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Municipales : la démocratie communale ne supporte pas le tripatouillage électoral !

dans Actualités du mouvement, Communiqués de presse

Communiqué de La France insoumise du 17 janvier 2020.

Pour que les résultats des élections municipales de mars 2020 n’apparaissent pas comme une bérézina pour les listes se réclamant d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur semble disposé à toutes les manipulations.

Il se prépare en effet à rayer d’un trait de plume l’expression démocratique de la majorité de nos concitoyen·nes. En effet, le résultat des seules communes de plus de 9 000 habitant·es seront décomptées nationalement, laissant les autres dans l’oubli. La vie démocratique en France ne vaudrait désormais plus que dans moins de 1 200 communes parmi les 34 979 du pays. Celles de la France rurale et périurbaine seraient les premières invisibilisées, un an après le début du mouvement des Gilets jaunes.

Le ministre de l’Intérieur exige d’attribuer des nuances de « manière discrétionnaire » aux candidat·es et aux listes quelles que soient les étiquettes qui auront pu être déclarées.

Les « Listes Divers Centre » sont ainsi créées pour désigner celles investies par LREM ou le Modem. Mais s’y ajouteront aussi les listes « de candidats qui, sans être officiellement investies par LREM ni par le Modem ni par l’UDI, seront soutenues par ces mouvements ». Ainsi des listes de maires sortant·es PS ou LR pourront être considérées comme LDVC pour cacher le fait qu’En marche n’a pas été en capacité d’investir beaucoup de listes.

Une manœuvre grossière qui conduira à gonfler un résultat auquel les électrices et les électeurs n’auraient pas consenti tout en faussant la perception du grand nombre.

Cette créativité trouve pourtant ses limites dès lors que sont parallèlement ignorées les listes citoyennes, ne souhaitant se rattacher à aucun parti, qui se multiplient pourtant à l’occasion de ces élections et auxquelles La France insoumise a choisi, dans de nombreux cas, d’apporter son soutien.

La démocratie ne peut supporter pareils tours de passe-passe. Le ministre de l’Intérieur n’est pas au service d’un parti. Il doit d’urgence se hisser à la hauteur de sa fonction et garantir la lisibilité des résultats les 15 et 22 mars prochains sous peine de quoi ils seraient entachés des effets des combines que M. Castaner se prépare à introduire.