Centre national de la musique : quelles réponses face à la polémique sur l’attribution des aides ?

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Question du député Michel LARIVE à M. Jean-Philippe Thiellay, président du Centre national de la musique.

« Monsieur le Président du Centre national de la musique Jean-Philippe Thiellay,

Pour faire face à la crise, le Centre National de la Musique a perçu divers financements provenant de l’État, via les fonds d’urgence ou le plan de relance, des collectivités territoriales ou des organismes de gestion collective pour une enveloppe avoisinant les 370 millions d’euros.

Grâce à ces subsides, vous avez pu octroyer différentes aides. C’est donc sur votre méthode d’attribution de ces aides que je souhaite vous interroger, compte tenu des récentes polémiques pointant un déséquilibre entre la multitude petites structures qui seraient délaissées au profil de quelques grosses productions de spectacle. 

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un manque de transparence dans l’attribution de ces aides.

Certaines sommes posent question. C’est le cas pour 3 cabarets parisiens (Paradis latin, Crazy Horse, Moulin-Rouge) qui ont chacun obtenu 1 million d’euros au titre du fonds de compensation géré par le Centre national de la musique. Je pense également à la société d’exploitation de spectacles des frères Bouglione qui s’est vu attribuer 728 000 d’euros des Fonds d’urgence pour le spectacle vivant privé. 

A côté de ça, plus de la moitié des entreprises de spectacle vivant sont menacées de faillite, faute de soutien effectif.

Monsieur le Président, face à la polémique sur l’attribution des aides pendant la crise, comment parvenir à une transparence totale des critères d’attribution ? Comment expliquer la concentration des aides, dénoncée par les syndicats et plusieurs personnalités, sur quelques grandes structures ? »