Partout en France, les jeunes insoumis·es font vivre une rentrée pleine de luttes et de propositions !

Un article du groupe thématique Jeunesse de la France insoumise

Après le succès des Journées Jeunes, où nous avons réuni plus d’une centaines de jeunes dans le respect des règles sanitaires (et à grand regret de ne pouvoir accueillir la totalité des militant·es intéressé·es par l’évènement), les jeunes insoumis·es se sont mis au défi d’être présent·es partout sur le territoire, dans les universités, les centres de formation et les lycées.

Il faut dire que ces journées ont été un franc succès, tant par l’affluence que par la qualité des interventions proposées à la fois par les jeunes insoumis·es, autour des discriminations, du travail d’élu local ou encore du militantisme au quotidien. Danièle Obono, Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis et Bastien Lachaud se sont ainsi déplacé·es afin d’apporter aux jeunes des éléments d’analyse sur l’actualité et sur les propositions de la France insoumise.

En cette rentrée, les jeunes insoumis·es doivent se mobiliser dans un contexte de forte précarisation de la jeunesse et de désengagement du gouvernement, qui s’enlise dans ses déclarations contradictoires à propos d’une aide exceptionnelle de 150 euros aux jeunes bénéficiaires des APL. Entassé·es dans les facultés et les établissements scolaires sans précautions suffisantes, car l’État est incapable de fournir des masques, les jeunes s’organisent pour dire non et porter les propositions de l’Avenir en Commun.

De nouveaux groupes locaux et une présence au quotidien

Depuis début septembre, ils et elles sont présent·es sur les pré-rentrées et au quotidien. Ils organisent également la solidarité, notamment par des distributions de masques, qui ont rencontré un fort succès comme en Seine-Saint-Denis. Pour leur part, les jeunes insoumis·es de Rennes mènent actuellement campagne sur la gratuité des transports, contre la politique répressive envers les usager·es mise en place par leur municipalité.

A la suite de cet été et de cette rentrée énergique, de nombreux groupes se sont créés : Caen, Sud-Est parisien, Mulhouse, Marseille, Brest… tous ces groupes sont déjà à l’action. Pour les groupes plus anciens, tels que Lille, Rennes ou encore Nanterre, la rentrée a été également riche.

Quant aux lycéen·nes, ils souhaitent porter nos campagnes auprès des plus jeunes, et s’investissent également dans la vie de leurs établissements : nombreux·ses sont élu·es en Conseil de La Vie Lycéenne et CA.

Alors que 700 000 jeunes rentrent sur un marché du travail bouleversé par la crise actuelle, et dérégulé par les destructions successives du code du travail, il est essentiel de leur donner les outils pour résister. Les jeunes insoumis·es s’organisent aussi désormais autour de leur condition sociale : une initiative a été créée pour rassembler les jeunes travailleurs, et mener des actions ciblées.

Si les jeunes connaissent déjà la précarité, ils et elles se joignent aux différents secteurs en lutte pour défendre leur avenir. Nous avons ainsi été présent·es au sein des manifestations : dans les cortèges inter-professionnels, en soutien aux soignant·es, ou en résistance face à La Manif pour Tous, partout les jeunes répondent à l’appel. Ils et elles se sont également déplacés à plusieurs reprises pour témoigner de leur soutien aux salarié·es défendant leur emploi, comme à Auchan, Monoprix (où beaucoup de jeunes travaillent) ou à Bridgestone.

Grâce à cette belle dynamique, les jeunes insoumis·es s’organisent et se réunissent désormais toutes les deux semaines, autour d’une équipe d’animation renouvelée, pour partager leurs expériences militantes et apprendre les uns des autres. 

Nous espérons, si la situation sanitaire le permet, les retrouver physiquement à l’occasion d’un week-end de formation début 2021. En attendant, ils et elles seront pleinement occupés à porter nos propositions sur le terrain, et à occuper leurs mandats, que ce soit dans les conseils de lycées et d’universités mais également au sein des conseils municipaux, où plusieurs ont été élu·es au printemps dernier.

Pour aller plus loin :