La France insoumise soutient les lycéen·nes mobilisé·es

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Un article du groupe thématique Jeunesse de la France insoumise

Alors que juin et les épreuves du baccalauréat approchent à grands pas, les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’année scolaire et le maintien de certaines épreuves finales ne sont pas de nature à rassurer les lycéen·nes. 

Depuis le début de la semaine, un mouvement national de protestation a été lancé, qui se traduit notamment par des blocus dans un certain nombre de lycées à travers le pays, autour de revendications qui incluent le passage à un contrôle continu intégral, un renforcement des protocoles sanitaires, ou encore une prise en compte des inquiétudes de la jeunesse face à la montée de la précarité. Une rentrée placée sous le sceau de la contestation donc, qui s’est emparée par exemple de plusieurs lycées normands en ce début de semaine, avec des blocages dans trois établissements de Cherbourg et dans le lycée expérimental d’Hérouville. Ce lundi 3 mai, poubelles, grilles et banderoles obstruaient ainsi l’entrée du lycée Malherbe à Caen, le principal établissement de la ville. 

Concernant le cas spécifique du baccalauréat 2021, les lycéen·nes demandent l’annulation des épreuves du bac en présentiel. La philosophie, le français mais aussi le grand oral, récemment introduit par la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer, sont concernés. Les attendus du Grand oral introduit par Jean-Michel Blanquer restent d’ailleurs peu compréhensibles pour les candidat·es, qui n’ont pu s’y préparer suffisamment au cours de l’année. Cette épreuve fut dénoncée par les enseignant·es et les élèves dès son annonce, inquiets de voir les compétences discursives, encore fortement marquées socialement, prendre une part aussi importante, environ 15%, dans la validation du baccalauréat. Dans le sillage des étudiant·es de BTS mobilisé·es depuis plusieurs semaines, ces élèves réclament dès lors la généralisation de l’évaluation en contrôle continu. Une pétition en ce sens a déjà recueilli plus de 230 000 signatures sur Change​.org. 

Les lycéen·nes souhaitent que leur soit réservé le même traitement que leurs homologues de l’an dernier, qui ont passé le bac au contrôle continu. En effet, les élèves de cette année n’ont pas suivi leur scolarité dans de meilleures conditions que leurs prédécesseurs, loin s’en faut, constamment ballottés entre distanciel et demi-jauges au gré des décisions erratiques du gouvernement. Par ailleurs, les lycéen·nes expliquent ne pas tou·tes être logé·es à la même enseigne, du fait de politiques différentes selon les établissements, certains accueillant plus volontiers les élèves en présentiel que d’autres. La question des programmes est également sur la table : comment assurer un baccalauréat égalitaire alors que les niveaux d’avancement dans les programmes sont très inégaux ? En plus du passage de toutes les épreuves au contrôle continu, les lycéen·nes demandent l’organisation de sessions de rattrapage pour celles et ceux qui n’auraient pas validé le bac par ce biais, ainsi que la non pénalisation de l’absence de stage pour les élèves des filières professionnelles. 

Au lycée Malherbe, les élèves étaient donc décidé·es à se faire entendre, auprès de leur direction comme du rectorat. Ils déplorent la surdité de la première, qui ne donne pas suite à leurs revendications, préférant opter pour la menace et l’envoi de mails de réprimande aux parents. Alors que la police était restée en retrait au premier jour du blocus, elle a empêché celui-ci d’être renouvelé le lendemain. Mardi 4 mai, les policiers ont repoussé les poubelles utilisées par les lycéen·nes et menacé d’utiliser du gaz lacrymogène.

Face à la mobilisation lycéenne, le ministre de l’Éducation nationale s’est exprimé mercredi 5 mai pour annoncer des aménagements à la marge, notamment concernant la philosophie, pour laquelle devrait être retenue la meilleure note entre l’épreuve de bac et le contrôle continu. Ces demi-mesures sont loin de satisfaire les lycéen·nes. Elles témoignent de l’absence d’écoute et de l’improvisation qui règnent au ministère. Elles ont également pour désavantage de cumuler à la fois les inconvénients du contrôle continu, avec une épreuve de philosophie qui ne sera pas nationale, puisque la note du contrôle continu pourra primer, tout en imposant malgré tout aux élèves de se rendre en salle d’examen, avec les risques de contamination que l’on connaît.

 La France insoumise soutient les lycéen·nes et demande à ce qu’ils puissent passer leur baccalauréat intégralement en contrôle continu de manière exceptionnelle, comme c’était le cas en 2020. La France insoumise est attachée à la valeur nationale du diplôme du Baccalauréat et opposée à son passage en contrôle continu de manière ordinaire, et continuera à revendiquer, en dehors de la crise sanitaire, la nécessité de revenir à un examen national pour le baccalauréat, et à préserver le cadre actuel pour les BTS. Cependant, force est de constater que, dans la situation particulière que nous connaissons et à cause de la gestion calamiteuse de Jean-Michel Blanquer, le passage en contrôle continu reste la solution la plus juste pour le Baccalauréat 2021. 

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