R&D : une nécessité sociale abandonnée par Macron

Un article du groupe thématique Travail / Emploi de La France insoumise

En 2017, Emmanuel Macron promettait d’élever la R&D (recherche et développement) à 3% du PIB. Bilan ? Un recul depuis son élection à 2,19% points de PIB, soit 6 milliards d’euros perdus sur la période ! Cette baisse nette se double d’une dégradation de la place de la France, passée de 7e (derrière la Suède, l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne, la Finlande, la Belgique) à 8e pays de l’espace économique européen, dépassée par la Norvège en 2019.

Macron a abaissé notre pays. Il a privé d’argent les équipes de recherche, au nom de politiques favorables à la finance et aux grands patrimoines (crédit d’impôt recherche massivement fraudé, suppression de l’ISF ou de l’exit tax) et aux industries polluantes (agrément de tous les produits chimiques nocifs, soutien à l’obsolescence programmée). Il a privilégié les opérations spéculatives et à court-terme, dissuadant les entreprises de développer de nouveaux produits et d’en allonger la durée de vie.

Pourtant, face au réchauffement climatique, aux pollutions mortelles, à la stagnation de l’espérance de vie en bonne santé ou aux menaces de pandémie, la R&D est une nécessité sociale. Pour la relancer, mettons fin à la niche fiscale du Crédit d’impôt recherche ! Ce dernier bénéficie largement aux grands groupes, y compris financiers et assurantiels, qui n’hésitent pas à supprimer des postes de chercheurs malgré son versement, passant des dépenses commerciales et administratives en frais de recherche. Il sert également à céder des brevets puis à en déduire les redevances des bénéfices imposables en France et encourage la sous-traitance en Europe. Son montant, 6 milliards d’euros gaspillés chaque année, représente la somme exacte manquante pour rattraper notre niveau de R&D en 2016 – et effacer le bilan piteux d’Emmanuel Macron.