c’est Léo Walter qui a gagné la circonscription. « On est content qu’il ait gagné face à l’éborgneur » nous dit Jacques, un ancien gilet jaune. Dans cette cité, beaucoup de personnes n’ont pas le choix : elles doivent continuer à vivre chez leurs parents. « Il n’y a pas de travail et les salaires ne sont pas assez élevés. Il y a beaucoup de gens en intérim. C’est la galère pour tout le monde », nous raconte Nassim. Les propositions de lutte contre la vie chère résonne particulièrement dans le quartier. Au stand, près du jardin d’enfants, nous discutons avec Safia : « Je vis seule avec mes 4 enfants. Le plus grand travaille à temps plein, moi à mi-temps. Et pourtant, nous sommes à découvert chaque mois. Jean-Luc Mélenchon a raison. Il faut bloquer les prix et augmenter le SMIC. La vie devient de plus en plus chère. Ce n’est pas possible de continuer comme ça. » Au 6e étage d’un immeuble, Issam, un ancien ouvrier de l’industrie chimique, est exaspéré par la présence d’amiante dans le bâtiment. « Je suis parti à la retraite après 42 ans de travail. Peu de temps après, on me trouve un cancer. Après une longue procédure, on vient enfin de me reconnaître comme amianté. J’ai été contaminé à la maison et au travail. C’est insupportable ».

À Limoges, les militant·es installent le stand dans le quartier de Beaubreuil. L’ambiance est festive ! Les insoumis·es ont ramené de quoi faire une petite kermesse pour que les enfants du quartier puissent venir s’amuser pendant que leurs parents discutent. Damien Maudet, le député de la circonscription, est présent. En porte-à-porte, le jeune député s’entretient avec les habitant·es. Beaucoup témoignent de la dégradation de la qualité de vie depuis plusieurs années. Beaucoup de jeunes nous disent être content·es que nous passions. « Y avait pas espoir dans la jeunesse, dit Djibril. Avec les potes, on est tous allés voter pour Jean-Luc Mélenchon. C’est le seul qui se préoccupait de notre avenir. » Dans le quartier, la fermeture de la piscine fait partie de ces multiples choses qui donnent aux habitant·es le sentiment d’être abandonné·es. « Beaubreuil, j’ai l’impression que tout le monde s’en fout qu’on vive avec de moins en moins d’accès aux infrastructures et aux services publics », nous dit Karim. Ces préoccupations, Damien Maudet et les insoumis·es ont bien l’intention de les écouter et de les faire remonter pour qu’enfin les choses changent.

On se retrouve demain pour le compte rendu de l’étape de Clermont-Ferrand et de Grenoble !

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