Question écrite - La situation des ambulanciers de la fonction publique

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M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des ambulanciers de la fonction publique.

M. le député avait déjà interpellé M. le ministre en mai 2020 sur le statut de cette profession, mais celui-ci avait axé sa réponse sur les ambulanciers du secteur privé, ce qui n’était pas l’objet de la requête de M. le député. Ce dernier fait donc remonter de nouveau les demandes de l’Association française des ambulanciers SMUR et hospitaliers (AFASH) quant à l’amélioration du statut des ambulanciers de la fonction publique et fait valoir leur engagement quotidien depuis le début de la crise sanitaire liée au covid-19. En premier lieu, bien que l’organisme professionnel se satisfasse des quelques mesures entreprises durant la pandémie, à l’instar de la reconnaissance de la covid-19 en tant que maladie professionnelle, l’AFASH déplore une avancée en demi-teinte sur la question des salaires. En effet, les 183 euros d’augmentation obtenus dans le cadre du Ségur de la santé sont les bienvenus, mais ne sont pas intégrés aux grilles indiciaires. Il s’agit d’une ligne spéciale de complément sur le bulletin de salaire, en aucun cas une hausse du point d’indice dans les grilles indiciaires, qui aurait permis une revalorisation pérenne des rémunérations des ambulanciers. En outre, l’AFASH souhaiterait que les ambulanciers puissent bénéficier des mêmes augmentations salariales que les aides-soignants, c’est-à-dire pouvoir évoluer en catégorie B au fil de leur carrière. Effectivement, les réformes en cours ouvrent, et c’est légitime, cette possibilité pour les aides-soignants, mais par pour les ambulanciers. Enfin, sur la question du statut des ambulanciers de la fonction publique, l’AFASH déplore toujours que la profession soit considérée comme une filière technique et pas soignante et qu’on associe le mot « conducteur » au métier, alors que les ambulanciers sont considérés, dans le code de la santé publique, comme une profession de santé, au même titre que les aides-soignants par exemple. De même, l’AFASH regrette que M. le ministre n’ait pas répondu à leurs attentes quant à la reconnaissance des risques liés à leur métier : fatigue, contact sanitaire avec les patients, conditions de travail. 

Par conséquent, il l’appelle à répondre précisément aux requêtes des ambulanciers de la fonction publique et aimerait savoir quelles solutions sont envisagées pour l’amélioration de leur statut et de leur rémunération.

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